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La Servante écarlate



Description ajoutée par virfree 2017-08-01T15:26:19+02:00

Résumé

Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d’esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, « servante écarlate » parmi d’autres, à qui l’on a ôté jusqu’à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de son épouse. Le soir, en regagnant sa chambre à l’austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler… En rejoignant un réseau secret, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté.

Paru pour la première fois en 1985, La Servante écarlate s’est vendu à des millions d’exemplaires à travers le monde. Devenu un classique de la littérature anglophone, ce roman, qui n’est pas sans évoquer le 1984 de George Orwell, décrit un quotidien glaçant qui n’a jamais semblé aussi proche, nous rappelant combien fragiles sont nos libertés. La série adaptée de ce chef-d’oeuvre de Margaret Atwood, avec Elisabeth Moss dans le rôle principal, a été unanimement saluée par la critique.

« Les meilleurs récits dystopiques sont universels et intemporels. Écrit il y a plus de trente ans, La Servante écarlate éclaire d’une lumière terrifiante l’Amérique contemporaine. » Télérama

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Classement en biblio - 470 lecteurs

Or
138 lecteurs
PAL
206 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par Charlie18 2012-02-14T21:03:15+01:00

Nous vivions, comme d'habitude, en ignorant. Ignorer n'est pas la même chose que l'ignorance. Il faut se donner de la peine pour y arriver.

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Commentaires les plus appréciés

Or

https://jukeboxcornerblog.wordpress.com/

Je ne saurai dire à quel point ce livre me révolte, m'horrifie, me glace le sang... Depuis le début de sa lecture il me trotte dans la tête et me hante.

Margaret Atwood parvient à entretenir le suspens du début à la fin en distillant ses informations au compte-goutte. Tandis que le lecteur se convainc qu'un tel retournement, une telle société ne pourrait pas se mettre en place, l'autrice nous prouve le contraire. Bien sûr, elle a en tête le régime nazi et toutes ses pratiques, l'ex-URSS et cette cruelle séparation que représente le rideau de fer, le terrorisme islamiste montant dans les années 80 mais aussi toutes ces communautés religieuses extrêmes telles que les amishs, les mormons... De cet amalgame historique naît sa finalement très probable République de Gilead.

Le récit couvre trois périodes charnières: avant le changement, la période d'endoctrinement et le présent de l'action. L'héroïne, Defred (Offred en VO) jongle brièvement entre les unes et les autres de façon assez décousue ce qui donne rapidement cette sensation de frustration et d'avidité quant aux informations mais surtout laisse tout le loisir au lecteur de combler les blancs avec toutes les horreurs qu'il peut imaginer.

Le récit à la première personne s'attarde sur le ressenti de Defred. Car il y a ce qu'elle parait et ce qu'elle retient en elle. On la sent littéralement prisonnière de son corps tant on l'a dépossédée de tout: elle n'a plus de nom (Defred est la façon de nommer indifféremment toutes les servantes qui se succèdent chez ce commandant), plus de sentiments (elle les réprime pour ne pas se trahir et survivre dans cette société) et surtout elle ne dispose même plus de son corps. Ce qui lui reste, ce sont ses souvenirs douloureux et lointains, mais néanmoins vitaux, qui pourraient la faire basculer dans la folie si elle s'y attarde de trop et l'éventualité de mettre fin à ses jours si elle en trouve le moyen.

Certains pourront trouver cette femme très lâche, s'attendant à de l'action et des soulèvements à la Hunger Games ou Divergente, moi je la trouve très courageuse et surtout très forte pour endurer tout cela sans craquer. Dans cette société qui brise les individus et où sont entretenues terreur, paranoïa, délation, elle prend bien plus de risques qu'un lâche à sa place. La résistance et la rébellion commencent par là: défier les règles imposées, même les plus petites. Ce traitement réaliste est tout à l'honneur du livre.

