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La Servante écarlate



Description ajoutée par x-Key 2011-07-03T22:39:27+02:00

Résumé

Defred est en quelque sorte un bien national, à elle seule une entreprise de salubrité publique. En ces temps de dénatalité galopante, elle a dû mettre au service de la République de Gilead, tout récemment fondée par une poignée de fanatiques religieux, son attribut le plus précieux : sa matrice. Et c'est avec un sentiment mal réprimé de révolte qu'elle offre son corps, comme toutes les femmes en âge de procréer, aux privilégiés en mal de progéniture.

Vêtue d'écarlate, à l'exception des voiles blancs de sa cornette, elle accomplit sa tâche comme une somnambule. Doit-elle céder à la révolte, tenter de tromper le système ? A ce jeu-là, elle a déjà tant perdu : son mari et sa fille lui ont été arrachés...

Le soir, Defred regagne sa chambre à l'austérité monacale. Là, elle laisse affluer les souvenirs. Elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, d'échanger des confidences, de dépenser de l'argent, d'avoir un travail, un nom, des amants... C'était le temps où l'amour était au centre de tout. L'amour, cette chose si douce aujourd'hui punie de mort...

Saluée partout comme une oeuvre majeure, La servante écarlate est l'un des plus grands succès littéraires des dix dernières années aux Etats-Unis, au Canada et en Angleterre. La société répressive qu'y évoque Margaret Atwood n'est pas sans rappeler 1984 d'Orwell : un monde si proche du nôtre qu'il paraît en être issu. Mais au-delà de cette magistrale création d'un monde, c'est la question du rôle et de l'avenir des femmes — libres ou soumises ? — que pose, avec force, ce roman fascinant.

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Classement en biblio - 162 lecteurs

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52 lecteurs
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70 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par Charlie18 2012-02-14T21:03:15+01:00

Nous vivions, comme d'habitude, en ignorant. Ignorer n'est pas la même chose que l'ignorance. Il faut se donner de la peine pour y arriver.

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Commentaire le plus apprécié

Or

Je ne saurai dire à quel point ce livre me révolte, m'horrifie, me glace le sang... Depuis le début de sa lecture il me trotte dans la tête et me hante.

Margaret Atwood parvient à entretenir le suspens du début à la fin en distillant ses informations au compte-goutte. Tandis que le lecteur se convainc qu'un tel retournement, une telle société ne pourrait pas se mettre en place, l'autrice nous prouve le contraire. Bien sûr, elle a en tête le régime nazi et toutes ses pratiques, l'ex-URSS et cette cruelle séparation que représente le rideau de fer, le terrorisme islamiste montant dans les années 80 mais aussi toutes ces communautés religieuses extrêmes telles que les amishs, les mormons... De cet amalgame historique naît sa finalement très probable République de Gilead.

Le récit couvre trois périodes charnières: avant le changement, la période d'endoctrinement et le présent de l'action. L'héroïne, Defred (Offred en VO) jongle brièvement entre les unes et les autres de façon assez décousue ce qui donne rapidement cette sensation de frustration et d'avidité quant aux informations mais surtout laisse tout le loisir au lecteur de combler les blancs avec toutes les horreurs qu'il peut imaginer.

Le récit à la première personne s'attarde sur le ressenti de Defred. Car il y a ce qu'elle parait et ce qu'elle retient en elle. On la sent littéralement prisonnière de son corps tant on l'a dépossédée de tout: elle n'a plus de nom (Defred est la façon de nommer indifféremment toutes les servantes qui se succèdent chez ce commandant), plus de sentiments (elle les réprime pour ne pas se trahir et survivre dans cette société) et surtout elle ne dispose même plus de son corps. Ce qui lui reste, ce sont ses souvenirs douloureux et lointains, mais néanmoins vitaux, qui pourraient la faire basculer dans la folie si elle s'y attarde de trop et l'éventualité de mettre fin à ses jours si elle en trouve le moyen.

Certains pourront trouver cette femme très lâche, s'attendant à de l'action et des soulèvements à la Hunger Games ou Divergente, moi je la trouve très courageuse et surtout très forte pour endurer tout cela sans craquer. Dans cette société qui brise les individus et où sont entretenues terreur, paranoïa, délation, elle prend bien plus de risques qu'un lâche à sa place. La résistance et la rébellion commencent par là: défier les règles imposées, même les plus petites. Ce traitement réaliste est tout à l'honneur du livre.

Pour finir je parlerai de la série dont j'ai pu voir à ce jour les quatre premiers épisodes. Je la conseille vivement à toute personne qui voudrait vraiment approfondir l'univers et mesurer toute l'ampleur de l'horreur de cette société car elle va jusqu'au bout des choses (ce qu'on pourrait reprocher éventuellement au livre qui ne montre que ce que Defred connait, c'est à dire bien peu). Du point de vue ambiance, elle restitue bien ce sentiment de terreur, d'horreur, d'oppression et de malaise qui est le nôtre lors de la lecture avec en plus un décalage entre avant/après intelligemment accentué par la bande son et la photographie.

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Commentaires récents

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Commentaire ajouté par kymmy38 2017-07-21T11:50:08+02:00
Or

La vie d'une femme ne tiens qu'à peu de choses au final. Et dans ce roman encore moins.

Defred, reconditionnée pour être une matrice, un simple incubateur d’embryons survie au jour le jour. Tout est dans la retenue, ne pas faire de faux pas, ne pas dire un mot de plus que nécessaire, ne pas jeter un œil pour regarder quoique ce soit. Rester effacée et se couler dans le moule. Mais combien de temps peut on vivre comme ça.

L'auteure nous décrit un monde horrible, ou les hommes de pouvoir peuvent encore tirer leurs épingles du jeu. Ou les femmes ne sont que des objets.

Un roman d'anticipation et dystopique mais pas si éloigné de la réalité de certains pays.

Un livre à lire absolument.

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Commentaire ajouté par mdg2810 2017-07-17T00:25:35+02:00
Argent

J'ai voulu me faire mon propre avis sur cette œuvre qui redevient à "la mode". Je ne peux pas dire que j'ai adoré. Bien au contraire, j'en ressors outrée, terrorisée envers le futur. L'auteure cherche à nous sensibiliser, nous mettre en garde, et pour le coup, on peut dire que c'est réussit.

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Commentaire ajouté par Saarah72 2017-07-15T23:42:39+02:00
Bronze

Effrayant.

Margaret Atwood nous fait prendre conscience de la facilité avec laquelle tout peut basculer. Les femmes peuvent du jour au lendemain perdre tous leurs droits. Deffred est une femme intéressante, elle ne se rebelle pas forcément, ou alors disons qu'elle le fait a sa façon, avec des petites choses, dans ses pensées et je trouve ça finalement plus parlant que les actes. Elle survit à ce qu'elle vit et c'est déjà beaucoup dans une telle situation. Elle refuse de mourir, elle ne veut pas mourir malgré tout ce qu'elle vit. Bien sûr, elle n'est pas épargnée mais malgré tout, elle essaie de se trouver une routine, un port d'attache.

L'écriture est bien, les chapitres assez courts donnent un bon rythme au livre et donne envie de continuer. Le fait de vivre les trois périodes qu'à vécu Defred est déchirant. On vit des passages de sa vie d'avant, de la phase d'endoctrinement et enfin de sa vie actuelle. Les informations étant données au compte goutte, ça donne envie d'en savoir tellement plus sur chaque période ! Malheureusement, l'auteure ne réalise pas notre souhait.

Quant à la fin,

Spoiler(cliquez pour révéler)
je trouve que c'est très intéressant de retrouver le monde des dizaines d'années plus tard, après la société de Gilead. Cela prouve que l'humanité a reussit a se sortir de ce système glaçant. Même si l'intervention du professeur nous montre encore plus nos lacunes en ce qui concerne Gilead, son système, ses coutumes, Son instauration, son abolition et encore bien d'autres choses...

Livre a lire, un classique des dystopies !

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Commentaire ajouté par paulette42 2017-07-14T10:30:28+02:00
Or

j'ai bien aimé, il y a des passages qui choque un peu

Spoiler(cliquez pour révéler) sinon j'ai trouvé Defred un peu passive, un peu trop docile ,

Spoiler(cliquez pour révéler) c'est un livre à lire car il fait réfléchir au condition de la femme la fin m'a un peu déçu

Spoiler(cliquez pour révéler)

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Commentaire ajouté par Miney 2017-07-13T20:16:41+02:00
Or

Glaçant.

Le plus terrifiant dans cette histoire ne sont pas tant les événements qui s'y déroulent que la facilité avec laquelle notre société pourrait se changer en un univers aussi extrême que celui-ci.

