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Bibliothèque de Laurine-25 : Ma PAL(pile à lire)

Trois étages Trois étages
Eshkol Nevo   
Connaît-on jamais nos voisins ? Dans cet immeuble de Tel-Aviv, rien n’est moins sûr.
Pris entre désirs inassouvis et questions de principe, les personnages se débattent avec des luttes internes profondes qui semblent toujours les dépasser. Arnon, ancien militaire, bascule dans l’obsession lorsqu’il échoue à comprendre ce qu’il s’est passé entre sa fille de sept ans et son voisin de palier à la retraite. Décidé à percer ce mystère qu’il semble être seul à interroger, il est prêt à tout, même au pire. Pendant ce temps, à l’étage supérieur, Hani, dite 'la veuve', s’ennuie de son mari toujours absent. C’est sans doute pour cela qu’elle ne résiste pas longtemps aux charmes de son beau-frère, un escroc recherché par la police. Au troisième et dernier étage vit Déborah, une juge à la retraite. Isolée depuis la mort de son mari, elle repense à son fils à qui elle ne parle plus depuis plusieurs années. Dans un sursaut, elle décide de sortir de son appartement et de se mêler aux mouvements de protestation qui parcourent la ville.
Paranoïaques et tourmentés par leur conscience, Arnon, Hani et Déborah se croisent dans cette fresque douce-amère. L’auteur y esquisse le portrait d’une société meurtrie par les affaires politiques et traversée par une profonde crise identitaire.

par adeleh
Ohio Ohio
Stephen Markley   
Intense, magnifique, déboussolant, OHIO, premier roman de Stephen Markley, frappe avec une aisance flippante et une subtile cadence, les mots de la vie.
Roman choral, Stephen Markley martèle le temps au grès des souvenirs et du présent de femmes et d’hommes.


Bill Ashcraft porte depuis le 11 septembre un regard noir sur les institutions américaines. Patriote à sa manière, il prône avant tout l’écoute, le partage et ne soutient pas les différentes opérations militaires menées à la suite des attentats. Il devient rapidement la risée du lycée à cause de ses convictions qu’il brandit fièrement. Il trouve un temps son bonheur dans l’humanitaire avant de le mettre aux oubliettes à l’aide de drogues riches et variées. Vaste dégoût du monde dans lequel il évolue, la vie reste à ses yeux une vaste connerie monopolisée par les grandes firmes qui déciment tout.


Stacey Moore s’est longtemps cherchée, souvent perdue. L’après Lisa a été une période mouvementée où sa quête la porte aux quatre coins du monde, à la recherche du soi et de l’inattendu. Stacey a grandi dans une famille ultraconservatrice où la religion régit tout. Elle a toujours su qu’elle aimait les filles et Lisa en a été l’ultime preuve jusqu’au jour celle-ci part sans crier garde.


Dan Eaton a combattu en Irak. Il a vécu le pire et l’horreur et en portera à jamais des séquelles. La guerre, il a voulu la faire. Il était prêt pour elle. Elle l’a grignoté peu à peu. Elle lui a pris ses plus belles amitiés. Elle a pris des vies. Le retour à la vie n’a pas été sans conséquence. De retour dans sa ville natale, Dan Eaton retrouve l’amour de sa vie le temps d’un soir. Dan était le boutonneux. Il a toujours aimé les livres et rien de le prédestiner à faire une carrière, aussi courte qu’elle fut, au sein de l’armée.


Tina Ross était une gentille fille, une de celles qui ne fait pas de vagues. Elle a eu la bêtise de tomber amoureuse d’un des joueurs de foot les plus populaires du lycée. Piégée dans un amour toxique, elle dérive dans la déprime, l’anorexie et les scarifications. Ses souvenirs innommables l’ont toujours bouffée et elle décide enfin de mettre fin à toutes ses souffrances silencieuses.


Quatre vies, quatre destins façonnés à l’image de cette ville, de ce pays qui se délitent. Porté par la sublime écriture de Stephen Markley, ce livre aux allures de roman noir est un vrai délice. Il porte aux nues ces hommes et ces femmes qui tentent de trouver leurs places dans un système qui les rejettent inlassablement. Pauvreté, sectarisme, trafic en tout genre, un tableau qui fait froid dans le dos où la réalité en est davantage saisissable. Courage, abnégation, volonté, tout autant de futilités qui ne prennent guère racine. Combats quotidiens, survies, doux rêves au cœur de l’impossible.


Après un temps d’adaptation, j’ai été happée par ce roman remarquable. Une atmosphère lourde qui se bâtit au fils des pages au cours des souvenirs et des instants présents. Stephen Markley, poétique et sauvage, narre avec brio la Vie, celle avec un grand V, celle qui laisse des traces indélébiles, celle qui brûle dans chacun de nous. Les petits détails, les petites anecdotes rendent les personnages davantage accessibles. Cette fresque sociale est d’une réalité dérangeante et merveilleuse à la fois car il n’y a pas de filtres, justes cette cruelle réalité, cette vérité dévorante. J’ai été emportée par cette lecture. Une lecture qui recèle bien des secrets. Elle se fait le porte-parole d’une Amérique désenchantée.
Faut-il avoir peur de la population mondiale ? Faut-il avoir peur de la population mondiale ?
Jacques Véron   
Faut-il avoir peur de la population mondiale ?

Le climat change, la pollution s’intensifie, la déforestation se poursuit, la pression sur les terres est toujours plus forte… Est-ce le fait d’une croissance démographique trop rapide à l’échelle de la planète ? Pour réduire la pression environnementale, suffirait-il que la population mondiale se stabilise ou décroisse ? Clairement non. Que peut-on faire alors ?

De façon didactique Jacques Véron décrypte l’ensemble des questions démographiques planétaires et démonte les clichés simplificateurs, rassurants ou menaçants. Un livre pour se faire sa propre opinion sur les possibilités de (ré)concilier population, environnement et développement économique.

(Source: Le Seuil)

par Raynna
Sirènes Sirènes
Laura Pugno   
L'idée de départ est excellente, mias je pense que ce livre n'est pas abouti.
Pour moi il manque le petit plus qui le ferait basculer vers un livre incroyable.
Lecture malgré tout très satisfaisante
Nostalgie d'un autre monde Nostalgie d'un autre monde
Ottessa Moshfegh   
Les héros des nouvelles subversives et implacables rassemblées dans Nostalgie d’un autre monde ont tous un point commun : ils ont pris un mauvais virage. Certains sont séparés ou divorcés, d’autres sont au chômage, endettés, en conflit avec leur famille. Instables, pétris de défauts et d’incertitudes, ils expérimentent le désir, l’obsession, la solitude, l’amour et l’échec, tout en aspirant à se reconnecter au monde qui les entoure. Dans « Élévation », Ottessa Moshfegh brosse le portrait d’une jeune professeure aux habitudes révoltantes. « M. Wu » est un vieux voyeur esseulé qui prend son courage à deux mains pour aborder la femme nichée au creux de tous ses fantasmes. « Un monde meilleur » découvre une petite fille convaincue qu’elle vient d’un autre monde et doit tuer quelqu’un pour pouvoir y retourner – or se présente un jour la victime parfaite…

(Source : Fayard)

par x-Key
Un traître à Kensington Palace Un traître à Kensington Palace
Anne Perry   
Une nouvelle enquête de Pitt qui continue, à l'instar du tome précédent, à renouer avec l'ambiance du début de la série. Ici encore, pas de complot ni d'attentat terroriste mais un banal meurtre à élucider et un vrai travail d'enquêteur à la Pitt avec des secrets et des petites rancoeurs mis à jour. Celà signe également le grand retour de Charlotte et surtout d'Emily dans l'investigation tout en poursuivant les dilemme moraux de Pitt qui me semble-t-il, change peu à peu et s'endurcit depuis qu'il est à Special Branch. Je n'en dirai pas forcément plus pour ne pas spoiler l'histoire mais j'ai beaucoup apprécié cette enquête ainsi que la mise en scène de Victoria et du Prince de Galles (les précisions biographiques m'ont beaucoup plu !)


Ce que j'aime : le retour de Charlotte et Emily dans l'investigation, l'enquête qui est plus triviale que dans les précédents tomes, le changement qui s'amorce en Pitt (au fil des tomes certes, mais j'ai trouvé que c'était flagrant dans celui ci)


Ce que j'aime moins : les longs atermoiements/ méditations intérieures des personnages qui sont les mêmes de tomes en tomes (des fois je me demande même si elle ne fait pas des copié collé de certains passages "intérieurs")


En bref : Une enquête intéressante et un vrai bonheur de retrouver Emily en dépit d'une certaine lassitude face aux sentiments des personnages principaux qui se répètent de tomes en tomes


Ma note


8/10

par JessSwann
Les Yeux rouges Les Yeux rouges
Myriam Leroy   
Second roman de ma compatriote Myriam Leroy. Journaliste, chroniqueuse radio, célèbre dans mon pays, elle nous livre ici un récit glaçant, angoissant sur un sujet qu'elle connaît bien pour en avoir malheureusement été victime il y a quelques années, bien avant l'affaire Weinstein... le harcèlement.

"Il s'appelait Denis. Il était enchanté. Nous ne nous connaissions pas. Enfin, de toute évidence, je ne le connaissais pas; mais lui savait fort bien qui j'étais"

C'est comme ça que cela commence via un message Facebook. Plusieurs connaissances communes, elle accepte le contact, répond poliment. Et c'est parti, plus moyen de s'en faire quitte !
Denis lui raconte une partie de sa vie, de ses émotions. Il l'encense, parsème ses textes d'émoticons en tout genre ?????????

Elle aurait dû se méfier, cet employé de l'administration marié et père de famille a aussi une page "Denis la Menace" dans laquelle il est souvent très acerbe sur la société, ok mais ne l'est-elle pas elle-même dans ses chroniques. ?

Les messages sont de plus en plus intrusifs. Salomé, sa copine ne comprend pas pourquoi elle hésite à le virer de ses potes, à le bloquer, le bannir. De quoi a-t-elle peur ? De représailles ?

Elle se décide enfin à l'éjecter, Denis lui envoie un SMS avec son téléphone, sans rancune mais c'est bien méconnaître Denis qui s'en prend maintenant à son compagnon via des commentaires sur Twitter.

Cela devient infernal pour la narratrice, propos sexistes, racistes..

Mais pourquoi ce besoin de venir regarder les réseaux sociaux ? Un vrai phénomène qui perturbe le cours de nos vies ? C'est un véritable sujet sociétal qui est mis en avant par ce récit.

Denis n'en restera pas là, une plaie ce gars, propos injurieux, photos détournées, obscènes... la situation deviendra invivable d'autant plus que personne ne la prend au sérieux, personne ne lèvera le petit doigt pour lui venir en aide. Inefficacité de la justice, plainte classée sans suite et pire la victime est en ligne de mire et devient l'accusée.

Une atmosphère oppressante, étouffante qui nous laisse imaginer ce que ressent une victime de harcèlement. Le pire, les commentaires partagés et les like des internautes accentuant le tout.

Humiliation, isolement, sexisme et racisme sont bien mis en évidence par une écriture acerbe, cash, jeune et actuelle ponctuée du vocabulaire du web.

Un roman très contemporain qui nous décrit parfaitement la sphère du harcèlement et ses conséquences dans la sphère interne. C'est un livre violent car il met mal à l'aise, il permet vraiment à la lecture de ressentir le harcèlement.
La plume est adaptée au contexte car c'est la langue du harcèlement et du harceleur qui est retranscrite.
J'ai aimé la structure originale se basant sur les messages du harceleur et les propos de l'entourage ne reprenant jamais les propos de la narratrice, seulement dans la dernière partie sous forme de nouvelles. Une partie très forte que j'ai particulièrement appréciée.
J'ai commencé la lecture en début de soirée et n'ai pu le poser qu'arrivée au terme, c'est haletant, on veut connaître l'issue.

Ma note : 8.5/10

Les jolies phrases

Comme disait Guitry, il était inutile de vouloir se venger d'une femme puisque le temps le ferait tout seul.

Un homme n'était pas une femme et une femme n'était pas un homme, n'en déplaise aux excentriques de la non-binarité. C'était ainsi depuis que le monde était monde et ce n'était pas parce que quelques excitées souhaitaient absolument s'inscrire à la marge de leur assignation de genre que son avis sur la question allait changer.
Hommes et femmes, nous étions les deux pôles d'une même mappemonde : nous habitions la même planète mais nous évoluions sous d'autres latitudes. Et c'était cela, justement, qui faisait la relation de couple si fascinante.
Il suffisait que je n'aille pas voir ce que ce con écrivait, que je bloque ou mieux, que je me barre de Facebook, Twitter et Cie. Parce que de toute façon, qu'est-ce que ça m'apportait tous ces trucs à part du stress, de la perte de temps, et un contact permanent avec la lie de l'humanité ?

Ces gens n'existaient que par la visibilité que nous leur donnions. Au fond c'était nous les médias, qui les avions créés. Si nous les laissions hurler dans leur coin sans leur prêter attention, ça ferait longtemps qu'ils seraient à court d'air, il me le garantissait.

De toute manière, la plus élémentaire des prudences semblait échapper à cette génération. C'était un peu comme si le fait d'être né et d'avoir grandi avec Internet où se commettaient les pires outrances avait brouillé les balises entre les conduites marginales et celles autorisées, comme si ces gosses naviguaient à vue dans le flou le plus complet : ce qui était bien, ce qui était mal, ce qui était tordu ? Ils ne se posaient même plus la question et réfléchissaient - quand ils réfléchissaient - après avoir réagi.
Ce type dépourvu de charisme, au physique banal si ce n'était le déguisement décrit plus haut, avait débarqué dans ma vie un beau jour et patiemment creusé ses galeries, tel un rat taupier, jusqu'à la mener à l'effondrement.

https://nathavh49.blogspot.com/2019/09/les-yeux-rouges-myriam-leroy.html
Les Dynamiteurs Les Dynamiteurs
Benjamin Whitmer   
Accrochez-vous bien avec ce nouveau roman de Benjamin Whitmer : il s’agit d’un roman noir dont vous ne sortirez pas indemne. À la fois cruelle et violente, son histoire nous entraîne dans le sillage de Sam, un jeune orphelin qui vit avec une bande d’enfants des rues dans une usine désaffectée de Denver. À la merci de la faim et des attaques de SDF, c’est cependant un autre danger qui guette les orphelins, un danger qui vient des « Crâne de Nœuds », ceux auxquels Sam et les siens ne veulent surtout pas ressembler : les adultes et leur monde corrompu.

Le roman met en lumière les laissés-pour compte, ceux en marge de la société, abandonnés par un monde prêt à les laisser se noyer dans leur misère. Si le roman débute comme une sorte de Sa Majesté des mouches où les enfants , à défaut d’une île, n’aurait qu’une usine, c’est bien vite sous le joug des adultes que se retrouve Sam. Obligé de prendre part aux manigances des adultes, le jeune garçon se heurte à la corruption d’un milieu duquel, à peine rentré, il ne peut déjà plus sortir. Durant toute la lecture, l’ambiance poisseuse du roman semble suinter des pages. On ne s’en défait jamais, assistant, impuissant à la longue chute des personnages. Un roman noir et sombre qui n’épargne ni ses personnages, ni ses lecteurs.

https://libellulelivresque.wordpress.com/2020/08/23/decouverte-de-la-rentree-litteraire-2020-3/

par x-Key
Vindicta Vindicta
Sire Cédric   
Le début un peu lent et "sage", ne ressemble pas vraiment à ce à quoi Sire Cédric a habitué ses lecteurs. Soit, changement de pseudo, changement de maison d'édition donc changement de style. Pourquoi pas, après tout?
Aaaaahhh, femme de peu de foi que je suis! C'est bien mal connaître cet auteur que je lis pourtant depuis plusieurs années maintenant.

Ça commence par un braquage qui tourne mal, orchestré par une bande de jeunes inexpérimentés, ça se termine dans un bain de sang à la tête duquel se situe un tueur qui est la définition même du sociopathe.
Fan de Sire Cédric, vous retrouverez bien là votre auteur préféré qui nous a mitonné un thriller aux petits oignons. Pour les lecteurs qui découvrent son univers, j'espère que vous avez le cœur bien accroché et que vous aimez les crimes sanglants. Cédric Sire se surpasse à chaque nouveau livre pour trouver de nouveaux moyens pour torturer ses personnages (et ses lecteurs).
Avec toujours sa "patte", un personnage principal torturé, borderline, à la limite de la légalité, loin des héros lisses qu'on trouve souvent dans les livres.

Bref, aucun doute à avoir, c'est bien le dernier Sire Cédric (ou Cédric Sire maintenant) qu'on a entre les mains. Et c'est certain quel que soit son pseudo ou sa ME, je resterai fidèle au poste!
Taxi Curaçao Taxi Curaçao
Stefan Brijs   
Un roman noir dans le cadre pas si enchanteur que ça de l'île de Curaçao. Une saga familiale sur 40 ans et trois générations, autour de la relation toxique entre un père et son fils : Roy, menteur, exubérant et intransigeant, et Max, qui essaye de faire son possible. Un destin entre misère et violence, dans un cadre colonial et mondialisé. Une histoire forte en émotions, jusqu'à la dernière ligne.

http://appuyezsurlatouchelecture.blogspot.com/2018/09/max-avait-un-caractere-trop-doux-etait.html

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