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-Tu ne voudrais pas fermer la bouche une minute, non? Là, il faut que je prenne mon courage à deux mains pour te faire une déclaration d'amour. et je n'ai absolument aucune expérience en ce domaine.

-Pardon?

-je suis amoureux , Gwendolyn, dit-il gravement.

Je sentis mon estomac se nouer, comme sous l'effet de la peur. Mais en réalité, il se serrait de joie.

-Vraiment?

-oui, vraiment!

A la lueu de la torche, je vis Gideon sourire.

-Je sais, reprit-il, ça fait è peine une semaine que nous nsous connaissons et au début, je te trouvais très... puérile et probablement que je suis comporté envers toi comme un sagouin. Mais tu es terriblement compliquée, on ne sait jamais ce que tu vas faire dans la seconde qui suit, et pour certaines choses tu peux être presque effroyablement... euh... naïve. Parfois j'aurais vraiment envie de te secouer.

-OK, on voit bien que tu manques d'expérience en matière de déclaration d'amour, constatai-je.

-Mais ensuite, tu deviens si fine et si futée et si indescriptiblement délicieuse, pooursuivit Gideon, comme s'il n'avait pas entendu. Et le plus grave, c'est qu'il suffit que tu sois dans la même pièce que moi pour que j'aie envie de te toucher et de t'embrasser...

-oui, c'est vraiment grave, chuchotai-je. Mon coeur fit un bond quand Gideon retira de mes cheveux l'épingle à chapeau, expédia au loin ce monstre emplumé, m'attira à lui et m'embrassa. Approximativement trois minutes après, je me trouvai adossée contre le mur, à bout de souffle et les jambes en coton.

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Je ne sais comment, mais tout en nous embrassant, nous atterrîmes sur le canapé où nous continuâmes à nous bécoter jusqu'à ce que Gideon se redresse brusquement et regarda sa montre.

-Comme je disais, c'est vraiment dommage de ne plus pouvoir t'embrasser, dit-il, plutôt essoufflé.

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_Tu veux dire...que tu ne me laisserais pas t'embrasser une deuxième fois?

_Exact, chucotai-je, complètement tétanisée.

_Dommage, dit Gideon, tout en approchant sa bouche si près que je sentis son souffle sur mes lèvres.

Il est clair pour moi que je ne donnais pas l'impression de prendre mes paroles au sérieux. Je n'y croyais meme pas.C'était déjà un exploit de ne pas me jeter à son cou.

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Paul s'interrompit. Il n'avait plus le temps.

- Bon. Ecoute, dit-il en essayant de mettre le plus d'émotion possible dans sa voix. Réponds simplement à cette question : aimes-tu Gwendolyn ?

Gideon le dévisagea un moment. Puis quelque chose vacilla dans son regard, Paul le vit très bien. Etait-ce un manque d'assurance ? Bon, ce garçon savait bien manier l'épée. Mais sur le plan sentimental, il semblait avoir encore peu d'expérience.

- Gideon ! Quelle est ta réponse ! insista-t-il d'une voix perçante.

Le visage du jeune homme perdit un peu de sa dureté.

- Oui, dit-il simplement.

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-Le comte m'a expliqué que tu... que toi et lui, vous pensez qu'une femme amoureuse est plus facile à contrô^ler. Ce doit être énervant d'avoir fourni tout ce travail préliminaire avec Charlotte et de maintenant devoir remettre ça avec moi, non?

-Mais qu'est-ce que tu me racontes là?

[...]

-Non! maintenant! m'écriai-je en laissant libre cours à mes larmes. Tu n'as qu'à me répondre par oui ou non! Est-ce que tout cela etait calculé?

Gideon se frotta le front.

-Gwen...

-oui ou non? sanglotai-je.

-Oui, avoua Gideon. Mais je t'en prie... arrête de pleurer!

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Gidéon plissa le front.

-Tu ne voudrais pas fermer la bouche une minute, non. Là, il faut que je prenne mon courage à deux mains pour te faire une déclaration d'amour.

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"- Oh, mon Dieu, ne me regarde pas comme ça.

- Comme quoi?

- Comme si tu ne pouvais plus bouger.

- Mais c'est exactement ça, dis-je sérieusement. Je suis un vrai pudding. Tu m'as transformée en pudding.

Un bref sourire éclaira le visage de Gideon, puis il bondit sur ses pieds et commença à enfourner mes affaires dans mon sac.

- Allez, viens, mon petit pudding, lève-toi! Tu as un peigne ou une brosse sur toi?"