« N'oubliez jamais qu'il suffira d'une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant. » : C'est comme si ces mots de Simone de Beauvoir avaient été portés en roman.

L'intrigue est lente à se mettre en place. L'auteure nous instille les informations au compte-gouttes, reconstruisant son univers et son histoire par détails, offrant à son lecteur le soin de reconstituer les pièces pour avoir une vue sur le puzzle. Les chapitres courts permettent de garder un rythme malgré cela.

La grande originalité de cette dystopie, c'est de nous montrer en plusieurs temps le basculement vers la République de Gilead. Contrairement à beaucoup de héros de dystopie qui sont nés dans leur société et découvre qu'elle va de travers, Offred a connu une vie normale avant qu'on ne l'endoctrine de force et qu'elle vive le quotidien de Servante. Elle connaît la liberté, l'amour, se souvient de sa famille, et ça rend sa situation encore plus dramatique que si en n'en savait rien.

Beaucoup de passages m'ont horrifiée.

Spoiler(cliquez pour révéler)
Le chapitre où le médecin propose un viol (parce que c'en est bien un) comme un service bienveillant, la Cérémonie...
Mais ce sont les « petits détails » qui m'ont le plus frappée : les ailes de la coiffe qui empêchent de voir sur les côtés, comme des œillères, le verre qui ne fait pas d'éclats, pour empêcher de « s'échapper »...

L'écriture est fluide, agréable. On visualise aisément les scènes, les lieux, les sentiments qu'Offred couve prudemment, sans pouvoir s'ouvrir pleinement au lecteur, épiée de toute part.

Petit plus bienvenu, mon édition comporte une belle préface de l'auteure, qui met en lumière beaucoup de détails très intéressants (sur le nom d'Offred, par exemple).

Une très bonne lecture qui fait réfléchir.

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Commentaire ajouté par Allis 2017-07-10T15:27:11+02:00
Or

J'avais commencé par le livre mais je n'avait pas assez accroché (il est beaucoup plus lent à mettre en place que la série). Ayant suivit la série avec passion, j'ai finalement fini les deux oeuvres en même temps, et je pense que conjuguer les deux ensemble est très intéressant.

La série et le livre ont plusieurs différences (dont la fin) mais partagent le même univers et le même message.

Nous est dépeint un monde futuriste où la natalité est en chute, et la crainte de la disparition humaine est réelle. Pour pallier à cela, un groupe fomente un coup d’Etat et prends le pouvoir : le nouveau système est strict, et est caractérisé par l’absence de droits des femmes. Bien que l’on puisse imaginer beaucoup d’autres solutions possibles à ce problème, ce système asservit les femmes pour être utilisées en tant que « porteuses d’enfants », épouses ou servantes à domicile.

Au-delà de l’indignation que nous pouvons ressentir à cette lecture, l’intérêt réside dans les sentiments autant que dans les faits : beaucoup des mesures visant à restreindre les droits des femmes ont déjà été appliquées dans le passé, dans notre Histoire, (donc bel et bien dans notre monde !), et certaines situations nous font regarder le monde actuel avec un regard nouveau.

Le « conte de la servante » est donc une dénonciation autant qu’un avertissement : ces droits pourraient nous être retirés à nouveau.

Ce monde nous ressemble étrangement de la pire façon possible, ou rassemble des convictions, des interdits légaux, toutes sortes d’oppressions que les femmes ont déjà vécu dans l’Histoire.

S’ajoute que pour moi, les personnages sont très intéressants : il n’y a pas vraiment les « gentils » et les « méchants ». C’est aussi une interrogation de ce qui nous rend humains, nos forces et nos faiblesses. La série a d’ailleurs approfondit les personnages en leur donnant un passé qui explique beaucoup plus leurs choix et comportements, et des réactions plus "rebelles". Ils sont tous ambivalents, et la série a le mérite de ne pas être prévisible.

Enfin, ce qui étonne le plus, c’est à quel point on entre dans l’histoire.

J'ai vécu avec June (le personnage principal et narrateur) chaque colère, chaque envie, chaque désespoir, chaque joie… alors que finalement, ce sont des actions minimes dans un quotidien répétitif, fermé et déshumanisant. L’œuvre est complète car terriblement humaine et réaliste. Dans ce type de dictature bien peu ont le courage de résister et se rebeller...

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Commentaire ajouté par juss_d78 2017-07-09T18:57:33+02:00
Or

Wahoo, je suis sans mots à la fin de cette lecture qui donne des envies de révoltes face à tant d'injustices. Face au monde qui nous est décrit, on se dit qu'il nous suffirait d'un peu de courage pour faire de notre quotidien un monde meilleur....

