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La splendeur du pingouin



Description ajoutée par Pennyworth 2013-09-09T15:22:29+02:00

Résumé

Comment le jeune Oswald Cobblepot est-il passé du statut d'enfant bien trop chéri par sa mère à celui de criminel le plus redouté de Gotham ? Aujourd'hui, l'empire du Pingouin vacille sous les derniers coups d'éclat du Chevalier Noir, mais autre chose semble occuper l'esprit d'Oswald. Une rencontre amoureuse, chose totalement inattendue pour cet homme que la Nature a plongé dès l'enfance dans une solitude absolue. Quelque chose qui rappellera au baron du crime les humiliations endurées par le petit Oswald. Cette sérénité souhaitée saura-t-elle guérir l'âme noircie du redoutable Pingouin ? C'est ce dont Batman devra s'assurer.

LA SPLENDEUR DU PINGOUIN visite pour la première fois les origines et le parcours du Pingouin à travers un récit imaginé par Gregg HURWITZ (Batman, the dark knight) et magistralement mis en images par le dessinateur Szymon KUDRANSKI (Detective comics, Spawn). Ce récit d'amour et de haine est complété par Rira bien... de Jason AARON (Scalped, Thor) et Jason PEARSON (Body Bags), explorant un peu plus la relation complexe qu'Oswald Cobblepot entretient avec la gente féminine.

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Classement en biblio - 20 lecteurs

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6 lecteurs
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1 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par LesMotsPourRever 2016-11-03T20:14:59+01:00

Il met une salle sous son emprise par sa seule présence. La puissance émane de lui. À quoi peut ressembler le monde de son point de vue ? Qu’est-ce que ça doit faire ?

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par RedBlueMoon 2017-07-27T00:12:03+02:00
Diamant

J'avais un mauvais a priori sur le Pingouin après le visionnage de Batman Returns de Tim Burton ; j'ai adoré le découvrir ici. Son histoire est vraiment triste, touchante. C'est un personnage plus complexe qu'un simple méchant ; son histoire montre un peu les conséquences de la cruauté, du harcèlement, de la discrimination. Un très bon comics.

http://redbluemoon.unblog.fr/2017/07/27/batman-la-splendeur-du-pingouin-de-gregg-hurwitz-jason-aaron-szymon-kudranski-et-jason-pearson/

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Commentaire ajouté par LesMotsPourRever 2016-11-03T20:14:28+01:00
Argent

Oswald Chesterfield Cobblepot est l’une des personnes les plus influentes et les plus redoutées de Gotham City. Si sa fortune colossale lui permet tous les excès, il n’hésite pas à voler ce qui ne peut s’acheter. Quiconque le regarde de travers ou lui manque de respect verra sa vie littéralement s’effondrer en un claquement de doigts sans pouvoir rien y faire.

Le Pingouin est incontestablement l’un des méchants que je préfère dans l’univers de Batman, même si on ne le voit que trop peu souvent. Ma fascination pour ce personnage a commencé avec Batman, returns, de Tim Burton. J’étais jeune, je ne comprenais pas tout, mais j’adorai à un point inimaginable. La série animée des années 90 n’a fait que me conforter dans mon choix, même si le personnage y était moins sombre. Quel plaisir donc, de découvrir un album qui lui soit entièrement consacré ! Album un peu maigre, il faut bien le reconnaître, et c’est vraiment dommage. J’aurais tellement aimé en apprendre encore plus ! Même si je reconnais que Hurwitz nous en dit déjà beaucoup, du moins sur sa version de l’histoire.

