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- À la guerre, mon garçon, des crétins tuent d'autres crétins pour défendre des causes imbéciles. C'est tout ce qu'il convient de savoir. Moi, je suis ici pour l'art.

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Et tourne la Roue du Temps

Et passent les Ères successives,

Laissant leur moisson de souvenirs

Qui deviennent légendes, puis mythes, puis oubli

Avant que la Roue ramène les Ères

Fixées sur la trame à leur place éternelle

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La feuille vit le temps prescrit et ne lutte pas contre le vent qui l'emporte. La feuille ne cause aucun mal et finit par tomber pour nourrir les feuilles nouvelles. Ainsi devrait-il en être avec tous les hommes. Et les femmes.

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Au loin dans la nuit, les loups accompagnèrent d'un hurlement le fin croissant de la nouvelle lune qui glissai vers l'horizon et il frissonna.

Demain, il serait bien assez temps de recommencer à se soucier des loups. Il se trompait. Ils attendaient de l'accueillir dans ses rêves.

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Dois-je retourner chez moi ? »

« Vous devez aller à Rhuidean. »

« Pourquoi dois-je y aller ? »

« Si vous n’allez pas à Rhuidean, vous mourrez. »

« Pourquoi mourrais-je si je ne vais pas à Rhuidean ? »

« Vous aurez esquivé le fil du destin, laissé votre destin à la dérive des vents du temps et vous serez tué par ceux qui ne veulent pas que ce destin s’accomplisse. »

« De quel destin parlez-vous ? Quelle destinée ? »

« Epouser la Fille des Neufs Lunes ! Mourir et vivre à nouveau et vivre encore une fois une partie de ce qui était ! Renoncer à la moitié de la lumière du monde pour sauver le monde ! Va à Rhuidean espiègle ! Va joueur ! Va ! »

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Cette fois, le cheval ne faisait aucun bruit. Dans un silence à donner le frisson, le cavalier noir revenait, sa monture sombre s'arrêtant tous les quelques pas en suivant lentement la route dans l'autre sens. Les rafales de vent augmentèrent, gémissant à travers les arbres ; le manteau du cavalier demeura d'une immobilité de marbre. Chaque fois que le cavalier marquait une pause, cette tête encapuchonnée se tournait d'un côté à l'autre, le cavalier scrutant la forêt, cherchant. Juste en face de Rand, le cavalier stoppa de nouveau, l'ouverture perdue dans l'ombre du capuchon vira vers l'endroit où il était accroupi au-dessus de son père.

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Perrin s'arrêta soudain devant une porte ; en dépit de sa carrure, il paraissait curieusement intimidé. Il prit une profonde aspiration, regarda ses compagnons, aspira de nouveau, puis ouvrit lentement la porte et entra. Un par un, les autres suivirent. Rand était le dernier et il ferma la porte derrière lui avec la plus grande répugnance.

C'était la salle où ils avaient dîné la nuit d'avant. Un feu pétillait dans l'âtre et il y avait au milieu de la table un plateau d'argent luisant sur lequel était posés un pichet et des coupes en argent luisant aussi. Moiraine et Nynaeve étaient assises chacune à un bout de la table et ne se quittaient pas des yeux. Tous les autres sièges étaient vides. Moiraine avaient les mains posées sur la table, aussi immobiles que son visage. Nynaeve, la natte ramenée par-dessus son épaule, en serrait le bout dans son poing ; elle tirait constamment dessus à petits coups, comme quand elle se montrait plus obstinée que d'habitude à l'égard du Conseil du village. Perrin avait raison. Malgré le feu, on avait l'impression de geler, et ce froid venait des deux femmes assises à la table.

Lan, appuyé au manteau de la cheminée, fixait les flammes et se frottaient les mains pour les réchauffer. Egwene, plaquée le dos au mur, était emmitouflée dans sa cape, le capuchon sur la tête, Mat et Perrin s'arrêtèrent, incertains, une fois la porte franchie.

Rand se secoua avec malaise et marcha jusqu'à la table. Il faut quelquefois attraper le loup par les oreilles, se rappela t-il. Mais il se rappelait aussi un autre vieux dicton. Quand on tient un loup par les oreilles, c'est aussi difficile de le relâcher que de continuer à le tenir. Il sentit sur lui le regarde de Moiraine et celui de Nyvaeve, et son visage devint brûlant, mais il s'assit quand même, à mi-chemin entre les deux.

Pendant un instant, la salle resta aussi figée qu'une gravure, puis Egwene et Perrin, et finalement Mat, allèrent à regret vers la table et prirent place - au milieu, avec Rand. Egwene ramena encore plus en avant son capuchon, assez pour cacher la moitié de sa figure, et ils évitèrent tous de regarder quelqu'un.

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Que la lumière me sauve des hommes qui pensent avec le poil qu'ils ont sur la poitrine. Je ne sais d'ailleurs pas s'il en existe d'autres.

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La Roue du Temps tourne, les Ères se succèdent, laissant des souvenirs qui deviennent légende. La légende se fond en mythe, et même le mythe est depuis longtemps oublié quand revient l'Ère qui lui a donné naissance. Au cours d'une Ère que d'aucuns ont appelée la Troisième, une Ère encore à venir, une Ère passée depuis longtemps, un vent s'éleva dans les montagnes de la Brume. Ce vent n'était pas le commencement. Il n'y a ni commencement ni fin dans les révolutions de la Roue du Temps. Mais c'était un commencement.

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Egwene se tourna vers eux, mais Rand lui posa la main sur le bras. "Occupée ? A quoi ?"

Malgré le froid, elle repoussa la capuche de sa mante et, d'un geste apparemment désinvolte, elle ramena ses cheveux en avant par-dessus son épaule. La dernière fois qu'il l'avait vue, ses cheveux tombaient en vagues sombres au-dessous de ses épaules avec uniquement un ruban rouge qui les retenait loin de son visage. A présent, ils étaient nattés en une large tresse.

Il contempla cette tresse comme si c'était une vipère, puis regarda à la dérobée le Mât du Printemps dressé sur le Prés, seul à présent, prêt pour le lendemain. Au matin, les femmes célibataires d'âge nubile danseraient autour du Mât. Il avala péniblement sa salive. Il ne savait pas pourquoi, mais il ne s'était jamais avisé qu'elle atteindrait l'âge du mariage en même temps que lui.

"Qu'on soit simplement assez vieux pour se marier ne signifie pas qu'on y est obligé, murmura-t-il. Pas tout de suite.

-Bien sûr que non. Ou jamais, d'ailleurs."

Les paupières de Rand clignèrent. "Jamais ?"

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