Pour finir je parlerai de la série dont j'ai pu voir à ce jour les quatre premiers épisodes. Je la conseille vivement à toute personne qui voudrait vraiment approfondir l'univers et mesurer toute l'ampleur de l'horreur de cette société car elle va jusqu'au bout des choses (ce qu'on pourrait reprocher éventuellement au livre qui ne montre que ce que Defred connait, c'est à dire bien peu). Du point de vue ambiance, elle restitue bien ce sentiment de terreur, d'horreur, d'oppression et de malaise qui est le nôtre lors de la lecture avec en plus un décalage entre avant/après intelligemment accentué par la bande son et la photographie.

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Commentaire ajouté par Miney
Or

Glaçant.

Le plus terrifiant dans cette histoire ne sont pas tant les événements qui s'y déroulent que la facilité avec laquelle notre société pourrait se changer en un univers aussi extrême que celui-ci.

« N'oubliez jamais qu'il suffira d'une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant. » : C'est comme si ces mots de Simone de Beauvoir avaient été portés en roman.

L'intrigue est lente à se mettre en place. L'auteure nous instille les informations au compte-gouttes, reconstruisant son univers et son histoire par détails, offrant à son lecteur le soin de reconstituer les pièces pour avoir une vue sur le puzzle. Les chapitres courts permettent de garder un rythme malgré cela.

La grande originalité de cette dystopie, c'est de nous montrer en plusieurs temps le basculement vers la République de Gilead. Contrairement à beaucoup de héros de dystopie qui sont nés dans leur société et découvre qu'elle va de travers, Offred a connu une vie normale avant qu'on ne l'endoctrine de force et qu'elle vive le quotidien de Servante. Elle connaît la liberté, l'amour, se souvient de sa famille, et ça rend sa situation encore plus dramatique que si en n'en savait rien.

Beaucoup de passages m'ont horrifiée.

Spoiler(cliquez pour révéler)
Le chapitre où le médecin propose un viol (parce que c'en est bien un) comme un service bienveillant, la Cérémonie...
Mais ce sont les « petits détails » qui m'ont le plus frappée : les ailes de la coiffe qui empêchent de voir sur les côtés, comme des œillères, le verre qui ne fait pas d'éclats, pour empêcher de « s'échapper »...

L'écriture est fluide, agréable. On visualise aisément les scènes, les lieux, les sentiments qu'Offred couve prudemment, sans pouvoir s'ouvrir pleinement au lecteur, épiée de toute part.

Petit plus bienvenu, mon édition comporte une belle préface de l'auteure, qui met en lumière beaucoup de détails très intéressants (sur le nom d'Offred, par exemple).

Une très bonne lecture qui fait réfléchir.

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Commentaire video

Vidéo ajoutée par Virgile 2017-09-04T23:00:37+02:00

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Fee-Bleue 2018-01-15T00:04:47+01:00
Argent

Comment dire ? J'ai adoré l'histoire en elle même autant que j'en ai détesté le style d'écriture, bien trop descriptif. Et ce même si j'en ai compris le pourquoi à la fin, après tout comment aurait-il été possible d'avoir de vrais dialogues étant qu'il s'agit ni plus ni moins

Spoiler(cliquez pour révéler)
d'un journal intime sur cassette diffusé lors d'une conférence
?

Quant à la fin, je ne l'ai pas aimé : bien trop ouverte pour moi, en fermant le livre, je me pose beaucoup trop de question sur ce qu'est devenue Defred et j'ai horreur de ça !

Un roman qui donne tout de même à réfléchir, et qui mérite d'être lu.

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Commentaire ajouté par -Anna- 2018-01-14T16:04:59+01:00
Argent

J'ai passé dans l'ensemble un bon moment de lecture avec ce livre. J'ai eu un peu de mal à être totalement embarquée par le style que j'ai trouvé très narratif, descriptif et explicatif. Un peu trop monotone pour moi par moments. Mais le sujet abordé par l'autrice est criant de réalité et rappelle à quel point nos libertés et notre monde actuel sont fragiles et peuvent basculer d'un jour à l'autre. Cela peut à la fois faire peur et nous encourager à revoir notre regard sur le monde. J'ai particulièrement été sensible à la description de la place laissée aux femmes dans cette dystopie, qui trouve des échos aujourd'hui dans certains pays. C'est donc un livre important, un classique à lire absolument, à l'image de "1984" de George Orwell.

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Commentaire ajouté par clarilire 2018-01-13T13:54:02+01:00
Argent

J’ai beaucoup apprécié ce livre pour le côté dystopique, la société décrite et la réflexion qu’il entraine. Par contre j’ai été un peu moins convaincu concernant l’intrigue en elle-même et les personnages, même si cela reste très cohérent avec l’univers développé. J’ai eu du mal à m’attacher à eux, je n’avais pas spécialement envie de les connaître plus et leur sort ne me touchait pas plus que ça. J’ai donc lu le livre assez facilement et rapidement mais sans être totalement prise dans l’histoire.

Par contre, le côté réussi concerne la manière dont la société a évolué, même si cette partie aurait méritée d'être mieux développée. Tout est assez « réaliste » car, comme l’explique l’auteure dans sa postface, rien n’a été inventé. Les actions et les comportements des personnages dans le livre ont déjà eu lieux dans notre monde à nous, et particulièrement au sein de la société occidentale. C’est réellement pour cet aspect que j’ai apprécié le livre.

Ainsi, je trouve dommage de ne pas avoir été plus touchée par les personnages et reste sur ma faim concernant certains aspects du livre :

Spoiler(cliquez pour révéler)
par exemple, j’aurai aimé en savoir plus sur la résistance.
J’ai également tendance personnellement à préférer les personnages moins passifs, ce qui explique ainsi en partie pourquoi je n’ai pas plus accroché au personnage principal
Spoiler(cliquez pour révéler)
certes elle se rebelle en peu, notamment avec sa relation avec Nick, trop peu développée dans le livre à mon sens
même si sa manière d’agir est totalement cohérente avec la société développée. Concernant cette dernière, je suis aussi un peu frustrée car aurait aimée en savoir davantage.

Enfin, je suis mitigée sur la fin.

Spoiler(cliquez pour révéler)
J’ai aimé le côté universitaire du futur qui étudie un texte mais je trouve que cela tombe un peu comme un cheveu sur la soupe même si je comprends le choix de l’auteur. Par contre, j’ai bien aimé la fin ouverte.

Pour conclure, j’ai apprécié le livre et l’aspect sociétal, mais n’est pas réussie à accrocher plus que ça aux personnages et à l'intrigue.

Je le recommande néanmoins et le conseille fortement !

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Commentaire ajouté par VArose 2018-01-11T20:44:14+01:00
Diamant

Ma chronique complète : http://lemondelaure.com/index.php/2018/01/10/the-handmaids-tale/

The Handmaid’s Tale est un roman glaçant, qui nous plonge dans un univers obscure et oppressant. Dans cette Amérique futuriste, on suit le personnage d’Offred, une femme que la république de Gilead pourrait résumer à une seule chose : deux ovaires viables. Une capacité à se reproduire devenu vitale à cette société qui s’éteint jour après jour. Devant cette crise, un pouvoir mystérieux et extrêmement conservateur a mis en place un système absolument terrifiant : les femmes comme Offred sont appelés les Handmaid et sont placées dans les maisons de haut-placés dont les femmes sont stériles. Leur seul but alors est de tomber enceinte de leur Commander, de laisser l’enfant à la femme et de recommencer ainsi jusqu’à ce qu’elles n’en soient plus capables.

Même si les Handmaid sont les plus touchés par l’immense restriction des libertés, celle-ci s’applique aussi à toutes les femmes vivant en Gilead. Ici, la lecture, l’écriture et même les regards sont proscrits. On plonge les femmes dans une autarcie totale afin de les rendre seulement aptes à leur principale fonction : perpétuer la race.

