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Quelques instants plus tard,Karla passa la tête par l'ouverture.

_Bisous,bisou,lança-t-elle en faisant de son mieux pour prendre un air innocent.

Ayant déjà assisté à des sortilèges du cénacle qui avaient mal tourné,Sahtan fut terrifié par l'air innocent qu'affichait la jeune fille.Cependant,s'il avait de la chance,il ne saurait peut-être jamais ce qu'elle avait eu l'intention de faire.

Karla tendit le doigt vers le plafond.

_Je suis en retard pour mon cours d'arts plastiques.

Sahtan grogna doucement et se massa les tempes.Avait-il pensé à dire à Dujae de ne pas venir aujourd'hui?

_S'il vous plaît,demandez à Jaenelle de descendre.Ces messieurs voudraient la rencontrer.

Les prunelles bleu métallique de Karla balayèrent Magstrom et Friall.

_Pourquoi(Elle pointa son menton vers le seigneur Magstrom)

Le grand-père à l'air innoffensif,mais pourquoi voudrait-elle parler à ce microbe?

Friall balbutia des sons inintelligibles.

Le seigneur Magstrom leva sa tasse pour dissimuler son sourire.

Sahtan crut que la moitié de ses dents allait se briser.

_Tout de suite

-Bon d'accord.Bisou,bisou,lança Karla avant de filer.

_Dame Karla est une amie de votre pupille?s'enquit timidement le seigneur Magstrom.

_Oui.(Sahtan tordit la bouche.) Elle passe l'été ici avec nous,comme d'autres amis de Jaenelle...si j'y survis.

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(tout le monde au manoir prépare l'arrivée de Jaenelle, et visiblement Sahtan dérange...)

-Dites moi, Bhil, reprit Sahtan d'une voix enjôleuse, savez vous qui je suis ?

Bhil cligna des yeux.

-Vous êtes le Sire, Sire.

-Ah ! Bien. vous me reconnaissez, je dois donc toujours avoir forme humaine.

-Sire ?

-Je ne ressemble donc pas à une lampe, par exemple, donc je ne dois pas imaginer qu'on me posera dans un coin avec une chandelle dans chaque oreille. Et on ne vas pas me prendre pour une table vivante qu'on coincera derrière un fauteuil pour que je n'aille pas me promener trop loin.

Les yeux de Bhil le sondèrent un instant mais il se reprit vite.

-Non, Sire. Vous êtes exactement le même qu'hier.

Sahtant croisa les bras et prit un moment pour réfléchir a cela.

-Pensez vous que si je me retire dans mon étude, on évitera de venir me dépoussiérer, me lustrer ou me ranger ?

-Oh oui, Sire ! Votre bureau a été nettoyé ce matin.

-Pourrai je seulement le reconnaitre ? demanda Sahtan en marmonnant.

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- Si arrière-grand-papa en a fini avec vous, déclara Lucivar avec un sourire carnassier, j'aimerais que vous veniez à l'étage et que vous vous occupiez de Karla, parce que, Reine de Glacia ou pas, si je l'entends encore faire une de ses remarques de Mademoiselle Je-sais-tout à propos de l'envergure des ailes, je la jette au fond du lac de montagne.

- Lucivar, c'est une occasion grandiose, répondit Sathan au moment où Lorn protestait :

- Je ne suis pas votre arrière-grand-papa.

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- Devons-nous observer le Protocole, désormais ? s'enquit Lucivar.

- Ne soyez pas débile, le rembarra Jaenelle.

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- Mme Bihl est-elle d'un rang supérieur à celui de votre père ?

- Loin de là, répondit Jaenelle d'un ton acerbe. C'est juste qu'elle est plutôt… énorme, ajouta-t-elle plaintivement.

- J'aimerais rencontrer cette Mme Bihl. Je crois que je suis amoureux.

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- Comment avez-vous su ?

- Elle les a mis en garde lorsqu'elle a fixé les termes : "Quand le jour se lèvera." (Chaosti haussa les épaules.) Il était évident que le jour ne se lèverait pas.

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Avec un large sourire, elle leva un paquet en tissu.

- Je ne savais pas si nous finirions dans les écuries ou à creuser dans le jardin, donc j'ai apporté quelques vrais vêtements.

Sathan étouffa un grognement. N'y en avait-il aucune qui aime s'habiller ?

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— On devrait tous les étriper, grogna Onirie en lâchant la main de Rose. [...]

— Non, l'arrêta Rose en se plaçant devant Onirie. Vous ne pourrez toucher aucun des oncles de Boisgenêt. Personne ne le peut.

Onirie se redressa, ses iris vert doré empreints d’une lueur sauvage.

— Je suis très forte dans ce que je fais, Rose.

— Non, insista Rose. Quand le sang de Jaenelle a été versé, cela a réveillé la toile emmêlée qu’elle avait créée. C'est un piège pour tous les oncles.

[...]

— Ce piège va les tuer ?

— Un jour ou l'autre, confirma Rose.

Une lueur vicieuse embrasa les yeux d'Onirie.

— Et ils peuvent guérir ?

— Boisgenêt est un poison exquis. On ne peut guérir de Boisgenêt.

— Est-ce douloureux ?

Rose sourit de toutes ses dents.

— Ils subiront tous autant de mal qu'ils en ont infligé.

Onirie rangea son stylet.

— Alors, laissons ces salopards hurler de douleur.

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Le visage enfoncé dans son oreiller pour étouffer ses sanglots, les yeux fermés pour éloigner les images que son esprit lui renvoyait, il vit Daimon. Cette nuit-là, en Pruul, exténué mais déterminé. Dans les ruines du Manoir SaDiablo en Tereille, éreinté par le cauchemar de sa folie et prêt à mourir. Il entendit les dénégations effrayés et enragées de Daimon. Il perçut le cri plein de souffrance qui s'était élevé des débris de pierres.

Cette nuit-là, s'il n'avait pas été si aveuglé par l'amertume, s'il était parti avec Daimon, ils auraient découvert un moyen de traverser les Portes. Ensemble, ils auraient réussi. Ils auraient retrouvé Jaenelle et passé toutes ces années avec elle. Ils l'auraient regardée grandir, auraient participé aux expériences qui avaient transformé cette enfant en femme, en Reine.

Lucivar serait encore là pour cela. Il pourrait vivre avec elle ses dernières années de transformation, et il aurait la joie de la servir.

Daimon, en revanche...

Lucivar mordit son oreiller pour étouffer son propre cri de douleur.

Daimon, en revanche...

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Il est plus facile de tuer que de guérir. Il est plus facile de détruire que de préserver. Il est plus facile de démolir que de bâtir. Ceux qui se nourrissent de sentiments destructeurs et d’ambition et qui rejettent les responsabilités que confère le pouvoir peuvent détruire tout ce qui vous est cher et que vous protégez. Restez sur vos gardes, toujours.

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