Ici Oswald n’est pas issue d’une famille déjà riche et influente, pas plus qu’il n’a été abandonné à la naissance. Aimé sans limite par sa mère, Oswald ne trouve pas grâce aux yeux de son père à cause de sa difformité, de sa stature chétive, peut-être même de son incapacité à tenir tête à ses trois grands frères. Raillé et martyrisé à l’école comme chez lui, peu aidé par sa mère malgré l’amour qu’elle lui porte, Oswald trouve la compagnie dont il a besoin auprès des oiseaux. C’est une enfance froide qui l’a conduit à devenir l’homme qu’il est aujourd’hui. Charismatique, certes, mais empli de méchanceté, de cruauté et de machiavélisme. S’il ne tue pas lui-même, il a toujours des hommes de main prêts à le faire pour lui. Aux yeux du Pingouins peu importe les méthodes de ses sbires tant qu’ils obtiennent ce qu’il convoite. C’est ainsi que pour récupérer un énorme rubis monté en pendentif, ses hommes n’hésite pas à décapiter la propriétaire en pleine rue. Je dois reconnaître que je ne m’attendais pas à une telle violence. Le Pingouin auquel je suis habitué a un peu plus de classe et de principes moraux. Voleur oui, meurtrier non.

Mais il faut cependant préciser que ce Pingouin vu par Hurwitz n’est pas le plus sain d’esprit. La relation qu’il a avec sa mère n’est pas des plus normales. Son propre père l’avait remarqué à l’époque : Oswald ne regarde pas sa mère comme un enfant. Rien n’est dit clairement, peut-être pour ne pas repousser les limites des lecteurs, mais Oedipe n’est pas très loin. L’affection qu’il porte à sa mère le pousse à faire des choses inconsidérées mais aussi à « éliminer la concurrence », quelle qu’elle soit. Oswald commet son premier meurtre alors qu’il n’a pas dix ans.

Hurwitz s’efforce donc avec La splendeur du Pingouin de nous dépeindre l’enfance du Pingouin comme pour nous expliquer l’homme qu’il est devenu. Au final, si l’on veut simplifier les choses, tout ça n’est plus qu’une histoire de vengeance : contre sa famille, contre ces enfants qui se sont moqués de lui, contre cette société qui l’a rejeté. Ce Pingouin inspire la crainte et l’horreur, certes, mais il fait aussi pitié. Je n’ai pu m’empêcher de ressentir une certaine empathie pour lui quand on voit tout ce qu’il a traversé. Je ne dis pas que tout cela excuse son comportement actuel, mais les scènes de son enfance font qu’au final l’homme qu’il est devenu ne nous surprend pas, on en vient à comprendre pourquoi il agit ainsi (même si évidement on ne le cautionne pas). Le plus triste dans tout ça est que sans son argent, Oswald ne serait rien. C’est la crainte et la peur qui inspire le respect aux gens qui l’entourent mais qui voudrait de ce genre de respect ? Inconsciemment, le Pingouin lui-même sait que son empire n’est qu’illusion. Il suffit que Batman se dresse contre lui pour que les railleries reprennent, pour que son assurance vacille.

Apparait alors Cassandra, comme une petite lueur d’espoir. Aveugle, elle ne peut avoir conscience de la difformité du Pingouin (qui se garde bien de la laisser le toucher). Leur histoire est belle mais on sait déjà que ça ne peut que mal finir. La seule question qui reste est de savoir comment. Honnêtement, je ne m’attendais pas à un tel acte de la part du Pingouin et pourtant avec le recul, tout est parfaitement logique. Paradoxalement cette romance me fait éprouver encore plus de pitié pour le Pingouin si avide de tendresse et d’affection. Sans oublier qu’il donne l’impression d’avoir honte d’être ce criminel craint et redouté, lui qui en était pourtant si fier jusque là.

Mon plus gros regret concerne la vitesse du récit. On passe de l’enfance d’Oswald a sa vie en tant que Pingouin, mais nous ignorons tout de ce qu’il s’est passé entre ces deux époques. Comment est-il devenu un personnage influent de Gotham ? Comment a-t-il construit son réseau ?

Côté graphismes, je suis partagée. L’ambiance est très sombre, malsaine, oppressante, ce qui colle parfaitement avec les sentiments qu’inspire le Pingouin. Ce choix desserre malheureusement parfois le récit : les scènes d’action sont bizarrement confuses, on peine parfois à comprendre ce qui se joue pourtant devant nos yeux. Les personnages ne retrouvent parfois noyés dans les ténèbres qui composent le décor. D’ailleurs lorsque vous lirez ce livre prévoyez une bonne source de lumière. Les couleurs vives y sont rares et le noir (sous toutes ses nuances) y abonde.

Côté bonus, cet opus s’accompagne d’une histoire de Jason Aaron et Jason Pearson où le Joker nous raconte l’histoire de ce petit garçon difforme qui deviendra plus tard le Pingouin. Ce récit est bien moins sombre graphiquement parlant mais le personnage principal n’y est pas plus stable ‘l’inceste en moins). Je comprends l’idée d’avoir rassemblé les deux histoires en un même volume puisque le Pingouin y a le rôle principal, mais malheureusement cela produit un effet redondant. Ici aussi Oswald se met à changer au contact d’une jeune femme, le rendant moins cruel pour un temps. Et ici aussi la romance ne peut que mal finir.

La splendeur du Pingouin se révèle être un titre particulièrement glauque pour l’univers de Batman. On ne peut s’empêcher d’éprouver un certain malaise à la lecture et pourtant il est impossible d’arrêter de lire. On veut savoir jusqu’où ira le Pingouin et si quelqu’un sera capable de l’arrêter. Les scènes de combat ne sont pas légion et le scénario n’a rien d’exceptionnel, mais ici il s’agit avant tout de psychologie. Jamais le Pingouin n’avait été pensé avec autant de profondeur.

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Commentaire ajouté par Armide 2013-11-01T16:17:36+01:00
Lu aussi

Bof! Le principal interêt de ce comic book est de revisiter le passé du Pingouin, un des "méchants" de Batman. Le graphisme est assez laid, et l'histoire assez caricaturale.

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Commentaire ajouté par Pennyworth 2013-09-09T15:37:42+02:00
Or

Le pingouin n'est pas un personnage que les auteurs choissisent souvent pour être le méchant principal de Batman. Pourtant, on le croise très souvent dans les comics, renseignant le chevalier noir ou complotant contre lui. Bref, c'est donc un personnage incontournable que nous présente Urban. C'est d'ailleurs pratiquement le seul méchant qui n'est pas fou mais plutôt froidement calculateur. Et pourtant on apprend qu'il cache un profond traumatisme qui n'est pas sans rappeler la version burtonesque offerte par Batman le défi au début des années 90. Pour autant, ce tome retrace les origines du Pingouin en le faisant évoluer dans une famille déchirée entre sa mère qui le soutient et son père associé à ses frères et soeurs qui le martyrisent. Une enfance traumatisante donc qui, s'il ne le rend pas cinglé, le marque profondément et fait de lui le parrain de la pègre de Gotham le plus craint qui ait jamais existé.

Cela conditionne également son rapport avec les femmes et son caractère violent.

Les dessins mettent en exergue le climat sombre et sordide dans lequel évolue le pingouin par des couleurs de circonstances et des cadrages généralisés sur les visages et leurs expressions. Les émotions comme la peur, l'effroi ou la surprise nous saisissent comme si nous vivions les situations. Les quelques apparitions de Batman font leur petit effet.

C'est donc un grand comics que fournit Urban avec toute la pédagogie dont fait preuve l'éditeur qui nous gratifie de plusieurs explications concernant le personnage, ses origines et son évolution dans les comics, qui permettent aux novices d'apprécier ce comics.

Je le conseille donc fortement :3

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Date de sortie

La splendeur du pingouin

  • France : 2013-07-05 - Poche (Français)

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Les chiffres

Lecteurs 20
Commentaires 4
Extraits 1
Evaluations 6
Note globale 8.17 / 10

Évaluations