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— Tout revient toujours à la ferme, hein ?

— C’est tout ce que j’ai, protesta Macklin.

— Non, c’est pas tout. Tu m’as moi. Ou tu pourrais m’avoir si tu arrêtais de me repousser en permanence.

— Tu me demandes de risquer tout ce que j’ai passé vingt-cinq ans à construire pour quelques nuits de sexe.

Caine recula comme si Macklin l’avait frappé. Les mots faisaient tellement mal qu’il aurait préféré se prendre un poing en plein visage.

— C’est v-vraiment tout ce que c’était p-pour toi ?

— C’est tout ce que ça peut être ici.

Caine hocha la tête une fois, et grinça des dents pour éviter que ses émotions ne se peignent sur son visage.

— Alors je suppose qu’il n’y a rien à ajouter. J’attends un rapport sur la reproduction d’ici la fin de la semaine. Bonne journée, Armstrong.

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— Tu es sérieux ?

— À propos de quoi ? cracha Caine.

Il se dégagea et attrapa sa chemise.

Il ne pouvait pas rester là, à moitié nu, alors qu’il se sentait aussi vulnérable.

— À propos de m’aimer, dit doucement Macklin.

Oh merde, j’ai vraiment dit ça ?

— Ça n’a plus d’importance, dit Caine en lui tournant le dos. Tu ne m’en laisses pas l’occasion.

— Je t’ai dit que je ne savais pas ce que je faisais, lui rappela Macklin.

Il posa ses mains sur les épaules de Caine.

— Et tu m’as dit qu’une relation, c’était négocier, parfois se battre jusqu’à ce qu’on trouve un moyen que ça fonctionne.

— Tu n’essaies pas de faire en sorte que ça fonctionne.

Caine se débarrassa des mains de Macklin et enfila son pantalon.

— Tu essaies de faire de moi juste un coup parmi d’autres. C’est pas pour moi, ça. C’est tout ou rien. Je ne serai pas ton petit à-côté.

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Il faut me laisser une chance de prouver que ce n’est pas mon intention. Si tu me balances mon inexpérience à la gueule chaque fois que je pose une question, comment est-ce que je peux apprendre quoi que ce soit ? Si à chaque fois tu es persuadé que je vais changer quelque chose ou prendre une mauvaise décision, on trouvera jamais le moyen d’améliorer les choses ? Je ne dis pas que j’ai des solutions, parce que ce n’est pas le cas, mais je veux apprendre, et une fois que ce sera fait, peut-être que j’aurais quelque chose à apporter moi aussi. Je veux qu’on soit une équipe jusqu’à ce que je sois capable de faire ma part.

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« Caine tomba à la renverse et il se débattit pour se raccrocher à quelque chose dans l’eau tumultueuse. L’instant d’après la corde se resserrait autour de sa poitrine. Il s’y raccrocha des deux mains, nageant du mieux qu’il pouvait avec ses vêtements mouillés et son lourd manteau. Presque aussitôt des mains l’attrapèrent et le tirèrent sur la berge.

— Bon sang, Caine Neiheisel ! Espèce d’idiot, tu aurais pu…

Et puis des lèvres brûlantes couvrirent les siennes et Caine aurait pu en pleurer de soulagement. Macklin était là, il le tenait dans ses bras, l’engueulait et l’embrassait comme s’il n’avait plus jamais l’intention de le lâcher. Quelqu’un siffla mais Macklin fit comme s’il n’avait pas entendu et continua à l’embrasser, encore plus fort même, comme s’il avait besoin de s’assurer que Caine était toujours là avec lui.

Quand Macklin releva enfin la tête, Caine était à bout de souffle. »

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Il sortit avant que Caine puisse l’en empêcher.

— Oh putain, murmura-t-il.

— Il est borné, dit Kami depuis la porte de la cuisine.

— Qu’est-ce que tu as entendu ? demanda Caine, gêné.

— Pas grand-chose. Assez pour l’entendre contester ton raisonnement.

— Ton raisonnement, lui rappela Caine. Alors qu’est-ce que je f-fais, maintenant ?

— Laisse-lui quelques jours pour qu’il voie que le monde ne s’est pas arrêté juste parce que les jackaroos sont au courant pour toi. Il finira par changer d’avis.

— Comment tu peux savoir ?

— Ça fait vingt-cinq ans que je le connais, et je ne l’ai jamais vu se conduire comme ça avant que tu arrives. Il ne veut peut-être pas le dire, mais il t’a dans la peau.

— Ce n’est pas la même chose que m’aimer. S’il ne peut pas faire ça, s’il ne veut pas faire ça, qu’est-ce que ça peut faire qu’il m’ait dans la peau ?

— Si tu lui fais cet effet-là, c’est parce qu’il est tombé amoureux de toi. C’est juste qu’il ne le sait pas encore.

— J’espère que tu as raison.

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— J’achèterai des capotes demain, promit Macklin d’une voix rauque.

— Super.

La voix de Caine tremblait de nouveau de désir, mais il se força à se détendre. Il n’y avait pas d’urgence, même une fois qu’ils auraient des capotes.

— Et prends du lubrifiant aussi. Mon flacon est presque vide et de la salive ou de la crème, ça va pas le faire.

— Tu la veux vraiment, ma queue, le taquina Macklin.

Mais il caressa tendrement son bras en disant ça, et posa sa main juste au-dessus de son coeur.

— Juste avec toi, répondit Caine.

— Vraiment ?

Caine haussa les épaules.

— Je t’ai déjà dit ce que John pensait du sexe avec moi. Il ne l’a jamais dit, mais ça crevait les yeux qu’aucun de nous n’était vraiment fou de l’autre. On le faisait parce qu’on était un couple et que c’est normal de baiser dans ces cas-là, mais ça n’a jamais été comme si j’allais mourir si je ne jouissais pas dans la minute, comme tu m’as fait sentir ce soir.

Macklin tira sur son bras jusqu’à ce que roule sur le dos et il s’allongea au-dessus de lui.

— Tu es tout ... tout sauf mauvais au lit, Caine. Tout.

Il se frotta contre lui, déjà à moitié dur, pour appuyer ses paroles.

— Tu es beau et passionné, et être avec toi c’est plus excitant que tous les coups que j’ai tirésjusqu’à maintenant. Peut-être que ce n’était pas sa faute, peut-être que vous n’étiez juste pas compatibles. Quoi qu’il en soit, oublie ce qu’il a pu te dire parce que moi, j’en voudrais toujours plus.

— J’imagine qu’il n’y a pas de magasin ouvert vingt-quatre sur vingt-quatre où on puisse trouver des capotes à Boorowa.

Sentir Macklin durcir contre lui le faisait crever d’envie de vérifier que ça serait toujours aussi bon entre eux que leurs deux premières fois.

— Probablement pas, grogna Macklin. J’aurais dû faire ça avant le dîner.

— Ou moi, répliqua Caine en caressant son dos jusqu’à ses fesses. B-bon sang ... j’ai j-jamais r-rebandé aussi v-vite.

Macklin se mit à rire.

— J’ai bien dix ans de plus que toi, et j’ai de nouveau la gaule. Tout sauf mauvais au lit, loupiot.

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— Tu as dit que Kami avait connu Donald aussi, non ?

— Oui. Kami travaillait déjà ici comme cuisinier quand je suis arrivé. Je ne connais pas toute son histoire, mais de ce que j’en sais, Michael l’a pris sous son aile juste comme il l’a fait pour moi, dix ans avant que j’arrive à Lang Downs. Pourquoi ?

— Juste un truc qu’il a dit, c’est tout.

Caine ne voulait pas en dire trop.

— Ça m’a fait me demander ce qu’il savait. Il a aussi dit que mon oncle aurait été fier de moi.

— Il a raison. Je ne pensais pas que tu tiendrais une semaine, et ça fait des mois que tu es là. Je pensais que tu laisserais tomber avant d’avoir eu l’occasion de t’endurcir. J’avais tort. On fera un vrai fermier de toi.

Caine sourit.

— Je sais que je ne serai jamais aussi à l’aise que toi ou quelqu’un comme Jason qui a grandi là-dedans, mais je veux que ça marche. Je veux que les gens à Lang Downs soient fiers de moi.

— C’est le cas, lui affirma Macklin. Tu m’as mis dans ta poche alors que j’étais décidé à garder mes distances.

— Tu veux juste me baiser, le taquina Caine.

La provocation fit siffler Macklin.

— Je ne dis pas que c’est faux, mais s’il n’y avait que ça, ça n’aurait pas été assez pour me faire changer d’avis.

Macklin y revint quelques secondes plus tard.

— Il y a eu des tas de beaux gosses qui sont venus travailler à la ferme depuis que je suis là, et j’ai jamais rien tenté. Ton seul physique ne m’aurait pas décidé si tu n’avais pas été d’une certaine trempe.

Caine se sentit fondre.

— Ça fait plaisir à entendre. Mais tu vas me baiser quand même, hein ?

— Là tout de suite dans l’ut’, si tu ne changes pas de sujet.

— C’est censé me faire peur ? demanda Caine avec un sourire.

— Oui, parce qu’il n’y a pas assez d’espace pour faire ça bien.

— Je suis sûr que tu sais où est l’abri le plus proche.

— Bien sûr, mais c’est pas franchement mieux. Une couchette minuscule et pas de chauffage. Tiens-toi tranquille jusqu’à ce qu’on arrive à Boorowa, et là on pourra parler des trucs qu’on va faire ce soir et demain.

— Ou on pourrait parler pendant le trajet et le faire quand on arrive à l’hôtel, suggéra Caine avec optimisme.

— Si on en parle, on ne finira pas le trajet.

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— Ah j’te jure, marmonna Kami quand Macklin fut parti. Toujours persuadé qu’on va faire tout ce qu’il demande juste parce qu’il le demande.

— C’est le chef d’exploitation, fit remarquer Caine.

— Et puis ? C’est ma cuisine. C’est moi qui décide ici, pas lui.

— Il a dit qu’on allait faire des provisions pour l’hiver, dit Caine, peu désireux de se lancer dans ce débat avec Kami.

Lui et Macklin pouvaient se débrouiller entre eux là-dessus.

— Tu lui as donné une liste ? poursuivit-il Et sinon, est-ce qu’il y a quelque chose de précis qu’il te faut ? Je peux te prendre ça quand on sera en ville. Ça m’embêterait vraiment que tu n’aies pas ce qu’il te faut pour l’hiver.

— Tu es un bon gars, Caine. Ton oncle aurait été fier de toi.

Le compliment le prit tellement au dépourvu qu’il ne sut quoi répondre.

— Merci, finit-il par dire. Je suis content que tu penses ça. Tu as une liste ?

— Je l’ai donnée à Macklin il y a une semaine, répondit Kami. Lui aussi, c’est un bon gars. Ça me donne l’espoir que l’histoire puisse se répéter.

Caine se trouva encore plus pris au dépourvu.

— J-je s-sais p-pas quoi d-dire.

— Ne dis rien. Je suis un vieux crétin sentimental.

— N-non, c’est pas ce que je voulais d-dire. J-je ...

— Ne dis rien, répéta Kami. Macklin me dira ce qu’il voudra que je sache quand il sera prêt. Ça, c’est juste entre toi et moi.

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La porte s’ouvrit au moment où il commençait à se demander si Macklin avait changé d’avis et allait dormir dans la baignoire. Il portait un pyjama en flanelle à carreaux bleus et rouges, le genre que Caine avait toujours associé à son grand-père. Il dut réprimer un sourire pour ne pas vexer Macklin, mais ça ne marcha pas aussi bien qu’il l’aurait voulu.

— Quoi ? C’est pratique quand il fait froid. Ce n’est pas comme s’il y avait quelqu’un pour me voir dedans d’habitude.

— Il a l’air très chaud, dit Caine d’une voix apaisante. Il fait frais ici.

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Macklin se mit à rire.

— Tu ne te rappelles plus de qui jouait le héros, mais tu te rappelles de Ian McKellen ?

— Bah, heu, il est super sexy, d’une part, et il est ouvertement gay et fier de l’être, d’autre part. Évidemment que je me rappelle de lui quand il joue dans un film.

À peine les mots furent-ils sortis de sa bouche qu’il les regretta. Il les pensait, mais il ne savait pas ce que Macklin pensait du fait qu’il soit gay et il ne voulait pas le mettre mal à l’aise.

— Désolé, tu ne voulais sans doute pas en savoir autant.

— Pour moi, ça change rien. C’est ton problème, pas le mien. Mais vaudrait peut-être mieux éviter d’être aussi direct avec les jackaroos. Ça risque de pas leur plaire s’ils pensent que tu les dragues.

— J’ai connu quelques mecs hétéros que je trouvais objectivement beaux.

Caine arrivait à garder une voix mesurée parce qu’il ne sentait pas chez Macklin cette peur ridicule que son but soit de changer tous les hétéros qu’il rencontrait en gays – genre ! – et il ne voulait pas avoir l’air sur la défensive pour rien.

— C’est comme quand toi tu regardes Nicole Kidman ou je sais pas qui et que tu la trouves belle. Bien sûr, elle est agréable à regarder, mais tu sais qu’il ne va rien se passer parce qu’elle ne s’intéressera jamais à toi. Ce que je recherche avant tout chez les mecs que je drague, c’est la possibilité que ce soit réciproque.

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