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JE DIS TANT DE CHOSES

Je dis tant de choses sur la différence ténue entre les femmes et les arbres,

Sur la magie de la terre, sur un pays dont je n'ai trouvé le tampon sur aucun passeport

Et je demande : Mesdames et messieurs aux coeurs bons, la terre des hommes est-elle, comme vous l'affirmez, à tous les hommes ?

Où est alors ma masure ? Et où suis-je ? L'assemblée m'applaudit

Trois autres minutes. Trois minutes de liberté et de reconnaissance... L'assemblée vient d'approuver

Notre droit au retour, comme toutes les poules et tous les chevaux, à un rêve de pierre.

Je leur serre la main, un par un, puis je salue en m'inclinant... et je poursuis ce voyage

Vers un autre pays, où je dirai des choses sur la différence entre mirages et pluie

Et demanderai : Mesdames et messieurs aux coeurs bons, la terre des hommes est-elle

A tous les hommes ?

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Mon père

Un astre passa à l’horizon,

Descendant...descendant.

Ma chemise était

Entre feu et vent,

Et mes yeux pensaient

A des dessins sur le sable.

Et mon père a dit un jour :

Celui qui n’a pas de patrie,

N’a pas de sépulture

... Et il m’interdit de voyager !

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J’ai la nostalgie du café de ma mère,

Du pain de ma mère,

Des caresses de ma mère…

Et l’enfance grandit en moi,

Jour après jour,

Et je chéris ma vie, car

Si je mourais,

J’aurais honte des larmes de ma mère !

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MUSIQUE ARABE

« Aah si le jeune homme était de pierre… »

Que ne suis-je une pierre.

Faut-il, toutes les fois que deux yeux regardent dans le vide,

Que ces nuages me dispersent,

Nuages ?

Et toutes les fois qu’une oiselle égratigne un horizon,

Que je quête une idole ?

Faut-il, toutes les fois que luit une guitare,

Que mon âme cède

À son trépas dans l’écume des navires ?

Faut-il, toutes les fois qu’une femme se trouve femme,

Qu’un éclair, jailli de ma hanche, m’illumine

Et me consume ?

Faut-il, toutes les fois qu’une mauve se fane,

Qu’un oiseau pleure sur un rameau,

Qu’un mal m’atteigne

Ou que je m’écrie : Ô ma patrie ?

Faut-il, toutes les fois que les amandiers fleurissent,

Que je me consume en eux ?

Toutes les fois qu’ils prennent feu,

Que je sois fumée et mouchoir,

Que le vent du nord

Me déchire et que la pluie efface mes traits ?

« Aah si le jeune homme était de pierre… »

Que ne suis-je une pierre.

                                 1984 p.158-159

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