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Un autre extrait avec les dialogues :

"La femme sourit. Aussitôt, Rand se demanda s'il ne pouvait pas accomplir pour elle quelque tâche qui lui donnerait un prétexte pour la suivre comme son ombre. Le sourire s'adressait aussi à ses compagnons, il le savait, mais il ne pouvait pas s'empêcher de penser qu'il était son seul destinataire. Dame Moiraine était vraiment l'incarnation d'un personnage de légende.

Aussi fasciné que Rand, Mat affichait un sourire béat.

- Vous connaissez mon nom, dit la dame, visiblement ravie.

Comme si son séjour, si bref qu'il doive être, n'allait pas alimenter pendant un an les conversations des villageois !

-Mais il faut m'appeler Moiraine, tout simplement... Et vous, comment vous nommez-vous ?

Ewin bondit en avant, prenant de vitesse ses deux aînés.

- Je suis Ewin Finngar, ma dame. Ils connaissent votre nom parce que je le leur ai dit. J'ai entendu Lan vous appeler ainsi - mais je n'espionnais pas, croyez-le bien ! C'est la première fois qu'une noble dame comme vous vient à Champ D'Emond. Nous avons aussi un trouvère, à l'occasion de Bel Tine. Ce soir, c'est la nuit de l'Hiver. Passez-vous chez moi ? Ma mère a fait des gâteaux aux pommes.

- Je vais voir ce que je peux faire, dit Moiraine en posant une main sur l'épaule d'Ewin. (Bien qu'elle eût un air mortellement sérieux, ses yeux pétillaient de malice.) Je ne vois pas comment je pourrais éclipser un trouvère, Ewin... Mais, une fois encore, vous devez tous m'appeler Moiraine !"

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"Mais l'espoir, c'est comme une corde qu'on lance à un noyé: s'il ne participe pas, ce n'est pas suffisant pour le sortir de l'eau."

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Voilà un extrait, pour vous donner envie !

"Le cœur battant la chamade tandis qu'il courait à toutes jambes, Rand regarda autour de lui et frémit à la vue des collines désolées. En ce lieu, le printemps n'était pas en retard - il ne viendrait jamais, tout simplement, et ça durerait jusqu'à la fin des temps. Dans le sol aride et froid que martelaient ses bottes, rien ne poussait, pas même un peu de lichen. Quand il contourna des rochers deux fois plus hauts que lui, le jeune homme vit sur la pierre une épaisse couche de poussière, comme s'il ne pleuvait jamais sous cette latitude.

Évoquant une énorme boule de feu et de sang, le soleil tapait plus dur qu'en plein milieu de l'été et il était impossible de le regarder en face sans se brûler les yeux. Mais l'astre diurne, si éblouissant qu'il fût, se déplaçait dans un ciel de plomb où dérivaient des nuages bouillonnant d'écume. Curieusement, en tout cas si on se fiait au mouvement des nuées, aucun vent ne soufflait. Et, malgré l'ardeur du soleil, l'air était glacial.

Rand regardait régulièrement derrière lui, mais il n'apercevait pas ses poursuivants. Dans ce désert, il n'y avait rien, à part des collines nues et des montagnes sombres au-dessus desquelles des collines de fumée noire s'efforçaient de prendre leur envol pour aller s'unir aux nuages.

Le jeune homme ne voyait pas la meute qui le pistait. En revanche, il entendait des hurlements joyeux de chasseurs sentant approcher l'heure de la curée. Les Trollocs gagnaient du terrain et leur proie était à bout des forces."

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« Alors les Ténèbres s’abattirent sur les terres et les pays furent brisés pierre après pierre. Les océans débordèrent, submergeant les montagnes, et les nations durent s’éparpiller aux huit coins du monde. La lune se transmua en sang et le soleil en cendres. Tandis que les océans bouillonnaient, les vivants commencèrent à envier les morts. Tout fut dévasté et perdu, à part les souvenirs, et, parmi eux, celui du fléau qui provoqua l’Invasion des Ténèbres et la Dislocation du Monde. Et celui-là, les hommes l’appelèrent Dragon. »

(Extrait d’Aleth nin Taerin alta Camora

La Dislocation du Monde

Auteur inconnu, Quatrième Âge)

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Avec de sourdes plaintes, comme si elle refusait de croire à ce qui venait d’arriver, la terre tremblait encore et le palais continuait à vaciller sur ses fondations. À travers les fissures des murs, les rayons de soleil irisaient de lumière jaune les nuages de poussière toujours en suspension dans l’air. Partout, des marques noires zébraient les cloisons, les sols, les plafonds et la peinture craquelée des fresques murales. Naguère brillant de toutes leurs dorures, ces frises partiellement effritées et couvertes de suie représentaient des hommes et des animaux – des silhouettes qui semblaient avoir tenté de se mettre en mouvement avant que la folie s’apaise…

