Livres
504 877
Membres
512 232

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

La Terre qui penche



Description ajoutée par x-Key 2015-06-05T03:45:52+02:00

Résumé

Blanche est morte en 1361 à l’âge de douze ans, mais elle a tant vieilli par-delà la mort! La vieille âme qu’elle est devenue aurait tout oublié de sa courte existence si la petite fille qu’elle a été ne la hantait pas. Vieille âme et petite fille partagent la même tombe et leurs récits alternent.

L’enfance se raconte au présent et la vieillesse s’émerveille, s’étonne, se revoit vêtue des plus beaux habits qui soient et conduite par son père dans la forêt sans savoir ce qui l’y attend.

Veut-on l’offrir au diable filou pour que les temps de misère cessent, que les récoltes ne pourrissent plus et que le mal noir qui a emporté sa mère en même temps que la moitié du monde ne revienne jamais?

Par la force d’une écriture cruelle, sensuelle et poétique à la fois, Carole Martinez laisse Blanche tisser les orties de son enfance et recoudre son destin. Nous retrouvons son univers si singulier, où la magie et le songe côtoient la violence et la truculence charnelles, toujours à l’orée du rêve mais deux siècles plus tard, dans ce domaine des Murmures qui était le cadre de son précédent roman.

Afficher en entier

Classement en biblio - 108 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par claiiiiiiiiire 2016-01-20T21:36:39+01:00

Oui, mais si tu savais, petite, comme les aubes finissent par devenir lassantes ! Les aubes, les hommes, leurs peines, leurs joies, leurs grandes histoires, tout est tellement prévisible. Si tu savais comme on s'ennuie parfois ! La cruauté elle-même est si peu surprenante.

Afficher en entier

Ajoutez votre commentaire

Ajoutez votre commentaire

Commentaires récents

Commentaire ajouté par Croquignolle 2020-05-21T20:07:40+02:00
Diamant

Bienvenue à la Terre qui penche.

Terre de paradis où l'enfant joue du pipeau, où le jardin s'épanouit sous le soleil et les oiseaux virevoltent nombreux.

Terre de guerre où sévissent les plus forts et les plus sanguins des hommes.

Terre de légendes imprimant les jours de leur force mystérieuse.

Terre de douleurs qui souffre sous la pestilence, la dureté de l'hiver et l'absence de lumière.

Terre d'espérance qui voit éclore des amours rayonnants et féconds.

Terre de Blanche, la petite fille, enfin de retour chez elle.

Terre de Bouc, le cheval à la loyauté sans faille et à la sensibilité d'homme.

Terre de la Loue, déesse tantôt joueuse, tantôt meurtrière, rivière paisible ou déchaînée qui laisse libre cours à ses émois.

Terre qui m’a invitée, apprivoisée, adoptée.

Terre que j'ai fait mienne le temps de cette lecture et pour de nombreux jours encore.

Terre qui m'a transmis des émotions indescriptibles, de légèreté et de beauté, de passion et de dévotion, de dureté et d'âpreté, de joie et de liesse, de peur et de détresse.

Terre dont l'approche est irrésistible.

Terre dont l'appel est suppliant.

Terre que l’on ne quitte plus sans peine.

Terre qui penche qui est devenue mienne.

J'ai retrouvé avec une joie immense l'écriture de Carole Martinez qui m'avait déjà troublée et conquise avec Du Domaine des Murmures. Elle seule est capable de me projeter ainsi sur ces terres moyenâgeuses en deux phrases. Elle seule est capable de me faire ressentir les émotions d'une femme de ce temps, de m'émouvoir à l'approche d'une noce ou de pleurer à la mort d'un cheval. Elle seule est capable de me donner accès à cette époque obscure qui me fait peur autant qu’elle me fascine.

Le choix de deux narratrices que tout rapproche et que tout sépare est judicieux. La petite fille, pétillante de vie, de soif d’apprendre, de questionnements sur le monde nous emmène avec elle dans ses réflexions sur l’amour, le rôle des femmes, le lien à la nature, la liberté et la passion. La vieille âme apporte sa sagesse, sa fatigue de l’attente et de la vie, sa connaissance d’un monde fait de siècles, de rencontres et de folies des hommes.

Toutes deux s’interpellent et se répondent pour nous emmener plus loin encore dans cette terre du Domaine de Haute-Pierre.

Ce voyage dans le temps, au fil de la Loue, des légendes jurassiennes, des faits historiques moyenâgeux m’a séduite et conquise profondément. Je peine à reprendre pied dans mes Alpes valaisannes sous le soleil étincelant de ce 21 mai 2020.

Une fois de plus, la magie de l’écriture et de la lecture a opéré son charme : La Terre qui penche a bouleversé mon cœur et séduit mon âme.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par Kaelys 2019-05-30T20:39:11+02:00
Diamant

Probablement tous les mots du monde ne suffiraient pas à décrire dans sa totalité ce pur chef-d'oeuvre de littérature, malheureusement assez méconnu du grand public. D'une poésie infinie, écrit dans un français rare, riche et irréprochable, ponctué de balades et de chants, et de termes issus du vocabulaire médiéval, "La Terre qui penche" relève autant de la fable fantastique médiévale que du récit initiatique et du roman historique.

Nous sommes cependant aux antipodes du Moyen-Age fantasmé des troubadours et des écrivains romantiques. Conte noir et pervers, ce roman est à la fois la peinture lyrique et douloureuse de l'innocence perdue, détruite par un monde refusant le droit de vie aux faibles et aux rêveurs, et le récit dur d'une société rendue cynique par l’âpreté des temps.

Pour toile de fond : une double calamité qui a laissé les vivants, nobles comme vilains, exsangues et écorchés vifs. La Guerre de Cents Ans est achevée depuis longtemps, pourtant les cendres de son brasier passé continuent de rougeoyer dans le cœur de ses rescapés. A cela s'est ajoutée l'épidémie de peste bubonique, dont le souvenir du souffle mortel terrifie encore les survivants une décennie plus tard. Blanche, fille d'un petit seigneur franc-comtois, est une enfant brisée, niée, brimée. Éduquée sévèrement par son père selon les critères de l'époque. A l'identité et la liberté bafouées selon nos critères modernes. Tout lui a été dérobé, jusqu'à l'amour de sa mère (emportée par la peste lorsqu'elle n'était encore qu'un nourrisson), et tout lui est interdit : d'être lettrée, de marcher la tête haute, de s'exprimer à l'envi... Elle existe à peine aux yeux de son père, puisqu'elle n'est qu'une fille. Cette "petite grande âme" rebelle et tenace, prisonnière d'un univers pétri par la crainte des femmes libres et du péché, élevée avec des miettes d'affection et des reliquats de considération, ne se laisse pas abattre pour autant, et elle parle. Envers et contre tout. Elle narre son histoire, de la même manière qu'elle se mue en pie volubile durant son sommeil, au grand dam de son père et de ceux qui la contraignent au quotidien. Dans une langue mûre et dépouillée de naïveté - elle à qui on a refusé une enfance sereine - Blanche raconte, parfois avec crudité et cruauté, son passage à l'âge adulte, sa confrontation à l'amour - le vrai, dans toute sa pureté, ses rêves d'émancipation intellectuelle, son corps enfantin se transformant petit à petit, notamment depuis qu'elle a quitté le château de son père...

Les repères géographiques réels et l'Histoire prosaïque se joignent aux mythes et croyances païens - en l’occurrence celui de la vouivre de Franche-Comté, ici dénommée "la Dame verte" par l'héroïne. Au cours de ce récit, routiers désœuvrés et vétérans désillusionnés côtoient entités protectrices et revenants malicieux ; fanatiques croisent la route d'humanistes ; champs de ruines noirs de suie poussent non loin de forêts enchantées brumeuses. Du monde dans lequel Blanche a grandi, seule un pan restreint semble avoir été épargné par l'amertume qui a frappé le pays : celui de la Terre qui penche, cette romanesque vallée contemplée par Dieu comme par les anciennes divinités, familière de la magie ambiante et des fabuleux habitants de sa forêt. Un lieu de tous les possibles, reflet de la mutation progressive de l'état d'esprit médiéval vers celui de la Renaissance ; un paradis terrestre pour notre héroïne en quête d'amour, de reconnaissance et de libération. Et également de la paix intérieure et du bonheur qu'elle n'a pas connu.

