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- Sais-tu Philippe ce que signifie la beauté du geste?

- Un geste gratuit, désintéressé?

Paul acquiesce mais complète.

- Cette expression recouvre aussi une notion d'esthétique, une élégance qui consiste dans la maîtrise parfaite de l'exécution. Le beau geste peut s'avérer inutile mais il est rarement désintéressé car il procure une satisfaction. Or le plaisir n'est jamais inutile.

La pauvre Kaitline a décroché depuis bien longtemps mais son petit ami semble absorbé par ce débat philosophique dont je me sens la victime.

- Je ne vois pas où ça nous mène, dit Philippe en jouant dangereusement avec la télécommande.

- A mon âge et dans ma condition, mon enfant, je n'agis plus dans certains domaines que pour la beauté du geste. Et voir Mina me regarder avec ces yeux-là me procure un plaisir indubitable. Je te souhaite un jour d'avoir la chance de trouver quelqu'un d'aussi intelligent et d'élégant qu'elle.

Philippe me dévisage, troublé. Je respire plus fort et je triture ma serviette sur la table. Malgré tout, je me tiens droite et certainement mieux que ma voisine avachie.

- Appuis donc à ma place, conseille Paul. Pour la beauté du geste!

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" - Mon grand-père vous retient souvent en otage de cette façon ? interroge-t-il gentiment.

Je souris discrètement en continuant mon rangement.

- Oui, tous les jours à vrai dire, sauf que je n'emploierais pas les termes "retenir" et "otage".

Il sourcille en pinçant les lèvres dans un rictus appréciateur. J'ai la fugace impression de me retrouver de nouveau en face de Paul la première fois.

- Et lesquels utiliseriez-vous ?

- Intérêt, plaisir."

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J’ai beau faire attention, ma jupe ne pivote pas entièrement avec moi et la jarretelle de mon bas droit apparaît. Je me réajuste aussitôt. Je me sens gourde. Paul, accoudé à la portière, fait une moue approbatrice.

— Ma femme aussi connaissait ce genre d’affres. Je trouve cependant tellement séduisant d’apercevoir de la dentelle sur une jambe si belle. Vous n’avez pas à en rougir, au contraire, sachez en user. On pardonnera toujours à une belle femme une petite coquetterie, pas la vulgarité

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Cependant, la beauté n'est rien sans le charme.

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Les vérités blessent souvent parce qu'elles sont des vérités.

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Mes absences répétées intriguent Marion. Elle me harcèle pour savoir ce que je peux fabriquer au point de disparaître des après-midi entiers et de refuser de sortir le week-end. Notre belle amitié est mise à mal par son incorrigible curiosité. Je suis obligée de lui mentir et je m'invente amoureuse. Alain manque de s'en étrangler au déjeuner mais il joue le jeu.

J'ai la tête ailleurs. Alors que je réprouve généralement ce genre de comportement, je me surprends à surfer sur Facebook entre deux cours. J'accepte, bien entendu, l'invitation de Paul Peyriac. Je n'ai rien à lui cacher, les quelques amis qui constituent mon carnet d'adresses ne sont pas légion et je ne n'y ai rien mis de très confidentiel.

Sur le compte de Paul, l'invitation qu'il a lancée à son petit-fils n'a pas encore été validée. Je m'inquiète un peu. Il sera peiné si Philippe l'ignore. Je fais en son nom une relance discrète par message privé.

La soirée s'annonce un peu moins laborieuse, je n'ai qu'une vingtaine de feuillets à reprendre. Je mets les souvenirs de Paul en ordre. J'aimerais que son petit-fils les lise lui aussi. Je suis certaine qu'il découvrirait son grand-père sous un autre jour.

Je retrouve Monsieur Peyriac devant l'ordinateur le vendredi après-midi. Il m'accueille avec un grand sourire.

— Philippe a accepté mon invitation, lance-t-il en me désignant l'écran. Je le regarde, incrédule. Je dépose mes affaires sur le bureau et je le rejoins. Il a raison, Philippe a enfin répondu. Pour commentaire, Paul a eu droit à un « suis sur le cul ! C'est VRAIMENT toi grand-père ? »

Je ris du décalage singulier entre l'image très sérieuse de l'éditeur et de la spontanéité de ses relations avec son petit-fils. Paul Peyriac est certes séduisant et doué en affaires mais il est un homme comme un autre.

M'arrachant à mes pensées, je lui explique comment lui répondre. Paul se régale, se gave de tout ce que Philippe a pu mettre en ligne. Je le guide vers les nombreuses photos qu'il a incluses à son album. Je devine sans mal qui il est parmi la bande de jeunes qui sourient à l'écran. C'est un constat facile, entre le Philippe d'aujourd'hui et le Paul que j'ai vu sur les clichés vieux de quarante ans, la ressemblance est frappante. Sans conteste, Philippe est un garçon magnifique et à l'image de son grand-père, le restera.

— Comment se fait-il qu'il habite si loin ?

— Mon fils a commis l'imprudence d'épouser Mathilde sur un coup de tête. Il avait à peine vingt ans et elle dix-huit. Il voulait faire ses preuves alors qu'il avait toute la vie devant lui.

Je récupère sur le bureau mon bloc-notes et je le prie de continuer.

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Extrait ajouté par nouta 2018-07-20T01:36:51+02:00

Chaque femme vit plusieurs existences à la fois. Tour à tour une fille, une amie, une sœur, une mère, une compagne, elle est, selon le moment, une enseignante, une infirmière, une ménagère, une mère… une amante.

Derrière la façade lisse d’un quotidien presque banal se cache bien souvent l’autre femme, celle de l’ombre, de la nuit, celle qui rêve, celle qui fantasme… celle qui aime.C’est cette femme-là que j’ai choisi de révéler en écrivant des histoires qui font vibrerl’imaginaire, éveillent les sens, donnent l’envie de réaliser ses rêves.

Pour toutes celles qui n’osent pas, celles qui s’ignorent, pour celles qui savent déjà ou pour ceux qui cherchent encore à comprendre.

Qu’importe qui je suis vraiment, je suis une femme comme toutes les autres, tranquille et sage… en apparence.

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Extrait ajouté par Pegh 2018-05-29T22:56:28+02:00

Quand je sors de là, Philippe est adossé près des vestiaires, il a l'air furieux.

- Dis-moi que c'est une blague, grogne-t-il quand j'arrive à sa hauteur.

- Quoi donc ?

- Mon grand-père prétend que tu as ... C'est du bluff, n'est ce pas ? Il ne t'a pas vraiment fait jouir ?

Son hésitation sur les mots m'amuse mais sa colère me rebute un peu. Il est formidablement beau ainsi. L'air farouche lui va bien. Pour un peu, je prendrais plaisir à le fâcher rien que pour l'admirer.

- Non pas cette fois !

Un éclair illumine son regard identique à celui de son aïeul là-haut. Je sais qu'il doute et il a bien raison. Je complète sur un ton des plus sérieux.

- C'est toi qui m'a fait jouir aujourd'hui !

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La vieillesse et la mort sont des ennemies impitoyables, elles ne laissent aucune chance mais elles ne viennent jamais à bout de l'amour quand il est vrai, sincère, profond.

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D'un coup, j'ai envie de l'aimer et je dois réfréner mon désir de l'engloutir de suite.

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