Livres
472 473
Membres
445 041

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ajouter un extrait


Liste des extraits

— M. Bowman est l'un des hommes les plus splendidement bâtis que j'aie jamais rencontrés. Je ne vois pas ce que tu peux trouver à redire à son apparence.

— Son maintien, marmonna Hannah.

— Quoi, son maintien?

— Il ne se tient pas droit. Sitôt dans un fauteuil, il s'avachit.

— C'est un Américain. Ils sont tous ainsi. Le poids de leur portefeuille les entraîne vers le bas.

Afficher en entier

— Bonjour. Tu es perdu ? lui demanda Hannah en s’accroupissant pour mettre son visage à la hauteur du sien.

— Non, mademoiselle.

— Comment t’appelles-tu ?

— Arthur, mademoiselle.

— Tu ne sembles pas très heureux, Arthur. Quelque chose ne va pas ?

Le petit garçon hocha la tête.

— Je jouais avec quelque chose que j’aurais pas dû, et maintenant, il est coincé et je vais recevoir une correction.

— De quoi s’agit-il ? s’enquit-elle. Et d’abord, où jouais tu ?

— Je vais vous montrer, répondit-il en lui agrippant la main pour l’entraîner à sa suite.

[...]

— Quelque chose s’est coincé dans l’arbre ? demanda Hannah, perplexe.

— Oui, mademoiselle, juste là, répondit Arthur en désignant une branche au-dessus de leur tête.

— Je ne vois rien de… Ô doux Jésus, mais qu’est-ce que c’est ?

Un objet non identifiable, sombre et poilu, était accroché à la branche. On aurait dit un nid. Ou un cadavre de rongeur.

— C’est les cheveux de M. Bowman.

Hannah ouvrit de grands yeux.

— Son postiche ? Mais pourquoi… comment…

— Eh bien, expliqua Arthur, il était en train de faire la sieste sur le canapé de la bibliothèque, et ses cheveux se décrochaient de sa tête, et je me suis dit que ce serait drôle de jouer avec. Alors, je me suis amusé à les envoyer le plus loin possible avec ma fronde, mais ils sont partis trop haut, en plein sur l’arbre de Noël, et je n’arrive pas à les attraper. Je voulais les remettre sur la tête de M. Bowman avant qu’il se réveille, je vous le jure !

Afficher en entier

— Mon grand-père m’a dit un jour que le secret du bonheur, c’est simplement d’arrêter de le chercher, murmura-telle.

Afficher en entier

— Et les cheveux ! protesta Hannah tout en obtempérant.

— Les quoi ?

Raphaël suivit son regard, aperçut le postiche de son père accroché à la branche, et laissa échapper une exclamation étranglée. Interrompant sa progression, il posa la tête sur l’épaule d’Hannah, et s’efforça de contenir le fou rire qui menaçait de les faire chuter tous les deux.

— C’est cela que vous essayiez de récupérer ? Grands dieux ! s’exclama-t-il au bout d’un moment.

Tout en la soutenant pendant qu’elle cherchait l’échelon suivant du bout du pied, il continua :

— Laissons de côté la question de savoir comment il est arrivé là… Mais pourquoi étiez-vous prête à risquer votre joli cou pour une touffe de cheveux morts ?

— Je voulais éviter à votre père de se retrouver dans l’embarras.

— Quelle gentille petite âme vous faites, dit-il doucement.

Le soupçonnant de se moquer d’elle, Hannah s’arrêta et se retourna à demi une nouvelle fois. Mais il lui souriait, le regard caressant, et son expression fit naître une nuée de palpitations chaudes au creux de son ventre.

— Hannah, la seule manière d’éviter à mon père tout embarras, c’est de l’empêcher de retrouver ce maudit postiche.

Afficher en entier

Thomas alla s'asseoir dans un fauteuil en cuir devant la cheminée. Le front plissé, il corrigea la position de son postiche, qui n'avait cessé de glisser toute la soirée.

— Vous pourriez y attacher une mentonnière, suggéra Raphaël d'un ton innocent, ce qui lui valut un coup d'œil féroce.

— Ta mère le trouve séduisant

Afficher en entier

— Oui, mais il refuse de reconnaître qu’il existe deux choses que l’argent ne peut acheter : le bonheur et de vrais cheveux.

— Ce sont de vrais cheveux. Simplement, ce n’est pas sur lui qu’ils ont poussé.

Afficher en entier

Lillian et Daisy s'efforcèrent de chanter ensemble le premier couplet d'un chant de Noël populaire.

- Si c'était deux oiseaux qui produisaient ce vacarme, lança Raphaël à ses soeurs, je les achèverais d'une balle pour mettre fin à leur supplice.

- Tu peux parler, toi qui chantes comme un éléphant blessé, riposta Daisy.

Afficher en entier

- Mlle Appleton ne va pas te donner des conseils, répliqua Lillian en lui ébouriffant affectueusement les cheveux. Nous l'avons invitée à prendre le thé afin qu'elle nous parle de lady Natalie. J'aurais pensé que tu aimerais en savoir le plus possible sur ta future épouse.

- L'affaire n'est pas réglée, lui rappela Raphaël avec ironie. Même si je souhaite l'épouser, lady Natalie doit encore décider si elle veut de moi ou pas.

- C'est précisément la raison pour laquelle tu vas te montrer si charmant que Mlle Appleton va s'empresser d'aller retrouver lady Natalie pour lui peindre un portrait enthousiaste de toi.

Lillian s'interrompit et fit mine de lui adresser un regard menaçant.

- N'est-ce pas que tu vas te montrer charmant ?

Afficher en entier

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode