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La Sorcière et le Viking, Tome 1 : Le Manteau de Freya



Description ajoutée par Sorcier 2017-02-16T16:41:48+01:00

Résumé

Ermeline, jeune franque vivant dans un manoir des bords de Loire avec son beau-père et son demi-frère, tente de renier ses visions afin de ne pas passer pour une hérétique aux yeux des autres chrétiens.

Bien qu’instruite et d’un caractère vif, elle se voit obligée d’accepter d’épouser l’homme déplaisant choisi par sa famille.

Alors que son avenir se présente sous les pires aspects, la propriété de son beau-père fait l’objet d’une attaque viking. La jeune femme trouve alors le courage de tout abandonner pour partir avec ces sauvages et découvrir un univers beaucoup plus civilisé et tolérant que ce qu’elle avait toujours connu.

Avec le soutien d’Olrick, chef des Vikings, elle acceptera peu à peu ses pouvoirs de divination et en développera de nouveau. Elle deviendra alors une puissante sorcière, prête à tout pour protéger sa nouvelle famille, en particulier Olrick dont la présence ne fera que la troubler chaque jour davantage…

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Classement en biblio - 59 lecteurs

extrait

Prologue

Francie occidentale, 872 après J.-C.

Assise au fond de la chapelle, faisant semblant d’écouter le sermon du père Adalbert, Ermeline repensait à son rêve de la nuit précédente, celui-là même qui la réveillait si souvent depuis sa plus tendre enfance. Malgré les années, il demeurait toujours identique. Invariablement. Elle y voyait sa mère, Mathilde, alors qu’elle n’avait qu’une vingtaine d’années, couchée dans l’herbe à l’ombre d’un peuplier. Les yeux fermés, elle semblait profiter pleinement de la douceur de l’air.

Soudain, un homme d’une stature impressionnante se pencha vers elle. Ses cheveux blonds hirsutes, son menton volontaire et mal rasé, ses yeux bleus comme un glacier auraient dû terroriser la jeune femme.

Pourtant, il n’en fut rien. Bien au contraire, Mathilde ouvrit les paupières et un large sourire illumina son visage. Elle était heureuse de le voir. Ou plutôt, de le revoir. Son amant venu des terres lointaines était son seul espoir d’un avenir radieux. Elle aurait tout donné pour pouvoir vivre à ses côtés, pour l’épouser et lui donner tous les enfants qu’il voulait.

Ermeline n’avait pas besoin d’entrer dans la tête de sa mère pour le savoir. Cela se lisait sur ses traits. Son regard lumineux se voila soudain de désir alors que l’homme se saisissait de sa nuque, l’approchant de son visage. Ils s’embrassèrent avec une fougue qui fit rougir Ermeline, toujours assise au dernier rang de la chapelle.

Bon Dieu ! Elle se trouvait dans un lieu saint ! Elle ne pouvait pas se permettre de telles pensées, même si elles étaient en réalité les souvenirs d’une autre. Et puis, le Seigneur ne tolérait pas ce genre de don. La mère supérieure le lui avait dit et redit un nombre incalculable de fois. Ces visions étaient l’œuvre du diable. Elle devait les ignorer.

D’ailleurs, ce rêve la faisait toujours souffrir. Elle savait qu’elle était née de l’union de sa mère et de ce sauvage. Son beau-père, Sigmar, avait toujours pris plaisir à la traiter de « petite bâtarde ». De toute façon, malgré ses longs cheveux noirs, le bleu de ses yeux était une preuve suffisante de la trahison de sa mère… sauf que, pour les villageois comme pour son mari, Mathilde n’avait pas, à proprement parlé, été coupable d’adultère. Bien qu’elle ne l’ait jamais officiellement dit, tout le monde pensait qu’Ermeline était née d’un viol, d’un acte de barbarie de la pire cruauté.

Pourtant, dès son plus jeune âge, Ermeline avait su que c’était faux. Ses rêves étaient des plus explicites. Sa mère avait vécu une véritable histoire d’amour avec son vrai père. Malheureusement, elle n’avait jamais pu lui dire qu’elle était enceinte. Il avait subitement quitté sa vie.

Mathilde en avait eu le cœur brisé. Elle s’était enfermée dans un mutisme et une aigreur qui ne l’avaient plus jamais quittée. Pourtant, elle avait toujours aimé sa fille qui était la seule à parvenir à lui soutirer un sourire. Elle était tout ce qu’il lui restait de ses rêves, de son amour perdu.

Son mari, puissant baron franc dont l’obstination n’avait d’égal que sa stupidité, n’eut cependant aucun scrupule à éloigner la petite bâtarde de sa mère, l’envoyant dans un couvent dès qu’elle fut en âge de partir. À la suite de quoi Mathilde s’était laissée dépérir. Deux ans après son éloignement forcé, Ermeline avait reçu des missives de son beau-père lui apprenant la maladie, puis le décès de sa mère.

Elle avait cru qu’elle en avait fini avec sa vie d’avant, que l’accès au manoir du baron lui serait désormais interdit, n’étant qu’une bâtarde dont personne ne se souciait. Or, elle avait reçu le matin même l’ordre de Sigmar de retourner dans sa propriété des bords de Loire séance tenante.

Ermeline n’était pas très enthousiaste à l’idée d’obéir à cette injonction. Pourtant, après l’office, elle n’aurait pas d’autre choix que de faire ses bagages, puis de partir avec le cocher qui l’attendait déjà à l’extérieur. Son beau-père avait tout prévu. Son départ du couvent était définitif, les papiers avaient été signés et il ne verserait plus un denier à la mère supérieure. Dans ces conditions, si elle ne partait pas d’elle-même, elle serait mise à la porte dans les plus brefs délais.

Elle n’avait plus qu’à faire contre mauvaise fortune bon cœur. Avec un peu de chance, son retour au manoir serait une bonne chose. En tout cas, elle s’y ennuierait moins qu’ici. C’était certain ! Cette vie de prières n’était vraiment pas faite pour elle.

Alors que la messe prenait fin, elle se demanda si son frère – ou plutôt, son demi-frère comme tout le monde se plaisait à lui rappeler – était toujours au manoir. Elle avait été informée par les nonnes que sa demi-sœur s’était mariée l’année dernière. Qu’en était-il d’Edwald ? Avait-il trouvé une épouse à son goût ? Elle en doutait. Ce jeune homme était une brute sournoise. Aucune femme ne voudrait de lui. En tout cas, de son plein gré. Pour autant, peut-être Sigmar avait-il arrangé un mariage pour son jeune fils, qui s’avérait également être l’héritier de son titre et de son domaine ?

Pour être honnête, Ermeline l’espérait. Elle n’avait pas envie de le voir tourner autour d’elle comme un rapace autour de sa proie.

Chapitre 1

Cloîtrée dans son ancienne chambre de petite fille, Ermeline pleurait amèrement. En revenant dans le manoir où elle avait grandi, elle avait espéré repartir sur de nouvelles bases. Malheureusement, elle avait été durement déçue.

D’abord, l’accueil qui lui avait été réservé s’était avéré des plus froids.

— Ah ! Voici notre petite bâtarde ! s’était exclamé Edwald sans lui laisser le temps d’atteindre le perron.

Puis ce fut le silence. Un silence chargé de tension et de rancœur. Ermeline avait préféré s’éclipser pour ranger ses affaires. Depuis, elle évitait son demi-frère autant qu’elle le pouvait. Hélas, il prenait un malin plaisir à la suivre partout, comme pour guetter la moindre de ses erreurs, la moindre de ses défaillances.

Quant à Sigmar, il lui avait à peine adressé la parole les premiers jours suivant son installation. Elle en était venue à se demander pourquoi il avait exigé son retour chez eux.

Alors qu’elle commençait à sérieusement regretter sa vie au couvent, son beau-père finit par réclamer sa présence dans sa chambre. Tout à la fois curieuse et inquiète, Ermeline s’était empressée d’obéir.

— Nous devons parler de ton avenir, avait commencé Sigmar avant même que la jeune femme n’ait eu le temps de fermer la porte.

Une boule d’angoisse se forma aussitôt dans sa gorge. Elle fit néanmoins tout son possible pour paraître sereine lorsqu’elle s’assit sur une chaise, face à son beau-père. Craignant que sa voix ne trahisse son inquiétude, elle se contenta de hocher la tête pour encourager Sigmar à poursuivre.

— En mémoire de ta mère, je t’ai toujours gardée sous mon aile, reprit-il sur un ton posé. Je t’ai envoyée dans un couvent pour te préserver des ragots du village et pour que tu puisses y être instruite. J’ai fait en sorte que tu restes le plus longtemps possible loin de la dure réalité de la vie. Or, désormais, je ne suis plus en mesure de te protéger. Je n’en ai plus les moyens financiers, les guerres incessantes ayant vidé nos coffres. Il va te falloir être courageuse et assumer ton rôle de femme dans ce monde si cruel et violent.

Sans s’en rendre compte, Ermeline s’était crispée, plantant ses ongles dans les bras du fauteuil. Ce discours hypocrite l’avait blessée, certes, mais ce n’était pas ce qui la bouleversait le plus. En fait, elle voyait très bien où il voulait en venir. Mais, afin de ne pas lui faciliter la tâche et d’avoir le temps de se remettre de ses émotions, elle demeura silencieuse, comme en attente de la suite.

— Nous n’avons plus assez d’argent pour payer les sœurs du couvent, reprit Sigmar d’un ton exagérément peiné. Nous ne pouvons pas plus te garder auprès de nous… Heureusement, j’ai reçu récemment une proposition de mariage pour toi. L’homme en question accepte cette union sans dot, bien qu’il sache que ta naissance est douteuse. C’est une chance exceptionnelle pour toi, surtout dans le contexte actuel…

Avec toutes ces attaques de Vikings, il te faut un protecteur, quelqu’un qui saura te garder en sécurité et payer les tributs exigés par ces barbares !

Sigmar avait la rancune tenace, songea Ermeline. Savait-il que sa mère avait été séduite par l’un de ces Vikings qu’il haïssait tant ? Savait-il seulement que son vrai père en était un ? Rien n’était moins sûr.

En fait, Mathilde ne lui avait probablement jamais rien dit concernant le mystère de sa naissance.

Quoi qu’il en soit, Ermeline n’aurait pas dû être surprise d’entendre son beau-père parler avec une telle véhémence de ces guerriers venus du nord. Elle avait beau avoir passé dix ans enfermée dans un couvent, elle n’ignorait rien de ce qu’il se tramait à l’extérieur. Les Vikings semblaient partis pour vouloir conquérir tout l’ancien royaume de Charlemagne. Les raids s’intensifiaient et personne n’était à l’abri d’une éventuelle attaque surprise.

La jeune femme revit à nouveau sa mère dans les bras d’un de ces païens. Elle avait l’air heureuse,alors. Pourrait-elle vivre le même bonheur en étant mariée à un homme qu’elle ne connaissait pas ? Elle aurait juré que non.

— Qui voulez-vous me faire épouser ? demanda-t-elle après un long silence empreint de réflexion.

— Markvart de Ravel.

Ermeline n’aurait pas été plus stupéfaite si son beau-père l’avait frappée. Elle mit un moment avant de réaliser toutes les implications de cette révélation.

— Mais enfin ! Cet homme est un vieillard. Et un vieillard vicieux, qui plus est ! Sa réputation était déjà infâme lorsque j’étais enfant. Comment pouvez-vous décemment envisager une union entre nous ?

C’est absurde !

— Je crains que tu n’aies pas le choix, assena Sigmar d’un ton rêche. Le contrat a déjà été signé. Je voulais juste t’informer de mes dispositions, pas te demander ton avis.

Sur ce, il se leva de son fauteuil, indiquant ainsi que la conversation était close.

Le cœur lourd, Ermeline se releva lentement. Elle avait l’impression que ses membres étaient en plomb. Abasourdie, elle parvint tout de même à garder sa fierté en quittant la pièce la tête haute. Elle ne devait surtout pas montrer à son beau-père – et encore moins à Edwald – à quel point elle était anéantie par ce qu’on venait de lui imposer.

Elle attendit d’être dans sa chambre, enfermée à double tour, pour se mettre à sangloter, la tête enfouie dans son oreiller. Elle ne savait pas encore ce qu’elle devait faire : accepter son destin ou fuir. Elle avait besoin de réfléchir.

Si sa mère avait encore été là, auprès d’elle, jamais Sigmar ne se serait permis de lui imposer un fiancé pareil. Comment pourrait-elle être heureuse avec un homme rabougri, mesquin, pervers et qui avait plus de deux fois son âge ? Non, ce mariage était voué à l’échec. Elle refusait de se laisser mener à l’autel sachant qu’elle n’aimerait jamais son époux et qu’il la malmènerait d’une manière ou d’une autre.

Pour autant, pouvait-elle s’enfuir ? Elle ne possédait rien. Si elle partait, elle serait livrée à elle même,sans personne pour veiller à sa protection, sans argent pour se nourrir ou se loger. Elle courrait tout droit à sa perte, d’autant que, comme l’avait rappelé son beau-père, ils vivaient une période incertaine entre les raids vikings et les guerres diverses qui ébranlaient la Francie occidentale.

Son dilemme semblait sans issue.

Pendant trois jours, Ermeline avait cherché en vain une solution à cet épineux problème. Lorsque son futur mari arriva au manoir pour un séjour d’une semaine – afin de planifier le mariage – elle sut qu’elle ne pourrait jamais se résoudre à se laisser mener jusqu’à l’autel. Son regard de fouine perverse qui la détaillait des pieds à la tête lui provoquait des frissons d’appréhension. Le seul contact de ses lèvres sur la jointure de ses doigts la révulsait. Dans ces conditions, comment pourrait-elle supporter sa nuit de noce ?

Alors qu’elle subissait la présence dérangeante de Markvart à ses côtés, à la table du dîner, Ermeline fut soudain submergée par des images effrayantes. Une vision de cauchemar l’assaillit. Elle se tenait dans un château délabré et elle savait sans le voir que le domaine avait été pillé par des ennemis – des Vikings, peut-être ?

Toutefois, le calme semblait revenu et tout était silencieux autour d’elle. Elle se tenait dans un coin d’une pièce sombre, en haillons, le visage bleui par les coups reçus, les traits empreints d’une profonde terreur. Au-dessus d’elle, Markvart se tenait bien droit, le regard empli de haine. Il allait la frapper, elle le savait. Et elle craignait autre chose aussi. Quoi ? Ermeline n’eut pas le temps de le savoir. Déjà, la vision s’estompait.

Cela dit, elle en avait vu assez pour comprendre que ce mariage serait une erreur, qu’elle ne supporterait jamais de vivre avec cet homme. Elle devait s’enfuir, peu importait ce que cela lui coûterait.

Le repas se poursuivit dans une humeur hypocritement cordiale. Ermeline fit tout ce qui était en son pouvoir pour ne pas montrer sa peur ni son dégoût. Elle ne devait surtout pas se trahir, dévoiler ses pouvoirs d’hérétique à qui que ce soit. Elle serait brûlée vive sur le champ, ce qui permettrait à son beau-père de se débarrasser d’elle à moindres frais. Les nonnes l’avaient protégée car elles avaient bon cœur, malgré leur sévérité. Il n’en serait pas de même ici. C’était évident !

Déterminée à mettre un terme à cette parodie de fiançailles, elle n’avait plus qu’à mettre un plan en place. Or, elle sut rapidement que ce ne serait pas une tâche facile. Des hommes en armes allaient et venaient jour et nuit sur la propriété, empêchant toute intrusion en même temps qu’ils lui barraient le passage.

Elle allait devoir faire preuve d’ingéniosité. Et la première chose à faire était de repérer le terrain.

Une visite des lieux s’imposait.

Dès le lendemain matin, elle fit part de son souhait à son beau-père, d’une voix qu’elle souhaitait détachée.

— Une promenade ? Quelle bonne idée ! Je serais ravi de vous escorter, s’exclama son prétendant qui se tenait à quelques pas de là, dans le salon principal richement meublé.

Ermeline prit une profonde inspiration pour contrôler sa colère. De quoi se mêlait-il, celui-là ?

— Je crains que, tant que nous ne sommes pas officiellement liés par le mariage, il serait inconvenant que nous soyons aperçus hors de ces murs sans chaperon, fit-elle valoir, d’un ton qu’elle espérait contrit.

— Vous avez raison, répondit Markvart en se frottant le menton, comme en proie à une réflexion intense.

Ermeline crut qu’elle avait gagné, mais c’était sans compter sur l’opiniâtreté de son beau-père.

— Vous n’avez qu’à amener Edwald avec vous, proposa-t-il avec un sourire entendu. Je suis certain qu’il sera ravi d’accompagner sa petite sœur.

Avant même que la jeune femme n’ait eu le temps de protester, Sigmar aboya des ordres pour faire venir son fils aîné. Une poignée de minutes plus tard, il se tenait à la droite d’Ermeline, prêt à quitter le manoir. Visiblement, l’air désenchanté de la jeune femme n’avait fait qu’encourager Edwald à accepter de jouer les protecteurs.

Elle n’avait plus qu’à abandonner son projet initial et se contenter d’observer innocemment les alentours. Il était évident qu’en étant entourée par ces deux êtres vils, elle n’avait aucune chance de pouvoir mener son inspection comme elle l’entendait.

Pendant les premières minutes de la promenade, Ermeline dut tolérer les attentions de Markvart, sous l’œil narquois de son demi-frère. Instinctivement, elle accéléra le pas, s’égarant volontairement dans les allées boisées du domaine, ce qui eut pour effet d’intimer le silence dans le petit groupe. Son soupirant avait visiblement du mal à la suivre. Tant pis pour lui ! Elle n’avait pas l’intention de lui faciliter la vie.

En entendant Markvart haleter derrière elle, elle ne put réprimer un sourire. Elle savourait sa douce – mais bien faible – vengeance lorsqu’elle atteignit une clairière et s’arrêta net.

Elle aurait reconnu cet endroit entre mille, l’ayant vu maintes et maintes fois dans ses rêves.

C’est ici qu’elle avait été conçue.

Le souvenir de sa mère, heureuse dans les bras de son amant, l’assaillit. Cette vision dont elle avait eu honte durant toute son enfance, au point qu’elle n’en avait jamais soufflé mot à quiconque, lui paraissait douce, désormais. Elle aurait aimé connaître le bonheur qui avait éclairé le visage de Mathilde, à ce moment-là. Or, aujourd’hui, le véritable amour semblait être un espoir inaccessible. Le destin avait choisi une autre voie pour elle. Elle allait devoir fuir et vivre comme une mendiante pour le reste de son existence, à moins que son plan n’échoue et qu’elle se retrouve contrainte d’épouser un monstre violent et incapable de la protéger.

Une larme amère perlait à ses cils. Elle la refoula, puis reprit sa progression dans les bois, comme si de rien n’était. Elle ne montrerait pas sa détresse, ni à Edwald ni à son soupirant. Sa fierté était tout ce qu’il lui restait. Elle ne s’en déparerait pas.

Chapitre 2

Markvart n’était pas dupe. Il ne plaisait pas à Ermeline d’être contrainte de l’épouser. Pourtant, il n’avait aucun doute sur le fait qu’elle ferait son devoir, comme toute jeune fille chrétienne qui avait un tant soit peu d’honneur. Oh ! Elle allait lui donner du fil à retordre, mais il saurait la mater. Il éprouvait déjà un immense plaisir rien qu’en songeant à son dressage.

Les pensées d’Edwald, à quelques pas de lui, étaient sensiblement les mêmes. Il était content de voir la petite bâtarde se débattre intérieurement entre ses désirs et son devoir. Elle avait eu une existence protégée, jusque-là, mais elle allait déchanter avec un époux comme Markvart. Elle allait vite apprendre la docilité et le respect dû aux hommes.

Ils étaient tous deux à mille lieux de penser qu’Ermeline n’avait pas du tout l’intention de respecter les volontés de son beau-père.

Plongée dans ses pensées, elle n’avait pas vraiment fait attention à l’endroit où elle se trouvait et elle était complètement perdue. Mais elle n’en avait cure. Elle poursuivait sa marche, plusieurs toises devant les autres. À plusieurs reprises, ils l’avaient hélée pour lui demander de ralentir l’allure.

Systématiquement, elle avait obéi pour les laisser venir à sa hauteur, puis avait repris de l’avance. Ce qu’ils pensaient d’elle et de ses manières n’avait aucune importance. Elle ne les supportait ni l’un ni l’autre.

De nouveau, elle se tenait loin devant eux et Edwald l’appela d’une voix autoritaire. Ermeline s’arrêta net. Elle se trouvait juste devant le ruisseau qui serpentait sur le domaine. Le pont de bois l’appelait irrésistiblement, en même temps qu’un curieux pressentiment l’envahissait. Les yeux clos, elle attendit une vision qui ne vint pas. Lorsqu’elle regarda à nouveau autour d’elle, rien n’avait changé. Son demifrère l’avait rejointe. Markvart arrivait derrière elle, d’un pas lourd, la respiration sifflante.

— Nous devrions rentrer, maintenant, fit Edwald en se détournant du cours d’eau.

Sans vraiment savoir pourquoi, Ermeline n’en avait aucune envie. En fait, elle sentait que quelque chose l’attendait de l’autre côté du pont. Malheureusement, elle ne voyait pas comment elle pouvait défier la volonté des hommes qui l’encadraient.

De mauvaise grâce, elle acquiesça d’un hochement de tête. Il lui faudrait être très attentive sur le chemin du retour si elle voulait retrouver cet endroit… car elle devait y retourner. Tout son être le réclamait. Il lui fallait découvrir ce qui se trouvait sur l’autre rive. Avec un soupir résigné, elle suivit les hommes qui l’accompagnaient. Traînant les pieds, elle ralentit sensiblement le rythme, ce qui semblait satisfaire Markvart.

Edwald avait pris de l’avance. Il dut s’arrêter pour attendre le couple. Toutefois, quand il se retourna pour voir où ils en étaient, son visage se figea.

Alertée par la crainte qui se lisait dans ses yeux, Ermeline se retourna à son tour, pour apercevoir une dizaine de Vikings lourdement armés passer le pont dans un silence hautain. Étrangement, la jeune femme n’en éprouva aucune crainte. Après tout, son père n’était-il pas l’un d’entre eux ? Du sang viking ne coulait-il pas dans ses veines ?

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Commentaires récents

Argent

Un tome 1 plutôt court qui nous permet tout de même d'apprécier ce roman ! C'est le premier livre que je lis sur les vikings et j'ai bien aimé l'univers. On retrouve la Francie et la mythologie viking mêlée en une seule personne : Ermeline. Elle m'a tout de suite plu, et Olrik tout autant !

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Bronze

Voici une histoire fantastique, comme on les aiment !

Un univers bien décrit, des personnages bien construits, attachants...

On voit qu'Adeline Neetesonne à pu faire des recherches sur son sujet, même si, peut être, que les vikings n'étaient pas aussi doux que ceux de son livre.

Une pointe de romance, un peu prévisible, mais bien amenée. Du mystère autour de l'héroïne, ses dons, l'attirance que les Dieux ont pour elle... Son parcours, ses visions... L’univers mis en place est top.

En conclusion, j’ai passé un très bon moment aux côtés des protagonistes de ce roman et j'ai hâte de connaître la suite.

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Diamant

You ou la compagnie, je suis de retour pour une nouvelle chronique. Normalement, et selon ce que j’ai posté sur les réseaux sociaux, je devais vous parler de certains drôles d’oiseaux divins, sexy, majestueux et puissants que sont les anges. Mais bon voilà, hier soir j’ai passé une superbe nuit en très bonne compagnie et comme je suis encore toute retournée par ma dernière lecture qui m’a tenu éveillée jusqu’au petit jour, je me suis dite que ce serait pas mal de vous le faire découvrir. Sincèrement, c’est par pur hasard que je suis tombée sur le premier tome de la micro série, et comme à mon habitude j’ai flachée sur la splendide couverture. En tout cas, je n’aurai jamais su qui aurait été Adeline Neetesonne si je ne m’étais pas plongée aussi profondément dans l’histoire. Car il faut bien le dire, je fus totalement éblouie par les personnages et surtout par l’un d’entre eux. J’ai eu un méga coup de cœur et je suis encore à me demander quand je retournerais dans l’histoire avec le tome deux.

Mais en attendant, je vous propose de lire le résumé de cette magnifique épopée qui jusqu’à encore maintenant se trouve ancrée dans mon petit cœur de livrophage. Ermeline, jeune franque vivant dans un manoir des bords de Loire avec son beau-père et son demi-frère, tente de renier ses visions afin de ne pas passer pour une hérétique aux yeux des autres chrétiens. Bien qu’instruite et d’un caractère vif, elle se voit obligée d’accepter d’épouser l’homme déplaisant choisi par sa famille. Alors que son avenir se présente sous les pires aspects, la propriété de son beau-père fait l’objet d’une attaque viking. La jeune femme trouve alors le courage de tout abandonner pour partir avec ces sauvages et découvrir un univers beaucoup plus civilisé et tolérant que ce qu’elle avait toujours connu. Avec le soutien d’Olrick, chef des Vikings, elle acceptera peu à peu ses pouvoirs de divination et en développera de nouveau. Elle deviendra alors une puissante sorcière, prête à tout pour protéger sa nouvelle famille, en particulier Olrick dont la présence ne fera que la troubler chaque jour davantage…

Oh la la !!!! Je ne sais pas vous ? Mais moi ce résumé me met l’eau à la bouche. Il émoustille les papilles culturelles de ma livrophagie. Oh ! Et pour en plus ne pas rester sur ma faim, les personnages sont croquants, craquants, en résumé je n’en ferai qu’une bouchée, du moins pour certains d’entre eux.

Ermeline est une très belle jeune femme qui depuis son enfance vit dans un couvent. Sa mère mourut quelque temps après son départ, et durant son enfance, autant par son père que par son frère ou encore que ce soient les gens du village, tous la traitent comme une batarde. Car la particularité de cette jeune femme, est d’être brune aux yeux d’un bleu irréel, comme ceux d’un viking. Mais là où les choses se corsent, vient du fait que depuis toute petite, elle a des visions. C’est d’ailleurs de cette façon qu’elle sait que son père n’est pas son père, et qu’elle est à moitié viking. Quand son père la fait rentrer du couvent soi-disant parce qu’il n’a plus assez de moyen pour l’y laisser, elle découvre avec stupéfaction que son beau-père lui a arranger un mariage avec un vieillard sournois. Et comme elle n’aime pas son fiancé, elle cherchera un moyen pour quitter sa maison. C’est d’ailleurs lors d’une promenade, qu’elle va rencontrer une patouille de viking et que son destin va se mettre en route. Ermeline est une jeune femme forte, impérieuse, elle sait quand l’ouvrir et quand elle doit garder le silence. Néanmoins, elle possède une force de caractère peu commune. Elle ne pleure pas quand son demi-frère et son fiancé l’échange contre leurs libertés, bien au contraire. Elle leur tourne le dos, lève la tête et marche avec fierté. Son âme est pure et douce comme du miel. Elle n’hésite pas à veiller sur les viking malade, les aide, et ses visions vont lui permettre de gagner sa liberté. Et au lieu de partir, elle reste. Elle est une jeune femme forte, en plus afin de se protéger, elle va alors apprendre à se battre, et petit à petit elle va alors s’intégrer au groupe de guerrier. Elle qui a débarqué dans ce monde en tant que traell (esclave) va finir en tant que frjalsgjafi (femme libre). Et tout cela grâce à ses compétences, sa douceur, sa gentillesse et ses don divinatoires.

Olrick est un jarl (chef de clan) qui est venu en France sur le bord de la Loir afin d’y mener quelque pillage. Il est honnête, fort, magnifique, et surtout protecteur envers les gens qui le servent. C’est d’ailleurs lors d’un raid qu’il a ‘’capturer’’ sa belle Ermeline. Dès le début il est fasciné par la jeune fille, ensorcelé même. Il est plus que respectueux envers elle, il cherche à lui faire plaisir. Et quand il découvre que la jeune fille est une loeknir (sorcière) il va l’affranchir et lui donner le poste. De plus, quand il voit que les siens sont mal en points, il va jusqu’à aller rechercher un endroit sûr pour qu’ils puissent reprendre des forces et guérir. Au fond ce qui fait de lui un bon chef de clan, ce n’est pas le fait qu’il soit un viking, mais qu’il soit attentionné autant envers son peuple qu’envers les esclaves. Il m’a fait une forte impression.

Sigmar est le beau-père d’Ermeline. C’est un être abject. Comment une personne de son rang et de son âge, peut-il dire à une petite fille qu’elle est une batarde. Sans compter qu’il monte son propre fils contre la jeune fille. Mais pire que tout, comment peut-il fiancé une jeune demoiselle à un être qui soit suffisamment vieux pour être son grand père. Chaque fois que je lisais un passage sur lui, j’avais envie de vomir. Alors pour ce qui est de sa mort, elle était vraiment faite pour lui.

Edwald est le fils de Sigmar et demi-frère d’Ermeline. Tout comme son père, lui aussi est un être remplie de fiel envers la jeune fille. Il m’a dégouté.

Markvart est le prétendu fiancé d’Ermeline. Plus abject, plus hypocrite, sournois et méprisable que lui tu meurs. Je ne l’aime pas du tout. Il est vrai qu’il a signé un contrat de mariage afin qu’Ermeline devienne son épouse, mais une vision de cette dernière lui apprend qu’en réalité il va faire d’elle une esclave. J’en ai encore des frissons qui jouent sur mon corps quand j’imagine ce dont il est capable. C’est un lâche, un capon, un …. Bref je ne l’aime vraiment pas.

