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La Surprise d'une rencontre



Description ajoutée par Underworld 2019-10-01T03:55:10+02:00

Résumé

Ewan Sinclair est prêt à tout pour découvrir la vérité sur la mort tragique de son beau-fils, Kit. Et qui mieux que celle qui vivait et travaillait avec lui, une jeune chanteuse nommée Tiree, pourrait lui expliquer ce qui s'est réellement passé ? Bien décidé à obtenir ce qu'il veut, Ewan se présente à la porte du petit cottage où vit Tiree. Mais alors qu'il pensait trouver une créature arrogante, futile et égoïste, il découvre une jeune femme sensible et ravissante, qui semble cacher un lourd secret...

* * *

Description en VO :

Ewan Sinclair just wanted the truth, andalthough Tiree refused to tell him anything,he found he was attracted to her! Ewan Sinclair,the solid, respectable doctor, and Tiree, wild andrebellious,were complete opposites—and yettheir fiery passion could not be ignored….Can Tiree overcome the secrets of the pastand find lasting love with Ewan?

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Classement en biblio - 4 lecteurs

extrait

Extrait ajouté par Underworld 2019-10-01T04:23:44+02:00

** Extrait offert par Alison Fraser **

1.

Ewan Sinclair — Sinc pour ses amis — se versa un verre de whisky et s’assit à son bureau. L’enquête venait de prendre fin et le verdict était tombé : la mort de Kit n’était qu’un tragique mais banal accident.

Si tout un chacun pouvait se satisfaire de ce verdict, ce n’était pas son cas. Pour lui, trois personnes, au moins, portaient la responsabilité de la mort de Kit.

Lui-même, en tout premier lieu. Certes, il n’était pas le père biologique de Kit. Pourtant, il aurait dû l’aider à grandir. Hélas, lorsqu’il avait atteint l’âge ingrat de l’adolescence, Kit ne s’était pas tourné vers lui. Sans doute avait-il craint qu’il ne lui fasse la morale. Sans doute était-ce ce qu’il aurait fait. Qui sait ? La mort, hélas, ne permet pas de revenir en arrière.

Ensuite venait Stuart Maclennan. Il avait été impossible d’établir avec certitude si, au moment où la voiture et la moto avaient quitté la route, Stuart et Kit faisaient la course. Mais les analyses avaient démontré que Stuart conduisait sous l’emprise de la drogue.

Et, enfin, venait Ti Nemo, la chanteuse du groupe Kinetic Sugar dont Kit et Stuart étaient les musiciens. Sinclair l’avait longuement observée, sur le banc des témoins, avec sa chevelure blonde peroxydée et son maquillage outrancier. Il avait senti à son égard une aversion spontanée en l’écoutant débiter le système de défense sans doute conseillé par son avocat. Il avait éprouvé une irrésistible envie de se lever, d’aller vers elle et de la secouer afin qu’elle cesse de mentir.

Mais il était resté rivé à son siège.

Il imagina sans peine les remarques acerbes que n’aurait pas manqué de lui adresser Nicole, sa femme, si elle était encore en vie. Il était trop bien élevé, trop vieux jeu, comme elle disait !

Pour Kit, il se devait de faire quelque chose, mais quoi ?

Il ouvrit le tiroir dans lequel il avait rangé les objets remis par la police : une bague, un bracelet de cuir, une montre cassée, les aiguilles à jamais figées sur l’heure de l’accident. Bien peu de choses, en vérité, pour dix-neuf ans de vie !

Un dernier objet lui ayant appartenu avait été trouvé dans la boîte à gants de la voiture de Maclennan : un téléphone portable. Jusqu’à ce jour, Sinc l’avait laissé enfoui au fond du tiroir et attendu la fin du procès pour agir. Un procès qui n’avait pas répondu à la question qui le hantait : pourquoi Kit avait-il pris ce virage dangereux à plus de cent kilomètres à l’heure ?

L’heure était venue de trouver la réponse.

Il alluma le téléphone. Un code à quatre chiffres était requis. Il tenta le numéro de l’appartement de Kit, puis l’année de sa naissance. Code incorrect. Il essaya le jour et le mois de sa naissance. Code accepté.

Toute autre personne aurait vu là un signe du destin. Sinc n’y vit que l’habitude de Kit de ne pas encombrer inutilement sa mémoire. Il fit défiler les noms sur le répertoire et trouva instantanément celui qu’il cherchait. TN. Les initiales de Ti Nemo. Quel nom ridicule ! A l’évidence, Kit l’appelait souvent, sur son fixe et sur son portable. Cela prouvait combien la chanteuse était importante pour lui. L’espace de quelques secondes, Sinc hésita puis enfonça résolument la touche d’appel correspondant au numéro du téléphone fixe.

* * *

Tiree Nemo se servit un verre de vin. La jeune femme ne buvait guère d’alcool, mais, dans l’instant précis, elle avait sérieusement besoin d’un remontant afin d’atténuer le stress de cette journée ajouté à celui des quinze derniers jours.

Se laissant aller contre les coussins du sofa, elle tenta désespérément de faire le vide dans son esprit, de ne plus penser aux questions insidieuses du juge ni à celles, perverses, des journalistes. La mort de deux membres du groupe hissait soudain ce dernier au sommet de sa gloire. Quelle dérision ! Dommage que Stu ne puisse en profiter ! Il adorait poser devant les photographes, se pavaner, feignant l’indifférence mais mourant d’envie d’être adulé. Kit, lui, aurait eu un tout autre comportement. Discret, timide, il donnait toujours l’impression de vouloir rentrer sous terre dès que ses fans l’approchaient. Trop fragile, trop immature, il n’était vraiment pas fait pour la vie d’une star du rock !

Cet adolescent de dix-sept ans n’aurait jamais dû entrer dans le groupe ! D’autres jeunes guitaristes talentueux avaient été auditionnés. Pourquoi avaient-ils choisi Kit, à peine sorti de l’enfance ?

— Qu’avons-nous fait, Stu ?

— Laisse tomber, P’tite Souris ! Tu ne peux m’entraîner dans ta culpabilité ! Je suis mort, l’aurais-tu oublié ?

— Comme si c’était possible !

— Tu ne vas pas te mettre à pleurer !

— Non !

— Bien ! Tu le sais, les filles qui pleurent m’ennuient prodigieusement !

Réalisant soudain qu’elle s’entretenait avec un mort, Tiree mit fin à la conversation en tirant la langue dans le vide. Il était inutile de poursuivre : Stu avait toujours le dernier mot. Pourquoi l’avait-il abandonnée ? Elle avait passé la moitié de sa vie avec lui. Qu’il l’ait quittée sans espoir de retour lui paraissait inconcevable ! Elle était seule, désormais.

Seule face à la meute des journalistes. Tous les quotidiens, les hebdomadaires, les magazines féminins rêvaient de ce titre : « Ti Nemo raconte la terrible tragédie. »

Elle ne répondait plus au téléphone et avait même débranché le répondeur, saturé.

Quand, une fois de plus, le téléphone se mit à sonner, elle ne bougea pas, se contentant de fixer le combiné, se demandant combien de temps s’écoulerait avant qu’on ne perde patience. En règle générale, cela arrivait au bout d’une minute.

Cette fois, on semblait être plus opiniâtre. La sonnerie dura une éternité avant de s’arrêter pour reprendre aussitôt. Il se pouvait que ce soit Les, le manager du groupe. Qu’il aille au diable ! Elle n’éprouvait aucun désir de lui parler.

Elle finit par composer le numéro de l’horloge parlante.

Tandis que la voix monocorde égrenait les secondes, elle se laissa aller contre les coussins du sofa, essayant une fois encore de faire le vide dans son esprit. Hélas, tel un torrent impossible à endiguer, les souvenirs affluaient. Elle finit par raccrocher. Le téléphone resta alors heureusement muet, mais ses pensées, elles, ne lui laisseraient pas une seconde de répit, elle en était persuadée.

Il n’était que 20 heures, mais, si elle se mettait au lit, peut-être parviendrait-elle à dormir.

Elle pénétrait dans sa chambre quand une sonnerie retentit de nouveau, différente, cette fois. Elle provenait de son téléphone portable abandonné sous les perruques et vêtements amoncelés sur son lit. Elle allait presser sur le bouton pour l’éteindre quand elle vit le nom inscrit sur l’écran : Kit ! Comment était-ce possible ?

Les souvenirs de la terrible nuit lui revinrent aussitôt à la mémoire. Après la terrible dispute, ivre de rage, vêtu de son blouson de cuir et de son casque, Kit s’était précipité vers sa moto, oubliant son téléphone portable, et Stu s’était lancé à sa poursuite au volant de sa voiture, afin de le lui rendre.

Il n’était resté qu’une épave de la Ferrari de Stu…

Tiree pressa le bouton de rappel. Au bout de la ligne, quelqu’un décrocha aussitôt.

— Oui, bonjour ! A qui ai-je l’honneur ?

De toute évidence, l’homme au bout du fil appartenait à la bonne société anglaise. Il en avait l’accent et les bonnes manières.

— Vous venez de m’appeler.

— Oh… vous êtes Ti Nemo !

— Je suis désolée, mais Mlle Nemo s’est absentée. Puis-je prendre un message ?

Le mensonge lui était venu spontanément aux lèvres. La force de l’habitude. Elle recevait tant d’appels de désaxés !

— Je suis le père de Kit Harrison.

Ainsi, elle n’était pas la seule à mentir ! Kit n’avait pas révélé grand-chose au sujet de ses parents sinon que sa mère était morte et que son père — américain — n’avait jamais donné le moindre signe de vie au cours des dix-neuf ans d’existence de son fils.

— Vous mentez ! répliqua-t-elle, glaciale. Le père de Kit était américain.

— Exact. J’aurais dû préciser que je suis son beau-père.

Il disait peut-être vrai. Tiree, elle, avait eu plusieurs beaux-pères…

— Et alors ?

— Je désire vous parler de lui.

— Vous désirez vous entretenir avec Mlle Nemo qui, malheureusement, est sortie.

— Arrêtez de mentir ! Je peux, moi aussi, identifier les accents. Le vôtre est typique de la côte ouest de l’Ecosse, au nord de Glasgow.

Tiree retint son souffle. En règle générale, les Anglais ignoraient tout de l’Ecosse.

— Que voulez-vous ?

— Je me pose beaucoup de questions au sujet de la mort de Kit. J’aimerais en parler avec vous, si cela ne vous dérange pas. Puis-je vous rendre visite ?

— Maintenant ?

— Oui. Je ne suis pas très loin.

— Pas très loin d’où ?

— De chez vous.

Paniquée, Tiree entendit soudain une voiture qui se rapprochait. Elle frissonna.

— Vous connaissez mon adresse ? s’écria-t-elle.

Celle-ci était supposée n’avoir été communiquée qu’aux membres du groupe, à leur manager et à leur maison de disques.

— Oui. Kit m’avait donné une adresse où je pouvais le contacter : Ivy Cottage, Woodside Lane, près de…

Tiree n’écoutait plus, désormais en proie à une terreur sans nom. Elle se rappelait trop bien ce qui s’était passé la dernière fois qu’un visiteur non invité s’était introduit chez elle.

— Ne venez pas ! Vous entendez ! Ne venez pas ! J’appelle la police !

Mais, avant tout, il lui fallait vérifier que le verrou était bien tiré sur la porte d’entrée. Elle se précipita dans l’escalier. Tragique erreur ! En chaussettes sur les marches cirées, elle glissa, perdit l’équilibre et tomba la tête la première, heurtant violemment le sol carrelé au bas des marches. Avant de perdre connaissance, elle eut juste le temps de constater que le verrou n’était pas tiré.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par flora 2020-06-18T12:15:30+02:00
Argent

Livre qui m'a beaucoup plu avec ses 2 personnes principales, leur passé et l'histoire entre eux.

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Dates de sortie

La Surprise d'une rencontre

  • France : 2008-11-01 - Poche (Français)
  • USA : 2003-04-01 - Poche (English)
  • USA : 2010-10-01 (English)

Activité récente

Titres alternatifs

  • Mistress to a Millionaire, Tome 3 : La surprise d'une rencontre - Français
  • His Mistress's Secret - Anglais
  • His Mistress's Secret (Mistress to a Millionaire #3) - Anglais
  • Il segreto di Tiree - Italien
  • Sin culpa - Espagnol
  • Παιχνίδια της Μοίρας - Grec

Les chiffres

lecteurs 4
Commentaires 1
extraits 1
Evaluations 2
Note globale 10 / 10

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