En donnant la parole à Blanche, Carole Martinez ne se contente pas de nous présenter cet univers fantasmagorique qui lui est propre. Elle dresse le formidable portrait d'une (très jeune) femme émancipée. Son héroïne est à elle seule d'un genre nouveau, porte-parole enfantine d'une société archaïque qui a perpétué de plus belle les traditions patriarcales, conditionnant les filles à se taire, se soumettre et rester à leur place. Autour de Blanche gravitent quelques femmes, moins opiniâtres et indociles qu'elle, mais aspirant tout autant à une existence plus libre. Au-delà du conte merveilleux, "La Terre qui penche" offre un aperçu de pensées de femmes, désireuses de s'élever par-delà la condition inférieure qui leur est imposée à la naissance. Personne ne sort totalement indemne de cette histoire, véritable secousse psychologique, littéraire et intellectuelle.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par Cetsak 2019-05-30T16:03:24+02:00
Diamant

Avec toi, ma Blanche, j’ai plongé dans la Loue ...

Permets-moi, « mon Oiselot, mon Chardon, ma Minute », de leur conter ton histoire ...ou plutôt, devrais-je dire, votre histoire ...

....Car une autre voix s’élève, celle de la Vieille Âme :

« À tes côtés, je m’émerveille.

Blottie dans mon ombre, tu partages ma couche.

Tu dors, ô mon enfance.

Et, pour l’éternité, dans la tombe je veille. »

Nous sommes en 1360, sur les berges de la Loue, cette rivière tantôt douce et calme, tantôt cruelle et déchaînée ... une humeur changeante et imprévisible. Bien plus qu’une rivière, elle est là en toile de fond .. la Nature et l’Homme en parfaite communion.

A l’image de la Loue, toi jeune Blanche, douce et rebelle, tu nous narre ton enfance, la veille âme se délecte de ton récit :

« Si je me souviens de ma vie charnelle, c’est grâce à toi mon enfance. Ton sommeil nous protège de l’oubli.

Je me souviens, car tu as gardé ta vie intacte dans ta mémoire de petite fille et que tu la parcours, à voix haute, tandis que tu dors. Alors, tout contre toi, moi, « la vieillarde » j’écoute mon enfance causer. Je t écoute conjuguer jadis au présent et je m’émerveille. »

Oh oui ! Elle s’émerveille de retrouver les détails de cette enfance dont elle a perdu certains détails ; elle, Vieille Âme, qui erre dans un futur où le décor a tant changé ...

L’histoire d’une enfance, marquée par le manque d’une mère et un père ô combien distant et brusque. Un père qui t’emmène, soudainement et sans explications, aucunes, dans un autre domaine ... Une séparation brutale qui changera, à jamais, ta destinée ...

Une destinée à découvrir, à savourer. Une plume enchanteresse dont la poésie m’a tant touchée ...

Avec toi, ma Blanche, j’ai aimé plonger dans la Loue ...

Afficher en entier
Commentaire ajouté par Kiriu 2018-10-28T13:42:38+01:00
Diamant

Quel beau voyage nous offre Carole Martinez ! Elle nous emmène à l'époque médiévale dans un monde qui a bel et bien existé, un monde où la Peste a fait rage, un monde peuplé de serfs, de seigneurs, et de chevaliers. Elle a su marier légendes et Histoire et nous ensorcelle avec son écriture tout en nous berçant avec des chansons populaires. Ce roman poétique et féérique mélange réalité et conte, un roman où cette réalité parfois si cruelle, côtoie les sortilèges et le merveilleux. 

Une petite fille et une vieille âme alternent leur récit. La petite fille nous raconte son présent et la vieille âme l'écoute en se souvenant. J'ai trouvé cette narration captivante et originale ! 

La petite Blanche a douze ans, peu aimée et maltraitée par son père, elle rêve d'une vie meilleure. Un jour, ce dernier l’emmène brutalement loin de chez elle, sans même lui faire connaître leur destination. Elle apprend qu'elle est l'objet d'un mariage arrangé. Elle découvre alors un tout nouvel univers où les pères savent aimer leurs enfants, et où elle peut réaliser son plus grand rêve : apprendre à lire et écrire... Elle goûte enfin à la liberté. Elle se liera d'amitié avec Aymon, le petit prince sauvage au coeur pur, petit simple d'esprit qui aime vivre dans les arbres et qui déborde d'amour. Elle s'attachera à son fidèle cheval nommé Bouc, mais aussi au bel Eloi, le jeune charpentier. 

