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Extrait ajouté par MmeB 2016-04-10T21:11:03+02:00

Spoiler(cliquez pour révéler)Lorsqu'il fut torse nu, elle promena ses mains sur les muscles noueux. Un homme fort. Ce qu'elle désirait. Ce dont elle avait besoin.

De rêveur, le désir devint brusquement désespéré. Olivia gémit. Les lèvres de Thorpe descendirent sur ses seins. Elle se souleva pour qu’il achevât de la dévêtir. Une main se glissa entre ses cuisses, éveillant un feu qui la surprit elle -même.

Elle planta les ongles dans ses épaules. Rien, ni personne, ne lui avait procuré de telles sensations, douleur, désir, embrasement. Elle aurait voulu qu’il la prît tout de suite mais Thorpe avait d’autres plaisirs à lui offrir. Les baisers s’égarèrent le long du torse, autour des seins, s'attardèrent un instant à la taille puis descendirent encore. Elle poussa un cri.

L'ardeur d'Olivia le comblait, li faisant presque oublier ses propres besoins. Il voulait qu'elle goûtât à chaque onde de plaisir qu’il pouvait lui procurer. Et la sentir aussi sensible à toute caresse, tout initiative, le transportait. La lune donnait à sa peau l’aspect du marbre mais c’était du feu liquide qu’il sentait sous ses mains. Chaque fois qu’elle murmurait son nom dans un gémissement, chaque fois qu’elle se cambrait sous lui, il en était bouleversé jusqu’à l’âme. Se sentir désiré avec autant d’ardeur l’amenait au bord de la folie.

Sa bouche s’écrasa sur elle d’Olivia qui y répondit avec fièvre. Toute réserve avait disparu; toute barrière s’était écroulée. Elle n’éprouvait plus qu’un désir urgent que lui seul pouvait combler.

Elle poussa un cri étouffé lorsqu’il céda enfin à sa supplique et la pénétra, l’emmenant au-delà de ce dont elle se souvenait, bien au-delà de ce dont elle avait rêvé. Elle s abandonna complètement et le suivit jusqu’au paroxysme.

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Extrait ajouté par ilovelire 2016-02-01T17:55:41+01:00

Après un court générique, l'écran montra T. C. Thorpe sur le terrain. Les sourcils froncés, Liv l'observa attentivement.

Il avait beau faire zéro degré et souffler un vent glacial, le journaliste se pavanait manteau ouvert et tête nue. Typique.

Il avait les traits rudes et la peau burinée qu'Olivia associait aux alpinistes, et le corps élancé d'un coureur de fond. Sports qui exigeaient de l'endurance, tout comme le journalisme. Or T. C. Thorpe était avant tout un journaliste. Ses yeux sombres fixaient et retenaient captifs les téléspectateurs, tandis que ses cheveux noirs, voletant au vent, donnaient à son reportage une impression d'urgence. Mais sa voix restait nette et posée. Ce contraste lui était plus bénéfique que les astuces de certains collègues.

Son charme était indéniable. Athlétique, il était juste assez beau pour plaire à la fois aux hommes et aux femmes. Ses yeux intelligents inspiraient confiance, ainsi que sa voix grave et bien timbrée. Il paraissait accessible. Olivia connaissait les catégories dans lesquelles le public classait les journalistes : il y avait les distants, les mystiques, les tout-puissants et les accessibles. Thorpe était un homme de chair et de sang, que les téléspectateurs pouvaient accueillir sans gêne dans leur salon et croire sur parole. A cela, s'ajoutait l'impression que, si le monde s'écroulait, T. C. Thorpe serait là pour raconter l'événement sans en rater une étape.

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Extrait ajouté par ilovelire 2016-02-01T17:55:21+01:00

Olivia s'assit et attendit. La voix ferme de Harris McDowell, le présentateur vedette de la station de New York, s'éleva. Il était inutile de parler à Carl lorsqu'un gros bonnet était à l'antenne. Et Harris McDowell était un gros bonnet.

Personne n'ignorait que Carl et lui avaient démarré ensemble dans une chaîne de Kansas City, Missouri. Mais ce fut à Harris McDowell que l'on demanda de couvrir le cortège présidentiel qui devait traverser Dallas en 1963. L'assassinat d'un président et le reportage en direct qu'il en avait fait l'avaient propulsé d'une relative obscurité à un rôle national. Carl Pearson était resté un gros poisson dans une mer de petits poissons. D'abord dans le Missouri, puis dans quelques autres États, jusqu'à se voir attribuer un bureau directorial à Washington.

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Extrait ajouté par ilovelire 2016-02-01T17:55:08+01:00

Tout en l'écoutant d'une oreille, Olivia réfléchissait. Beaumont Dell lui semblait être le candidat le mieux placé. Ses collaborateurs avaient beau avoir tenté dans l'après-midi de brouiller les pistes, ce qui était prévisible, elle avait décidé de camper devant sa porte dès le lendemain matin. Son expérience de reporter l'avait habituée aux rebuffades et aux longues attentes devant des portes qu'on lui claquait au nez. Rien, absolument rien, ne l'empêcherait d'interviewer Beaumont Dell.

Son tour venu, Olivia se tourna vers la caméra 3. Les téléspectateurs voyaient la tête et les épaules d'une élégante jeune femme brune qui s'exprimait d'une voix grave et posée. Ne se doutant aucunement du soin avec lequel cette minute et ces quinze secondes d'antenne avaient été programmées, ils n'étaient sensibles qu'à son ton sincère et à sa beauté. Pour un présentateur d'informations à la télévision, séduire est aussi important que le reste. Les cheveux courts et bien coiffés d'Olivia encadraient un visage à l'ossature fine. Son regard bleu, à la fois sérieux et franc, faisait croire à chaque téléspectateur qu'elle s'adressait à lui en particulier.

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Extrait ajouté par ilovelire 2016-02-01T17:54:52+01:00

« Une source autorisée de la Maison-Blanche nous confirme la démission imminente du secrétaire d'État George Larkin pour raison de santé. Le secrétaire d'État Larkin a subi la semaine dernière une grave opération à coeur ouvert, dont il se remet actuellement à l'hôpital naval de Bethesda. Sur place, Sian Richardson. »

Liv attendit qu'apparaisse sur l'écran la façade de l'hôpital pour se tourner vers son collègue.

- Brian, voilà qui pourrait bien faire le plus gros coup depuis le scandale Malloy d'octobre dernier. Il y a au moins cinq remplaçants possibles pour Larkin. La bagarre va commencer.

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Extrait ajouté par Audrey81 2014-09-04T17:55:47+02:00

C'était ce qu'elle avait choisi. Le calme, la solitude. Ne dépendre de personne et ne répondre de personne. Ce qu'elle avait obtenu lui appartenait ; ses erreurs étaient siennes. La meilleure façon de vivre.

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Extrait ajouté par Audrey81 2014-09-04T17:55:30+02:00

Un journaliste ne doit rien négliger. Tout ce qu'il peut saisir, mendier, emprunter ou voler est bon à prendre. Ton visage n'a rien à voir avec ton cerveau mais il joue sur la façon dont les gens te regardent et t'écoutent. C'est la nature humaine.

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Extrait ajouté par Audrey81 2014-09-04T17:55:15+02:00

L'expérience lui avait appris qu'elle était capable d'affronter tous les pièges que la vie pouvait lui présenter. Quand on a survécu au pire, rien ne peut plus vous blesser autant. Mais, tant qu'à se choisir un partenaire, un compagnon, un amant, autant qu'il soit fort.

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