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Extrait ajouté par x-Key 2014-04-01T16:52:47+02:00

Le néant est une bouche qui pleure pour qu'on l'emplisse, un esprit vierge qui implore une pensées, une cavité qui se désespère d'une forme. Ce qui n'est pas implique ce qui est.

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-07-09T18:39:50+02:00

À mesure que passaient les générations, la vie de l’Aire fut gouvernée par la nécessité émotionnelle de gravir la pente. Chaque heure du jour était consacrée au travail, à la préparation du travail ou à l’étude des techniques assurant le succès. Les loisirs et les sports devinrent rares ; les réunions mondaines étaient peu fréquentées. Sans soupape de sûreté, l’homme ordinaire n’aurait guère pu éviter la dépression nerveuse et l’envoi au palliatoire. Carnevalle lui offrait cette soupape. Il y allait une ou deux fois par mois, et une garde-robe n’était pas complète sans un ou plusieurs costumes de Carnevalle. À Carnevalle l’homme ordinaire, à l’esprit obsédé par le travail, pouvait trouver une détente ; il pouvait satisfaire tous ses désirs refoulés, se délivrer de toutes ses frustrations. À Carnevalle, parfois, venaient aussi les Amarante, en costumes fastueux. Anonymes sous leurs masques, ils pouvaient faire abstraction des contraintes imposées par leur rang

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-07-09T18:39:43+02:00

Pour appliquer cette formule au dossier de chaque individu, une énorme machine à calculer appelée l’Actuaire fut construite ! Outre les calculs et recensements, l’Actuaire imprimait sur demande des graphiques individuels, révélant au demandeur la pente de sa ligne de vie, sa proximité par rapport à la limite horizontale du phyle suivant, ou à la verticale terminatrice. Si la ligne de vie coupait la terminatrice, le Fonctionnaire à l’Émigration et ses assassins exécutaient la sinistre besogne que l’Acte exigeait d’eux. C’était cruel, mais c’était régulier – et absolument nécessaire

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-07-09T18:39:35+02:00

Cet amendement ne fut pas accepté sans inquiétude. Certains qualifiaient cette clause d’immorale, mais d’autres alléguaient les dangers démontrables de la surpopulation. Ils soulignaient que chacun faisait lui-même son choix : vivre sa vie naturelle, ou essayer d’accéder à un phyle élevé, et peut-être y réussir. En choisissant la seconde possibilité, il contractait une obligation précise, et à la fin de son temps, on lui ôtait ce qui ne lui avait appartenu que sous condition. Il ne perdait rien – et risquait de gagner le plus grand des trésors imaginables

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-07-09T18:39:29+02:00

À ce moment, l’Aire comptait vingt millions d’habitants, et le maximum souhaitable était estimé à vingt-cinq millions. Ce maximum serait très vite atteint. Le désagréable problème devait être résolu : que faire, quand le membre d’un phyle avait vécu le nombre d’années qui lui était imparti ? L’émigration était une solution incertaine. Clarges était haïe dans le monde entier ; poser un pied au-delà de la frontière, c’était s’exposer à une mort brutale. Néanmoins, un Fonctionnaire à l’Émigration fut chargé d’étudier le problème

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-07-09T18:39:22+02:00

Les ravages diminuèrent, de par leur propre violence. Le monde était scarifié, la population réduite de trois quarts. Les races et les nationalités se confondirent ; les divisions politiques disparurent, pour ressusciter sous forme de zones de régime économique. L’une de ces zones, l’Aire de Clarges avait comparativement peu souffert ; elle devint une citadelle de civilisation. Par nécessité, ses frontières furent fermées. Les foules rassemblées au-dehors chargèrent la barrière électrique, espérant la franchir par la seule force de la volonté. Les corps calcinés jonchèrent le sol par centaines

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-07-09T18:38:55+02:00

Il n’y eut personne pour l’arrêter. L’équipage, horrifié par cette profanation de la vie, s’enfuit vers la voûte d’arcasse, Waylock, claquant des dents, s’était avancé, dans l’espoir de surprendre Wellsey par-derrière, mais il aperçut l’horrible hache et ses genoux se dérobèrent. Appuyé contre le bastingage, il vit Basil Thinkoup sortir du poste d’équipage, inspecter le pont, puis s’approcher de Wellsey, qui brandit sa hache. Basil bondit en arrière, rentra la tête et esquiva, tout en parlant avec douceur. Wellsey jeta la hache, et, faute d’avoir pu fendre la tête de Basil, succomba à la phase inverse du syndrome et s’effondra sur le pont

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-07-09T18:38:33+02:00

Basil Thinkoup laissa passer la pique.

— Viens me voir au Palliatoire de Balliasse. 

– Il se pencha vers Waylock et les plumes entourant son visage effleurèrent le masque de cuivre.

— Je suis en train d’expérimenter des méthodes assez originales, dit-il d’un ton confidentiel. Si elles marchent, la pente sera assez large pour nous deux, et j’aimerais payer la dette que j’ai envers toi, du moins dans une certaine mesure.

Waylock rit ; son rire résonna sous le cuivre.

— Une dette des plus insignifiantes, Basil

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