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- Dan? tu veux un verre? lance-t-elle vers la porte entrouverte.

Mon coeur fait un bond et je me fige une seconde... une seconde de trop.

La porte de la chambre s'ouvre, et le parfum dont les effluves si familiers auraient dû m'alerter dès que je suis entrée me heurte de plein fouet. Daniel s'arrête net sur le seuil et me dévisage, incrédule.

- Cali? souffle-t-il.

Mon prénom dans sa bouche m'affole. Je sens l'urgence de la fuite. Sans prendre le temps de m'excuser, je fais demi-tour et fonce vers la sortie. Il est cependant plus rapide que moi et se met en travers de mon chemin. Je voudrais récupérer mon bras, qu'il a empoigné si fortement qu'il me fait mal. Je lutte déjà contre les larmes et, heureusement pour moi, c'est la colère que je ressens qui est la plus forte, la colère de m'être stupidement fait avoir. Je réclame qu'il me lâche, mais il ne l'entend pas de cette oreille.

- Tu ne te sauveras pas deux fois de la même façon, me prévient-il.

La voix fluette de la blonde s'élève derrière nous.

- Dan? Il y a un problème? Tu connais cette fille?

Il ne relève pas et continue de me fixer intensément.

- Je vous en prie, monsieur Sitrange, j'ai...d'autres choses à faire.

- Ca, je m'en moque bien, rugit-il.

- Vous oubliez que je ne suis plus à votre service exclusif, j'aboie.

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— Vois-tu Cali, les affaires, c'est comme le sexe. Tout est question d'abord de séduction, de préliminaires. Il faut savoir attirer son adversaire, l'allonger tout alangui dans son lit avant de le baiser en beauté. Mais, ça ne suffit pas. Pour réussir longtemps et se maintenir au top, il faut se retirer en douceur en laissant son partenaire satisfait.

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- Ton Prince Charmant ne t'enlevait pas dans ses bras pour te déposer au milieu d'un lit immense et ne te faisait pas tendrement l'amour ? insiste-t-il en faisant semblant de s'indigner.

Je chuchote que non.

- Et pourquoi ce crétin ne faisait-il pas ça ?

- Parce qu'il avait mis tellement de temps à monter les étages que généralement, mon réveil sonnait et que je me suis toujours réveillée avant, je réponds en réprimant un rire.

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Il ouvre la grande baie donnant sur la terrasse. Il fait encore très doux ce soir. Tandis qu'il se charge de verser le vin, j'aperçois les flashs par centaines qui illuminent la tour Eiffel, il est 23 heures juste. Je souris bêtement.

- Qu'est-ce qui t'amuse à ce point ? remarque-t-il.

- Quand j'étais jeunes, j'ai souvent rêvé que mon prince charmant m'emmenait tout là-haut, dis-je en désignant le sommet de la tour. Il mettait un genou à terre, me clamait son amour. Et à ce moment-là, la tour se mettait à étinceler.

- Et ? m'encourage-t-il, sérieux.

Je me retourne vers lui et j'accepte le verre qu'il me tend.

- C'est tout !

- Comment ça, c'est tout ? Pas d'applaudissements des touristes ? Pas de cheval blanc, de lit à baldaquin et de nuit d'amour ?

- Non, rien de tout ça. Dans mes rêves, il n'y a jamais personne d'autre. Je crois que je me moque tellement de ce que pensent les gens, leur avis, leur jugement m'est indifférent... alors pourquoi voudriez-vous que j'attende des applaudissements pour quelque chose qui ne regarde que moi ?

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- Qu'est ce que tu veux de moi?

- Je dois absolument rentrer à New York pour samedi, mais je serai de retour pour la signature d'un nouveau contrat d'ici un mois. Je veux que tu sois là.

- Tu veux donc m'obliger à suivre tes romances sur papier glacé et à t'attendre dans l'ombre d'un hôtel de luxe? J'ai l'impression que tu me juges mal, Daniel. Je suis peut-être une employée, une domestique habituée à recevoir des ordres et à être docile mais je ne suis ni une prostituée, ni un objet.

Daniel se hérisse de mes propos et me fait taire en balançant un coup de poing rageur sur la table, renversant au passage son verre de vin à moitié plein.

- Jamais je ne t'ai traitée de la sorte, s'écrie-t-il.

Je ne me laisse pas impressionner par son éclat de colère et je soutiens son regard furibond.

- Si, à l'instant.

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- Si tu ne cesses pas de donner du « Monsieur » à chaque phrase, je t'étrangle, menace-t-il, un sourire aux lèvres.

- Je suis désolée, c'est... plus fort que moi, je bredouille, ahurie.

- Par ailleurs, j'apprécierai que tu me livres le fond de ta pensée, je sais que tu en brûles d'envie parfois. Sache que je ne suis à cheval sur aucune étiquette et que je n'attends pas forcément de toi que tu joues les gouvernantes zélées même si je sais aussi que tu peux l'être.

- C'est que je crains toujours d'outrepasser mes fonctions et de vous ... contrarier.

- Je préférerais que ce soit le cas, affirme-t-il très sérieusement en sondant mon âme de son regard clair. Je n'ai pas réclamé une potiche et je doute que tu en sois une.

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il est déjà là en compagnie d'une femme d'une trentaine d'années et de deux hommes, un jeune blond à l'allure sportive dans son costume gris tout neuf et un autre que je qualifierais volontiers de têtard à hublots avec ses drôles de lunettes rondes. Celui-là a tout l'air d'un banquier ou d'un comptable.

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— Je crois que vous avez fait un excellent choix pour ce collier qu'il soit d'adieu ou d'autre chose.

Je m'éloigne vers la sortie mais il me rappelle avant que je referme la porte.

— Combien de bijoux de valeur possèdes-tu ? me demande-t-il gentiment.

— Aucun, Monsieur Sitrange, lui dis-je sans amertume.

— Et combien d'hommes mets-tu à ton cou ?

— Autant que de bijoux, ce qui me permet d'être aussi lucide sur l'un que sur l'autre.

Je souris malicieusement et je m'en vais. J'ai à peine fait trois pas qu'un

éclat de rire sonore me parvient.

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J'adore sa manière un peu brutale de me contraindre et la couleur de ses yeux qui m'ordonnent, j'adore ses fossettes qui se creusent aux coins de son sourire.

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Le ton est donné ! Si Monsieur Daniel Sitrange se contente de ce genre de services, je n'y vois aucun inconvénient. Mon seul problème est de contenir les élans de mon propre ventre qui ont légèrement imbibé ma petite culotte. Bon sang, que j'avais envie de lui ! Parfois, je me demande si je suis tout à fait normale.

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