Des morts gisaient partout. Des hommes, des femmes et des enfants foudroyés dans leur fuite par les éclairs qui avaient tout dévasté. Ou carbonisés par les flammes qui les avaient impitoyablement traqués. Ou ensevelis sous les pierres du palais. Avant que le calme revienne, ces immenses blocs, dévastateurs comme de la lave et presque vivants, avaient impitoyablement poursuivi leurs proies.

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Moiraine ne croyait pas, disait-elle, qu’un piège puisse se déclencher sur eux. Pourtant, malgré tous ses discours sur le manque de temps, elle fit ralentir le rythme à la colonne et imposa un arrêt avant chaque entrée sur un pont ou une île. Passant la première, elle inspectait la zone, un bras tendu devant elle, et personne, pas même Lan ou Loial, n’avait le droit d’avancer avant d’avoir reçu son autorisation.

Forcé de se fier au jugement de l’Aes Sedai en ce qui concernait les pièges, Rand sondait les ténèbres environnantes comme s’il avait pu voir beaucoup plus loin qu’à… trois ou quatre pas de distance. Dans le même ordre d’idées, il tendait en permanence l’oreille. Si les Trollocs pouvaient s’introduire sur les Chemins, la créature qui les suivait risquait bel et bien d’être au service du Ténébreux.

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S’il jugea étrange que Loial soit avec ses « hôtes d’honneur », l’aubergiste n’eut pas l’outrecuidance de le montrer. Répondant aux quelques questions que lui posa Moiraine, il ne tenta pas d’en profiter pour savoir ce qui se tramait. À chaque venue, il frappait à la porte et attendait que Lan vienne lui ouvrir, comme s’il ne s’était pas agi de son auberge et de sa bibliothèque. Au terme de sa dernière visite, Moiraine lui remit la liste rédigée par Nynaeve.

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Rand ne voulait surtout pas s’impliquer dans les querelles politiques locales. Hélas, c’était trop tard, puisqu’il avait déjà choisi son camp – par hasard, mais ça ne changeait rien. De toute façon, avec la façon dont évoluaient les choses, rester neutre ne serait bientôt plus possible. Les étrangers eux-mêmes arboraient un brassard et une cocarde et sacrifiaient à la mode d’emballer leur épée. Parmi eux, il y avait beaucoup plus d’adeptes du blanc que du rouge. Certains agissaient peut-être contre ce qu’ils pensaient vraiment, mais quand on était loin de chez soi, mieux valait ne pas se faire remarquer. Devenus minoritaires, les « hommes de la Reine » ne sortaient plus qu’en groupe, quand ils s’aventuraient encore à mettre le nez dehors.

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Maître Gill installa les deux garçons à une table discrète, dans un coin de la salle, puis il demanda à une des serveuses d’apporter trois repas. Dès qu’il vit les assiettes, Rand secoua tristement la tête. De fines tranches de bœuf noyées dans la sauce, une cuillerée de moutarde brune et deux pommes de terre… Pas un festin, mais l’aubergiste les avait prévenus, on « manquait de tout en ce moment ». Déçu mais n’en voulant à personne, Rand s’empara de ses couverts et se demanda ce qui arriverait quand « on » n’aurait carrément plus rien du tout. Si on regardait les choses ainsi, le plat maigrichon devenait bel et bien un festin.

L’avenir n’avait rien d’engageant, décidément…

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Méfiants envers les étrangers, les gens du coin semblaient également très agacés. Avec tant de voyageurs sur la route – et trop indisciplinés pour ne pas s’éparpiller un peu partout –, les charrettes et les chariots des fermiers n’avançaient plus. En conséquence, inutile d’espérer se faire transporter. Furieux de perdre du temps et, donc, de l’argent, les paysans locaux étaient plutôt d’humeur à agonir d’injures les casse-pieds qui obstruaient leur route.

Qu’ils roulent en direction de Caemlyn ou qu’ils en viennent, les chariots de marchands s’impatientaient aussi. Lorsque la première caravane apparut, très tôt dans la matinée, Rand sauta dans le ravin pour éviter de se faire écraser. Forçant le passage envers et contre tout, les conducteurs ne ralentissaient sous aucun prétexte, et d’autres voyageurs durent s’écarter à la hâte.

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