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p. 381

Elle se força à sourire et il lui répondit par un regard encourageant. Il pressa sa longue main sur la nuque de Helen pour l'attirer vers lui. Se penchant sur elle, il effleura des lèvres sa tempe. Elle l'entendit souffler doucement à son oreille : « Baciami » – « Embrasse-moi », en italien. Voilà donc ce qu'était un bécot.

Son soulagement en comprenant ce mot ne dura guère. Elle n'avait encore jamais embrassé un homme. Jamais de façon intime. Elle ne savait que faire, ni comment s'y prendre. Elle sentit les lèvres de Carlston glisser de sa joue vers sa bouche, aussi légers que des plumes. Le souvenir de cet instant où elle s'était couchée sur lui dans sa chambre de jeune fille, leurs deux corps pressés l'un conte l'autre, enflamma soudain son sang. Oui, ils s'étaient embrassés, alors, mais c'était une question de vie ou de mort, l'effet de l'énergie des Abuseurs. À moins qu'il n'y eût autre chose ?

Elle respira son parfum d'une fraîcheur virile, sentit le grain plus rude de sa peau contre la sienne, et poussa un soupir tremblant. Cet élan qu'elle avait réfréné si brutalement se déchaînait dans tout son corps, avec tant de force que ses doigts se crispèrent. Elle se surprit à tourner le visage pour suivre l'avancée prudente de ses lèvres, à effleurer de ses propres lèvres la courbe si douce de sa bouche. Ils se figèrent tous deux, souffles mêlés, puis elle sentit la chaude pression de la langue de Carlston contre la sienne, le goût de sel et de vin se confondre avec la fraîche odeur de cette peau d'homme. C'était surprenant de douceur, de tendresse... puis tout changea. Une violence éclata soudain en elle. Envahie d'une énergie vibrante, elle se pressa contre le corps de Carlston, enfonça ses doigts dans ses cheveux courts. Elle le sentit tituber en arrière, le souffle coupé. Ouvrant les yeux, elle vit la stupeur sur son visage céder la place à une émotion plus primitive. Elle l'attira de nouveau vers sa bouche, poussée par un besoin animal l'emportant sur toute tendresse. Il l'enveloppa de ses bras en la serrant violemment contre sa poitrine. Tous deux se perdirent dans la sensation enivrante de leurs bouches, de leurs langues, de leurs corps unis. Elle avait envie de se glisser dans sa peau, de le goûter, de le toucher, de s'emplir de lui.

– Seigneur, lança une des filles, ils y vont carrément !

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Elle l'entedit chuchoter deux mots, comme un baiser la pénétrant toute entière : " Amire mio." Mon amour. Deux mots qui la pétrifièrent

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– C’est de la petite bière. Autant vous y habituer.

Helen regarda le liquide trouble puis hasarda une gorgée. C’était tiède, avec un goût de malt passablement aigre.

– Buvez à longs traits, la pressa Mr Hammond. Ne soyez pas si délicate.

Elle s’exécuta, ravie de pouvoir engloutir le breuvage au lieu de le déguster.

– Le goût rappelle un peu…

– La pisse de chat ?

Elle manqua s’étouffer.

– Non, je pensais plutôt à…

– La pisse d’âne ?

Il la mettait à l’épreuve. Un jeune homme ne reculerait pas devant un tel langage, s’il était avec l’un de ses pairs.

– Exactement, dit-elle. On dirait de la pisse d’âne. 

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-Je ne me rappelle pas grand-chose de ces derniers jours, Helen. Quand j’essaie, je n’éprouve qu’une vaste sensation de souffrance sans limite.

Ses épaules se voûtèrent machinalement.

-Cependant, je me rappelle nettement trois instants précieux.[spoiler]Celui où vous m,avez libéré de cet enfer rempli de cris et de ténèbres. Celui où nous nous sommes unis avec tout ce pouvoir. Et cet instant dans la salle d’entraînement, avant votre départ. Je me rappelle ce que j’ai dit alors.

Il lui pris la main, et elle senti la tiédeur de sa peau contre la sienne. Puis il pressa ses lèvres sur les doigts de Helen.

- « Amore moi ». Vous vous souvenez? Je le pensais vraiment, et je le pense toujours...

-Arrêtez![/spoiler

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D'un bond, il se tourna de nouveau vers elle.

- Helen, ça ne change rien.

- Vous avez raison, dit-elle.

Il s'avança avec ardeur mais elle l'arrêta net en secouant la tête.

- Rien n'a changé. Vous êtes toujours marié. Simplement, votre épouse n'est plus un fantôme.

{...}

Elle hésita, consciente que ce qu'elle allait dire maintenant la lierait de façon tout aussi irrévocable.

- Ni au fait que je suis fiancée.

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Au-dessus d'elle, la grisaille céda peu à peu la place au visage de carlston, maculé de sang, encore marqué par la souffrance.

-Helen!

Dans son soulagement,elle eut un rire mêlé de sanglots, en touchant sa mâchoire, sa joue, la courbe de ses lèvres d'où s'était effacé son rictus féroce. il était vraiment redevenu lui-même.

Elle sentait ce rythme entre eux, qui n'était plus un désir éperdu, déchirant, mais la pulsation puissante et régulière de leur union.[...]

Il pressa ses lèvres sur les cheveux de Helen, en le serrant plus étroitement contre lui avec une tendresse ardente.

-Je n'ai jamais rien éprouvé de pareil. Quel pouvoir immense!

Elle savait qu'elle aurait dû s’écarter de lui -elle entendait comme un murmure insistant à travers le bourdonnement lointain du journal, et il fallait qu'elle prête attention à son message accablant. Pourtant, elle ne s'arracha pas au cercle de ses bras.

[...]

-J'était blessé?

Elle hésita, puis lissa en arrière d'un doigt léger les cheveux de carlston .

-vous aviez une entaille ici, sur votre tête, mais il n'en reste plus rien.

elle sentit le pouvoir les unissant chatouiller le bout de ses doigts, laisser une trace sur la peau qu'elle avait effleurée.

-Vous aviez une blessure à l’épaule.

Elle baissa sa main. ne plus le toucher l'emplit d'un chagrin furtif. Il la regarda un instant -manifestement, lui aussi sentait cette perte infime. Puis il prit une inspiration et observa la masse sanglante de sa veste et de sa chemise. Écartant le tissu déchiré, il mit au jour la peau lisse moulant ses muscles.

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-Je ne vous laisserai pas disparaître, dit-elle en serrant sa main encore plus fort. Vous m'avez sauvée de la folie quand ma force est arrivée. Je ferai la même chose pour vous.

Il sourit.

-Vous serez mon havre dans la tempête.

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- Levez les bras, milady.

Helen s'exécuta en fermant les yeux. Darby lui enfila adroitement la chemise par la tête et glissa ses bras dans les manches généreuses. Elle tituba légèrement tandis que Darby tirait trois fois avec énergie sur les pans de la chemise, en la faisant descendre avec dextérité sur les hanches. Baissant les yeux, Helen vit que l'ourlet frôlait ses genoux. Plus bas, ses jambes et ses pieds étaient aussi pâles que la toile couleur d'ivoire.

- Maintenant, dit Darby en reculant, d'après Mr Quinn, il faut que le devant descende entre les jambes du gentleman pour...eh bien...retenir sa...

La servante désigna d'un geste son entrejambe.

- Sa virilité ? suggéra Helen.

Elle chercha dans ses connaissances toutes fraîches en argot.

- Sa queue ? Son sucre d'orge ?

Elles se regardèrent en serrant les lèvres pour réfréner leur envie de rire.

Darby fut la première à céder en laissant échapper un gloussement étouffé.

- Son sucre d'orge ! Elle est bien bonne, milady !

Helen sourit, plutôt contente d'elle. Puis elle souleva le tissu et le poussa entre ses jambes, en frémissant légèrement au contact de cette masse insolite. Le seul moment où elle portait quelque chose à cet endroit, c'était pendant ses règles. Il était vraiment inconfortable d'avoir ce tampon de tissu en permanence.

- Croyez-vous que nous devrions rembourrer le devant, milady ? demanda Darby d'un ton grave malgré ses yeux pétillants encore de gaieté. J'ai entendu dire que certains hommes aidaient la nature avec des sachets remplis de sciure.

- Vraiment ? demanda Helen, fasciné.

Faisant un pas vers le miroir, elle observa son reflet d'un œil critique. Cette zone était plutôt plate, mais elle n'avait pas envie de porter un sachet de sciure.

- Je pense qu'il suffira de ramener la chemise vers l'avant autant que possible.

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Helen et Mr Stokes

« - Comment faites-vous pour continuer à vous battre, en sachant que c'est au détriment de votre âme?

Il sourit

- Je ne l'ai jamais trouvée assez admirable pour me contenter de mener une vie irréprochable, lady Helen. Il m'a toujours paru essentiel d'avoir un but dépassant mes propres petites préoccupations. Vous et moi, comme les autres Vigilants, nous avons reçu les outils nécessaires pour atteindre un but de première importance. D'après mon expérience, la vie est toujours une question de courage. Devant le danger, de quel côté allons-nous courir? Allons-nous le fuir ou l'affronter?

- Cela dépend de quel danger il s'agit.

-Non, cela dépend de ce qui est en jeu. Dans notre cas, l'enjeu est crucial, puisque c'est la sécurité de l'humanité.»

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MORNING POST

Vendredi 24 juillet 1812

Mariage dans la haute société

Notre correspondant à Windsor nous informe qu'on célébrera bientôt le mariage de Sa Grâce le duc de Selburn avec lady Helen Wrexhall, fille de la trop fameuse comtesse Hayden et nièce du vicomte Pennworth. La cérémonie aura lieu au début de l'année nouvelle, et lady Helen se prépare à ses noces à Brighton avec son chaperon, l'intrigante lady Ridgewell. Si nos renseignement sont exacts, Sa Majesté a été officiellement avertie de cette union et daignera honorer de sa présence la cérémonie. La date du mariage a donc été déterminée en fonction de l'emploi du temps de la reine.

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