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"Dehors, il a commencé à pleuvoir. C'est comme si les gouttes qui tombent sur la lucarne effleuraient tout doucement mon coeur. C'est une sensation si agréable que j'ai envie de lâcher prise."

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Devinant mon trouble, Leonardo m’entraîne hors de l’église en me prenant par la main. Par une porte latérale, nous débouchons sur une rue secrète, une impasse. Après m’avoir plaquée contre le mur écaillé de la sacristie, Leonardo me soulève le menton.

-Tu as compris ce que je suis en train de te dire, Elena ?

-Je ne suis pas sûre, dis-je dans un murmure.

-Si c’est le grand amour romantique que tu cherches, je ne suis pas la bonne personne. Si tu penses juste à te changer de ta petite routine ennuyeuse, tu fais fausse route. Ce que moi je te propose, Elena, c’est un voyage, une expérience qui te changera pour toujours.

Je halète, je cherche à me libérer de son étreinte, même si pour rien au monde je ne voudrais le fuir.

-Je vais m’occuper de toi, t’apprendre que ton corps ne doit connaître aucune inhibition, aucun tabou. Je vais te montrer comment te servir de tes sens, de tous tes sens, pour jouir, et rien d’autre. Seulement tu devras me faire entièrement confiance, et être prête à tout ce que je te demanderai.

Il marque un temps, et plonge ses yeux sans les miens.

-Tout. Même si cela te semble absurde ou idiot.

Il n’y a rien d’autoritaire dans sa voix, non. Il est convainquant, diaboliquement convainquant. S’il me proposait d’aller danser ou boire un verre de vin, je crois qu’il ne s’y prendrait pas autrement.

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- Allons chez moi, lui dis-je dans un murmure.

Mais non. Il me prend par la main et m'entraîne jusqu'à une volée d'arcades qui s'ouvrent d'un côté de la rue - presque un petit tunnel qui mène dans une cour fermée, plongée dans le silence. Il avance sans hésitation, comme s'il connaissait l'endroit. Sous ces arcades se trouve une vieille porte cochère encastrée dans un mur. Léonardo me plaque contre le bois et m'attrape par les fesses. Mon bassin collé au sien, je peux sentir son excitation.

- Qu'est ce que tu veux faire ?

Je crains sa réponse.

- La même chose que toi, me répond-il en me mordant le cou.

- Ici ?

- Pourquoi pas ?

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« Tout ce que j’arrive à voir, c’est son dos quis’éloigne. La première chose que j’ai vue de Leonardo, la dernière qui me reste de lui. »

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« Écoute-moi bien, Elena. Tout ce que je choisis de faire ou de ne pas faire est de l’hédonisme à l’état pur. C’est mon seul principe, ma seule motivation. Je ne crois pas à la force des idées et encore moins à celle de la morale. J’ai suffisamment vécu pour savoir que la douleur te frappe quoi qu’il arrive, sans avoir à la rechercher. Puisqu’il n’y a aucun moyen de l’éviter, et puisque le bonheur absolu n’existe pas, il ne reste « donc que le plaisir. Et tu finiras par comprendre à quel point je suis déterminé à trouver le mien.

Je suis sans voix. Ses traits laissent maintenant deviner à la fois la dureté de celui qui a dû se battre et une souffrance cachée et indélébile, comme le tatouage qu’il a dans la peau. Mais aussi une soif de vivre et le courage de celui qui n’a jamais baissé les bras. »

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Des yeux cernés, des lèvres charnues, un nez prononcé, une barbe foisonnante avec de légers reflets roux, des cheveux bruns qui n'ont pas dû voir des ciseaux depuis longtemps: il a l'air tout droit sorti d'un tableau de Goya. Il n'a pas la quarantaine, mais sa présence est aussi solide et imposante que celle d'un arbre centenaire.

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Elena décide d'être celle qui prend une initiative avec Leonardo et elle se retrouve en bas de chez lui...

Allez, Leonardo, montre-toi et dis-moi que tu me veux. Je suis là pour toi.

Tout à coup, je vois passer une ombre noire derrière les carreaux, mais ce n'est pas la sienne. C'est la silhouette d'une femme, je le vois à la rondeur de sa poitrine et à sa longue chevelure en cascade. Une femme nue...la violoniste ! Je suis sûre que c'est elle. Mon cœur cesse de battre, mon sang se fige dans mes veines. Je ne rêve pas : tout cela se passe sous mes yeux.

source site "dans notre petite bulle"

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- Écoute Elena, excuse-moi si j'ai été brusque.

Il me serre si fort qu'il me fait presque mal. Interdite, je lève les yeux vers son visage, sur lequel je lis une douleur que je ne lui ai jamais vue.

- Mais tu dois me faire une promesse

- Laquelle ?

- Que tu ne tomberas pas amoureuse de moi.

Pourquoi me dit-il ça maintenant ? Qu'est-ce que cela signifie ? Je reste là à le regarder avec de grands yeux écarquillés.

- Je le dis pour toi, poursuit Leonardo en enfonçant ses doigts dans mes bras. Parce que je ne tomberai pas amoureux de toi. Et si un jour je me rends compte que tu es trop attachée à moi, tout sera fini. Je te jure que je n'aurai aucun remords.

J'avale ma salive pour faire passer le nœud qui étreint ma gorge. Je me glisse dans le rôle de la femme forte et émancipée. Moi aussi j'ai ma fierté.

- Très bien, tu avais été clair d'entrée de jeu, lui dis-je en espérant avoir l'air tranquille et sûre de moi.

- Alors promets-le-moi, insiste-t-il sans relâcher son étreinte.

- Oui, je le promets.

source site "dans notre petite bulle"

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« C’est un méli-mélo d’échines dressées, de feulements, de poils hérissés puis de griffes, de crocs et de miaulements aigus. Soudain, les chattes ont décidé de prendre leur plaisir, encore que je n’aie pas bien saisi avec qui, dans cette orgie animale. Ce matin la mère Clelia les cherchera comme une folle dans tout le quartier… elle les retrouvera dans deux semaines, maigres comme des clous, griffées de partout, mais heureuses. Les veinardes ! »

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Ses lèvres frôlent mon front. Il fait quelques pas en arrière avant de s’éloigner, les mains enfoncées dans les poches de sa veste. Et moi, je reste plantée là, sans rien comprendre, comme si je venais de me prendre une gifle.

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