Parmi les victimes de cet horrible changement, nous sommes invités à suivre le quotidien d’Offred. Cette jeune femme partage le « foyer » des Waterford, et essaye par tous les moyens qui sont à sa disposition de laisser son esprit voguer vers d’autres horizons, vers sa vie d’avant qu’elle nous raconte durant plusieurs flash-backs. Par ce moyen, on découvre tout le processus qui mena à ce nouveau régime loin d’être démocratique. Mais aussi tout ce qu’elle a perdu, son mari, sa fille et son statut d’être humain quelque part. Ce sont ces choses de son passée qui la maintiennent toujours en vie, qui lui permettent de survivre malgré la situation inhumaine dans laquelle elle se trouve. Car bien souvent le « repeuplement » de cette république se fait au défaut de la santé mental de celles qui en sont à l’origine. Une fois leur utilité passé, leur enfant n’est plus le leur mais celui de la famille que la Handmaid sert. Donc en plus de leur enlever toute dignité humaine, on leur arrache la chair de leur chair.

Dans cette vision de la femme, tout leur est interdit, pour leur protection. Ce qui mène à une solitude et à un isolement immense. Notre héroïne ne peut parler qu’à un cercle très réduit de personne, à certains moments, et dans une certaine mesure. Car comme dans toute bonne société dictatoriale, l’espionnage des paroles et des pensées est monnaie courante. Ce confinement participe aussi à créer cette atmosphère étouffante et pesante qui persiste pendant une grande partie du roman. Cela appuie aussi l’ambiance mystérieuse dans laquelle est plongée Offred. Puisque, comme nous, elle n’a pas grand-chose de concret à se raccrocher. Tout autour d’elle ne semble n’être que fiction et mensonges, et elle ne sait plus qui croire. Nous, les lecteurs, sommes aussi perdu qu’elle, car rien ne nous rattache au réel. Aucune date, une héroïne sans prénom, aucun vrai repérage spatio-temporel : même si on nous précise l’évolution des USA vers ce régime étrange qu’est la république de Gelead, on reste finalement plus proche d’un univers parallèle plongé dans un univers archaïque.

Margaret Atwood adopte un ton dur et dénué de fioritures. Sa plume est aussi directe que son héroïne, et elle décrit avec intensité des scènes violentes et difficiles. Ce qui a découragé une partie du lectorat c’est justement cette écriture si descriptive ; mais pour moi elle correspond parfaitement à l’atmosphère pesante qui règne autour de Offred. Elle contribue à l’installation d’une tension psychologique qui sera présente jusqu’à la dernière ligne. Certes, ce n’est pas un roman avec énormément d’action, mais ce n’est pas forcément une chose que je recherche dans une dystopie.

Au niveau des personnages, je trouve Offred pour le moins atypique. Premièrement, elle met un temps fou à se dévoiler, elle reste donc antipathique pendant un certain temps. D’un autre côté, elle est très humaine, surtout si on la compare a des héroïnes telles que Tris dans Divergente qui ont un côté super-héros. Ici, Offred tient à sa vie, et a donc une certaine de passivité par rapport à son existence puisqu’elle ne prend pas de risques inutiles. Cependant, cet aspect du personnage ne m’a pas empêché de ressentir de la pitié pour elle, cela a peut-être même augmenter ce sentiment car cette humanité donne d’autant plus de crédit au personnage.

Les autres personnages, eux, sont plutôt en retrait puisque nous les voyons toujours par le prisme d’Offred, qui n’a pas la possibilité de s’adresser à la plupart d’entre eux, ou alors à certaines rares occasions. Le seul dont je peux vous parler sans vous révéler trop de choses est le Commander. Il représente pour moi un sentiment de dégoût profond, qui ne saurait s’altérer comme pour sa femme pour qui on peut ressentir de la pitié.

Ce roman m’aura réellement marquée, et me laisse dans un état similaire à celui dans lequel je me trouvais après ma lecture de 1984. Ce même mélange de stupéfaction et de gène, que je ne saurais décrire plus précisément. Si ce n’est qu’ici, la fiction a aussi stimulé la féministe en moi, et m’a révolté à autre niveau.

C’est un livre que je recommande à tous les lecteurs aimant les dystopies profondes et terrifiantes, qui éclairent sur une menace présente dans notre société actuelle, même si elle est moins visible que d’autres.

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Commentaire ajouté par Justine-18 2018-01-07T23:51:33+01:00
Pas apprécié

Trop d'aller-retours dans la chronologie à mon goût, ainsi que trop de descritpion. L'histoire en elle même est intéressante, mais le style d'écriture ne m'a pas plu...

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Commentaire ajouté par pwachevski 2018-01-06T19:12:20+01:00
Argent

Un classique du genre dont j'avoue que j'ignorais l'existence avant sa fameuse adaptation en série télé, que je n'ai pas (encore ?) regardée, mais qui m'a suffisamment intrigué pour me donner envie de lire le livre. C'est désormais chose faite, et je dois dire que dans l'ensemble, je ne suis pas du tout déçue du voyage.

L'intrigue est tout bonnement horrible, mais en même temps, il se dégage quelque chose de fascinant de ce livre. Comme un bon thriller, ça rend la lecture très addictive, et franchement agréable, malgré les horreurs décrites.

J'ai trouvé très pertinent de raconter l'intrigue avec un point de vue interne, à travers les yeux du personnage principal. Ce point de vue rend les descriptions nécessairement incomplètes, Defred ne disposant pas elle-même de tous les tenants et aboutissants de ce régime. Mais bien loin d'être frustrant, ce point de vue permet au contraire de nous plonger dans la même consternation, dans la même incompréhension, et finalement dans la même résignation, que notre personnage. L'empathie est totale. Et puis en plus, la narration est assez délicieuse : rythmée, émouvante, et même teintée d'humour grinçant par moment. Bref : Defred est badass.

Est-elle féministe ? C'est souvent ce qui est annoncé, mais j'avoue que je ne sais pas trop. Ou en tout cas, je ne sais pas si c'est le but premier du livre. Ce qui me met le doute, c'est que la situation d'autres composantes de la société, et notamment de la plupart des hommes, n'est absolument pas plus enviable. Même si la condition féminine est le thème central du livre, les questions posées sont beaucoup plus vastes : religion, homosexualité, mariage forcée, embrigadement militaire, encadrement de la sexualité,... Les problématiques auraient été totalement différentes, mais on aurait finalement pu raconter l'intrigue du point de vue d'un homme.

C'est néanmoins un texte qui a très bien vieillit, et c'est d'ailleurs pour ça que c'est un classique : il a plus de 30 ans mais n'a pas pris une ride. Toutes les questions posées, toutes les réflexions amorcées, toute la haine de ce régime, tout a des échos tristement d'actualité. Bon, comme toutes les dystopies finalement, on peut regretter le côté un peu "trop gros" qui empêche d'y croire totalement. Peut-on vraiment mettre en place un régime aussi extrême aussi facilement ? Mais bon, c'est une considération purement personnelle, plus en lien avec un genre qu'en lien avec ce livre précis.

Malheureusement, malgré les qualités nombreuses de ce livre, j'ai trouvé sa fin complètement foireuse, d'où le classement "seulement" en liste argent. Je l'ai trouvé trop précipitée

Spoiler(cliquez pour révéler)
: la relation entre Defred et Nick aurait vraiment méritée de meilleures descriptions, pour la rendre plus touchante.
Et aussi tout simplement pas pertinente...
Spoiler(cliquez pour révéler)
J'ai pourtant adoré la fin ouverte : libération ou trahison de Nick ? Elle est très bien trouvée, c'est un vrai coup de maître de nous laisser sur cette interrogation... Mais POURQUOI désamorcer cette fin parfaite par cette espèce d'épilogue futuriste ?! Ces universitaires s'interrogeant sur le texte, cette fin heureuse puisqu'on s'y réjouit de la fin du régime de Gilead, ça fait juste fake ! Ça colle tellement pas au reste du livre.

Mais bon, malgré ce défaut, ça reste un très bon livre, que je conseille sans aucun doute !

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Commentaire ajouté par Miaouss 2018-01-01T17:28:44+01:00
Lu aussi

J'ai dû mal avec les dystopies, je trouve ça trop caricatural, quoi que ce roman soit un peu plus subtil que ce à quoi je m'attendais.