J'ai découvert ce livre suite à le série TV, je trouve fou qu'on en parle aussi peu en France.

Bref à faire lire absolument!

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Commentaire ajouté par jukebox_fr 2017-07-09T09:10:46+02:00
Or

Je ne saurai dire à quel point ce livre me révolte, m'horrifie, me glace le sang... Depuis le début de sa lecture il me trotte dans la tête et me hante.

Margaret Atwood parvient à entretenir le suspens du début à la fin en distillant ses informations au compte-goutte. Tandis que le lecteur se convainc qu'un tel retournement, une telle société ne pourrait pas se mettre en place, l'autrice nous prouve le contraire. Bien sûr, elle a en tête le régime nazi et toutes ses pratiques, l'ex-URSS et cette cruelle séparation que représente le rideau de fer, le terrorisme islamiste montant dans les années 80 mais aussi toutes ces communautés religieuses extrêmes telles que les amishs, les mormons... De cet amalgame historique naît sa finalement très probable République de Gilead.

Le récit couvre trois périodes charnières: avant le changement, la période d'endoctrinement et le présent de l'action. L'héroïne, Defred (Offred en VO) jongle brièvement entre les unes et les autres de façon assez décousue ce qui donne rapidement cette sensation de frustration et d'avidité quant aux informations mais surtout laisse tout le loisir au lecteur de combler les blancs avec toutes les horreurs qu'il peut imaginer.

Le récit à la première personne s'attarde sur le ressenti de Defred. Car il y a ce qu'elle parait et ce qu'elle retient en elle. On la sent littéralement prisonnière de son corps tant on l'a dépossédée de tout: elle n'a plus de nom (Defred est la façon de nommer indifféremment toutes les servantes qui se succèdent chez ce commandant), plus de sentiments (elle les réprime pour ne pas se trahir et survivre dans cette société) et surtout elle ne dispose même plus de son corps. Ce qui lui reste, ce sont ses souvenirs douloureux et lointains, mais néanmoins vitaux, qui pourraient la faire basculer dans la folie si elle s'y attarde de trop et l'éventualité de mettre fin à ses jours si elle en trouve le moyen.

Certains pourront trouver cette femme très lâche, s'attendant à de l'action et des soulèvements à la Hunger Games ou Divergente, moi je la trouve très courageuse et surtout très forte pour endurer tout cela sans craquer. Dans cette société qui brise les individus et où sont entretenues terreur, paranoïa, délation, elle prend bien plus de risques qu'un lâche à sa place. La résistance et la rébellion commencent par là: défier les règles imposées, même les plus petites. Ce traitement réaliste est tout à l'honneur du livre.

Pour finir je parlerai de la série dont j'ai pu voir à ce jour les quatre premiers épisodes. Je la conseille vivement à toute personne qui voudrait vraiment approfondir l'univers et mesurer toute l'ampleur de l'horreur de cette société car elle va jusqu'au bout des choses (ce qu'on pourrait reprocher éventuellement au livre qui ne montre que ce que Defred connait, c'est à dire bien peu). Du point de vue ambiance, elle restitue bien ce sentiment de terreur, d'horreur, d'oppression et de malaise qui est le nôtre lors de la lecture avec en plus un décalage entre avant/après intelligemment accentué par la bande son et la photographie.

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Commentaire ajouté par gribouille 2017-07-04T19:18:56+02:00
Diamant

C'est intéressant, révoltant, flippant. ça donne envie de voir le film avec faye dunaway et la nouvelles série avec élisabeth moss.

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Commentaire ajouté par Pauline-dga 2017-06-26T09:59:26+02:00
Argent

Ce roman (dans la lignée de 1984 d'Orwell) est source de réflexion. De par son engagement pour la cause féminine et la description d'un monde dystopique sous le joug d'une dictature, j'ai été affolée de voir jusqu'où les choses pouvaient aller. Malgré un style littéraire assez particulier, ce roman m'a captivé et en même temps terrifié !

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Date de sortie

  • France : 1987-09-29 - Poche (Français)

Activité récente

c3mille l'ajoute dans sa biblio or
2017-07-23T17:04:26+02:00

Les chiffres

Lecteurs 162
Commentaires 22
Extraits 16
Evaluations 39
Note globale 8.13 / 10

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