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Ensuite, nous avons tenu à savoir si Gideon, Charlotte et Raphaël avaient aussi parlé de moi, et Xemerius nous avait redonné (un peu à contrecoeur) le dialogue révoltant suivant (dont je fis pour ainsi dire une traduction simultanée à Leslie) :

Charlotte : Giordano se fait un souci monstre pour demain à propos de Gwendolyn. Il craint qu'elle ne fasse de travers tout ce qu'elle peut faire de travers.

Gideon : Tu peux me passer l'huile d'olive, s'il te plaît?

Charlotte : Pour Gwendolyn, la politique et l'histoire, c'est mystère et boule de gomme, et elle n'arrive pas non plus à retenir les noms. ça rentre par une oreille et ça ressort par l'autre. Elle n'y peut rien : son cerveau n'a pas la capacité d'accueil suffisante. Il est encombré de noms de membres de boys bands et de génériques abominablement longs de films d'amour kitsch.

Raphaël : Gwendolyn est ta cousine voyageuse dans le temps, non ? Je l'ai vue hier à l'école. C'est bien celle aux longs cheveux noirs et aux yeux bleus, n'est-ce pas ?

Charlotte : Oui, avec cette tache de naissance à la tempe, qui ressemble à une banane.

Gideon : A un petit croissant de lune...

Raphaël : Et son amie ? Comment s'appelle-t-elle déjà ? La blonde aux taches de rousseur ? Lilly ?

Charlotte : Leslie Hay. Un peu plus de capacité cérébrale que Gwendolyn. En revanche, elle illustre parfaitement le fait que les maîtres ressemblent à leurs chiens. Le sien est un bâtard de golden retriever. Il s'appelle Bertie.

Raphaël : Ah, comme c'est mignon !

Charlotte : Tu aimes les chiens ?

Raphaël : Surtout les bâtards de golden retrievers avec des taches de rousseur.

Charlotte : Je comprends ! Eh bien, tu peux toujours tenter ta chance. ça ne devrait pas être difficile. Leslie a usé encore plus de garçons que Gwendolyn.

Gideon : Vraiment ? Combien... euh... d'amis a donc déjà eus Gwendolyn ?

Charlotte : Ah, mon Dieu. Pouh !! Je me sens gênée, là. Je ne veux pas dire du mal d'elle, c'est seulement qu'elle prend tout ce qui vient, surtout quand elle a bu. Dans notre classe, elle les a presque tous eus et dans les classes au-dessus de la nôtre... Bon, j'ai fini par ne plus compter. Et je préfère ne pas répéter le surnom qu'ils lui ont donné.

Raphaël : Paillasson ?

Gideon : Tu peux me passer le sel, s'il te plaît ?

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Ma seule expérience en ce domaine remontait à deux ans. C'était lors d'une pyjama party chez Cynthia. Une fête tout ce qu'il y a de plus innocente. Sans garçons, mais avec beaucoup de chips et de DVD de High School Musical. et un saladier plein de glace à a vanille, de jus d'orange et de vodka... L’ennuyeux avec la vodka, c'était qu'on ne la sentait pas à cause de toute cette glace à la vanille et ce truc-là avait visiblement un effet différent sur chacune. Tandis que Cynthia, au bout de trois verres, avait ouvert la fenêtre et crié dans tout Chelsea :"Zac Efron, je t'aime!", Leslie s'était penchée sur la cuvette des WC pour vomir; Peggy avait fait une déclaration d’amour à Sarah (" tu es si bêêêlle, embrasse-moi-oi-ne") et Sarah avait pleuré comme un veau sans savoir pourquoi. Chez moi, ç'avait été le pire de tout. Je m'étais mise à sauter comme un folle sur le lit de Cynthia tout en beuglant Breaking Free en boucle. Quand le père de Cynthia était entré dans la chambre, je lui avais tendu la brosse à cheveux de sa fille en guise de micro en criant :" Allez, chante aussi, crâne chauve! bouge-toi le popotin!" Même si je ne pouvais absolument plus me l'expliquer le lendemain.

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Gideon me regarda et je crus deviner de la stupeur dans ses yeux.

-Il faudrait rassembler nos affaires, finit-il par dire. Et tu devrais d'urgence faire quelque chose avec tes cheveux ... On dirait que je ne sais quel idiot y a fourragé à deux mains avant de te jeter sur un canapé... Quel que soit celui qui nous attend, il ne va pas tarder à comprendre...

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