Bien que le livre date un peu, il reste relativement d’actualité, par exemple j’ai senti un début de mouvement féministe dans le livre, les prémices de ce qui est aujourd’hui en train de passer, une parole qui me semble se libérer plus facilement. Intemporel aussi car il pourrait se dérouler à n’importe quelle époque et que l’histoire se base plus sur notre servante sans trop détailler l’époque, je pense que ça contribue à son succès et j’apprécie aussi.

J’ai eu dû mal à vraiment entrer dans l’ambiance, il manque un fil rouge sans mauvais jeu de mot. On suit une femme et ses interactions mais les allers-retours entre passé et futur sont amenés bizarrement. Ils sont nécessaires pour comprendre les enjeux des actions de nos protagonistes et l’impact des leurs décisions sur un monde rempli de pression sociale et sous une loi du silence.

C’est le seul gros point négatif que j’ai à faire, en dehors de ça les personnages sont bien travaillés, le tout est cohérent.

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Commentaire ajouté par monikaR 2017-12-30T14:37:22+01:00
Diamant

Un de ces livres qui ne laisse pas indifférent et qui reste dans la tête longtemps après. Une description sans concession de ce que la conjonction du pouvoir et de la religion conjugués peuvent apporter de liberticide. Et que c'est bien les femmes qui en seront les premières victimes. Une dystopie écrite à la fin des années 80 qui sonne étonnamment vrai dan cette deuxième décennie du XXe siècle.

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Commentaire ajouté par Isallya 2017-12-17T21:35:38+01:00
Or

Un livre semblable à un long cauchemar. Il a beau ne pas s'y passer grand chose -en terme d'avancement de la trame principale-, ce qu'on nous décrit ici ne peut laisser indiférent tellement tout est bien détaillé : on n'a pas de mal à y croire et c'est sans doute ça qui est assez terrifiant.

Le point de vue choisi -celui de Defred, donc un point de vue interne- y joue aussi : les nombreuses allusions à sa situation antérieure qui contraste énormément avec ce qu'elle vit au moment du récit ne fait que nous immerger un peu plus dans cette dystopie

En bref, une très bonne découverte.

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Commentaire ajouté par Pegh 2017-12-16T20:28:31+01:00
Or

Je me suis rapidement plongée dans cet ouvrage, qui m'a séduite par sa narration, nous imprégnant de ce sentiment d'abandon et de résilience qui caractérise notre héroïne. Les passages de descriptions, de souvenirs, et de récits de sa vie, se succèdent, sans préambule, nous donnant le sentiment d'être dans sa tête.

On ne peut être qu'inquiet de ce monde qui nous est dépeint, comme une fatale possibilité qui nous paraît pourtant impossible : n'était-ce pas leur cas avant que tout n'arrive ? Une vraie réflexion à porter sur nos choix personnels, et aussi de notre société ...

La fin ouverte m'a laissée sur ma faim, même si les notes historiques nous "aident" à y voir plus clair ... Mais je dois avouer les avoir lues en diagonal, ne voulant pas trop en apprendre de peur d'être déçue ... Autant rester sur l'idée qu'on se fait de la suite ...

Mais je le conseille malgré tout, c'est une lecture agréable et prenante.

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Date de sortie

La Servante écarlate

  • France : 1987-09-29 - Poche (Français)

Activité récente

Miel le place en liste or
2018-01-22T01:40:17+01:00
Mielya le place en liste or
2018-01-21T11:34:06+01:00
Sophiam l'ajoute dans sa biblio or
2018-01-18T14:26:26+01:00
Mary-12 l'ajoute dans sa biblio or
2018-01-17T13:29:42+01:00
Samcore l'ajoute dans sa biblio or
2018-01-16T18:27:16+01:00
Lexus le place en liste or
2018-01-14T15:02:27+01:00

Les chiffres

Lecteurs 470
Commentaires 69
Extraits 33
Evaluations 152
Note globale 7.85 / 10

Évaluations

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