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Mat fulmina intérieurement. Quand un homme était malade, les femmes parlaient de lui comme s’il n’était pas là – ou comme s’il était retombé en enfance. Sa mère, ses sœurs, Nynaeve, la Chaire d’Amyrlin : sur ce point-là, elles se ressemblaient toutes.

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Ba’alzamon se volatilisa, et sa gangue de ténèbres disparut avec lui.

Un moment, Rand resta campé où il était, pensif. Au moment du départ de Ba’alzamon, il y avait eu comme une… pliure. Une sorte de distorsion, comme si le démon avait d’une façon ou d’une autre déchiré la réalité.

Ignorant les soldats et les guerriers voilés qui le regardaient, et sans accorder non plus d’attention à Moiraine, maintenant écroulée au pied de la colonne, Rand tendit le bras, et – à travers Callandor ou par son intermédiaire – déchira lui aussi la réalité pour s’ouvrir une porte vers un autre monde.

Lequel ? Il n’aurait su le dire, mais une seule certitude comptait : c’était là qu’avait fui Ba’alzamon.

— C’est moi, le chasseur, maintenant, dit le Dragon Réincarné avant de franchir l’ouverture invisible.

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La Roue du Temps tourne et les Âges naissent et meurent, laissant dans leur sillage des souvenirs destinés à devenir des légendes. Puis les légendes se métamorphosent en mythes qui sombrent eux-mêmes dans l’oubli longtemps avant la renaissance de l’Âge qui leur donna le jour.

Au cœur d’un Âge nommé le Troisième par certains – une ère encore à venir et depuis longtemps révolue – un vent se mit à souffler dans les montagnes de la Brume. Sans être le Début, car il n’y a ni commencement ni fin à la rotation de la Roue du Temps, ce vent était un début.

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Même si les tabliers n’étaient pas à la mode à Tear pour les aubergistes, le patron du Godet d’Or se révéla facile à repérer, car il portait une veste bleu foncé qui semblait être l’uniforme de sa profession, du moins pour ce qu’en avait vu Mat. Rondouillard, l’homme faisait cependant la moitié de la corpulence de Lopar, et sa collection de doubles mentons était considérablement moins fournie. Assis seul à une table, il polissait une chope en étain avec une ardeur rageuse, foudroyant Comar du regard chaque fois que celui-ci ne risquait pas de s’en apercevoir. Pas mal d’autres clients considéraient le joueur barbu d’un œil noir, mais jamais quand il pouvait le remarquer.

Mat résista à l’envie d’approcher de Comar, de lui flanquer un bon coup de bâton sur le crâne et de lui demander où étaient Egwene et les autres femmes.

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Tandis que le si mal nommé Projectile ballottait lamentablement en direction des quais de Tear, sur la berge occidentale de l’Erinin, Egwene avait choisi de ne pas regarder la ville. Penchée au-dessus du bastingage, elle contemplait l’eau qui venait écumer contre la coque du bateau. De temps en temps, une rame passait dans son champ de vision, lui rappelant que les marins s’efforçaient quand même de faire avancer cette baignoire (à peine) flottante. La jeune femme avait la nausée, mais relever la tête, elle le savait, aggraverait son mal. Et regarder la rive aurait simplement souligné l’intolérable lenteur du Projectile.

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Tandis que les deux jeunes gens, Loial et le Champion rentraient à l’auberge, les premières gouttes de pluie vinrent s’écraser sur les pavés. Après avoir évacué les derniers cadavres, Bili répandait de la sciure sur les taches de sang. L’artiste aux yeux noirs chantait une ballade mélancolique sur l’amour perdu d’un jeune garçon – le genre de thème que maîtresse Luhhan aurait adoré !

Lan passa le premier dans la salle commune et s’engagea dans l’escalier sans jeter un regard derrière lui. Quand Perrin arriva sur le palier, le Champion était déjà en train de repartir. Sa cape-caméléon sur un bras, il finissait de boucler son ceinturon d’armes.

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Quand Moiraine et Zarine étaient ensemble sur le pont, les marins travaillaient en silence et le capitaine Adarra, la tête inclinée, semblait être en train d’écouter des choses qu’il aurait préféré ne pas entendre. Au lieu de crier, comme à son habitude, il murmurait ses ordres…

Sur le bateau, tout le monde savait désormais que Moiraine était une Aes Sedai – et que son humeur n’avait rien d’idyllique. Agacé par Zarine, Perrin s’était laissé entraîner dans une dispute. S’il n’aurait su dire qui avait braillé à tue-tête les mots « Aes Sedai », il n’y avait plus de doute au sujet de l’anonymat de Moiraine, qui n’était plus qu’un lointain souvenir

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Selon un cours de Verin, Avendoraldera était une pousse de l’Arbre de Vie offerte au Cairhien par les Aiels quelque cinq cents ans plus tôt – un gage de paix incroyable accompagné du droit de traverser le désert, un privilège normalement réservé aux colporteurs, aux trouvères et aux Gens de la Route. Depuis, la prospérité du Cairhien reposait sur le commerce de l’ivoire, du parfum, des épices et surtout de la soie – tout ça avec des pays situés au-delà du désert des Aiels. Verin elle-même ignorait comment les Aiels avaient pu se procurer une pousse d’Avendesora. Primo, parce que l’Arbre de Vie, tous les grimoires s’accordaient sur ce point, ne produisait pas de graines. Secundo, parce que nul ne savait où il pouvait bien être. Quelques informations à l’évidence fausses circulaient à ce sujet, mais de toute façon, l’arbre mythique ne pouvait avoir aucun rapport avec les Aiels. Ce n’était sûrement pas lui qui expliquait pourquoi les Aiels appelaient « Frères d’Eau » les habitants du Cairhien, ni pourquoi ils insistaient pour que les caravanes de marchands arborent un étendard orné d’une feuille à trois pointes typique…

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La ville entière devait s’être donné rendez-vous à l’auberge, car il n’y avait pas âme qui vive dans les autres rues. De temps en temps, une ombre furtive passait devant une fenêtre éclairée, mais c’était absolument tout. Pourtant, Perrin aurait juré qu’on l’épiait. Regardant autour de lui, il ne vit rien que des rues désertes. Autour de la place centrale, la plupart des fenêtres du rez-de-chaussée ne laissaient déjà plus filtrer de lumière.

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Certain que l’homme avait eu le temps de voir le sceau à la Flamme Blanche – et de comprendre le sens général du texte –, Mat replia le sauf-conduit et le rangea dans sa bourse. Alors que les deux colosses venaient se ranger à côté de leur capitaine, ne sachant trop que faire, Mat constata qu’ils avaient des bras au moins aussi gros que ceux de Perrin. Du coup, il regretta beaucoup de ne pas avoir son bâton, qui gisait toujours sur le pont. Conscient de ne pas être dans une situation très confortable, il tenta d’avoir l’air d’un type qu’il vaut mieux ne pas agacer, parce qu’il a la puissance de Tar Valon derrière lui.

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