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Alors que Ty se rapprochait du marbre principal, il regarda vers les gradins, ses yeux se posant immédiatement sur Zane.

Ce dernier sentit son cœur battre plus vite et il dut reprendre son souffle parce que pendant quelques secondes, il s’était retrouvé hors d’haleine. Puis Ty lui adressa son sourire de guingois qui faisait apparaître les rides de rire autour de ses yeux et sa bouche, avant de lui faire un clin d’œil rapide. Puis il baissa la tête et mit son masque, tournant le dos à la foule alors qu’il s’arrêtait derrière le marbre principal.

Zane déglutit péniblement. Ce clin d’œil avait été pour lui.

Une révélation, claire comme de l’eau de roche, le frappa comme un éclair d’été torride dans l’air froid de février.

Il voulait Ty avec lui, il le voulait avec force. Il avait besoin de lui comme partenaire, et pas seulement au travail. Besoin de lui comme amant, plus qu’il avait jamais eu besoin d’héroïne. Besoin d’être connecté avec lui à bien des égards, tellement que Zane ne voyait aucun moyen de s’en dépêtrer et n’avait même pas envie d’essayer.

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— La première fois que je t’ai vu, après que j’ai dépassé le stade où je te haïssais, j’ai su, dit-il en répétant les mots de Ty. J’ai su que j’allais tomber amoureux de toi.

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« Peut-être que Ty avait choisi ça parce qu’il savait combien Zane aimait danser et il avait cherché ce qui pouvait détourner l’attention de son partenaire grincheux. Il avait peut-être aussi voulu faire ça autant que Zane. Quoiqu’il en soit, Zane s’en fichait. Il céda au désir qu’il avait refoulé plus tôt et essaya lentement de se serrer encore plus contre son amant.

Ty le laissa faire à sa guise, se livrant au baiser alors qu’il recommençait leur danse, et Zane se sentit mieux qu’il l’avait jamais été depuis bien avant l’accident. Les tendres baisers allumèrent une chaleur dorée confortable en luis. Avec ses lèvres sur celles de Ty, les yeux fermés et les bras autour de lui, le monde n’avait plus l’air sombre et sinistre.

Ils continuèrent ainsi, se balançant langoureusement sur la musique, et quand leurs lèvres se séparèrent enfin, Zane s’entendit chuchoter ‘Je t’aime’. »

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Il était important pour Zane qu’il comprenne à quel moment ‘avoir besoin de Ty’ lui était devenu nécessaire, et à quel moment ‘avoir besoin de lui’ était devenu ‘vouloir prendre soin de lui’, et s’il était possible qu’avoir ‘envie de prendre soin de lui’ devienne plus encore. Parce que Ty ne méritait rien de moins.

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Ty,

Il avait toujours été le mec vers qui ils se tournaient, les muscles de l’équipe, celui auquel ils pouvaient lancer n’importe quel défi et il le relèverait. Pourquoi est-ce qu’être gay devrait ternir sa réputation de dur à cuire ?

Il ne savait pas. Mais dans son esprit, c’était le cas, dans une certaine mesure. C’était cependant son problème. Où le problème de la société.

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— Je ne comprends pas, disait-il à McCoy d’une voix troublée. Non, je ne suis pas intentionnellement obtus ! C’est juste que je ne comprends pas pourquoi ce doit être nous !

Zane déplaça sa paume sur le ventre de son partenaire et commença à le frotter doucement pour essayer de le calmer. Après tout, c’était en partie de sa faute si Ty était tellement surexcité.

Ty se tourna en plissant les lèvres pour lui faire comprendre qu’il ne devait pas faire de bruit, puis il mit le haut-parleur.

La voix de leur patron résonna dans la pièce et il semblait passablement agacé.

— … parce que c’est supposé être des relations publiques, et nous avons besoin d’envoyer des agents que les gens aimeront.

Zane fronça les sourcils et mima le mot ‘aimeront’ avec un regard interrogateur.

Ty resta silencieux un moment en fixant le téléphone.

— Et nous sommes les meilleurs que vous ayez ? demanda-t-il, impassible.

McCoy se mit à rire.

— Les gens vous aiment, Ty. Vous êtes un type marrant. Et vous savez combien les femmes apprécient Garrett.

Zane ouvrit la bouche pour protester, mais la main de Ty la recouvrit avant que le moindre son puisse en sortir.

— Certes, dit Ty d’une voix traînante tandis que son regard croisait celui de son amant et qu’il lui faisait un petit sourire. Mais si on le fait, qu’est-ce qu’on y gagne ?

— Vous gardez votre emploi, espèce de racketteur sans foi ni loi, répondit McCoy sans vraiment avoir l’air en colère.

Le visage de Ty était presque inexpressif tandis qu’il tenait le téléphone entre eux.

— Ouais, d’accord.

Zane secoua la tête, lançant un regard obstiné à son partenaire. Il ne savait toujours pas de quoi il était question, mais il était pratiquement sûr qu’il n’aimerait pas ça.

Ty se détourna pour qu’il ne puisse plus protester.

