Livres
472 392
Membres
444 829

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ajouter un extrait


Liste des extraits

Extrait ajouté par Adel89 2016-08-01T14:19:36+02:00

- Reste assis! Je ne veux pas te déranger.

- Tu ne me déranges pas, je dois m'en aller de toute façon. J'ai un enterrement aujourd'hui à une heure. Il y a beaucoup à faire. Un adolescent qui s'est pendu.

- Oh, le pauvre!

- Chagrin d'amour, ajouta-t-il.

- Il a laissé une lettre d'explication?

- Pas pour le chagrin d'amour, mais un bout de papier où il a écrit "pardon".

Afficher en entier
Extrait ajouté par marykel 2018-06-27T16:18:29+02:00

Margido se contenta de tout observer Comment aurait-il su ce que c'était que perdre un fils, lui qui ne savait même pas ce que c'était d'en avoir un ? D'ailleurs il ne pouvait pas se permettre d'avoir des sentiments, son boulot consistait à remarquer comment ils s'exprimaient chez ceux qui restaient, afin de les amener à prendre les décisions les plus concrètes.

Afficher en entier
Extrait ajouté par marykel 2018-06-27T16:16:34+02:00

Profitant de l'agitation pendant qu'on sortait le brancard, Margido emporta le conteneur dans sa propre voiture et prit ses papiers

L'ambulance descendit lentement l'allée, sans sirène ni gyrophare, tous les voisins savaient désormais que quelqu'un était mort. La voiture du juge emprunta l'allée à son tour

Afficher en entier
Extrait ajouté par Emilie-113 2018-05-07T21:10:35+02:00

"Il ne remarqua pas immédiatement qu'il avait commencé à pleurer. Aujourd'hui elle repartait. Chez elle. Elle avait dit qu'il avait de la chance d'avoir de si beaux porcs, elle s'en était rendu compte, les avait vus, compris une parcelle de sa vie, puis elle repartait. Elle lui avait offert un cadeau aussi. Il ne se rappelait pas quand il avait reçu un cadeau pour la dernière fois." (p. 211)

Afficher en entier
Extrait ajouté par Adel89 2016-08-01T14:14:33+02:00

Cela sentait mauvais ici. Des odeurs qui dissimulaient et mentaient. Trop propre, c'était beaucoup trop propre ici. Incroyablement propre. Absurde. Les gens tombaient malades de l'excès de propreté, perdaient leur capacité de résistance. Ce n'était pas naturel.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Philipon 2013-07-31T18:20:11+02:00

Margido mentait, il n'avait pas vu précisément ce genre de suicide auparavant, mais il était obligé de faire preuve d'un calme blasé, il travaillait mieux alors, on lui fichait la paix et on le considérait comme un professionnel expérimenté, et rien de plus. Il est vrai qu'on attendait davantage de distance de sa part que, par exemple, d'un policier. On estimait probablement que, du fait qu'il côtoyait la mort tout les jours, elle ne le touchait plus. À plusieurs reprises il avait ramassé des morceaux de corps humains sur le bitume à la suite d'accidents de la route, en même temps que des ambulanciers et des policiers, or les autres se voyaient ensuite offrir une aide psychologique, pas lui.

Afficher en entier

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode