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Lady Helen, Tome 2 : Le Pacte des mauvais jours



Description ajoutée par anonyme 2017-01-03T20:57:54+01:00

Résumé

« Été 1812...

Après les événements scandaleux du bal marquant son entrée dans le monde, lady Helen s’est réfugiée à Brighton, station balnéaire à la mode, où elle suit l'entraînement indispensable pour devenir une Vigilante du Club des mauvais jours.

Tandis qu'elle se débat pour oublier son éducation de jeune fille du monde et se consacrer à nouvelle vocation guerrière, Helen se rend compte que son mentor, lord Carlston, mène son propre combat intérieur. L'énergie pernicieuse des Abuseurs a-t-elle empoisonnée son âme ou une autre force le conduit-t-elle à ces violents accès de folie ? Quelle que soit la réponse, Helen est déterminée à aider cet homme auquel elle se sent attachée par un lien profond mais interdit...

Mais lady Helen doit aussi obéir aux ordres de l'organisation secrète. La mission qui lui est confiée l'amènera-t-elle à le trahir ? 

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Classement en biblio - 620 lecteurs

Extrait

p. 381

Elle se força à sourire et il lui répondit par un regard encourageant. Il pressa sa longue main sur la nuque de Helen pour l'attirer vers lui. Se penchant sur elle, il effleura des lèvres sa tempe. Elle l'entendit souffler doucement à son oreille : « Baciami » – « Embrasse-moi », en italien. Voilà donc ce qu'était un bécot.

Son soulagement en comprenant ce mot ne dura guère. Elle n'avait encore jamais embrassé un homme. Jamais de façon intime. Elle ne savait que faire, ni comment s'y prendre. Elle sentit les lèvres de Carlston glisser de sa joue vers sa bouche, aussi légers que des plumes. Le souvenir de cet instant où elle s'était couchée sur lui dans sa chambre de jeune fille, leurs deux corps pressés l'un conte l'autre, enflamma soudain son sang. Oui, ils s'étaient embrassés, alors, mais c'était une question de vie ou de mort, l'effet de l'énergie des Abuseurs. À moins qu'il n'y eût autre chose ?

Elle respira son parfum d'une fraîcheur virile, sentit le grain plus rude de sa peau contre la sienne, et poussa un soupir tremblant. Cet élan qu'elle avait réfréné si brutalement se déchaînait dans tout son corps, avec tant de force que ses doigts se crispèrent. Elle se surprit à tourner le visage pour suivre l'avancée prudente de ses lèvres, à effleurer de ses propres lèvres la courbe si douce de sa bouche. Ils se figèrent tous deux, souffles mêlés, puis elle sentit la chaude pression de la langue de Carlston contre la sienne, le goût de sel et de vin se confondre avec la fraîche odeur de cette peau d'homme. C'était surprenant de douceur, de tendresse... puis tout changea. Une violence éclata soudain en elle. Envahie d'une énergie vibrante, elle se pressa contre le corps de Carlston, enfonça ses doigts dans ses cheveux courts. Elle le sentit tituber en arrière, le souffle coupé. Ouvrant les yeux, elle vit la stupeur sur son visage céder la place à une émotion plus primitive. Elle l'attira de nouveau vers sa bouche, poussée par un besoin animal l'emportant sur toute tendresse. Il l'enveloppa de ses bras en la serrant violemment contre sa poitrine. Tous deux se perdirent dans la sensation enivrante de leurs bouches, de leurs langues, de leurs corps unis. Elle avait envie de se glisser dans sa peau, de le goûter, de le toucher, de s'emplir de lui.

– Seigneur, lança une des filles, ils y vont carrément !

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Commentaires les plus appréciés

Diamant

À la fin du premier tome, j’avais vraiment hâte de lire le deuxième tome. En cherchant, un extrait des premiers chapitres sur iTunes, j’ai réalisé que le livre numérique était disponible, en anglais, pour environ un dollar, quand le livre papier n’était même pas sorti au Québec. Je n’ai pas été capable de résister à la tentation d’acheter le livre. Il faut dire que j’avais déjà beaucoup aimé le premier tome, mais là le deuxième tome est encore meilleur. Il y a plus d’action que dans le premier livre et j’ai vraiment aimé le fait qu’Helen sort encore plus de sa coquille qu’elle l’était déjà et elle prend plus de caractère qu’avant, mais elle ne m’a aucunement énervé. Et la fin... me laisse sans mot! Je n’arrive pas à croire que l’auteure nous laisse sur un aussi gros suspens! Je veux le troisième tome! Je sais que j’ai l’air d’une gamine de trois dans cette phrase-là... Mais bref, il faut le lire, et j’ai vraiment hâte à la suite!

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Or

«"In my experience, life is always a question of courage. Which way do we run when we see danger; away from it, or towards it?"

"It depends on what the danger is," Helen said.

"No. It depends on what is at stake."»

Où sont les inscriptions pour faire partie du Dark Days Club, s'il-vous-plait? J'aimerai m'inscrire. Surtout si vous me dites qu'avec l'inscription est offert un Carlston personnalisé.

OK, je me calme. Mais sachez que j'étais très sérieuse au sujet d'intégrer le Dark Days Club. Rien que le nom me donne envie d'offrir mes services à la cause.

Bref.

Quand j'étais petite... en âge, parce qu'en taille techniquement je suis toujours pas bien grande, j'adorais Orgueil & Préjugés. Ce qui n'est pas bien original puisqu'on a toutes au moins une fois baver sur Mr. Darcy. Mais que voulez-vous, je n'ai jamais dit que j'étais une gosse originale.

D’Orgueil & Préjugés m'est venue une profonde passion pour les "regency romances". Et la trilogie Lady Helen contenant cette touche de romance à la Orgueil & Préjugés, il va de soi que vous m'avez vite perdue.

Bref. (Je sens que cette review va être bourrée de "bref". Vous m'excuserez.)

∴ The Dark Days Pact est dans la continuité de The Dark Days Club. On retrouve donc Lady Helen, Lord Carlston, etc. qui font toujours leur boulot et qui doivent faire face à de nouvelles menaces.

Deux mois après la fin du premier tome, Lady Helen a quitté sa famille pour résider à Brighton avec Lady Margaret et Mr. Hammond. Elle commence son entraînement de Reclaimer avec Carlston. Helen doit apprendre à exploiter ses compétences, apprendre à combattre et l'alchimie, ainsi qu'accepter de se déguiser en homme pour certaines missions...

(Je n'en dirais pas plus et je vous laisse aller découvrir le reste par vous-même.)

Ce second tome est bourré de retournements de situation, de rebondissements, bref tout pour passer un super moment en 1812. Doc et Marty n'ont qu'à bien se tenir... (Oui, je vous l'accorde, c'était nul.)

Si le premier tome était génial malgré un début un peu long, imaginez un peu à quel point le deuxième opus de la trilogie est super méga génial. Pas de début lent, on retrouve tout-de-suite nos chéris et on ne tarde pas à découvrir l'intrigue de ce tome. The Dark Days Pact exploite pas mal de thèmes différents (loyauté, trahison, et bien d'autres que je ne commencerai pas à citer, sauf si vous voulez y passer la journée).

De plus, Alison Goodman n'oublie de nous rappeler la place de la femme dans la société de l'époque et de nous montrer que cette vision des choses est erronée via le personnage d'Helen.

Clairement, vous m'avez perdue. Encore. (Je suis toujours en train de dire ça, faudrait que je renouvelle mon vocabulaire...)

∴ Alison Goodman a une plume que je jugerai comme étant parfaite pour placer l'atmosphère de cette trilogie. Son principal atout est le fait qu'elle soit descriptive. Assez pour qu'on puisse vraiment s'immerger dans le récit et visualiser chaque scène mais pas trop, de sorte qu'on n'ai pas envie de se taper la tête contre un mur.

Via sa plume on peut sentir qu'Alison Goodman se sent à l'aise avec son récit et l'époque durant laquelle il se déroule.

∴ Les personnages sont, bien-entendu, excellents. Ils sont réalistes. (Aussi réalistes qu'une fille du XXIe siècle peut savoir que des personnes du XIXe le sont... Est-ce que ce que je viens de dire est clair?) En plus de cela, ils ont une touche de complexité et pour certains, ils sont attachants.

• Oh, Carlston. Je n'ai jamais connu un personnage plus borné que Lord Carlston. Ils est ténébreux, intelligent, borné comme pas possible, attachant, et juste ce qu'il faut de détestable et dangereux. L'homme parfait.

• Lady Helen est une véritable héroïne. Forte, courageuse, intelligente, qui ne se plaint pas de son destin et qui ferait tout pour sauver ceux qui ont besoin d'être sauvés. Une lady, oui. Mais c'est aussi une combattante, dans tous les sens du terme. Sérieusement, elle n'a rien à envier aux hommes de sa société.

• Que seraient-ils devenus sans Sprat? L'un d'eux serait sûrement mort, ou ils seraient dans une merde pas possible. Mais heureusement, ils ont croisé la route de Sprat! ^^

Les personnages secondaires sont supers. Un parfait mélange de différentes classes sociales, de personnalités, et j'en passe! Parmi eux Mr. Hammond qui mérite carrément tout le bonheur du monde et Selburn, qui mérite de se faire piétiner par un cheval. (Juste parce qu'il m'insupporte.) Pike devrait brûler vif; il est tout ce qu'il y a de pire (sexiste, homophobe, etc).

∴ J'adore les regency romances. Et la relation entre Lord Carlston et Lady Helen est carrément LA romance à suivre. Dans le genre slow burn, on ne peut pas trouver mieux. Cette romance est une véritable torture, de quoi vous rendre fou. Mais il y a une vraie alchimie entre ces deux-là, à tel point que vous avez l'impression que d'une seconde à l'autre ils vont se sauter dessus et s'avouer qu'ils s'aiment comme des dingues.

Tellement romantique. *soupir dramatique*

"Slowly he turned into the curve of her palm, cut lip pressed against her skin. She heard two whispered words, felt them kissed into her flesh: amore mio. My love. Two words: the shock of them held her still."

∴ En conclusion, je ne pourrais jamais me lasser de ce genre de roman. Un mélange de dark fantasy et de romance à la Jane Austen. Badass, sombre, et romantique. Action, drame, mystère, & co.

Mes chers amis du Dark Days Club, si vous pouviez m'accepter dans votre cercle, je serais ravie de vous offrir mes services.

Truly yours,

A potential Reclaimer.

«You will be my anchor.»

https://theblacksunshineblog.wordpress.com/2017/09/07/the-dark-days-pact-alison-goodman/

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Vidéo ajoutée par Maximousse24 2017-12-01T17:45:32+01:00

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Commentaires récents

Diamant

Une addiction !

J’ai dévoré ce tome qui m’a semblé encore meilleur que le premier. Tout est bien mené, aucun personnage ni aucun aspect de l’intrigue n’est laissé de côté. Le cadre est précis et nous fait découvrir tout un tas de choses. On avance encore plus profondément dans le monde des abuseurs et des vigilants, le tout à un rythme haletant.Spoiler(cliquez pour révéler)Le lien entre Carlston et lady Helen est de plus en plus fort, par contre je commence à me poser beaucoup de questions à propos de Selburn - Je le sens bien abuseur suprême avec lady Élise en partenaire. La dimension supplémentaire donnée à Hammond est superbement bien amenée, par contre je suis assez fatiguée par Délia

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Or

http://lislysworld.fr/lady-helen-tome-2-le-pacte-des-mauvais-jours/

Hello ! J’écris cette chronique à chaud, juste après avoir terminé ce roman et il y a pas mal de choses à dire sur le Pacte des mauvais jours, second tome de la trilogie Lady Helen écrite par Alison Goodman.

Il faut dire que Lady Helen Wrexhall ne fait décidément rien comme ses contemporains. Maintenant qu’elle est malgré elle membre du club des mauvais jours et Vigilante de son état, notre jeune et jolie aristocrate se retrouve dans des situations peu recommandables pour une Lady. A grand renfort de rebondissements et manigances, ce deuxième volet de son histoire nous tient en haleine tout du long !

~ Ce qu’on retient de ce deuxième tome ~

Du chantage et des mensonges

Si dans le premier tome Lady Helen était forcée de cacher sa véritable nature à son entourage et avait découvert que lord Carlston cachait quelques secrets (encore que peu d’entre eux étaient vraiment énormes), il y avait finalement peu de manigances avec des vies en jeu. Dans le Pacte des mauvais jours, notre héroïne se retrouve confrontée à la froideur calculatrice d’hommes politiques et de criminels. La découverte de cet aspect du monde est difficile pour elle mais c’est un véritable plaisir de la voir se prendre au jeu et finalement s’en sortir grâce à la vérité sur la femme de Pike, tout en gardant un comportement intègre et respectable.

Piégée par les intrigues des autres, Helen garde finalement des secrets envers tous les membres de son entourage mais leur reste d’une loyauté sans faille, encaissant (presque) sans ciller des vérités sur ses amis.

Une lady qui apprend à se salir les mains

Car avec sa formation de Vigilante qui débute réellement, Lady Helen va devoir laisser tomber ses longs gants immaculés et ses ravissantes robes de mousseline au détriment de tenues confortables pour combattre et apprend même à se travestir en homme pour le bien de certaines missions. Plus de broderie l’après-midi et de bals en soirée, c’est le début des sorties dans des endroits aussi peu recommandables qu’une maison close ou un bar miteux.

Ce côté plus cru et dangereux du roman est un véritable plus par rapport au premier tome qui restait tout de même gentillet. Cette situation, bien que moins sympathique pour l’héroïne, lui permet aussi de se dépasser et de se révéler. Si on relève plusieurs incohérences dans la personnalité de lady Helen dans le Club des mauvais jours, elles ne sont plus présentes dans le Pacte des mauvais jours.

Une maitrise toujours aussi remarquable de la période historique

Parce que les aventures de Lady Helen sont aussi travaillées dans le sens historique du thème et tentent, pour leur partie la plus réaliste, d’être fidèles à l’Histoire. J’ai adoré découvrir le fonctionnement des bains, rencontrer d’autres personnalités notables de cette époque et profiter d’un cours sur la mode vestimentaire féminine et masculine du temps de la Régence anglaise. J’ai encore une fois dévoré la note de l’auteure sur les faits historiques et la véracité de certains.

Le Pacte des mauvais jours est un véritable trésor sur ce point tout comme l’était le tome 1 et c’est à mes yeux l’un des gros points forts de cette trilogie.

Lady Helen et lord Carlston

Même si on aurait pu croire cet aspect de l’histoire traité à la fin du premier tome, il se trouve que la relation de Lady Helen avec lord Carlston et le duc de Selburn ne fait que se compliquer davantage. J’avoue que je n’apprécie particulièrement aucun des deux, mais il est clair que le cœur d’Helen penche en faveur de Carlston. Spoiler(cliquez pour révéler)La scène où il lui avoue son amour est touchante et l’imbroglio sentimental entre les trois personnages est de plus en plus intéressant.

La situation à la fin du roman, alors qu’il s’avère que la femme de Carlston est vivante et que Lady Helen est désormais fiancée pour de bon au duc de Selburn, n’en est que plus intéressante et appelle inévitablement à lire la suite d el’histoire !

Le bouquet final

Si le roman est encore une fois un peu long à débuter, les 100 dernières pages du roman sont un concentré d’actions et de révélations qui mène efficacement au hangover de la fin.Spoiler(cliquez pour révéler) Pour moi le Pacte des mauvais jours a commencé à être très difficile à lâcher à la mort de Lowry, quand Helen entre enfin en possession du Ligatus. Dès lors elle fait d’importantes découvertes et surtout il y a de l’action, de par sa course éperdue pour rattraper Carlston et de par les combats qui se déroulent ensuite chez le comte d’Antraigues.

Son trajet de Brighton à Londres avec le duc était trop longuement décrit à mon goût, j’ai dû résister à l’envie de sauter des pages pour aller directement à la confrontation finale. Néanmoins à l’exception de ce passage pas très bien dosé, la fin du roman est une réussite !

En conclusion

Le Pacte des mauvais jours offre une suite intéressante à l’histoire de Lady Helen, plus cruelle et plus fascinante que le premier tome. Donc un roman que je vous recommande totalement malgré ses (petits) défauts, et je vais de ce pas me procurer la suite pour avoir enfin le fin mot de cette histoire…

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Lu aussi

J'ai autant aimé que tome 2, malgré le fait qu'il y ai beaucoup moins de scène entre Carlston et Helen ( et oui je suis accro ) !!! Par contre j'aimerais un peu plus d'action.

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Diamant

J'ai juste adoré ce livre... L'histoire est super, et pleine de suspence!

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Bronze

Je n'ai pas été convaincue. Certes, Helen est beaucoup plus libre et elle s'affranchit du carcan dans lequel les femmes de la haute société de l'époque évoluent. Cependant j'ai trouvé qu'elle subissait beaucoup trop évènements. J'avais l'impression de voir un petit chien qui va à l'abattoir juste parce qu'il a promis de suivre les ordres. Ca m'a hérissé le poils. Mais peut-être est-ce parce que je ne suis pas de cette époque et qu'il y a certaines valeurs que je ne comprends pas.

La fin m'a mise hors de moi. J'ai l'impression d'un retour à la case départ. Je lirai la suite en espérant que l'autrice saura répondre à mes attentes;

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Argent

J’ai trouver ce tome moins bien que le premier. L’action met du temps à démarrer. J’ai trouvée Lady Helen assez sotte certaine fois, au lieu d’agir elle laissais les actions se dérouler sans rien faire ou laissais les gens décider a sa place ou mal lui parler. Sans compter le duc de Selbourne qui se mêlais de ce qui ne le regardais pas, qui ne faisait que tout gâcher et ne pas écouté ce qu’on lui disais ce qui avais pour effet d’empirer certaine situation. Je trouve d’ailleurs qu’on découvre une partie de lui sexiste qui m’a donner envie de le claquer plusieurs fois. J’ai de plus beaucoup râler après certains personnages ce qui ne m’arrive que rarement mais Lady Helen m’agaçais vraiment a ne pas réagir et a laisser les autres lui imposer leur volonté ou décider pour elle. Elle est censée être the vigilante mais ce comporte comme une petite chose fragile !!

En conclusion ce tome ma frustrée j’espère que la suite résoudra les problèmes majeures que j’ai eu avec ce tome.

Sur une note plus positive l’évolution de la relation de Lady Helen et lord Hammond ma beaucoup plut on en découvre plus sur lui ....

Sans compté que la relation qu’elle entretien avec lord Carlston évolue enfinnn on découvre d’ailleurs une part de lui que j’ai bien aimé découvrir.

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Diamant

Que dire sinon que j’ai adoré ?Le suspens quant aux évènements se succédant est à son comble dans ce deuxième tome, et je n’ai eu de cesse de me demandé "mais qui va-t-elle finir par choisir de Lord Carlston ou du Duc ?" J’adore ce côté triangle amoureux et cette tension entre Lord Carlston et Lady Helen.

J’ai dévoré ce livre, parfois même sans pouvoir le lâcher ; et maintenant, je cours lire la suite des aventures de Lady Helen !

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Diamant

Une suite à la hauteur du premier, l'évolution de Lady Helen est vraiment appréciable à voir. Elle doit jongler entre son innocence, normale pour une femme de l'époque, et ses nouvelles responsabilités, qui la forcent à dépasser ses limites et à agir davantage comme la femme forte et insoumise qu'elle est amenée à devenir. J'ai adoré sa femme de chambre, elle incarne à elle seule l'évolution des mentalités qui ont du avoir lieu au cours des siècles qui ont suivi l'époque de la régence. Je pense notamment au discours qu'elle fait à Lady Helen quand au fait qu'elle doit s'affirmer en tant que femme qui va devoir agir comme un homme, et se faire obéir plutôt que s'écraser. La femme forte et révolutionnaire de ce livre, c'est Darby.

Toujours en restant sur les personnages, Carlston, fidèle à lui même mais beaucoup plus vulnérable dans ce tome, ce qui permet à Helen de s'affirmer, et ce n'est pas pour nous déplaire. Par contre .... Y'a t'il plus horripilant que le Duc ??? Si Darby est une femme qui voit plus loin que son époque, lui c'est vraiment un homme des cavernes. 1) Passe son temps à dire qu'il va protéger Helen alors qu'elle pourrait lui arracher la tête simplement si l'envie lui venait, sans se casser un ongle, 2) incapable de suivre un ordre d'Helen MÊME SI IL DONNE SA PAROLE ! et provoque en conséquences des catastrophes dont je ne parlerai pas pour ne pas spoiler. On croirait presque qu'il le fait exprès et qu'il veut tous les tuer. J'étais habitée pendant toute ma lecture, de l'envie furieuse de rentrer dans le livre et de lui mettre un bon gros coup de pied là où je pense (et à Pike en prime). Un personnage a rarement le don de m'exaspérer comme ça..

Pour en revenir à un point plus positif, j'ai adoré l'évolution de la relation entre Helen et Mr Hammond. Contrairement aux 8/9 des personnages de ce livre, il ne la sous estime pas, la considère en égale et même en amie, et c'est appréciable de la voir alliée et soutenue tout au long du livre.

Gros point positif de ce tome aussi, le fait qu'il ne manque pas d'action. Dans le premier tomes, il pouvait y avoir certaines longueurs, parce qu'Helen était plus ou moins coincée dans sa condition de jeune aristocrate, alors qu'ici elle n'hésite plus (trop). Ce qui fait que l’enchaînement des événements m'a semblé plus fluide et plus rapide.

Enfin bref, vous l'aurez compris j'ai VRAIMENT passé un bon moment et si le premier vous a plu, foncez sur le deuxième.

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Parce que j’avais passé un assez agréable moment de lecture avec le premier volet des aventures de Lady Helen et du club des mauvais jours, et parce que j’ai décidé de finir un maximum de séries littéraires cette année, je me suis plongée dans la lecture du second tome de la trilogie d’Alison Goodman.

Après les événements qui se sont déroulés lors de sa fête d’anniversaire, Helen est contrainte de s’éloigner de Londres et trouve refuge auprès de ses nouveaux amis dans une station balnéaire. Là-bas à l’abri des regards elle s’entraîne à son nouveau rôle de Vigilante avec Lord Carlston et à se faire passer pour un homme. Mais entre la mission secrète et délicate que lui a confié l’affreux monsieur Pike et les étranges accès d’humeur de Carlston, Helen va se retrouver une nouvelle fois au cœur d’un nœud de problèmes dont elle seule est la clé.

Comme pour le tome un j’ai eu un peu de mal au démarrage de ma lecture. J’ai eu quelques difficultés à me replonger dans l’ambiance très collet-monté et victorienne de cette histoire teintée de fantaisie. Et j’ai également eu un peu de mal à clôturer ma lecture en raison de longueurs dans la narration et de rebondissements soit un peu trop tortueux soit un peu trop plats pour totalement retenir mon attention.

Une nouvelle fois j’ai aimé l’ambiance de ce roman dans lequel Alison Goodman n’hésite pas à ajouter des références et des personnages historiques basés sur ses nombreuses recherches pour rendre son histoire d’avantage réelle et l’ancrer un peu plus dans l’ère victorienne. Une fois encore l’autrice en profite pour souligner les inégalités sociales ainsi que les injustices liées au genre à cette époque.

Des inégalités qui se présentent notamment dans la manière dont les deux prétendants de Lady Helen traitent la jeune femme : quand Lord Carlston voit en elle une Vigilante, donc une égale, une guerrière et une alliée, le duc de Selburn de part son éducation ne perçoit qu’en Lady Helen une jeune femme fragile qu’il doit défendre à tout prix, quitte par moment à la mettre encore plus en danger.

Prenons un instant pour parler des personnages. Helen s’affirme encore d’avantage ce qui ne nous la rend que plus attachante. En revanche si Lord Carlston est un peu plus supportable dans ce tome, le duc de Selburn pour sa part est totalement insupportable. On en apprend aussi d’avantage sur les assistants de Carlson dans ce tome. Et de nouveaux personnages viennent s’ajouter aux autres : Sprat la petite fille des rues, Delia l’amie fidèle d’Helen ou encore l’insupportable et arrogant monsieur Pike.

Tout ce beau monde est là pour aider ou au contraire pour mettre des bâtons dans les roues d’Helen et de Carlston et les empêcher de réussir leurs différentes missions. Parce qu’il y a beaucoup de fils narratifs à suivre dans cette histoire, un peu trop même, pour que tous les événements soient clairs et facilement suivis par les lecteurs. Au final, on a un peu l’impression d’énormément de remue ménage pour pas grand chose et la sensation que l’autrice fait traîner les choses en longueur avant de nous offrir une fin à suspense mais assez décousue.

Un second volet trop long et manquant de cohérence à mon goût malgré une ambiance assez réussie et des personnages attachants pour la plupart. Je lirai cependant le troisième et dernier volet de la série en raison notamment de la fin à suspense de ce tome.

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Diamant

Attention mes amis ! Cette nouvelle chronique va envoyer du pâté, je vous le dis ! Enfin, si j'arrive à reprendre mon souffle et à me remettre de mes émotions. Cela ne fait 'que' quelques jours que j'ai terminé ce second tome qu'il me tardait tant de lire et force est de reconnaître qu'il m'a ébranlé à un point où les mots me manquent et où je me noie dans les méandres de mon cœur brisé en mille morceaux... Mais je sais qu'Alison Goodman saura nous offrir les clés de son cliffhanger absolument insoutenable dans le tome trois. Il n'y a plus qu'à ronger son frein, et avec le sourire s'il vous plaît. Je suis à ramasser à la petite cuillère, aidez-moi... Oh, agonie ! Oh désespoir ! Bref, je coupe court à ma mélopée tragique et je remercie du fond de mon petit cœur malmené (avec les morceaux qui en subsistent) les éditions Gallimard Jeunesse pour ce merveilleux envoi. Comme toujours, ils ne lésinent pas sur l'apparence de l'objet-livre et, à choisir entre les deux tomes, j'avoue que ma préférence va pour celui-là, tant au niveau de l'esthétique que du contenu ! Après avoir été fébrilement accueillie dans le 'Monde', avec en point d'orgue un bal qui tourne au cauchemar mais qui permet également à Helen de se révéler entièrement à sa véritable nature de Vigilante, notre héroïne façon Jane Austen va devoir quitter sa famille afin d'enfin commencer sa formation et intégrer définitivement le Club des mauvais jours, par le biais d'un pacte qui implique bien des contraintes... Finie la jolie robe jaune d'Elizabeth Bennet et les bonnes mœurs d'une jeune fille bien rangée, place aux cheveux à la garçonne et aux vêtements d'homme ! Je trouve que ce look lui sied à la perfection sur la couverture française, avec la ville de Brighton et ses bas-fonds qui s'élèvent, menaçants et gigantesques en arrière-plan, et avec les tons orange, noir et la dorure de la calligraphie et des gravures, cela fait de ce livre un vrai petit bijou ! ♥ Encore un grand merci à Gallimard Jeunesse, je suis toujours sur un petit nuage !

Et, en effet, il y a de quoi être comblée ! Depuis la fin du tome un, je trépignais d'impatience à l'idée de voir Helen de se libérer du carcan de cette société patriarcale étouffante afin d'embrasser ses pouvoirs et sa véritable force intérieure. Qui plus est, elle sera très bien accompagnée dans cet apprentissage qui va se révéler corsé mais aussi gratifiant. Ce second tome va justement permettre aux différents personnages de nouer des liens plus profonds, pour mon plus grand bonheur. Ce second tome tant espéré a su répondre à toutes mes attentes, et même au-delà. Le livre s'ouvre sur une page de résumé hyper pratique du tome précédent, au cas où l'on aurait oublié le bal déchaîné chez l'oncle Pennyworth. Cependant, il est bon d'avoir les détails tout frais en mémoire, cela va servir par la suite... A présent, je vous souhaite la bienvenue dans la ville de Brighton, qui attire tout un essaim d'aristocrates avides de réunions raffinées, de bon air frais, de promenades et de sensations fortes en allant nager dans la mer pour les plus intrépides à la belle saison. Pour Helen, ce ne sera pas une partie de plaisir, malheureusement... Je m'en doutais que l'entraînement serait rude et qu'Helen aurait ses périodes d'incertitude, mais je n'étais absolument pas prête pour ce qui allait se dérouler. Beware, ça va saigner de tous les côtés. Si le premier tome avait été palpitant autant dans l'entrée de jeu au sein du monde tordu et effarant des Abuseurs que au niveau des réflexions et hésitations que se fait notre chère héroïne sur sa place dans la société, laquelle choisir, ce second tome vous fera quant à lui avoir des chaurées lors de scènes d'actions maîtrisées, qui prennent tout leur sens au fil de l'histoire et qui vont vous faire pâlir d'angoisse et d'appréhension. Le train une fois en marche prend une quatrième vitesse et ça ne rigole plus ! Déjà que, contrairement à certains lecteurs, je n'avais reproché aucune lenteur au premier tome, qui va à son rythme et met en place un univers foisonnant de détails immersifs et démonstratif des recherches de l'autrice et de sa passion dévorante et respectueuse pour son sujet, mais là, le temps mort est banni de toute page et l'imbroglio de sous-intrigues nous emmène dans une farandole folle ! Et à aucun moment je n'ai eu envie que cela s'arrête !

Je ne sais pas comment mon cœur a réussi à résister durant six cent pages qui défilent à une allure digne d'un marathon, pour finir sur le bord de la route, esseulé et encore brûlant de cette fièvre qui monte à la tête avec la sauce que nous balance Alison Goodman en pleine figure ! Les personnages ne sont pas en reste, bien évidemment, et je me suis creusée les méninges pour savoir comment ils avaient survécu à tout ce qui venait de leur tomber dessus en un temps si resserré. Un mois ! My god ! Un mois qui regorge de palpitations et d'épouvante, d'inquiétude et de tristesse pour une vie entière ! Mes pauvres chéris ! Je suis béate d'admiration de la maturité d'Helen face à de telles épreuves. Cela force le respect et fait déborder mon cœur d'autant plus d'amour fou et protecteur envers sa petite personne. En effet, Helen ne rechigne pas à la tâche. Elle est une authentique battante, qui fait toujours de son mieux, notamment aussi pour assimiler les techniques de combat et le mode de vie intégral d'un Vigilant comme il se doit, mais elle suit également son instinct. Si vous voulez, notre jeune femme a quitté un monde protocolaire très stricte et aberrant pour un autre (youpiiii). Auparavant, on attendait d'elle qu'elle soit une jolie jeune fille, obéissante à sa figure paternelle (ici, son oncle, qui n'apparaît plus, quel soulagement ! Une envie de meurtre en moins !) et étant convenablement élevée, sachant rester polie et se taire afin de ne pas repousser d'éventuels prétendants. Cela vous donne à vous aussi un désir violent de vous insurger ? Me voilà rassurée. Dans ce second tome, on demande à Helen d'être ce qu'elle n'est pas, c'est-à-dire un homme : savoir se montrer viril, ne pas laisser ses émotions dominer notre raison (car c'est bien connu, les femmes sont des êtres si émotifs qu'elles sont incapables d'agir intelligemment par elles-mêmes !), rester impassible et être capable de boire comme un trou et de jurer comme un charretier quand la situation l'exige ! Notamment car notre petite chérie va se rendre à Lewes et Brighton dans des lieux... pas très fréquentables disons. Pour une lady de la haute qui a toujours eu pour mission de conserver son honneur et sa féminité, c'est un peu dur à encaisser. Maintenant, ajoutez à cela que les hommes du Club des mauvais jours (rappel important : Helen est la seule femme Vigilante d'Angleterre) la considèrent et la traitent toujours comme une femme, c'est-à-dire qu'ils la regardent de haut, en se disant qu'elle n'est bonne qu'à accueillir les ténèbres des autres, telle sa défunte mère, femme, être du pêché originel. On croirait rêver tellement c'est absurde ! Et pourtant, malgré cette intimidation constante et franchement à la limite du harcèlement, Helen va réagir telle une reine : en restant elle-même tout en apprenant ce qu'il y a de mieux à retirer de l'enseignement du Club des mauvais jours. Ce qui inclut de savoir repérer un Abuseur, dans quelle catégorie il se situe, le faire fuir/parlementer, exacerber ses réflexes et puiser au mieux dans cette puissance qui s'accroit en elle et qui la laisse sans voix (et moi aussi). Bref, Helen va être une élève patiente et assidue, mais pas cruche non plus. Elle ne va pas se laisser marcher sur ses pieds, va totalement s'investir dans sa nouvelle fonction aux inconvénients plus que dérangeants, et faire preuve d'une noblesse d'âme et d'une générosité qui auraient rendu son adorable tante Léonore très fière d'elle et de la lady qu'elle est indéniablement, j'en suis certaine. D'ailleurs, cette femme me manque mais pas son mari. Je suis méchante, et nah.

Après, ce qui est loin de la laisser de marbre (et comment pourrait-on lui en vouloir ?), c'est le fait d'avoir Carlston comme 'coach sportif' et précepteur. Je veux bien le même, soit-dit en passant ! ♥ Mais la folie dégénérative en moins, ce serait cool. Notre Seigneurie va en effet être atteint d'un mal qui le ronge à petit feu, puis la flamme prend d'un coup et nous vivons alors une descente aux enfers en pente raide qui nous fait tomber de haut. De très haut. Cela m'a prise sur le qui-vive parce que Lord Carlston est présenté durant l'intégralité du tome un (ou presque...) comme un être très sur de lui et maître de lui-même, qui ne se laisse jamais démonter et qui fait preuve d'un sang-froid qui laisse son empreinte. De quoi se sentir toute petite à côté. Or, dans le cas présent, notre cher Carlston a le sang chaud, ça bout là-dedans ! Plus d'une fois, Sa Seigneurie va se trouver au plus bas et tenter vainement, avec son âme de combattant aguerri qui ne succombera point au Mal, de se défendre de toutes ses (maigres) forces face à ce qu'il lui arrive de manière foudroyante. J'ai ressenti une peine immense pour lui et beaucoup de tendresse en voyant toute la sollicitude que lui apportaient ses compagnons d'armes mais aussi ceux qui constituent sa véritable famille dans ce monde qui lui est hostile : Mr. Hammond et Miss Margaret, notre Helen adorée bien sûr, Quinn & Darby ainsi que Délia. J'ai été agréablement surprise de voir les risques qu'Helen a pris pour sa meilleure amie, quitte à faire une grave entorse au serment qu'elle n'avait même pas encore prêté. Délia ne méritait pas de croupir dans un asile, personne ne mérite un enfermement pareil. Et puis, je l'aime beaucoup cette jeune femme, elle est gracieuse, lumineuse et pétillante, un doux et moelleux nuage blanc enchanteur face à tout cet amoncellement de noir. J'ajouterai que Délia apporte un regard en tant que représentante de la 'bonne société' à la fois ingénu et frais. C'est-à-dire que la jeune femme va avoir beaucoup à assimiler et ce qu'il va se passer lors des activités au sein du club va profondément la choquer généralement. Cependant, elle ne cessera jamais de soutenir Helen et lui faire montre de sa gratitude sincère du mieux qu'elle peut, malgré ses maladresses, ce qu'on peut aisément comprendre.

Pour en revenir au sang chaud de Carlston, cette accumulation d'énergie négative et démoniaque qui parcourt l'entièreté de son corps parfaitement constitué (Helen ne lésine pas sur les détails, la coquine) va in fine avoir un effet positif. Cela va lui permettre inconsciemment de percer sa carapace et de s'évader du carcan établi par le règlement drastique en matière de relations humaines et de liberté individuelle du Club des mauvais jours. Ce règlement constitue clairement un manque de bon sens et est un abus total en matière d'exigences de loyauté envers la couronne et de piétinement de la vie privée. Mais bon, pas la peine de pousser ma gueulante à ce sujet, je pense que vous avez compris de quoi il en retourne. En dehors de la fatigue extrême qui le consume insatiablement et de son instinct meurtrier et sauvage qui n'est pas du luxe, Lord Carlston va se montrer sous un autre jour, passionnel et vibrant d'amour dans chaque fibre de son être pour la belle Helen, si forte, brave et naturelle. Et croyez-moi que vous allez le sentir sur l'ensemble de tout votre petit corps, et que cela ne vous laissera pas indifférent ! Qui plus est, la tension sexuelle atteint à un moment son paroxysme et mes aïeux... Ce passage a dû être périlleux à écrire et néanmoins, il est réussi de bout en bout ! Mes félicitations à la cheffe ! Remarquable, un moment d'amour à l'état pur qui va bouleverser tous vos sens et vous faire fondre littéralement sur place. Pour moi qui n'était pas une partisane de la première heure de ce couple, j'ai eu la révélation de ma vie dans ce tome deux. C'est d'une évidence qui crève les yeux ! Et pourtant, cela ne m'empêche pas d'éprouver beaucoup de sympathie et d'amitié pour le Duc de Selburn, qui est un sacré coriace qui ne lâche pas le morceau. Etant extrêmement perspicace, sa Grâce a vu clair dans la petite comédie d'Helen et tient à comprendre, à creuser ce mystère insoluble au plus profond et à rester à ses côtés. Je pense que ce personnage insupporte tout le monde sauf moi ! Certes, le fait qu'il va se montrer ardent à protéger Helen et à sous-estimer ses capacités, la gênant plus qu'autre chose dans son 'travail', m'a fait lever les yeux au ciel. Contrairement à Carlston, il ne la laisse pas voler de ses propres ailes et prendre ses propres décisions et on pourrait voir en lui plus un père de substitution qu'un ami ou potentiel fiancé. Elle est assez grande pour se débrouiller toute seule, enfin ! (et pour d'autres choses aussi...) Il m'a fait un peu penser à Mozart (chouchouuuu ♥ quand même) dans le tome trois de Phobos (ou comment faire un parallèle entre une œuvre de YA/SF et YA/historique, rien à voir avec la choucroute !), qui couve constamment Léonor, sans vraiment la croire et défendre ses idéaux et ses droits. Cependant, je prends la défense du Duc car il est une bonne personne, un homme d'honneur et je pense qu'Helen a besoin de quelqu'un comme lui à ses côtés pour l'épauler et lui faciliter la tâche. Et puis bon, il n'entrave pas le couple Carlsten (oui, je leur ai déjà trouvé un petit nom, tiens !) donc il ne me dérange pas. Dans le tome un, je reconnais que mon cœur chavirait un peu pour lui, et c'est toujours le cas, je me le garde pour moi du coup ! ♥

Au niveau des nouveaux personnages, j'ai adoré celui de Sprat. Fillette de douze (presque treize !) ans, qui n'a pas dû connaître une enfance facile et qui en bave encore, à la porte de l'adolescence, à grandir dans un milieu dégradant et qui ne lui promet pas un bel avenir. Sprat en a vu des vertes et des pas mûres, et ce n'est pas rien de le dire. Elle va se montrer pleine de ressources pour aider Helen dans sa quête, et heureusement qu'elle est là, même. Notre personnage phare va réussir à accomplir plein de choses par elle-même, mais sans les encouragements et l'aide apportées de façon bienveillante par ses amis et alliés, aurait-ce été le cas ? Difficile à dire. Cette solidarité très forte est primordiale dans le roman, et chaque personnage se l'apporte l'un à l'autre, à une échelle plus ou moins grande. Par exemple, Helen se prend d'affection pour la jeune Sprat, qui connaît d'ores et déjà un sort terrible à son jeune âge, ayant vu des choses qu'elle n'aurait pas dû voir et étant forcé à grandir trop vite pour gagner sa vie par ses propres moyens, et pas des plus légaux. Elle va donc tout faire pour lui donner un accueil des plus chaleureux à German Place, une sorte de refuge pour cette enfant qui ne manque pas de verve quand il s'agit de parler l'argot, avec un brin d'humour salace et retentissant qui ne fait pas de mal à une mouche, au contraire, et ce lien inextricable entre chaque personnage, qu'il soit bon, lumineux, ou empoissonné, se ressent jusqu'au plus profond de... l'estomac, et de l'âme. Que ce soit Mr. Hammond qui hausse enfin la voix face à la figure autoritaire qu'est sa sœur (il était temps, même si j'apprécie Margaret et que je compatis à sa situation peu enviable au vu de ses sentiments, ce n'est pas une raison pour être désagréable avec tout le monde), au-deçà de leur profonde complicité, ou encore le couple trop mignon formé par Mr. Quinn et Darby, dont l'amour est si vibrant et éloquent qu'il n'a même pas besoin de mots pour se voir, il y en a pour tous les goûts et chaque personnage de l'histoire va s'affirmer et camper sur ses positions d'une manière inébranlable. La relation qui m'a cependant le plus ébranlé et qui me fait battre le cœur plus fort et rend ma proportion à la larmichette plus latente est celle entre Darby, la servante et future Terrène, et sa maîtresse Helen. D'un côté, nous avons la jeune domestique qui a tout laissé derrière elle, la situation qu'elle avait difficilement obtenu au sein de la maisonnée de Lord Pennyworth, au prix de tant d'efforts, la vie qu'elle avait toujours connu, celle d'une société 'normale', afin de suivre Helen et de l'accompagner pour le meilleur et pour le pire, avec une foi et une confiance sans failles provenant de ce cœur en or. De l'autre côté, nous avons une jeune aristocrate qui, jusqu'il y a peu, avait encore un esprit innocent de ce qui l'entourait et qui est infiniment reconnaissante de la dévotion de Darby, qu'elle considère plus comme une sœur ou une kindred spirit. Qui plus est, c'est Darby qui va insuffler à Helen le courage de faire les choses à sa manière, d'être la seule femme avec du pouvoir dans un cercle resserré d'hommes sous la tutelle d'un misogyne et homophobe (Mr. Pike, je vous déteste. Cordialement.), de rester fidèle à ses valeurs et à ce en quoi elle croit avec sa force de femme, de Vigilante, qui lui est propre et exceptionnelle. L'évolution de Darby est remarquable, de la petite servante discrète à un esprit robuste et une volonté qui ne vacille pas de faire le Bien et de le propager, il n'y a qu'un pas. Ce passage m'a gonflé le cœur de fierté, de soulagement et m'a tout bonnement illuminé de l'intérieur (non, je ne suis pas une Abuseuse).

Je me rends compte que je n'ai pas encore parlé de Lowry et du comte d'Antraigues ! Ma chronique n'aura pas de fin à ce rythme... Cependant, comment pouvais-je passer à côté de ces deux personnages-clés ?Pour ce qui est de Lowry, ça va aller vite. Ce personnage est insolant, haïssable, grossier, à la limite de l'indécence (quoique, il l'a déjà dépassé depuis longtemps...), cruel et qui prend un plaisir vicieux et à vomir de la souffrance des autres. Alors qu'il était un Terrène, censé être valeureux et noble de cœur et d'âme ! Bah, tu parles ! Son antipode, le comte d'Antraigues, est un Abuseur et pourtant absolument pas le personnage répugnant qu'on attendait qu'il soit. Contrairement à Lowry, qui est véritablement un être humain, avec son propre corps et sa propre identité, et qu'on attend de lui une certaine humanité, c'est le comte d'Antraigues qui est en réalité est un homme de parole, qui a certes dû apprendre à être rusé et impitoyable afin de protéger les siens, sa femme Antoinette et son fils Julien (non-rejeton d'Abuseur), qui sont tous les deux indubitablement humains. Il est conscient que la vie humaine, qu'il a emprunté à de nombreuses reprises à plusieurs personnes pour 'renaître', a une grande valeur et ses sentiments sont sincères et puissants. Je n'ai pas pu le détester malgré sa nature. Son humanité est là, inébranlable, et cela a brisé bien des préjugés. Oui, les hommes peuvent être des affreux et les Abuseurs des gens de bien, qui se débrouillent comme ils peuvent pour se faire accepter et jouir de leur existence. Cela semble simple énoncé comme cela mais cela étoffe le récit de façon à faire s'élever une voix contre l'intolérance et la discrimination autre de féminine et au sujet de la parité hommes/femmes (ce qui est déjà un lourd dossier). Cela apporte une profondeur supplémentaire au récit qui est non négligeable et qui nous amène à user un peu de nos petites têtes et à se poser pour réfléchir. J'ai aussi beaucoup aimé l'insertion de personnes ayant véritablement existées, comme dans le premier tome, de façon à étoffer et donner du matériau au contexte dans lequel l'intrigue se déroule (comme avec la mention récurrente du Prince régent), mais aussi à les utiliser de façon stratégique et percutante de sorte à réaliser un tour de force assez assourdissant (l'introduction à la Reine Charlotte en est somme toutes un exemple éloquent). Ici, c'est Martha, la baigneuse émérite de Brighton, femme de quatre-vingt ans toujours aussi vaillante et émerveillée face à la mer et aux beautés de la vie, qui est évoqué et apparaît de façon ponctuelle pour jouer les rôles de messagère et de source d'inspiration pour Helen, qui doit, littéralement et de façon imagée, se jeter à l'eau. Des lieux comme la bibliothèque indispensable de Donaldson me donnent quant à eux l'envie de véritablement les visiter, même si mon imagination a déjà fait la moitié du chemin. La plume de l'autrice, à l'instar d'un pinceau, nous dépeint avec délice et un enthousiasme contagieux la douceur de vivre de Brighton, son air pur, son eau salée, ses bibliothèques, lieux majestueux d'enrichissement et de plaisir de la lecture et du savoir, et ses fêtes enjouées, qui raviront de joie le Carlin. Petit surnom tout à fait affectueux (et qui ne manque pas de me faire pouffer comme une gamine à chaque fois) d'Elizabeth Brompton, que j'ai adoré dans ce tome. Elle ne se dépareille jamais de son panache, de sa spontanéité qui redonne le moral et elle fait une merveilleuse amie, rayon de soleil un peu trop aveuglant mais qui sera toujours au petit soin pour vous même quand vous même vous vous négligerez. Elle peut paraître ridicule ou envahissante pour certains, mais moi, je la trouve géniale et je l'affirme haut et fort. Sa mère, c'est une autre histoire en revanche...

Pour conclure, je dirais que, si vous cherchez une Regency romance à la saveur délectable des romans de Lady Jane, une écriture démentielle et singulière, qui se déguste comme une gourmandise et ce, sans modération aucune (lâchez-vous !), et qui est imprégnée de vie, d'amour, de sentiments intenses, porteuse d'un message fort qui laisse la part belle à la gente féminine, qui n'a rien à envier à celle des hommes, cette saga est faite pour vous ! Vous vous sentirez transportée en pleine félicité, vous verrez. L'autrice a su être se montrer à la hauteur de mon impatience presque farouche, mais je suis amoureuse folle de cette saga et de ce qu'elle a à nous offrir, que voulez-vous ! Le travail acharné et brillant de l'autrice, tant sur les fioritures que sur la pression permanente exercée sur les personnages et sur ses révélations, ses retournements de situation qui nous laissent sur le derrière et nous brisent le cœur, est saisissant de bonne volonté qui a porté ses fruits et je me suis véritablement régalée, comme l'aurait dit Patrick Fiori. L'imbroglio de situations retorses et dont il est difficile de s'extirper autour d'un seul artefact sordide et sanglant, loin de rendre l'avancement et la compréhension de l'intrigue compliqués et déroutants, ne la rendent que plus trépidante et rondement bien menée ! Chapeau, l'artiste ! Je suis scotchée ! En tout cas, moi, c'est quand on veut qu'on me fait entrer dans le Club ! Non, je ne suis pas sadomaso (vous êtes rassurés ?). J'ai tout simplement envie de sauver mon prochain, soit le monde entier, rien que ça, et avec une partenaire aussi époustouflante qu'Helen, je n'ai rien à craindre ! Cela me donne envie de me surpasser ! Et avec un Carlston qui me sursurre des mots doux en italien à l'oreille en prime, je ne peux qu'accepter la proposition, huhu. Et un duc de Selburn aussi, pour ma sécurité et mon confort. Je suis exigeante il parait. C'est que je suis parfaitement confiante concernant le fait qu'Alison Goodman ne me décevra avec le tome trois, qui clôturera la trilogie et que j'attends déjà de pied ferme. Il m'en faudra du courage et de la préparation, pour aller botter le derrière de Philip, récupérer le précieux colligat et affronter ce dénouement final que je ne suis pas prête à vivre (et à en survivre par ailleurs). Saga de mon cœur, tu me manques déjà... COUP DE FOUDRE ϟ

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Dates de sortie

Lady Helen, Tome 2 : Le Pacte des mauvais jours

  • France : 2017-08-31 (Français)
  • Canada : 2017-10-02 (Français)
  • USA : 2017-01-26 (English)

Activité récente

Titres alternatifs

  • The Dark Days Pact - Anglais

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Les chiffres

Lecteurs 620
Commentaires 79
Extraits 7
Evaluations 268
Note globale 8.73 / 10

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