— Écoutez, dit McCoy, Garrett a donné une super conférence sur la cybercriminalité et les connexions criminelles. Je l’ai entendu et je n’ai même pas ressenti le besoin de me tirer une balle dans la tête ou sur lui. Avec toute la criminalité sur Internet ces derniers temps, c’est un sujet populaire. Et vous avez suffisamment le sens de l’humour pour parler des enquêtes sous couverture sans que ça devienne morbide ou effrayant. Je sais que c’est court comme préavis, mais il va y avoir toute une série de ces choses …

— Toute une série ? le coupa Ty, sa voix montant dans les aigus. Vous vous souvenez combien de fois vous m’avez dit que j’étais nul en relation publique ?

McCoy soupira, dégoûté.

— Trente-sept fois, Mac.

— Vous avez compté ? s’exclama leur patron sans avoir l’air surpris.

— C’est un TOC latent, répondit Ty sans honte.

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— Quand diable sommes-nous devenus des gravures de mode ?

— À huit heures un samedi, déclara Ty les dents serrées.

— Ce samedi ? Comme dans demain samedi ? On doit donner une conférence dans douze heures ? On n’est pas préparés pour ça ! Je ne peux pas sortir une conférence sur la cybercriminalité de mon cul !

En fait, il le pouvait, mais c’était pour le principe. Ty hocha la tête et laissa tomber son téléphone sur le canapé. Il regarda Zane de haut en bas en plissant les yeux tandis un lent sourire se formait sur ses lèvres.

— Mais on a toute la nuit devant nous, lui fit-il remarquer.

Zane mit de côté le désagrément momentané. Ils pourraient râler à propos du travail plus tard.

— Tu es sûr de vouloir le dessert avant le dîner ?

— Tu n’es pas le dessert, Zane. Tu es le plat principal, l’informa Ty d’une voix rauque et traînante. Et tu as à peu près cinq secondes pour choisir une surface plane avant que je le fasse pour toi.

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Il avait parlé avec sa mère pendant au moins une demi-heure alors qu’il faisait la queue au café, essayant de la convaincre que personne n’était mort et que Zane et lui étaient indemnes. Quand il avait raccroché, il s’était dit qu’il devrait apprécier le fait qu’elle se fasse du souci, se rappelant que c’était par amour, et qu’il devrait être reconnaissant de toujours avoir sa mère. Zen, Ty, zen.

Alors la pensée que Zane avait également une mère l’avait frappé comme un camion de poulets qui paniquaient et il avait eu besoin de s’asseoir. Il avait perdu sa place dans la file. Que la file aille se faire foutre.

Il était dans la liste des personnes à contacter en cas d’urgence de Zane, ce qui voulait dire qu’il allait devoir prévenir lui-même la famille. La perspective d’appeler les parents de Zane pour leur dire qu’il avait été sérieusement blessé, et oh, au fait, je suis le partenaire de votre fils qui l’a laissé entrer tout seul dans le bâtiment qui a explosé, ravi de vous rencontrer, vous a-t-il dit qu’il aimait les queues ?

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— Il y a un problème avec le marbre, dit Ty entre ses dents. Il n’est plus tordu.

— Peut-être que quelqu’un l’a réparé ? suggéra Zane.

Il ne doutait pas que Ty le remarquerait s’il était posé de façon différente à d’habitude. Mais il ne savait pas si c’était quelque chose qui valait la peine d’arrêter le match.

— J’ai râlé à ce sujet pendant des semaines, et ils l’ont finalement réparé au milieu de la nuit dernière ? murmura Ty alors qu’il regardait la foule s’agiter.

Ses yeux rencontrèrent ceux de Zane. En le regardant de si près, il était facile de voir ce que les analgésiques lui faisaient.

— Il est trop haut.

Le marbre n’était pas la seule chose qui planait trop haut.

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— Tout va bien se passer. L’ambulancière super-sexy m’a donné son numéro pour l’appeler si j’avais besoin d’aide, poursuivit Ty, sa main repoussant faiblement celle de Zane. Elle joue en première base.

— C’est gentil.

— Je préfère être avec toi.

Zane lutta pour calmer son inquiétude.

— C’est bon à savoir. Je parie que tu ne m’aurais jamais dit ça si tu n’étais pas drogué.

— En effet ! lui dit joyeusement Ty.

Il regarda Zane avec un sourire presque serein. Ce dernier se pencha et captura les lèvres pleines de son amant dans un baiser rapide mais brûlant avant d’appuyer sur la pédale d’accélération.

— Je devrais te le dire plus souvent, chuchota Ty, ne bougeant pas d’où Zane l’avait laissé, le côté de sa tête appuyé contre le siège.

Zane fixa la rue très fréquentée à travers le pare-brise tout en conduisant. Après un long silence, il tendit le bras pour attraper la main valide de Ty et la tira vers lui pour embrasser les doigts tachés de poussière.

— Ça ne me dérangerait pas de l’entendre plus souvent, dit-il, la voix plus rauque qu’il s’y était attendu.

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