Terkel est un jeune viking. Très vite il devient le meilleur ami d’Ermeline. Il va lui apprendre les coutumes de son pays natale, et quand cette dernière va devenir une femme ‘’libre’’, il va alors lui apprendre à se battre. Je me suis souvent demander s’il ne serait pas un chouya amoureux de la belle sorcière. Il est attendrissant.

Bjornulf est le véritable père d’Ermeline. Dès leurs rencontres, il croie que la jeune fille le déteste, parce qu’il a laissé la mère de cette dernière en France. Alors quand il découvre qu’en réalité la jeune fille est la fille de la femme qu’il avait aimé vingt ans auparavant et qu’en plus elle est sa fille, le pauvre bougre va se sentir heureux comme jamais. Il va alors la veillé, la nourrir, lui accorder le mariage, la reconnaitre devant tous, il va … Bref il va être bien plus un père pour elle que ne l’a été Sigmar depuis sa naissance.

Gunnar est le fils de Bjornulf, ce qui fait de lui le frère de la jeune fille. Il va suspecter pas mal de chose en ce qui concerne son père pour la manière dont il va s’occuper de la jeune fille. Mais quand il apprendra la vérité sur les origines de la jeune demoiselle, il sera le plus heureux des hommes. Il ne pourra s’empêcher de veiller sur elle et de la protéger. En fait, il deviendra un vrai frère pour la jeune fille.

Bien entendu, on y retrouve plein d’autre personnages aussi fascinants que les uns que les autres avec les esclaves francs, les dieux. Car oui les dieux nordiques sont très présents dans l’histoire. Et puis bien d’autres encore.

Seigneur, je tapote encore et encore sur mon clavier sans me rend compte que ma chronique à bien avancée, vu que je suis déjà sur le point qui parle du roman en lui-même. Oh mon dieu ! Et comme de coutume, je vais vous parler de la plume du roman, de la romance entre les personnages et pour finir l’intrigue du livre.

La plume de Adeline Neetesonne est magique. En lisant ce livre, je me suis laissée transportée par sa plume entrainante, légère, romantique, historique dans un univers sombre où chaque instant passé vous fait décoller de votre canapé où vous vous êtes installé tranquillement. Les pages se sont mises à défilées, les mots dansaient devant mes yeux, et les émotions me sautaient à la figurent. Mon petit cœur lui ne cessait de sursauter au moindre rebondissement. La lecture est rythmée tant par les actions, les rebondissements, les quiproquos, les retournements de situations. Je n’ai cessé d’avoir peur pour cette jeune héroïne qui au fond se découvrait. Les paysages sont comme des tableau de notre France côté de la Loire avec comme toile de fond les rivages de ce fleuve avec les manoirs et les villages aux alentours. Les personnages sont simples dans leurs attitudes, ils nous ensorcellent par leur modestie et leur droiture pour la plus part. Et quand l’un des deux personnages principaux souffre, nous aussi souffrons avec lui. L’univers mis en place est plutôt agréable, même s’il reste sombre en ce qui concerne certaine chose, mais le fait de suivre l’évolution de tout un chacun autant par les yeux d’Ermeline que d’Olrick nous permet de découvrir ce monde de manière totalement irréel. De plus les chapitres sont cours et je n’ai réussi à aucun moment à lâcher mon livre, tant le récit est additif. D’où le fait que j’ai passé une nuit blanche dont j’en suis fort heureuse.

La romance entre Olrick et Ermeline, ne se fait pas tout d’un coup comme cela, comme tant d’autres livres à l’eau de rose du même genre. Non : On sent que cet romance, ou plutôt cet amour se met en place petit à petit. Quand Ermeline arrive au campement sans faire d’histoire, Olrick va chercher à découvrir ce qu’elle cache. Et c’est en l’amenant à avoir confiance en lui qu’il y parviendra. Par la suite, à force de côtoyer ce beau blondinet de viking, Ermeline se fera un plaisir d’accepter la proposition de mariage. Olrick est doux, attentionné envers la jeune fille. Il l’écoute, l’observe, la protège, et cherche à lui faire plaisir. Il est heureux auprès d’elle et vice versa. Il ne se cache pas, il ne nie pas ses sentiments, au contraire, il l’avoue. Malheureusement quand les dieux s’en mêlent …. Cela fait mal. Mais je jeune guerrier reste confiant et reste tranquillement auprès de la belle donzelle pour la soutenir et veillé sur elle chaque fois qu’elle a une vision. Si cela n’est plus de l’amour, alors je ne suis plus Parole d’une livrophage nom d’un bon bouquin. En tout cas cette romance m’a laissée bien plus rêveuse qu’il ne devrait.

