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Bibliothèque de LadyTalia : Je suis en train de lire

Les Coltons, Tome 1 : Le Clan menacé Les Coltons, Tome 1 : Le Clan menacé
Kasey Michaels   
Leur famille est riche, puissante, respectée. Leur nom symbolise la réussite, la chance, l'amour. Mais une tentative d'assassinat va soudain menacer l'empire des Coltons...

Aux Coltons, le destin a apparemment tout donné : amour, gloire, richesse. Parti de rien, Joe, le patriarche, a en réalité tout bâti, tout conquis, jusqu'à devenir l'un des sénateurs les plus estimés du pays. Pourtant, Joe ne peut s'empêcher de penser que cette ascension a un prix : Michael, son fils, n'est-il pas mort alors que lui-même était à Washington en train de s'occuper des affaires de l'Etat ? Et puis il y a eu l'accident de sa femme, Meredith, et le traumatisme crânien qui a fait d'elle une autre femme. Une femme égoïste et agressive en qui il ne reconnaît plus l'épouse délicieuse qu'il a jadis adorée.

Oui, Joe a le sentiment de payer très cher les faveurs de la fortune. D'autant qu'un nouveau coup du sort vient maintenant de le frapper en la personne de sa fille Sophie, brutalisée et grièvement blessée au coin d'une rue par un drogué en manque. Le coeur trahi par la défection de son fiancé, le visage provisoirement marqué par une cicatrice, celle-ci retrouvera-t-elle jamais sa joie de vivre ? Joe veut le croire, et il se réjouit du prochain retour de Sophie dans la propriété familiale en même temps qu'il éprouve une secrète appréhension : que trouvera-t-elle, en effet, dans la maison de son enfance que le bonheur et l'amour semblent avoir à tout jamais désertée, et sur laquelle il sent planer... comme une menace ?

* * *

Patriarche des Coltons, Joe a tout bâti, tout conquis, tout gagné. Pourtant, depuis l’accident, survenu dans des circonstances troubles, de sa femme Meredith, il a le sentiment de payer très cher les faveurs de la fortune. Aussi, quand un nouveau coup du sort vient le frapper à travers sa fille Sophie, agressée et grièvement blessée par un délinquant, ne peut-il s’empêcher de s’interroger : et si toutes ces épreuves n’étaient pas le fait du hasard, mais l’oeuvre d’un seul et même ennemi ?

* * *

Description en VO :

THE OUTSIDER

The Coltons were in River James's blood, thrumming as fiercely as his Native American ancestors. Joe Colton had plucked the brooding loner out of the hell of his youth and given him a taste of Eden–a home, a family, a future.

But with Eden came Eve: Joe's beloved daughter Sophie. River's attraction to her shook him down to his cowboy boots, and he'd done his best to avoid her. But now Sophie was back from her corporate kingdom, all grown-up and beautiful as ever…yet hiding a sadness River knew only too well. He could help her, as sure as he could calm the most skittish colt–but could he continue to protect her…from himself?

* * *

Family patriarch Joe Colton had rescued River James from a hellish childhood and given him a home, a family, and a future, a future that River begins to hope will include Sophie, Joe's beloved and beautiful daughter.
Les Coltons, Tome 2 : Les Secrets du passé Les Coltons, Tome 2 : Les Secrets du passé
Linda Turner   
Lorsqu’il échappe de justesse à un assassinat, Joe Coltons est sûr, désormais, que ses soupçons étaient fondés. Pour découvrir le coupable, il fait appel au fils de son frère adoptif, Justin McGrath, un talentueux détective privé…

Celui-ci, qui n’a jamais caché sa réserve vis-à-vis de cette autre branche de la famille Coltons, ne se montre guère enthousiaste. Par sens du devoir, il accepte néanmoins cette délicate mission et quitte Portland pour la Californie, sans se douter que, plus qu’une enquête, c’est son destin qui l’attend de l’autre côté de l’Atlantique…

* * *

Description en VO :

"Nothing will get in the way of my seduction."

While investigating the attempted murder against beloved patriarch Joe Colton, hardened P.I. Austin McGrath made his own earth-shattering discovery—an undeniable attraction to elusive beauty Rebecca Powell. This world-weary widower thought he knew women. But little did he know that his impromptu partner was guarding a secret as closely as her virginity. What would it take to bring the Colton foster daughter out of her shell and into his arms? Well, dammit, he was about to find out! After all, secrets were his specialty!

* * *

When P.I. Austin McGrath investigates the attempted murder of patriarch Joe Colton, he finds himself powerfully drawn to Rebecca Powell, Colton's foster daughter, who is harboring a dangerous secret.

* * *

The Coltons of California are a family of privilege and power -- they are famous Americans and the public feeds on their stories of fortune and misfortune.
Les Coltons, Tome 3 : Les Ombres de la gloire Les Coltons, Tome 3 : Les Ombres de la gloire
Sharon De Vita   
Leur famille est riche, puissante, respectée. Leur nom symbolise la réussite, la chance, l'amour. Mais une tentative d'assassinat va soudain menacer l'empire des Coltons...

Qui est vraiment le cheik Ali El-Etra ? De son illustre client, Faith Martin ne connaît pas grand-chose si ce n'est que sa richissime famille est alliée depuis de nombreuses années avec celle de Joe Coltons. Une coïncidence qui ne manque pas de la troubler, elle dont le passé est également lié à celui des Coltons. Mais cela ne l'empêche pas de conserver ses distances vis-à-vis de ce play-boy par trop arrogant et sûr de lui qu'on voit régulièrement à la une des magazines au bras de créatures de rêve. N'est-il pas le type d'homme que toute femme se doit de fuir ? Faith n'a, en effet, que trop vu, à travers sa propre mère, à quel état de déchéance la passion pouvait réduire une femme, et elle a appris à se méfier des hommes séduisants et volages. C'est compter, cependant, sans la curiosité que le prince Ali a immédiatement éprouvée pour cette jeune femme qui ne ressemble à aucune autre - une femme qui non seulement le méprise ouvertement lui, son titre et sa fortune, mais devant laquelle il se sent, pour la première fois de sa vie, démuni et vulnérable.

Réussira-t-il à la séduire ? Peut-être, s'il parvient auparavant à apprivoiser ses propres peurs pour aider Faith à surmonter les siennes et à oublier la tragédie qui l'a conduite jadis, abandonnée de tous, à aller se réfugier dans le ranch des Coltons...

* * *

Description en VO :

"I'd rather eat nails than bend to his will!"

In the aftermath of Joe Colton's explosive birthday bash, honorary son Sheik Ali El-Etra had his own fires to extinguish. For the brooding heir-to-the-throne had promised to present his betrothed to the people. And whether she liked it or not, his hotshot new consultant was going to be that woman. But the powerful tycoon was in for a rude awakening. Though sorely tempted by Ali's smoldering charm, Faith Martin relished taking her high-handed boss down a peg or two…and wasn't about to help him further his marriage-minded agenda!

* * *

Joe Colton's honorary son, Sheik Ali El-Etra, had promised to present his betrothed to the people--and whether she liked it or not, Faith Martin, his new hotshot consultant, was going to be that woman. Although tempted by Ali's smoldering charm, she's determined to take her high-handed boss down a peg.

* * *

Sheik Ali El-Etra must present his bethrothed to his people and he wants his new consultant, Faith Martin, to be that woman, but spirited Faith is determined to shatter his egotistical demeanor, even though she finds herself powerfully attracted to him.
Les Coltons, Tome 4 : Un refuge pour une héritière Les Coltons, Tome 4 : Un refuge pour une héritière
Judy Christenberry   
** Extrait offert par Judy Christenberry **

1.

— Docteur, vous ne devinerez jamais qui est là !

Liza Coltons releva vivement la tête en surprenant ces mots. Elle jeta un coup d’œil autour d’elle pour s’assurer qu’elle était toujours seule dans la salle de consultation, en attendant que le médecin s’occupe d’elle. Ses yeux s’arrêtèrent sur la porte, et elle se rendit compte que celle-ci n’était pas complètement fermée.

— Missy, je n’ai pas le temps de jouer aux devinettes.

La voix était grave, elle avait un timbre surprenant qui fascina Liza. La jeune femme se demanda furtivement si elle était en accord avec l’apparence physique de son propriétaire. Puis elle pensa que cela n’avait aucune importance.

— Mais il s’agit de cette nouvelle diva ! protesta énergiquement l’infirmière invisible.

Liza se raidit.

— Une « diva » ?

— Oui. Vous savez, c’est ce qu’on dit des Streisand, des Céline Dion, des Mariah Carey…, répondit-elle comme si elle pensait qu’il ne connaissait pas le mot.

— Je sais ce qu’est une diva, Missy, fit posément la voix masculine. Je suis surpris, c’est tout. Quel genre de diva pourrait bien se trouver ici, à Saratoga Springs ?

Malgré ces mots, il n’y avait pas la moindre trace d’intérêt dans son intonation.

— Liza Coltons ! Je l’ai vue avant-hier soir. C’est la nouvelle star ! Enfin, ça va l’être... Elle n’en est pas encore tout à fait là, mais son concert était super ! Les gens étaient debout, à la fin du spectacle. Ils n’arrêtaient plus d’applaudir !

Liza eut un petit sourire. C’est vrai que le moment avait été exceptionnel... Et elle n’en avait pas eu beaucoup de semblables, ces derniers temps.

— La vente de bière a dû monter en flèche, déclara sèchement le docteur. Et que fait-elle ici ?

— C’est terrible... Elle a une extinction de voix.

— A cause de son spectacle de l’autre soir ?

— Il y en a eu un autre hier. Et elle doit chanter ce soir !

Il y eut un bref moment de silence, et Liza pensa qu’ils s’étaient éloignés. Cela lui convenait tout à fait. A l’évidence, le médecin n’appréciait guère la musique. Ou bien il se souciait fort peu de son talent.

— Oh, docteur ! Je vous en prie ! Il faut que vous la tiriez de ce mauvais pas !

Le ton de l’infirmière s’était fait suppliant. Liza leva les yeux au ciel.

— Ne nous emballons pas, Missy. Je suis oto-rhino-laryngologiste, pas spécialiste des opérations à cœur ouvert !

En tout cas, et contrairement à la plupart des médecins, celui-ci n’était pas trop imbu de sa personne. Peut-être Liza pourrait-elle lui pardonner ses remarques antérieures.

La porte s’ouvrit alors, et toute pensée cohérente l’abandonna.

Elle était assez douée pour contrôler ses émotions – et c’était une bonne chose – mais jamais encore elle n’avait été aussi bouleversée par la seule vue d’un homme.

Il était superbe. Pas parfait, comme les mannequins ou les acteurs qui essayaient de l’impressionner. Confusément, elle sentait qu’il avait... de la substance. Voilà. C’était le mot qu’elle cherchait. Ses cheveux bruns étaient coupés de la manière la plus traditionnelle qui fût, mais ils étaient ébouriffés, comme s’il venait d’y passer la main… et elle aurait bien voulu en faire autant. Il était fort et bâti tel un athlète. Liza se sentit défaillir lorsqu’elle rencontra ses yeux bleus. A moins que ce ne fût parce qu’elle était souffrante ?

Il entra dans la pièce et lui tendit la main.

— Mademoiselle Coltons ?

Elle hésita un instant avant d’accepter ce geste de bienvenue. Mais elle finit par serrer la main chaude entre les siennes. Et ne put s’empêcher de frissonner.

— Vous avez froid ? Oh, désolé ! J’ai oublié de me présenter. Je suis le Dr Hathaway.

Elle sourit faiblement, en hochant la tête.

— D’après ce qu’on m’a dit, poursuivit-il, vous ravissez les foules avec votre voix. Félicitations !

Elle se retint de lui demander s’il donnait une prime à son infirmière pour qu’elle l’informe sur ses patients, afin qu’il pût prendre un air intéressé. Mais cela ne valait pas la peine de forcer davantage sa voix.

Elle lui fit un petit signe de tête et attendit qu’il en vînt à ce qui la préoccupait.

— Alors, qu’est-ce qui vous arrive ?

Elle prit une inspiration profonde. De nombreux hommes lui avaient fait remarquer à quel point sa voix était sensuelle. Mais pour l’instant, elle était rauque, grinçante, et chaque mot prononcé la faisait souffrir.

— Je me suis cassé la voix, dit-elle précautionneusement.

Voyant qu’elle n’ajoutait rien, il s’empara d’une spatule.

— Ouvrez la bouche.

Pendant plusieurs minutes, il examina sa gorge et ses oreilles. Ses sourcils froncés assombrissaient son visage, si bien modelé. Curieusement, il avait une fossette au menton.

Il recula enfin.

— Quand avez-vous commencé à souffrir ?

— Hier soir, murmura-t-elle.

— Après le spectacle ?

Elle acquiesça.

— C’est venu tout d’un coup ?

Elle fit non de la tête.

— Est-ce que cela vous est déjà arrivé ?

De nouveau, elle secoua la tête. Puis elle dit, aussi doucement que possible :

— C’est le stress. Il me faut… des antibiotiques et du repos.

Nick Hathaway réprima le rire un peu amer qui montait en lui. C’était caractéristique de ces jeunes filles riches et gâtées : rien de semblable n’était jamais arrivé à celle-ci, mais elle avait déjà fait son propre diagnostic et savait ce qu’il lui fallait pour guérir.

— Vous êtes donc venue me voir pour me prouver vos talents en médecine ?

En temps normal, il évitait de se montrer ironique à l’égard de ses patients, mais il se trouvait que cette jeune femme appartenait à une espèce qu’il fuyait comme la peste : belle, très riche et égocentrique.

— Antibiotiques, dit-elle de nouveau de sa voix meurtrie.

Il leva les sourcils.

— Je ne prescris pas d’antibiotiques à la demande, mademoiselle Coltons.

Pour toute réponse, elle fixa sur lui les yeux verts les plus splendides qu’il lui eût jamais été donné de voir.

— Je dois faire des prélèvements dans votre gorge. Ensuite, je procéderai à quelques tests supplémentaires.

Elle eut le culot de secouer la tête.

Nick lui jeta un regard furieux, mais elle leva le poignet gauche et fit un geste en direction de sa montre. Une Rolex, bien entendu.

— Le théâtre, souffla-t-elle.

— Vous ne pensez tout de même pas que vous allez chanter ce soir ?

Elle haussa les épaules.

— Ecoutez, mademoiselle Coltons, si vous vous en remettez à moi, il n’y aura pas de spectacle ce soir. Et cela pendant deux semaines au moins. A ce moment-là, j’examinerai de nouveau la situation, mais je ne vous promets rien.

Se rendant compte qu’il laissait par trop transparaître son irritation, il inspira profondément et acheva sur un ton plus calme et professionnel.

— Si vous trouvez ces conditions inacceptables, je serai heureux de vous adresser à un autre spécialiste de la ville. A moins que vous ne puissiez vous rendre à New York pour qu’un grand spécialiste vous confirme ce que je viens de dire.

A sa grande surprise, après l’avoir fixé un moment du regard, tandis qu’une gamme d’émotions différentes changeait le vert de ses yeux magnifiques en une couleur plus sombre, elle approuva vigoureusement de la tête. Puis elle murmura :

— Antibiotiques.

Il fut surpris lui-même du soulagement que l’approbation de la jeune femme lui avait apporté, mais son dernier mot l’irrita profondément.

— Je ne vous prescrirai pas d’antibiotiques avant d’avoir fait les examens nécessaires !

Les yeux de Liza s’arrondirent d’effroi, et elle secoua la tête avec énergie.

— C’est comme ça ! déclara-t-il. J’insiste.

A sa grande consternation, elle se releva de la table d’examen, attrapa le sac qu’elle avait laissé sur une chaise et se dirigea vers la porte.

Tant pis, songea-t-il en la regardant s’éloigner. Il n’avait nullement besoin d’une patiente qui ne voulait pas l’écouter, et qui n’en faisait qu’à sa tête, déterminée qu’elle était à tout contrôler.

C’est alors qu’elle perdit connaissance.

Liza ne reprit pas conscience avant d’avoir été transportée dans l’ambulance. Ce fut le claquement des portières qui la ramena à elle. Un homme se tenait à côté du brancard. Elle tira sur le pan de sa chemise.

— Ne bougez pas, mademoiselle. Restez tranquille. Nous serons à l’hôpital dans deux minutes.

Cela, elle s’en doutait bien ! Elle essaya de nouveau.

— Docteur, murmura-t-elle, ne voyant plus le bel homme qui l’avait examinée.

— Je ne suis pas médecin. Je suis ambulancier.

Il lui adressa un large sourire. Il semblait très sûr de son charme juvénile.

— Hathaway ! lança-t-elle.

Elle avait forcé sa voix, et la douleur se diffusa dans toute sa gorge.

— Oh ! s’exclama le jeune homme, comme si une lumière venait de s’allumer dans son esprit. Vous voulez savoir où est le Dr Hathaway ?

Elle hocha la tête, et il poursuivit :

— Il nous rejoint à l’hôpital.

Liza fronça les sourcils et réfléchit à ce qui venait de se produire. Le docteur avait voulu lui faire des tests. Nul doute que si elle se rendait à l’hôpital, il voudrait qu’elle y reste. Et c’était tout bonnement impossible.

De nouveau, elle attrapa la chemise de l’ambulancier qui s’était penché pour dire quelque chose à son collègue, au volant du véhicule.

— Pas d’hôpital, dit-elle.

— Hé, jolie demoiselle ! Nous avons un excellent hôpital. Ils s’occuperont très bien de vous, là-bas.

Elle secoua la tête d’un air résolu.

Sans tenir compte de sa réaction, il dit, d’une voix enjouée :

— D’ailleurs, nous y voilà !

Lorsqu’ils la transportèrent sur le lit roulant jusqu’à la salle des urgences, elle eut l’impression de se trouver au centre d’un tourbillon. Elle était immobile, alors que tout le monde s’affairait autour d’elle.

L’ambulancier faisait son rapport à un médecin, dans des termes abrégés qui n’avaient aucun sens pour elle. Elle tenta de les interrompre, mais, ne pouvant parler, il était difficile d’attirer leur attention.

Utilisant de nouveau la technique éprouvée, elle agrippa la blouse blanche de l’homme et tira dessus.

— Bonjour, mademoiselle Coltons. Ne vous inquiétez pas ! Nous allons nous occuper de vous. Je vous ai entendue chanter. Et permettez-moi de vous dire que c’est un plaisir de vous accueillir dans notre établissement.

Elle secoua la tête.

— Pas d’hôpital, s’acharna-t-elle.

Elle n’émettait plus qu’un murmure éraillé, et son angoisse augmentait.

— Le Dr Hathaway sera là d’une minute à l’autre. Je suis certain qu’il…

— Non ! protesta-t-elle, aussi fort qu’elle le pouvait, avant de retomber sur l’oreiller, une main à la gorge.

Pour la première fois, le médecin eut l’air déstabilisé.

— Euh... Nous allons simplement vérifier vos réflexes vitaux et attendre le Dr Hathaway.

Sur ce, il s’éloigna, pour donner des instructions à une infirmière.

Liza ferma les yeux. Il était tellement frustrant d’être incapable d’utiliser sa voix, un organe aussi essentiel ! Elle savait qu’elle l’avait mise en péril par son comportement stupide, mais il lui avait semblé totalement dérisoire de manger ou de dormir, ces trois derniers jours.

Si seulement elle ne s’était pas évanouie !

Elle entendit alors l’interne s’exclamer :

— Ah, docteur Hathaway ! Je suis bien content de vous voir !

Au moment même où elle se soulevait pour s’asseoir, l’infirmière s’avança vers elle pour prendre son pouls.

— Allez, mon petit. Détendez-vous. Le Dr Hathaway est un de nos meilleurs médecins. Il va bien s’occuper de vous !

Elle secoua la tête, cherchant le beau médecin du regard. Lorsqu’elle le trouva, parmi la foule toujours en mouvement, elle agita le bras dans sa direction.

Mais avant qu’elle eût le temps d’essayer de lui parler, il lança ses ordres à l’intention de l’infirmière.

— Et mettez-la sous perfusion. Elle est déshydratée.

Il se pencha alors vers Liza.

— Quand avez-vous mangé pour la dernière fois ?

Elle haussa les épaules. Elle ne tenait pas à avouer sa propre stupidité. Mais elle avait eu si peur pour Emily qu’il lui avait été impossible de penser à des choses aussi futiles.

Tandis que l’infirmière installait la perfusion, l’interne prit le médecin à part et lui expliqua quelque chose à voix basse. Hathaway lança un regard perçant dans la direction de Liza, et elle se demanda ce que l’homme pouvait bien être en train de lui raconter.

Elle eut sa réponse lorsque le Dr Hathaway revint à ses côtés.

— Mon équipier me dit que vous refusez d’être hospitalisée.

Elle hocha la tête, soulagée que quelqu’un se décidât enfin à l’entendre.

— Ecoutez, mademoiselle Coltons. J’ai bien compris que vous ne vouliez pas rester ici, mais laissez-nous au moins vous réhydrater et faire quelques examens de routine. Il n’y en a que pour une heure ou deux.

Comme il terminait sa phrase, l’infirmière arriva avec la poche de sérum.

— Si vous nous laissez faire au moins cela, vous vous sentirez mieux, dit-il d’un ton assuré.

Sa voix grave était très apaisante.

— Dois a… appeler… Annuler ce soir, marmonna-t-elle.

Chaque mot lui était pénible.

— Ne vous inquiétez pas. Je vais m’en occuper. Dans quelle salle chantez-vous ?

Elle parvint avec peine à lui donner le nom du prestigieux théâtre.

Tout en l’écoutant, il fit signe à l’infirmière. Elle lui mit quelque chose dans la main. Il se plaça alors du côté du lit où était suspendue la perfusion.

— Reposez-vous un peu. Je reviens tout de suite, lui promit-il.

Liza le vit injecter le contenu de la seringue dans la jonction du tube. Elle voulut lui demander ce qu’il lui administrait, mais elle était devenue incapable d’émettre le moindre son, pas même un murmure rauque. Sa langue ne lui répondait plus et ses paupières se fermèrent doucement.

Le sommeil, qu’elle ne trouvait plus depuis si longtemps, s’emparait d’elle pour rattraper le temps perdu.

— Je veux qu’on l’hospitalise, dit Nick à son collègue.

— Mais elle a déclaré qu’elle refusait ! répondit prudemment celui-ci. Nous ne pouvons pas la retenir contre sa volonté !

— Tu veux bien retourner lui demander ?

— Mais non ! C’est-à-dire… Tu l’as mise sous sédatifs…

— Elle m’a donné son accord pour rester quelques heures, de manière à ce que nous puissions procéder à des examens. Je la soupçonne d’avoir fait un régime draconien, ces derniers temps, ou bien d’être devenue carrément boulimique. Tu sais comment sont ces artistes !

Il se tourna alors vers l’infirmière.

— Faites-la monter, et inscrivez-la aux admissions. Dites à l’infirmière de garde qu’elle m’appelle dès les premiers signes de réveil.

— Bien, docteur.

Il fit un petit geste de remerciement, sortit de la salle d’urgence à grands pas et retourna en voiture à son cabinet, à quelques minutes de là. Il avait fait attendre ses autres patients, pendant qu’il s’occupait de la belle et mystérieuse demoiselle Coltons.

Bien sûr, se rassura-t-il, il n’était nullement attiré par elle. D’abord, il n’avait jamais eu de relation intime avec aucune de ses malades. Ensuite, il avait été marié à une femme riche et belle. Et jamais plus il ne commettrait cette erreur.

Liza Coltons ne ressemblait en rien à son ex-femme Daphné, sauf peut-être en ce qui concernait sa fortune. Daphné était comme une enseigne lumineuse, alors que Liza Coltons ressemblait à un clair de lune. Daphné était une blonde pulpeuse, qui utilisait tous les trucs connus pour attirer le regard des hommes. Liza Coltons était une petite brune élancée, presque trop mince, dont la coupe de lutin faisait ressortir les immenses yeux verts. Elle avait l’apparence gracile de Winona Ryder ou, mieux encore, d’Audrey Hepburn.

Il chassa ces pensées. Il n’avait pas pour habitude de s’attarder sur l’apparence physique de ses patientes. Son travail était de soigner cette jeune femme et de la renvoyer à sa vie habituelle.

Tout le reste de l’après-midi, il s’occupa de ses malades, avec calme et efficacité. Mais il ne put s’empêcher de songer à Liza Coltons. Au milieu de l’après-midi, il demanda à son infirmière d’appeler l’hôpital pour savoir où en étaient les choses.

Liza Coltons était toujours endormie.

Le sédatif qu’il lui avait administré n’était pas très fort. Elle aurait dû se réveiller au bout de deux heures environ.

Dès qu’il en eut terminé avec son dernier patient, il ôta sa blouse et attrapa sa veste.

— Je vais à l’hôpital, Missy. Vous pourrez m’y joindre s’il se passe quelque chose avant que vous ne rentriez chez vous.

— Vous allez voir Liza Coltons ? Parce que j’aimerais bien avoir un autographe !

— Elle est malade, Missy. Je ne vais pas l’embêter avec ce genre de demande ! répondit-il en souriant à sa jeune collaboratrice.

Le visage de Missy s’assombrit.

— Non... Bien sûr que non !

— Je verrai comment elle se sent. Peut-être que je lui en réclamerai quand même un, mais je ne vous promets rien, reprit-il avec un petit sourire.

Missy était une bonne infirmière, et elle travaillait dur. Un simple autographe ne serait sans doute pas trop demander à la vedette.

Il fut récompensé par le sourire éclatant que lui adressa Missy. Il lui fit petit signe de la main, sortit, et se précipita vers sa voiture.

Arrivé à l’hôpital, il monta directement au deuxième étage, où se trouvait Liza Coltons.

— Du nouveau ? demanda-t-il à une infirmière du service.

— Pour Mlle Coltons ? Non. Elle dort encore.

Les sourcils froncés, il se dirigea vers la chambre de la jeune femme. Comme le lui avait annoncé l’infirmière, elle dormait toujours, et cela faisait quatre heures. C’était bien trop long. Soit elle faisait une réaction au sédatif, soit elle n’avait pas dormi depuis longtemps.

Il souleva sa main, terriblement fine, et lui tint le poignet. Le pouls était normal. Il écouta son cœur. Il n’y avait aucun problème de ce côté-là.

A regret, il décida de la réveiller.

— Mademoiselle Coltons ? Vous m’entendez ?

Il lui tapota la main en continuant de l’appeler, mais elle ne bougea pas. Il finit par la prendre par les épaules pour la secouer.

— Liza ? Liza ! Ouvrez les yeux !

Lentement, très lentement, les cils noirs de la jeune femme battirent, et elle posa sur lui un regard hébété.

— Vous vous souvenez de moi ? Je suis le Dr Hathaway. Vous êtes venue me voir pour votre gorge.

Elle le fixa un moment d’un air hagard, puis agita la tête, avant de laisser ses paupières se refermer.

— Ne vous rendormez pas. Je dois vous poser quelques questions.

Il attrapa l’oreiller du lit voisin et attira la jeune femme vers lui pour le glisser dans son dos. A son grand désarroi, il se rendit compte qu’il ne détestait pas la tenir entre ses bras... Qu’est-ce qu’il lui prenait, tout à coup ?

Il se leva et alla au pied du lit pour le soulever un peu.

— Mademoiselle Coltons ? Liza ? Ouvrez les yeux !

— Si fatiguée..., murmura-t-elle en battant des paupières.

— Vous ne dormez pas bien, en ce moment ?

— Non.

Sa voix était toujours éraillée.

— Je ne peux pas...

— Pourquoi ?

— Em…

Mais elle n’acheva pas. Elle se réveilla soudain complètement, et lança dans sa direction un regard paniqué.

— Qu’y a-t-il ? Qu’est-ce qui ne va pas ?

De plus en plus intrigué, il retourna à son chevet.

— Il faut que j’y aille..., murmura-t-elle.

Si on en jugeait par son expression, chaque mot lui coûtait.

— Vous êtes malade, mademoiselle Coltons. Quand avez-vous mangé pour la dernière fois ?

Elle haussa les épaules. Ses yeux parcouraient la pièce, comme si elle cherchait une issue par où s’échapper.

— Ecoutez, il me faut une réponse plus précise que cela ! Si vous faites un régime ridicule – et totalement inutile, dans votre cas ! – je dois le savoir. Il se pourrait que cela affecte votre voix.

Elle se frotta le front de sa toute petite main.

— Non, répondit-elle.

Ce n’était pas très clair.

— Vous ne faites pas de régime ?

Elle secoua mollement la tête.

Il se pencha pour appuyer sur le bouton d’appel.

— Infirmière ? Je voudrais deux repas. Chambre 226, dès que possible.

— Bien, docteur.

Il s’assit sur le bord du lit. Elle le regarda d’un air confus et il lui expliqua :

— Je meurs de faim. Je me suis dit que j’allais vous tenir compagnie, même s’il est un peu tôt pour dîner.

Il voulait la voir manger. Si elle était boulimique, il lui faudrait rester plusieurs heures auprès d’elle. Mais il n’avait pas détecté de signes de boulimie.

— Il faut que j’y aille..., dit-elle.

Une panique contenue vibrait dans sa voix rauque.

— J’ai appelé le théâtre. Je leur ai dit que vous étiez malade et que vous ne chanteriez pas. Ils m’ont promis de s’occuper de tout et de ne révéler à personne l’endroit où vous vous trouvez.

Il ne savait pas si cette précaution était nécessaire, ni même si c’était ce que souhaitait sa patiente. En y réfléchissant bien, il se dit qu’elle préférerait sans doute la publicité que sa maladie lui apporterait.

Ainsi vont les vedettes !

L’infirmière entra à ce moment-là, avec deux plateaux.

— Vous avez de la chance, ce soir, docteur. Au menu : pain de viande et tarte aux pommes, annonça-t-elle avec un grand sourire.

Le médecin lui rendit son sourire.

— J’en ai l’eau à la bouche. Qu’en dites-vous, mademoiselle Coltons ?

Elle avait l’air tellement égaré qu’un élan de compassion s’empara de lui. S’il s’agissait vraiment d’une vedette, comment avait-elle fait pour se perdre à ce point-là ? Est-ce que quelqu’un faisait pression sur elle pour qu’elle maigrisse ? Peut-être sa carrière n’allait-elle pas si bien que cela ? Son interlocuteur, au théâtre, lui avait dit qu’il allait contacter l’agent de Liza, et Nick s’était senti obligé de lui indiquer l’endroit où elle se trouvait, pour qu’il transmît l’information. Mais à présent, il se demandait s’il avait bien fait.

Il retourna au pied du lit pour soulever davantage le chevet. Il déposa un des plateaux sur la table et la fit rouler vers la jeune femme. Puis il leva le couvercle de métal.

— Ça a l’air délicieux, vous ne trouvez pas ? lui demanda-t-il en la regardant.

Elle ne bougeait pas. Son visage n’exprimait aucun plaisir. Au lieu de cela, elle regarda le repas d’un air de dégoût.

Négligeant son propre repas, il prit la fourchette de Liza et coupa un morceau du pain de viande.

— Allons. Prenons un petit morceau de ceci. Je crois que vous allez adorer...

Il la porta à la bouche de la jeune femme et attendit qu’elle se décidât à entrouvrir les lèvres.

Sans la quitter du regard, il lui dit :

— Mâchez cela, Liza. Vous avez besoin de calories.

Elle avala sa bouchée, et il entreprit de lui faire manger une cuillerée de maïs. Mais avant qu’il en eût le temps, elle émit des sons de détresse.

Il eut heureusement le réflexe d’attraper l’un des bassins qu’on distribuait pour les estomacs chavirés.
Les Coltons, Tome 5 : Une dangereuse révélation Les Coltons, Tome 5 : Une dangereuse révélation
Victoria Pade   
Leur famille est riche, puissante, respectée. Leur nom symbolise la réussite, la chance, l'amour. Mais une tentative d'assassinat va soudain menacer l'empire des Coltons...

Une Dangereuse révélation (Victoria Pade):
(Titre original: From boss to bridegroom)

C'est avec bien des hésitations que Lucy considère le poste de secrétaire par intérim qu'on vient de lui proposer. Car Rand Coltons a beau être un avocat de renom doté d'une personnalité hors du commun, c'est aussi un patron colérique et exigeant qui ne ménage guère ses collaborateurs. Certes, il peut aussi se montrer plein de charme, mais Lucy n'y est guère sensible. Traumatisée par l'attitude de son ancien amant, un professeur d'université qui l'a abandonnée enceinte et sans ressources, elle s'est juré de ne plus jamais s'engager dans une aventure susceptible de perturber son nouvel équilibre et celui de son fils Max...
Outre sa séduction, cependant, Rand Coltons a des qualités qui déstabilisent Lucy. L'affection qu'il porte au jeune Max, mais aussi l'amour sincère et plein d'inquiétude qu'il voue à sa propre famille qui traverse une crise terrible au même moment. Car non seulement le couple de ses parents semble au bord du naufrage, non seulement la personne qui a attenté à la vie de son père n'est toujours pas sous les verrous, mais voilà que sa soeur Emily vient de l'appeler, terrifiée, pour lui faire part des pires soupçons et lui demander d'enquêter sur le passé de leur mère. Leur mère... ou celle qui se fait passer pour telle.

Ce livre "Une dangereuse révélation" est le Tome n°5 de la série "Les Coltons" dans la collection Saga des éditions Harlequin (dans l'ordre):

-Tome 1: Le Clan Menacé (Kasey Michaels)
-Tome 2: Les secrets du passé (Linda Turner)
-Tome 3: Les ombres de la gloire (Sharon de Vita)
-Tome 4: Un refuge pour une héritière (Judy Christenberry)
-Tome 5: Une dangereuse révélation (Victoria Pade)
-Tome 6: La loi de la Passion (Ruth Langan)
-Tome 7: Soupçons et mensonges (Laurie Paige)
-Tome 8: Une famille cachée (Carolyn Zane)
-Tome 9: Héritiers du destins (Karen Hughes)
-Tome 10: L'amour sans condition (Sandra Steffen)
-Tome 11: Une liaison sous contrat (Carla Cassidy)
-Tome 12: Une famille pour toujours (Kasey Michaels)

par AMETHYST
Les Coltons, Tome 6 : La Loi de la passion Les Coltons, Tome 6 : La Loi de la passion
Ruth Langan   
** Extrait offert par Ruth Langan **

1.

— Hé ! Reviens parmi nous !

Au volant de sa confortable limousine, Peter McGrath, responsable en chef des finances de Coltons Entreprises, négocia tranquillement un virage tout en observant du coin de l’œil sa fille Heather qui, pensive, laissait son regard glisser sur les rugueuses falaises qui longeaient l’océan. La voiture remontait vers le nord de l’Etat.

— Alors, me diras-tu à quoi tu penses, mon chou ?

— A rien de spécial. Je suis toujours surprise par la différence de paysage entre San Diego et les abords de San Francisco. C’est tellement grand, la Californie…

— Ton oncle Joe est ravi que tu viennes l’aider à mettre un peu d’ordre dans ses affaires. J’espère que tu ne regrettes pas ta décision…

— Pas le moins du monde, bien au contraire ! Je suis vraiment heureuse de passer quelque temps ici. J’adore la beauté sauvage du bord de mer. Et tu sais que je me plais au ranch. Quant à oncle Joe, rien ne me fait plus plaisir que de l’aider. Ne t’inquiète pas, j’y vais sans aucune arrière-pensée.

L’enthousiasme de sa fille rassura Peter. Il trouvait en elle l’écho de la profonde affection qui l’unissait à Joe. Ce que Peter était devenu, il le devait en grande partie à son frère adoptif. Grâce à Joe Coltons, il avait pu fréquenter la meilleure université. Joe, fier de ses dons en mathématiques, l’avait poussé à faire de brillantes études et lui en avait donné les moyens financiers. Frais émoulu de Stanford, Peter s’était fait embaucher à la comptabilité du Service Expéditions de l’entreprise Coltons, tout heureux de débuter au plus bas niveau et d’avoir ainsi l’occasion de prouver sa valeur. Ce qui n’avait pas tardé : comme il excellait à trouver les points faibles des dispositions territoriales concernant l’impôt des entreprises, ses supérieurs l’avaient remarqué et ne perdaient pas une occasion de chanter ses louanges. Son nom était bientôt revenu aux oreilles de Joe, qui n’attendait que cela pour lui ouvrir toutes grandes les portes du Département Finances. Ainsi, très vite, Peter avait gravi les échelons jusqu’au poste clé qu’il occupait actuellement, et il était heureux de rendre à Joe, par sa vigilance et son sens des affaires, tous les bienfaits dont son frère adoptif l’avait comblé.

Le lien entre les deux hommes était d’une qualité très spéciale, de celle qui avait toujours manqué aux relations entre Joe et son frère de sang Graham.

Peter posa une main affectueuse sur celle de sa fille.

— Je suis pleinement rassuré. Et je n’en attendais pas moins de toi, ma chérie.

Il engagea la voiture dans la longue allée familière qui menait au ranch et s’arrêta devant l’imposante maison couleur de sable, bâtie à la mode espagnole.

— Bienvenue à l’Hacienda del Alegria, dit Peter en éteignant le contact.

— La Maison de la Joie, traduisit Heather en souriant.

Le sourire, qui creusait ses fossettes, ne se répercuta pas sur le visage de Peter, soudain plus sombre.

— Hélas, ces derniers temps, la maison porte mal son nom… On dirait que toute joie l’a désertée.

Heather devinait l’allusion. Peter évoquait l’anniversaire de Joe. Au beau milieu de la soirée donnée en son honneur, on avait attenté à la vie de Joe Coltons. C’était choquant et terrifiant… Heather prit le bras de son père, comme pour détourner le cours de ses pensées.

— Nous pouvons peut-être remédier à cela, dit-elle d’un ton encourageant.

Meredith Coltons, la femme de Joe, était apparue à l’entrée. A leur approche, son regard se fit coupant.

— Que venez-vous faire à l’hacienda ?

— Bonjour, Meredith.

Peter s’était avancé pour l’embrasser mais elle se recula, évitant tout contact.

— Joe nous attend, dit-il sans insister.

— Pour affaires, je présume.

— En partie. Mais je te rappelle que nous sommes sa famille, et que lorsqu’il a besoin de nous, nous répondons présent.

Elle se détourna sans paraître entendre. Et sans accorder la moindre attention à Heather.

— Vous trouverez Joe dans son bureau. Il y passe sa vie, ces jours-ci.

Sur ce, elle les abandonna, sans plus de cérémonie. Père et fille échangèrent un regard lourd.

— Eh bien, pour un accueil chaleureux…, murmura Heather.

— Il fallait s’y attendre, ma chérie.

Peter glissa un bras protecteur autour des épaules de sa fille.

— Joe et elle se sont sûrement disputés, encore une fois. On dirait qu’ils ne savent plus faire autre chose… La tension de ces dernières semaines n’arrange rien.

Inès, la gouvernante, apparut pour les conduire au bureau de Joe. Ils traversèrent un patio central où chantait une fontaine au milieu d’une profusion de bacs fleuris, pour atteindre un grand corridor, à la fraîcheur bienvenue. Une porte imposante en occupait le fond. Son double battant de bois s’ornait de sculptures élaborées.

La gouvernante frappa, ouvrit les lourds battants et s’effaça pour les laisser entrer.

— Joe !

Peter avait retrouvé le sourire, plus radieux que jamais à la vue de son frère. Joe Coltons n’était peut-être pas son aîné par les liens du sang, mais Peter l’avait toujours pris pour modèle et lui vouait une indéfectible affection.

Joe repoussa son fauteuil et contourna le bureau massif, les bras grands ouverts.

— Peter ! Je guettais ton arrivée. J’avais hâte de te revoir !

Il serra Peter contre son cœur, puis, le tenant à bout de bras, s’écarta un peu pour considérer celui qu’il avait quasiment élevé.

— Tu as l’air en pleine forme !

— Merci. Je te retourne le compliment.

Joe se tourna vers Heather, qu’il embrassa chaleureusement.

— Bonjour, ma jolie. C’est vraiment gentil à toi de venir m’aider.

— J’en suis la première ravie, oncle Joe, dit-elle en le serrant dans ses bras.

Le maître de maison prit la main de sa nièce entre les siennes et ils se dirigèrent vers le fond de la pièce où se trouvait le bureau. Ce fut à cet instant que Heather vit qu’ils n’étaient pas seuls.

Un homme venait de se lever, dans la pénombre d’un angle où étaient disposés des fauteuils de cuir à haut dossier. Il les regardait avec une tranquille intensité qui déconcerta Heather.

— Chad, laissez-moi vous présenter Peter McGrath, mon jeune frère.

Joe saisit le regard interrogateur de l’homme et s’empressa d’ajouter :

— Nous ne portons pas le même nom car nous ne sommes pas du même sang, mais le lien est d’autant plus fort. Qu’en penses-tu, Peter ?

— J’aurais dit la même chose, acquiesça Peter d’un énergique hochement de tête. Bien plus solide que tous les liens du sang !

— Peter, voici Chandler Thaddeus Law, inspecteur principal de police.

Les deux hommes échangèrent une poignée de main.

— Inspecteur de police ? Y aurait-il eu d’autres alertes ?

Joe tranquillisa son frère d’une légère tape sur le bras.

— Pas de quoi fouetter un chat. Mais il y a un ou deux points dont je préfère discuter avec un professionnel. Chad, fit-il en serrant Heather contre lui, cette jeune personne est la fille de Peter, Heather. Elle a accepté de venir s’enfermer quelque temps avec son vieil oncle et me servira d’assistante.

— Mademoiselle…

Heather reçut de plein fouet le regard perçant. Comme si cet homme la disséquait, millimètre par millimètre, sans rien laisser échapper.

Elle plaqua un sourire sur son visage et tendit la main.

— Inspecteur…

Sa main fine disparut dans la ferme étreinte, et Heather ressentit un afflux de chaleur qui la décontenança. Elle leva les yeux, cherchant à savoir s’il en était de même pour lui. Il détourna abruptement le regard et Heather en fut réduite à étudier son profil.

Des cheveux de jais, coupés dans le style militaire, découvraient un front large. La mâchoire était carrée, énergique. L’ensemble des traits, le visage taillé à la serpe annonçaient la détermination.

Même si rien en lui n’évoquait une beauté classique, il en imposait, et pas seulement à cause de sa taille. C’était plutôt son air résolu en même temps qu’insondable qui devait lui valoir le respect au premier coup d’œil. Même en l’absence d’uniforme, on ne pouvait s’y méprendre : il appartenait à la police, et mieux valait ne pas s’y frotter.

La voix était grave, il parlait sur un ton de commandement qui ne laissait aucun doute : cet homme était plus habitué à donner les ordres qu’à en recevoir.

— Je vais étudier les paramètres que vous m’avez fournis, sénateur, et nous pourrons en reparler demain.

— Allons, Chad, un peu de simplicité entre nous ! Laissez tomber le « sénateur » ; cela fait beau temps que cette page de ma vie est tournée. Appelez-moi Joe, vous me ferez plaisir.

L’inspecteur répondit au sourire de Joe par un signe d’assentiment.

— Parfait… Joe. A présent, je vais jeter un coup d’œil à votre système de sécurité, au cas où il présenterait quelques failles. Je vous retrouverai plus tard.

Les deux hommes se serrèrent la main. Sur le pas de la porte, Chad se retourna et le laser de son regard transperça une fois de plus Heather. Elle tressaillit et une vive rougeur envahit ses joues. Certainement parce qu’il l’avait surprise à le regarder…

Peter attendit qu’ils fussent seuls pour demander :

— Que se passe-t-il, Joe ?

— Rien de grave, je te l’ai dit, répondit son aîné en haussant les épaules. Chad a été un des premiers policiers arrivés sur les lieux lors de la tentative d’assassinat. Et depuis, il s’obstine à passer la propriété au peigne fin, pour trouver les indices qui pourraient avoir échappé à l’enquête. Manifestement, il n’est pas satisfait des résultats initiaux. Je dois dire que j’apprécie sa façon de travailler. Il y a deux ou trois choses que j’aimerais bien vérifier avec lui.

La voix de Peter baissa d’un ton.

— C’est bien ce que je pensais… Tu te fais du souci, Joe.

Un rire bref lui répondit.

— Du souci, moi ? Allons, viens plutôt prendre un verre, Peter. Ensuite, nous déjeunerons sur le patio.

Il ouvrit un petit meuble-buffet, en retira un flacon de cristal taillé.

— Heather, te joindras-tu à nous ?

Sa nièce fit un signe de dénégation.

— Je ne crois pas, merci, oncle Joe. Je suis tentée par une promenade sur ta magnifique propriété, pour me remettre tous les lieux à la mémoire. Je vous rejoindrai pour le déjeuner.

D’un pas nonchalant, elle gagna la cour intérieure. Le soleil jouait sur le jet d’eau de la fontaine et Heather s’arrêta pour contempler la scène. Une dentelle de lierre courait autour du patio, mettant en valeur les corolles multicolores des fleurs. Le frais carrelage, le murmure des gouttelettes, tout concourait à créer une impression de paix sereine, d’un charme reposant.

Elle déambula jusqu’au salon, prenant tout son temps. La baie vitrée découvrait une perspective superbe, les collines verdoyantes déroulaient leur tapis luxuriant à perte de vue. Les bras croisés, Heather admira longuement le paysage. Elle se sentait si bien ici. Tout était… si calme, si parfait.

Il était presque impossible d’imaginer qu’au sein de toute cette perfection couvait une telle hostilité. Et tant de souffrance… Des années plus tôt, il y avait eu la mort d’un des fils d’oncle Joe, et l’accident de Meredith. Puis, plus récemment, cet attentat contre lui suivi de peu par la disparition de sa fille. Jusqu’alors, personne n’avait été arrêté. Et son oncle, avec le panache dont il était coutumier, avait décidé de minimiser les événements, sans doute pour tranquilliser sa famille.

Mais Heather n’était pas dupe. L’angoisse régnait dans le cœur de son oncle, même s’il le cachait soigneusement et semblait décidé à poursuivre le cours de sa vie comme si de rien n’était. Plus que pour lui encore, il avait peur pour les siens, et il consacrait toute son énergie à la recherche d’Emily dont on n’avait toujours pas retrouvé la trace.

Pas plus que sa fille, Peter ne prenait à la légère les menaces qui pesaient sur son frère. Son inquiétude avait largement contribué à la décision de Heather. Si, par sa présence, elle pouvait contribuer à alléger le fardeau, elle était prête à rester autant qu’il le faudrait. Et son oncle avait réellement besoin d’elle.

Quant à la froide réception de sa tante, Heather était bien décidée à n’en tenir aucun compte. Tout le monde avait remarqué combien Meredith avait changé au cours des dernières années. Elle s’était refermée sur elle-même, crispée sur un égoïsme dévastateur. Heather se contenterait de maintenir entre elles la distance nécessaire, ce qui lui laisserait plus de temps pour veiller aux besoins de son oncle.

Elle s’y connaissait déjà bien en affaires. A la sortie de l’université, elle avait travaillé pour son père au département Finances de Coltons Entreprises. Elle s’y était montrée efficace, rapide dans la manipulation des chiffres, et d’un jugement sûr. Rien ne lui était impossible quand elle avait décidé de s’y attaquer.

Heather soupira, laissant son esprit dériver vers ce qu’elle quittait. Un mode de vie convivial et charmant, qui était celui de sa famille, auquel on s’habituait presque trop facilement… Sa mère avait déjà remarqué plusieurs jeunes gens qu’elle considérait comme des gendres potentiels. Les amis de Heather trouvaient ces manœuvres extrêmement amusantes, d’autant que la jeune femme avait été fiancée deux fois et que deux fois elle avait rompu, au bout de quelques semaines. De quoi alimenter bien des conversations… Mais Heather leur avait soigneusement caché la peine et la confusion qui s’en étaient suivies. Comment auraient-ils pu comprendre ? Elle nourrissait des attentes secrètes, que la vie facile et toute tracée par sa famille ne suffirait pas à combler. Personne, pas même Austin, son frère adoré, n’aurait pu partager ses rêves.

Austin… Comme elle souffrait pour lui ! Elle était probablement la seule à deviner la peine cachée derrière le visage maussade et renfrogné qu’il arborait jour après jour. Un cœur brisé ne se réparait pas si vite. Et avec son instinct de femme, Heather savait qu’il lui faudrait lutter pour trouver sa propre voie dans le labyrinthe qu’était devenu sa vie…

Elle avait décidément bien fait de venir ici. Bien sûr, c’était d’abord pour aider son oncle. Mais cela lui fournirait une pause bienvenue dans une vie qui tournait en rond, sans autre but que les soirées multiples, les invitations — tout un fourmillement d’activités qui ne menaient nulle part. Une frénésie compliquée par les projets de sa mère, songea tristement Heather. Il fallait qu’elle lui trouve l’homme idéal, celui qui s’intégrerait sans à-coups à leur vie aisée, à leurs privilèges… Quant à son père, il l’idolâtrait au point d’exaucer ses moindres désirs, prêt à tout lui fournir sur un plateau d’argent. Ce n’était pas ce que souhaitait Heather.

Le problème était d’ailleurs de savoir exactement ce qu’elle voulait… En revanche, elle savait parfaitement ce qu’elle refusait : une existence inutile, comme en menaient ceux qui l’entouraient. Et même si elle adorait ses parents, elle désirait vivre autre chose que la vie sociale effervescente qui absorbait sa mère.

Sa tante Meredith lui offrait une autre image, qu’elle rejetait encore plus vigoureusement : celle de la femme égocentrique, recherchant sa propre satisfaction aux dépens de celle des autres. Du fond du cœur, Heather souhaitait autre chose. Une plus grande simplicité. Des rapports plus vrais. Et cette parenthèse passée à travailler au côté de son oncle, sans influences extérieures, pourrait se révéler un parfait antidote. Exactement ce dont elle avait besoin.

Depuis combien de temps était-elle là, perdue dans ses pensées ? Une éternité… Heather ne s’en rendit compte qu’en percevant soudain une présence derrière elle. Elle se retourna vivement : Chad Law la fixait, sourcils froncés.

— Inspecteur ! Je ne vous avais pas entendu entrer…

La surprise avait coloré ses traits. Et sa voix… Chad en avait remarqué le timbre légèrement voilé, tout à l’heure dans le bureau de son oncle. Il l’avait tout d’abord attribué à de l’énervement ou à la fatigue du voyage. Mais il s’était trompé, et cela l’intriguait. La réflexion accentua la ride entre ses sourcils et, sans y prendre garde, il s’approcha. Un mètre à peine les séparait.

Plus il avançait, plus Heather aurait voulu reculer. C’était stupide, elle le savait, mais un sentiment aussi fort ne pouvait être ignoré : elle devait rester hors d’atteinte. Cet homme la mettait mal à l’aise, et c’était d’autant plus curieux que la présence masculine ne la dérangeait pas… d’habitude. Mais bien sûr, les hommes qu’elle rencontrait en temps ordinaire n’avaient rien à voir avec celui-ci.

Tout d’abord, alors même qu’elle ne se considérait pas comme petite, il lui fallait relever la tête pour le regarder. Il devait mesurer près d’un mètre quatre-vingt-dix. Des épaules carrées, une poitrine tout en muscles… Pour un homme aussi bien bâti, il déployait une souplesse presque féline dans chacun de ses mouvements.

— Désolé, je ne voulais pas vous effrayer.

Sa voix était basse, profonde, relevée d’un soupçon d’impatience.

— Vous auriez pu vous annoncer, rétorqua Heather.

Elle avait la nette impression qu’il l’observait depuis un moment déjà. N’avait-elle pas perçu une légère contrariété quand elle s’était retournée ?

— Et ce faisant, j’aurais interrompu votre méditation…

C’était bien cela. Il admettait l’avoir observée.

Il fit encore un pas, la soumettant à l’inquisition de son regard. Heather devait reconnaître qu’il avait sur elle un effet des plus étranges. Dans le bureau de son oncle, à l’abri du soleil, elle avait cru ses yeux noirs. Mais ici, en pleine lumière, ils lui apparaissaient d’un incroyable bleu cobalt.

Une brise légère s’insinua par la baie entrouverte et, jouant dans les cheveux de Heather, amena une mèche sur son visage. Impulsivement, Chad avança la main pour la remettre en place. Il effleura sa joue. Cela n’avait duré qu’un centième de seconde, mais une intense secousse se propagea dans tout le corps de Heather avec la force d’une décharge électrique.

Absorbant le choc, elle se contraignit à une parfaite immobilité, et seuls ses yeux trahissaient le tremblement intérieur qui l’agitait. Elle joignit les mains, les pressant l’une contre l’autre pour s’empêcher de vaciller.

Avait-il éprouvé quelque chose, lui aussi, ou était-elle la seule ? Elle leva très vite les yeux vers lui, assez rapidement pour saisir une hésitation, un plissement des paupières. Suffisamment prononcé pour qu’elle comprenne : il n’était pas aussi détaché qu’il voulait bien le laisser paraître.

Il se racla la gorge.

— Si j’ai bien compris, vous allez habiter ici ?

Heather se contenta d’un signe affirmatif, ne faisant aucune confiance au son de sa voix après ce qu’elle venait de ressentir.

— Pour combien de temps ?

Cette fois, elle ne pouvait esquiver une réponse. Espérant avoir repris le contrôle d’elle-même, elle se lança.

— Je… A vrai dire, je ne sais pas.

Affronter son regard était presque trop pénible. Heather se détourna avant de reprendre :

— Je présume que je resterai tant que mon oncle aura besoin de moi.

— Besoin de vous ? Pourquoi donc ?

— Il ne quitte pratiquement plus l’hacienda depuis…

Le mot d’« attentat » ne put franchir ses lèvres.

— Depuis le soir de son anniversaire. Il lui faut quelqu’un pour maintenir le contact avec ses collaborateurs. Je connais bien ce genre de travail, et je lui ai offert mon aide. Je serai son assistante, en quelque sorte.

— Je vois.

Il jeta un regard alentour.

— L’endroit est isolé. En avez-vous tenu compte ?

— C’est cela qui fait son charme, non ?

— Pendant une semaine ou deux, on peut trouver cela charmant. Puis on s’aperçoit que la première boutique de luxe est à plus d’une heure, qu’il est difficile de trouver un restaurant trois étoiles… Le coin commence à perdre son attrait. Combien de temps pensez-vous tenir, mademoiselle McGrath ?

— Le temps qu’il faudra pour régler les affaires de mon oncle.

— Même si cela prend des mois ?

Heather leva un sourcil mécontent.

— Bien sûr ! Qu’est-ce qui vous permet d’en douter, inspecteur ?

— L’expérience. D’ici à une semaine, quinze jours au plus, vous n’y tiendrez plus. Il vous faudra retourner d’urgence à la civilisation…

— C’est ce que vous croyez ! Seriez-vous prêt à tenir le pari ?

Pour la première fois, un semblant de sourire joua sur les lèvres de Chad. Une note d’humour, peut-être.

— Seriez-vous en train d’inciter un policier dans l’exercice de ses fonctions à parier ?

— Pourquoi pas ? Vous avez peur de perdre ?

Il fixait toujours Heather.

— Etes-vous femme à prendre des paris, mademoiselle McGrath ?

— Ce ne serait pas mon premier enjeu, figurez-vous.

— Cela ne m’étonne pas.

Il la jaugea d’un regard rapide qui lui fit monter le feu aux joues.

— Dans ces conditions, essayons celui-ci. Je vous parie cinq dollars que, d’ici à quinze jours, l’ennui vous aura fait craquer et que vos valises seront prêtes. Tenu ?

Elle regarda la main tendue, puis de nouveau les yeux moqueurs.

— Bien sûr ! Comment puis-je résister à cinq dollars si aisément gagnés ? Marché conclu, inspecteur.

Spontanément, elle mit sa main dans la sienne pour sceller l’accord et, trop tard, se rappela l’effet dévastateur de sa première étreinte. La chaleur avait surgi de nouveau, comme une injection d’adrénaline dans ses veines. Elle tenta de retirer sa main mais Chad l’attira plus près, jusqu’à ce que ses lèvres soient à un centimètre des siennes.

— Mes amis m’appellent Chad.

— Je ne vois pas en quoi cela me concerne.

Heather brûlait de détourner les yeux mais elle n’allait certainement pas lui donner cette satisfaction. Elle s’obligea à affronter le regard bleu d’acier.

— Je nous vois mal devenir amis, je vous appellerai donc inspecteur Law… Alors qu’en pensez-vous, inspecteur ? Préférez-vous régler votre pari tout de suite, ou allez-vous me faire attendre quinze jours ces cinq malheureux dollars que vous avez de toute façon perdus ?

Il eut un petit rire. Au moins, il pouvait lui accorder cela : elle ne pliait pas facilement.

— Vous n’avez rien gagné encore, mademoiselle McGrath. Quant à moi, il me semble que mon travail vient de prendre une tournure des plus intéressantes.

— Votre travail ? Mais comment…

Elle retira prestement sa main, alertée par le ton ironique de sa voix.

— Vous… vous travaillez ici ? Je croyais que vous veniez juste pour une visite de routine !

— Navré de vous décevoir, mais je vais passer pas mal de temps à l’hacienda.

Pour la première fois, Heather remarqua le petit bloc-notes qui dépassait de sa poche de poitrine. Sa voix perdit son assurance.

— Cela veut-il dire… qu’il se passe quelque chose de grave, inspecteur ?

Le visage de Chad se ferma, soudain indéchiffrable.

— Je ne suis pas libre d’évoquer avec vous ce qui m’amène ici, mademoiselle McGrath. Votre oncle est mon seul interlocuteur. Désolé.

Heather se mordit la lèvre. La censure qu’il imposait à ses propos était vexante, bien qu’évidemment nécessaire. Chez n’importe qui d’autre, une telle phrase relèverait de l’arrogance. Pourtant, Heather sentait qu’il en allait différemment pour Chad Law. Cet homme parlait net, et cette franchise comportait une certaine dose de rudesse. Sans doute élevait-il un mur entre lui et tout civil qu’il croisait en service.

— Je comprends. Eh bien…

Elle s’écarta. Un peu d’espace lui était nécessaire pour reprendre ses esprits.

— Je ne veux pas vous retenir plus longtemps, inspecteur.

Au lieu de la laisser aller, il se pencha vers elle, presque intimidant.

— Pas inspecteur. Chad. Je vous l’ai déjà dit. Est-ce si difficile d’essayer ?

La touche d’humour démentait la menace de son attitude.

— Pourquoi tenez-vous absolument…

Heather vit une lueur d’ironie danser dans son regard et elle se reprit.

— D’accord. Après tout, pourquoi pas ? A une prochaine fois, Chad. Je présume que je vais vous revoir sous peu.

— Vous pouvez y compter, mademoiselle McGrath.

— Heather… pour mes amis.

Il ne répondit pas tout de suite, prenant son temps pour savourer le mordant de sa repartie.

— Vous pouvez compter sur moi, Heather.

Il demeura un moment encore, comme s’il évaluait la tension presque palpable qui s’était installée entre eux. Enfin, il tourna les talons.

Heather le suivit des yeux. Sa démarche avait une allure animale. On aurait dit un fauve sur la trace de quelque pauvre proie, inconsciente encore du sort qui l’attendait. Oui, c’était exactement cela…

Heather frissonna, puis respira à fond. Elle s’assura que ses jambes pouvaient de nouveau la porter et, résolument, se dirigea dans la direction opposée à celle de Chad Law. Si elle voulait éviter quelque chose, c’était bien de croiser encore son chemin. Elle ne tenait surtout pas à lui servir de proie.

Cet homme était dangereux. Insondable, comme ceux qui en ont trop vu. Et les secrets qu’il renfermait, il ne les partageait sans doute avec personne.

* * *

Chad se dirigea vers le bureau de Joe. Au passage, machinalement, il évaluait le dispositif de sécurité, notant les emplacements des capteurs sensoriels disposés dans les couloirs. Mais son esprit restait fixé sur Heather McGrath. Lorsqu’elle était apparue dans le bureau de Joe Coltons, il s’était figé, tel un collégien devant une apparition trop belle pour lui. Il est vrai qu’elle semblait trop belle, trop parfaite. Une sorte d’idéal — le rêve que tout homme porte au fond de lui. Grande, souple comme une branche de saule, avec de grands yeux bleus et un petit nez retroussé. Son sourire lui creusait d’adorables fossettes. Et ses cheveux… Blonds, lisses, on aurait cru un écheveau de soie.

Il avait fallu qu’il les touche. Juste pour s’assurer de leur douceur… L’incroyable choc qu’il avait éprouvé en valait la peine. Une telle chevelure était une invite au toucher, et il aurait voulu y égarer ses mains.

Ses lèvres aussi représentaient la tentation, si parfaitement pleines et dessinées. Il avait été choqué par l’urgence ressentie, comme si rien d’autre ne comptait que de l’embrasser, boire à ses lèvres, se rassasier d’elles.

Et quand il l’avait approchée, un parfum de roses et de pétales froissés l’avait fait frissonner. Sa proximité était enivrante, la tête lui tournait presque.

Pareille femme pouvait vous faire perdre l’esprit. Heureusement qu’il avait disposé de quelques minutes pour l’étudier avant qu’elle ne s’aperçût de sa présence. Cela lui avait donné un avantage lorsqu’ils avaient été présentés.

Bien sûr, cela n’expliquait pas qu’il eût de nouveau pris tout son temps pour la contempler lors de leur deuxième rencontre.

Il fronça les sourcils. Un homme avait-il besoin d’excuse pour regarder une femme aussi jolie ? C’était la chose la plus naturelle du monde ! D’ailleurs, Heather était parfaitement consciente de sa beauté. Et habituée aux regards des hommes, certainement depuis qu’elle était assez grande pour onduler des hanches. Ses hanches rondes et sexy…

Chad connaissait ce genre de femmes. Dans le cadre de son travail, il en avait croisé des douzaines. Riches, adulées, gâtées par la vie. Leur beauté et leurs privilèges semblaient aller de soi ; jamais elles ne se posaient la moindre question. Et le jour où l’un de ces précieux ingrédients venait à faire défaut, ces femmes s’écroulaient comme des châteaux de cartes.

Heather avait prétendu venir pour travailler. Dans son esprit, cela signifiait sans doute soutirer quelques gratifications financières à son oncle et bavarder interminablement au téléphone avec ses amis. Que pouvait-elle savoir du travail ? Le jour où elle se casserait un ongle, elle ferait sans doute un scandale et en profiterait pour rentrer chez elle.

Et pourtant, quand il lui avait serré la main, il avait ressenti cette chaleur… Heather était un bel animal au sang chaud, une de ces blondes sexy qui provoquent les regards.

Après tout, puisqu’il devait conduire ici son enquête, rien ne l’empêchait d’apprécier ce qu’elle avait à offrir. A condition de ne pas toucher au fruit défendu… Heather McGrath n’était pas pour lui. Trop belle. Et beaucoup trop riche.

La porte à double battant s’ouvrit sous sa poussée. La voix de Joe venait de l’inviter à entrer.

— Ah, Chad ! Que pensez-vous du système de sécurité ?

— Il me paraît très convenable. Cependant, j’aurai quelques aménagements à proposer.

Joe acquiesça.

— Parfait ! C’est pour cela que j’ai besoin de vos services. Dans combien de temps pouvez-vous boucler l’affaire ?

— Il me faudra quelques jours. Je peux commander moi-même le matériel. Quant aux hommes nécessaires pour les travaux, j’aimerais bien les engager, si cela ne vous dérange pas. Ce n’est pas le moment d’avoir sur les lieux des gens dont on ne sait rien, et qui n’ont pas passé les tests de sécurité.

Joe sourit.

— Vous pensez à tout, Chad. Resterez-vous pour déjeuner ?

— Non, je vous remercie. Je passe vous voir demain matin, à la première heure.

Quand la porte se fut refermée derrière Chad, Peter adressa à son frère un long regard inquisiteur.

— Pour quelqu’un qui est persuadé que tout va bien, il me semble que tu prends pas mal de précautions…

Joe passa le bras autour des épaules de son frère adoptif.

— Disons qu’après les événements de ces derniers temps, il me paraît raisonnable d’améliorer la sécurité. De plus, ma nièce favorite a décidé de s’installer ici pour une période indéterminée, et je tiens à tout faire pour rassurer ses parents…

Peter ne put qu’approuver. Il savait que sa femme, Andy, avait mal réagi lorsque Heather lui avait fait part de sa décision. Elle n’aimait pas se séparer de sa fille, et le souvenir de l’attentat rendait les choses plus difficiles encore.

— Andy appréciera. Tu as entièrement raison, pour la sécurité, et je suis ravi de voir que tu confies la tâche à un professionnel.

Inès apparut pour annoncer le déjeuner et les deux hommes se dirigèrent vers la salle à manger dont deux pans de murs, entièrement vitrés, donnaient l’un sur le patio et l’autre sur l’entrée extérieure de l’hacienda. Ils rencontrèrent Heather qui venait de la direction opposée.

— Est-ce que tante Meredith se joindra à nous ? demanda-t-elle joyeusement en les apercevant.

Joe fit un signe de dénégation.

— Ta tante ne déjeune jamais ici. En fait, elle passe très peu de temps à la maison et c’est pour moi une raison de plus d’apprécier ta compagnie, ma chérie. En outre, ton père vient de vanter tes qualités d’experte : il paraît qu’il n’y en a pas deux comme toi pour mettre en ordre des affaires un peu négligées.

— En parlant d’experts…

Par la baie qui donnait sur l’extérieur, Peter venait d’apercevoir Chandler Thaddeus Law qui regagnait sa voiture. Il désigna l’inspecteur du menton.

— En voilà un à qui je n’aimerais pas avoir affaire si j’étais du mauvais côté de la loi… Je le crois tout à fait capable d’affronter sans ciller tout un gang armé jusqu’aux dents !

— Capable même, approuva Joe en riant, de leur recracher les balles à la tête s’ils étaient assez stupides pour lui tirer dessus !

Le rire de Peter se mêla à celui de son frère alors que Heather, silencieuse, observait celui dont ils parlaient. Il jeta sa veste sur le siège passager, monta en voiture et démarra dans un nuage de poussière.

Et bizarrement, malgré leurs exagérations, elle eut l’impression que les deux hommes n’étaient pas loin de la vérité en ce qui concernait Chad Law.
Les Coltons, Tome 7 : Soupçons et mensonges Les Coltons, Tome 7 : Soupçons et mensonges
Laurie Paige   
Leur famille est riche, puissante, respectée. Leur nom symbolise la réussite, la chance, l'amour. Mais une tentative d'assassinat va soudain menacer l'empire des Coltons...

Soupçons et mensonges (Laurie Paige):
(Titre original: The housekeeper's daughter)

Brillant officier du corps d'élite de la marine nationale, Drake Coltons est heureux de revenir en permission dans la propriété familiale. Mais son euphorie est vite tempérée par l'atmosphère glaciale qui règne dans la maisonnée. Car non seulement l'amour qui unissait jadis ses parents semble plus que jamais appartenir au passé, mais Maya, la fille d'Inez, l'intendante du domaine, est enceinte. De lui ? Drake a de bonnes raisons de le supposer : il n'a rien oublié, en effet, de la folle passion qui l'a poussé, huit mois plus tôt, dans les bras de la jeune femme. Cependant, Maya n'a pas l'intention de le mettre dans la confidence. Cruellement déçue par la lettre de rupture qu'il lui a laissée après leur liaison éphémère, consciente par ailleurs de n'être qu'une domestique aux yeux des Coltons, elle préfère même lui laisser croire qu'elle a un autre homme dans sa vie. C'est compter toutefois sans les terribles révélations qui viennent ébranler, au même moment, le clan Coltons. Des révélations qui, en touchant Drake dans ce qu'il a de plus cher, font peu à peu vaciller ses défenses, jusqu'à lui donner enfin le courage d'avouer à Maya le secret qui le ronge depuis l'enfance et lui interdit d'être heureux.

Ce livre "Soupçons et mensonges" est le Tome n° 7 de la série "Les Coltons" dans la collection Saga des éditions Harlequin (dans l'ordre):

-Tome 1: Le Clan Menacé (Kasey Michaels)
-Tome 2: Les secrets du passé (Linda Turner)
-Tome 3: Les ombres de la gloire (Sharon de Vita)
-Tome 4: Un refuge pour une héritière (Judy Christenberry)
-Tome 5: Une dangereuse révélation (Victoria Pade)
-Tome 6: La loi de la Passion (Ruth Langan)
-Tome 7: Soupçons et mensonges (Laurie Paige)
-Tome 8: Une famille cachée (Carolyn Zane)
-Tome 9: Héritiers du destins (Karen Hughes)
-Tome 10: L'amour sans condition (Sandra Steffen)
-Tome 11: Une liaison sous contrat (Carla Cassidy)
-Tome 12: Une famille pour toujours (Kasey Michaels)

par AMETHYST
Les Coltons, Tome 8 : Une famille cachée Les Coltons, Tome 8 : Une famille cachée
Carolyn Zane   
Leur famille est riche, puissante, respectée. Leur nom symbolise la réussite, la chance, l'amour. Mais une tentative d'assassinat va soudain menacer l'empire des Coltons...

Une famille cachée (Carolyn Zane):

Alors que toute la famille Coltons est réunie à Prosperino pour le mariage de Liza,Wyatt apprend de Rand, son demi-frère, les derniers résultats de l'enquête concernant Meredith, leur mère, ou du moins celle qui se prétend telle. Car la découverte que Meredith avait une jumelle confirme les pires craintes d'Emily qui se cache à Keyhole dans le Wyoming depuis la tentative de meurtre dont elle a été l'objet. Pour Wyatt, il ne fait aucun doute qu'un homme de la famille doit rejoindre Emily afin d'informer la jeune fille et assurer sa protection. Mais lorsqu'il apprend le nom de la petite ville où celle-ci se terre sous un nom d'emprunt, un brusque vertige l'envahit Keyhole... N'est-ce pas là que vit Annie Summers ? Annie, qu'il n'a jamais pu oublier, malgré tous ses efforts. Au fil des années, il a appris que la jeune femme s'était mariée et avait eu deux enfants. Il sait aussi qu'elle a perdu son mari, mais n'a jamais cherché à la revoir, incapable de supporter l'idée d'avoir à rivaliser avec le souvenir de l'époux disparu. Pourtant devant cette opportunité que lui offre de nouveau le destin,Wyatt ne se sent plus le courage de résister à sa folle envie de savoir : Annie peut-elle vraiment avoir tout oublié de cette grande passion dont Wyatt ne s'est jamais remis ?

Ce livre "Une famille cachée" est le Tome n° 8 de la série "Les Coltons" dans la collection Saga des éditions Harlequin (dans l'ordre):

-Tome 1: Le Clan Menacé (Kasey Michaels)
-Tome 2: Les secrets du passé (Linda Turner)
-Tome 3: Les ombres de la gloire (Sharon de Vita)
-Tome 4: Un refuge pour une héritière (Judy Christenberry)
-Tome 5: Une dangereuse révélation (Victoria Pade)
-Tome 6: La loi de la Passion (Ruth Langan)
-Tome 7: Soupçons et mensonges (Laurie Paige)
-Tome 8: Une famille cachée (Carolyn Zane)
-Tome 9: Héritiers du destins (Karen Hughes)
-Tome 10: L'amour sans condition (Sandra Steffen)
-Tome 11: Une liaison sous contrat (Carla Cassidy)
-Tome 12: Une famille pour toujours (Kasey Michaels)

par AMETHYST
Les Coltons, Tome 9 : Héritiers du destin Les Coltons, Tome 9 : Héritiers du destin
Karen Hughes   
Leur famille est riche, puissante, respectée. Leur nom symbolise la réussite, la chance, l'amour. Mais une tentative d'assassinat va soudain menacer l'empire des Coltons...

Héritiers du destin (Karen Hughes):
(Titre original: Wed to the witness)

Avocat prestigieux et membre d'une des familles les plus puissantes et les plus riches de Californie, Jackson Coltons a apparemment toutes les raisons de croire en sa bonne étoile... Mais voilà que le double attentat contre Joe, le patriarche de la famille, remet bientôt tout en question.Très vite, en effet, les soupçons de la police se portent sur lui : non seulement il fait partie, en tant qu'héritier potentiel, de ceux à qui la mort de Joe profiterait mais, présent lors des deux attentats, il est incapable d'offrir le moindre alibi pour se défendre. D'abord plus exaspéré que troublé par l'attitude de la police,Jackson ne prend pas l'affaire au sérieux. Mais la découverte de ses empreintes sur l'arme du crime le plonge soudain en plein cauchemar. Qui peut donc lui en vouloir au point d'avoir ourdi une machination aussi perverse ? Et arrivera-t-il à se disculper ? Jackson craint le pire. D'autant que le témoignage de Cheyenne James, une jeune femme qui ne l'a pas quitté des yeux lors de l'anniversaire de Joe, ne manquera pas de confirmer les soupçons de la police. Curieusement, pourtant, Cheyenne semble convaincue de son innocence. A-t-elle vu l'assassin ? Nul ne le sait Mais elle est prête à tout pour protéger Jackson et éviter de témoigner contre lui, y compris même... à l'épouser !

Ce livre "Héritiers du destin" est le Tome n° 9 de la série "Les Coltons" dans la collection Saga des éditions Harlequin (dans l'ordre):

-Tome 1: Le Clan Menacé (Kasey Michaels)
-Tome 2: Les secrets du passé (Linda Turner)
-Tome 3: Les ombres de la gloire (Sharon de Vita)
-Tome 4: Un refuge pour une héritière (Judy Christenberry)
-Tome 5: Une dangereuse révélation (Victoria Pade)
-Tome 6: La loi de la Passion (Ruth Langan)
-Tome 7: Soupçons et mensonges (Laurie Paige)
-Tome 8: Une famille cachée (Carolyn Zane)
-Tome 9: Héritiers du destins (Karen Hughes)
-Tome 10: L'amour sans condition (Sandra Steffen)
-Tome 11: Une liaison sous contrat (Carla Cassidy)
-Tome 12: Une famille pour toujours (Kasey Michaels)

par AMETHYST
Les Coltons, Tome 10 : L'Amour sans condition Les Coltons, Tome 10 : L'Amour sans condition
Sandra Steffen   
Leur famille est riche, puissante, respectée. Leur nom symbolise la réussite, la chance, l'amour. Mais une tentative d'assassinat va soudain menacer l'empire des Coltons...

L’amour sans condition (Sandra Steffen):
(Titre original: The trophy wife)

Il n'est pas toujours facile d'être la petite dernière d'une nombreuse famille, surtout lorsque la famille en question est l'une des plus connues et des plus puissantes de Californie. Et Ambre Coltons ressent parfois comme une prison sa vie protégée d'héritière. Non seulement, en effet, les relations entre son père et sa mère sont plus tendues que jamais, mais cette existence prétendument privilégiée lui pèse : pas de vrai défi à relever, pas de risque excitant, pas de rencontres imprévisibles... Aussi, lorsqueTripp Calhoun, l'ancien gamin des rues jadis recueilli par ses parents, vient leur rendre visite, Ambre est-elle surprise de retrouver intacte l'émotion qu'il lui inspirait autrefois. Devenu pédiatre, Tripp a aujourd'hui besoin d'appuis pour défendre la cause des enfants défavorisés dont il s'occupe. Ambre lui propose aussitôt son aide. N'est-elle pas la personne idéale pour l'initier aux us et coutumes de la haute société et lui ouvrir toutes les portes ? Bien que tenté,Tripp hésite : il se méfie d'instinct des gamines trop riches, trop fragiles, trop gâtées.

Mais Ambre n'est plus une gamine. Et elle n'est ni fragile ni gâtée. Reste, néanmoins, à le lui prouver !

Ce livre "L'amour sans condition" est le Tome n° 10 de la série "Les Coltons" dans la collection Saga des éditions Harlequin (dans l'ordre):

-Tome 1: Le Clan Menacé (Kasey Michaels)
-Tome 2: Les secrets du passé (Linda Turner)
-Tome 3: Les ombres de la gloire (Sharon de Vita)
-Tome 4: Un refuge pour une héritière (Judy Christenberry)
-Tome 5: Une dangereuse révélation (Victoria Pade)
-Tome 6: La loi de la Passion (Ruth Langan)
-Tome 7: Soupçons et mensonges (Laurie Paige)
-Tome 8: Une famille cachée (Carolyn Zane)
-Tome 9: Héritiers du destins (Karen Hughes)
-Tome 10: L'amour sans condition (Sandra Steffen)
-Tome 11: Une liaison sous contrat (Carla Cassidy)
-Tome 12: Une famille pour toujours (Kasey Michaels)

par AMETHYST

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