Grâce à la Dame Verte, cette mystérieuse femme-rivière séduisante mais dangereuse, Blanche apprendra les secrets qui entourent sa naissance. 

C'est un conte sur le passage de l'enfance à l'adolescence, l'entrée dans le monde violent des adultes.  Je me suis laissée emportée par cette histoire entrainante, j'ai adoré m'imaginer les paysages de cette terre qui penche, ainsi que les berges de la Loue. Certains passages assez crus m'ont un peu perturbée (l'ogre croqueur de petites filles...), mais ce roman m'a emportée dans un univers que je ne voulais pas quitter.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par bloodymarie 2018-07-05T17:00:04+02:00
Argent

J'ai eu un peu de mal à entrer dans l'histoire, puis je me suis laissée happer par l'écriture enchanteresse de l'auteur . J'ai aimé l'alternance de souvenirs plus ou moins fantasmés de Blanche petite fille et vieille âme , laissant petit à petit apparaître un décalage dans l'évolution de leurs récits, qui intriguera tout du long , pour ne s'expliquer totalement que dans les toutes dernières pages.Comme dans ses précédents ouvrages, le recours à la poésie et au surnaturel permet d'adoucir la violence de ce Moyen Age , en particulier envers les femmes.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par Sechat 2018-04-02T21:33:32+02:00
Diamant

Les personnages féminins de Carole Martinez sont fascinants ! J'ai beaucoup aimé Blanche et son caractère bien trempé, son évolution et sa force. Cette terre qui penche, ses habitants et ses légendes... Quel bonheur de retrouver le domaine des murmures ! Pourtant, c'est aussi le roman de l'auteur qui m'a le plus dérangée par ses passages crus parfois même malsains. Mais je retiens surtout cette histoire bouleversante qui m'a tant remuée, et j'attends avec impatience le prochain roman de Carole Martinez.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par pouniri 2018-03-03T19:28:27+01:00
Or

Un bon livre que je n'aurai pas lu si je m'étais focalisé uniquement sur le résumé qui ne m'attirait pas.

Et au départ, j'ai trouvé l'histoire lente et je me suis ennuyée un peu.

Mais après en avançant, je me suis attachée à Blanche, à cette terre qui penche, à Bouc aussi, un cheval plein de caractère, Eloi et même Aymon. C'est un joli conte, parfois un peu cru et direct mais on retrouve quand même des passages plus doux.

Une bonne lecture donc, même si le début était un peu difficile.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par Nathwenn 2018-01-03T15:55:28+01:00
Diamant

un conte MAGNIFIQUE !

une écriture ancienne et moderne !

encore un beau combat de femme !

à lire absolument

Afficher en entier
Commentaire ajouté par Blackbutterfly 2017-09-15T17:13:10+02:00
Or

La lecture des premiers chapitres m'a déplu et j'ai laissé le roman de côté un petit moment. J'ai ensuite persévéré et j'ai tellement aimé aller au bout de La terre qui penche! L'intrigue et les personnages sont travaillés, l'univers historique est documenté et que dire de l'atmosphère féérique et poétique de cette histoire! J'ai hâte de commencer un autre roman de Carole Martinez!

Afficher en entier
Commentaire ajouté par Laurinoushka 2017-08-10T15:08:00+02:00
Diamant

J'ai beaucoup aimé ce roman. Tout d'abord je l'ai trouvé original dans sa manière de nous conter l'histoire de Blanche. Blanche, Aymon, Eloi... sont des personnages attachants que j'ai beaucoup aimé.

Par ailleurs, l'écriture de Carole Martinez est très belle et très poétique.

Un roman magnifique et subtil.

Afficher en entier

Dates de sortie

La Terre qui penche

  • France : 2015-08-20 (Français)
  • France : 2017-04-06 - Poche (Français)

Activité récente

Évaluations

Meilleurs classements dans les Listes Booknode

Les chiffres

Lecteurs 108
Commentaires 23
Extraits 23
Evaluations 41
Note globale 8.44 / 10

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode