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Extrait ajouté par Pascaa 2021-02-14T11:55:02+01:00

Malgré tout, quelqu'un avait comparé ces grands aéroports modernes et inhumains à nos sociétés actuelles pour expliquer les maux des secondes. Selon ce penseur, les législateurs avaient voulu bâtir des démocraties trop normatives dont l'idéal de perfection se heurtait à deux écueils : d'un côté, des élites elles-mêmes insuffisamment vertueuses, quant elles n'étaient tout simplement pas corrompues, de l'autre un homme du peuple trop imparfait, pas assez idéaliste pour adhérer à ces modèles rigides exigeant trop de chacun. Dans de tels environnements hyper contraints, les hommes n'étaient plus ni libres, ni indépendants. On ne leur donnait d'autre choix que de suivre à la lettre une multitude d'instructions, comme dans ces grands aéroports internationaux, rationnels mais inhumains.

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Extrait ajouté par Laurine-25 2021-01-28T19:27:57+01:00

LORSQUE SERVAZ y fit son entrée, le réfectoire était nettement plus riant et bruyant que la veille. Le soleil matinal traversait les vitraux et la grande salle baignait dans la lumière. Une bonne vingtaine de moines prenaient une collation ou leur petit déjeuner autour des longues tables de bois, bavardant et rigolant comme des employés dans une cantine. Apparemment, le vœu de silence n’était pas à l’ordre du jour.

Il chercha des yeux le jeune frère. L’aperçut au milieu des autres. Contrairement à ses voisins, il ne parlait pas, se contentait d’écouter.

Il s’assit à son tour et bâilla. Il avait eu un mal fou à s’endormir après l’épisode de la nuit. Et, à 4 heures, la cloche appelant les moines pour le premier office l’avait arraché à son sommeil. Il avait vainement essayé de se rendormir après ça, en collant un oreiller sur sa tête pour se protéger de la lumière crue qui inondait la pièce

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Extrait ajouté par Gollum 2020-09-23T19:23:16+02:00

« Toute cette sagesse millénaire. Que pesait-elle aujourd’hui ? Dans un monde où, d’un côté, on uniformisait l’opinion, on abolissait la vérité, on hygiénisait la pensée et où, de l’autre, on encourageait la haine et on laissait se produire les crimes les plus monstrueux, quelle place y avait-il encore pour une quelconque forme de sagesse et d’autonomie ? Que l’humanité fût devenue folle, il n’en doutait pas un instant. Que le Mal fût partout à l’oeuvre, et surtout chez ceux qui voulaient imposer aux autres leur vision du Bien, encore moins. Il était trop vieux, trop las pour ne pas voir que le combat était perdu. L’Occident était en route vers un nouvel âge des ténèbres. »

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Extrait ajouté par Gollum 2020-09-23T19:10:21+02:00

« Servaz songea que les fractures sociales, géographiques, générationnelles, idéologiques qui désormais traversaient ce pays menaçaient d’abattre l’édifice bâti il y a longtemps par des hommes plus courageux, plus clairvoyants et surtout plus responsables que ceux d’aujourd’hui. Un néo-manichéisme était à l’oeuvre. Tout devait être noir ou blanc. Plus de nuances. Plus de gris. Comme s’il existait des êtres humains absolument coupables, et d’autres absolument purs, sans la moindre tache morale. »

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Extrait ajouté par Gollum 2020-09-23T10:42:44+02:00

« Les foules aimaient les réponses simples. Les mots comme « justice », « liberté ». Les slogans. Elles préféraient l’irréel au réel, les croyances aux faits, la désobéissance à l’autorité, la colère à la raison, la simplification à la complexité. Les revendications d’une foule pouvaient être légitimes, avait expliqué le psychologue, et elles l’étaient souvent - mais les travaux de Le Bon, de Freud, de Festinger, de Zimbardo sur la psychologie des masses avaient établi que la plupart des individus présents dans une foule ont beau être des gens sensés, raisonnables, dès qu’on les plonge dans un collectif ils perdent non seulement leurs inhibitions, mais aussi leur sens commun, leur indépendance d’esprit et bien souvent leurs valeurs personnelles. En psychologie sociale, on appelait ça la désindividuation de groupe. Servaz avait apprécié la formule. La conséquence, avait ajouté le psychologue avec un sourire gourmand au-dessus de son noeud papillon, c’était que les foules aimaient le sang : les guillotines, les incendies, les lapidations, les lynchages, les destructions, les bouc émissaires… »

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Extrait ajouté par Alias-Rosiel 2020-08-03T18:14:33+02:00

C'est moi qui vieillis ou c'est le monde qui perd la boule ?

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Extrait ajouté par Coralie-98 2020-07-26T18:42:47+02:00

Mais ce n'est pas si difficile que ça d'amener un enfant,un adolescent ou un jeune adulte à commettre les pires crimes. C'est ce que font les recruteurs de l'état islamique, ce qu'a fait Mao avec ses gardes rouges, ce qu'a fait l'Iran pendant la guerre avec l'Irak... Fondamentalement, n'importe quel enfant a envie de tuer des adultes. Ce qui le retient, c'est la peur des conséquences.

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Extrait ajouté par Clarisseay 2020-07-08T14:10:13+02:00

Dans ce cas, votre vague, si elle survient un jour, sera une calamité pour ce pays - un remède pire que le mal... la révolution, c'est un rêve d'artistes, d'acteurs, de chanteurs, d'écrivains, d'idéologues - des gens qui vivent de leurs illusions, qui ne font rien d'autre que de rêver, et qui n'ont pas a aller trimer chaque jour pour nourrir leur famille : ceux-là, ce sont des solutions qu'ils attendent, pas des conneries. On n'est pas dans un film...

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Extrait ajouté par Clarisseay 2020-07-07T23:04:49+02:00

Quand il inhala la fumée, il se dit qu'il n'existait rien de meilleur au monde que la défaite : rien de plus délicieux, rien de plus atroce, rien de plus humain.

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Extrait ajouté par ceaime2B 2020-06-26T18:00:16+02:00

"Le proc n'en démordait pas. Il faisait en sorte de se couvrir. Irène se sentit en colère. C'était désormais comme ça partout.

-Comme vous voudrez, répondit-elle, en se faisant la réflexion que, parfois, les couilles sans la cervelle étaient plus utiles que la cervelle sans les couilles.

Une réflexion sans doute inspirée par l'état de Martial Hosier."

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