L’intrigue du livre est plutôt simple elle aussi. Les questions principales qui en ressortent sont qui est réellement Ermeline ? Pourquoi les dieux se battent tant pour elle ? Et qu’est-elle vraiment ? Car durant toute la lecture, nombreuses seront les questions qui vont en ressortir. Mais chacune obtiendra leurs réponses. Néanmoins, comme le fils d’Ariane est bien sur Ermeline, je pense que c’est en lisant le tome deux que je découvrirais mes réponses. Cependant, je sens que l’auteur a su admirablement mêler autant le fantastique par la magie, les dieux etc avec la romance. Car le lecteur se laisse happer par cette intrigue captivante que l’auteur a su construire. Elle l’a tellement bien ficelée, que quand on décore le livre, on sent les senteurs, les aromes, le gout, la texture de chaque mot, de chaque phrase sur son cœur, et surtout dans son âme. Je ne sais pas comment cette auteure à fait, mais je ne pense pas que j’ai dû rencontrer un autre livre de ce genre. Quoique !!!! Avec moi on ne sait jamais. J4adore tellement lire qu’il m’est complètement impossible de dire que je n’ai jamais eu un livre similaire à me mettre à la bouche.

En conclusion, La sorcière et le viking tome un est un excellent livre. J’ai passé un formidable moment de détente culturelle en compagnie de deux têtes dures. Les personnages me laissaient continuellement aux aguets, tant ils éveillaient ma curiosité. D’ailleurs je me suis énormément attachée à Ermeline tout particulièrement dont la vie avant sa rencontre avec les vikings ne fut guère facile. Une plume addictive et légère, dans un paysage français et un univers de divinité nordique. Bref, ce premier tome n’est qu’une mise en bouche je le pense, mais si passionnant. Malheureusement cette fin ne me convient pas. Mais je me dis que c’est pour découvrir plus en avant que l’auteur ait mis en place ce final si douloureux. En attendant je vais de ce pas m’atteler à la suite du livre, et vous dit à bientôt mes livrophages pour une autre chronique.

plus de chronique sur mon site http://le-petit-univers-litteraire-de-miss-vampiress44.e-monsite.com/

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Lu aussi

C'était intéressant, l'écriture est bonne, les détails sur les vikings passionnants...

Et pourtant, je ne continuerai pas cette série.

Pourquoi ? Parce qu'il a été impossible pour moi de m'attacher aux personnages. Je les ai trouvés trop lisses. L'héroïne est une vraie Mary-Sue, elle est géniale en tous points, elle réussit tout ce qu'elle entreprend, elle a des super-pouvoirs, elle est super intelligente, elle apprend à se battre et devient quasiment tout de suite aussi bonne que son instructeur, elle sait soigner les gens, elle est respectée direct par tout le monde, elle est belle, elle est bien-née finalement, etc etc...

De plus, je trouve les vikings un peu trop "parfaits" avec leurs prisonniers et esclaves...

Aucune femme violée, vraiment ? L'autrice explique au début du livre que le viol était un crime horrible dans la société viking, soit, mais là on ne parle pas du viol de femmes libres mais bien d'esclaves, vues comme des possessions appartenant à leurs maîtres qui pouvaient en faire ce qu'ils voulaient.

De même, l'autrice passe gentiment sous silence les châtiments réservés aux prisonniers qui s'échappent ou sur les deux prisonnières qui essaieront de tuer Ermaline...

Je ne dis pas que les vikings traitaient forcément mal leurs prisonniers ou leurs esclaves, mais là on croirait lire un camp de vacances et que vivre parmi les vikings, quel que soit son statut social, c'est le paradis sur Terre !

Je vais donc m'arrêter à ce premier volume dont je ne nie pas les qualités littéraires et qui plaira sûrement à d'autres.

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Diamant

Je l'ai commencé par défaut, parce que j'avais pas grand chse d'autre sous la main... et heureusement ^^ Cette histoire est juste géniale !! ^^ Vivement la suite ^^

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Lu aussi

C'est un livre que j'ai beaucoup aimé, les personnages sont bien travaillé, les pouvoirs du personnage féminin bien emmené. On est dedans et jusqu'à la fin je ne savais pas trop se qui allé se passer, on ne vois pas les choses venir, et oui l'histoire va un peu vite, en même temps, en temps de guerre tout va vite.

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Lu aussi

Je suis un peu déçu par cette lecture.

L'univers, l'intrigue et les personnages ont tous un énorme potentiel à mes yeux mais tout va beaucoup trop vite. J'ai le sentiment que l'évolution des personnages, leurs relations et l'intrigue sont bâcles.

Vraiment dommage car l'histoire pourrait être vraiment passionnante. Une petite déception donc mais l'histoire reste agréable à lire et d'autres personnes seront sans doute plus séduite que moi.

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Je viens de le finir! pour ma part facile à lire on se laisse emporté par les personnages vraiment hâte que le tome 2 sorte en bref j'ai adoré

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Date de sortie

La Sorcière et le Viking, Tome 1 : Le Manteau de Freya

  • France : 2017-02-15 (Français)

Activité récente

Jo_s l'ajoute dans sa biblio or
2020-09-22T14:52:04+02:00

Évaluations

Les chiffres

lecteurs 59
Commentaires 8
extraits 1
Evaluations 26
Note globale 7.54 / 10

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