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Bibliothèque de Laurine-25 : Mes envies

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La Daronne La Daronne
Hannelore Cayre   
Chronique : https://worldofvoz.com/2018/06/09/la-daronne-hannelore-cayre/

En voilà un livre policier assez atypique ! Ce livre est très surprenant grâce à son personnage principal, Patience Portefeux, qui travaille comme traductrice français/arabe pour la justice.

C’est une femme dans la cinquantaine, qui a deux grands enfants et qui se demande bien ce que sera sa vie car elle ne jouit pas d’une situation financièrement confortable. C’est là que toutes les heures passées à écouter et à traduire les conversations des dealers vont s’avérer très utiles.
Patience va nous raconter son histoire. Son enfance avec des parents étrangers : père pied noir et mère juive. Son père menait une petite entreprise d’affaires illégales, on peut donc dire qu’elle a été confrontée assez tôt aux histoires pas nettes. Ensuite, Patience s’est mariée, a eu deux enfants, son mari est décédé et elle entretient désormais une liaison avec un policier. Elle survit donc seule et elle va nous expliquer comment petit à petit elle en est venue à escroquer les dealers dont elle traduisait les conversations.
Mais ce qui est vraiment bien, c’est qu’elle fait cela avec patience (oui, j’ai osé), minutie et elle ne laisse rien au hasard pour ne pas être découverte. Et honnêtement, comment lui en vouloir ? Ce n’est pas comme si elle volait l’argent d’un retraité qui a passé sa vie à économiser pour couler des jours heureux. Alors j’étais heureuse pour notre Patience devenue Daronne, je voulais qu’elle continue pour engranger le plus d’argent possible. Il est impossible pour le lecteur de lui en vouloir ou de trouver cela immoral. Car ce n’est pas parce qu’elle travaille pour la justice que sa situation est légale pour autant, et c’est ça le comble de l’histoire. On se dit donc que c’est un juste retour des choses. Patience jette sur le monde, son entourage et son travail un regard acéré, elle est cynique, mordante, elle dénonce certains travers, ce qui ne va pas dans la société et j’ai aimé ça.

Hannelore Cayre, l’auteure, est avocate et cela se ressent dans sa manière de raconter l’histoire. On sent qu’elle maîtrise les rouages du système judiciaire. Elle a écrit d’autres romans avant La daronne et elle a aussi écrit des scénarios. Tout cela se traduit dans son écriture car j’arrivais à visualiser ce que je lisais. C’est comme si le film se déroulait devant mes yeux pendant ma lecture. J’ai eu la chance de la rencontrer à Livre Paris cette année et elle a annoncé qu’un film était en préparation avec Isabelle Huppert dans le rôle de Patience. Hannelore Cayre se charge également du scénario et j’ai vraiment hâte de pouvoir regarder ce film.

En conclusion, La daronne est un livre qui se lit facilement et que l’on referme avec un petit sourire aux lèvres de satisfaction.
Une bête au paradis Une bête au paradis
Cécile Coulon   
J’ai pas mal vu passer ce roman ces derniers temps, dans les magasines littéraires ou sur les réseaux sociaux. Il avait l’air de recevoir beaucoup de critiques positives. Forcément, ça m’a rendu curieuse. Pour une fois, je suis plutôt d’accord avec l’opinion générale. "Une bête au paradis" est bon, très bon.

Une fois n’est pas coutume, ce qui m’a d’abord séduite dans cet ouvrage c’est l’ambiance. Il se dégage une atmosphère bestiale, morbide, à la fois dérangeante et intrigante. Le Paradis a l’air sympathique au premier abord. On se dit qu’on y passerait bien quelques jours au calme, en pleine nature. La bonne odeur de foin et de terre battue semble imprégner les pages. Mais on se rend vite compte que le lieu est comme "pourri", hanté par les fantômes du passé et les souffrances de ceux qui restent. Le Paradis est en fait peuplé d’anges aux ailes cassées.
J’ai aimé chacun de ces anges, à l’exception d’Alexandre. Mais lui ne fait pas vraiment partie du Paradis (et c’est bien ça le problème). Ils m’ont tous émue à leur manière. À travers eux, Cécile Coulon fait ressortir l’animalité qui sommeille en chaque être humain. Nous avons par exemple Louis, le chien. Fidèle, aimant et protecteur, mais qui peut mordre à tout moment. Émilienne, la louve qui veille sur sa meute, Gabriel, le petit oiseau blessé. Et bien sûr ; Blanche. C’est elle, la bête. La plus dangereuse, la plus imprévisible, la plus sauvage. Ce personnage est vraiment bien réussi. Il m’a fascinée. Tout part de l’histoire d’amour qu’elle vit. Avec Alexandre mais aussi et surtout avec sa terre. Blanche est indissociable du Paradis. Elle fait partie de lui. Et elle est prête à tout pour le préserver, tel un animal défendant son territoire.
Cécile Coulon en profite pour évoquer les difficultés rencontrées par le monde paysan, un monde malheureusement voué à disparaître à cause de l’urbanisation. Ce roman est un peu une métaphore de cette triste réalité. Alexandre, c’est le progrès, l’ambition, la ville qui s’étend et qui va venir détruire Blanche, la ferme, la paysannerie, la nature.
J’ai beaucoup aimé la plume de Cécile Coulon. Elle est très jolie et poétique mais reste quand même simple. On est vraiment dans un récit. J’ai d’ailleurs aimé que le roman soit à la troisième personne et non à la première. Curieusement, je m’immerge plus dans les histoires lorsqu’elles ne sont pas racontées par le héros mais par un narrateur externe.

Bref, "Une bête au paradis" est un très bon livre. En ce qui me concerne, c'est même un coup de cœur.

par Saturna
Haut-Royaume, Tome 3 : Le Roi Haut-Royaume, Tome 3 : Le Roi
Pierre Pevel   
J'attendais ce tome depuis longtemps, je l'ai acheté tout de suite à sa sortie et pourtant, il aura fallut qu'il prenne la poussière pendant 6 mois pour que je me décide à l'ouvrir...
La première moitié m'a laissée un peu dubitative. Elle se concentre quasi exclusivement sur l'intrigue politique et j'ai vraiment eu l'impression de lire un remake du Trône de Fer. Non pas que ce soit déplaisant parce que c'est un autre univers que j'aime énormément et dont j'attends aussi la suite entre impatience et résignation mais ce n'est pas forcément ce dont j'avais envie pour la suite des aventures de Lorn. Passé la moitié, on est de retour dans du pur Pierre Pevel avec toujours autant d'intrigues et de pistes lancées mais un rythme nettement plus épique avec de belles batailles comme je les aime.
Ce tome soulève encore énormément de questions et, mis à part de gros changements dans l'attitude et le caractère des personnages clés que sont Lorn et les trois princes, j'irai presque jusqu'à dire qu'il ne se passe fondamentalement pas grand chose. L'histoire avance lentement mais sûrement vers d'autres tomes et je pense que ce tome 3 sera un des moins marquants de la série, j'espère qu'il sert de préambule à un tome 4 un peu plus consistant car là, il faut bien l'avouer, c'était beaucoup d'attente pour peu de chose à l'arrivée...

par Eurylia
Sorceleur, Tome 4 : Le Temps du mépris Sorceleur, Tome 4 : Le Temps du mépris
Andrzej Sapkowski   
J'étais impatiente de lire ce livre (d'ailleurs j'ai eu beaucoup de mal à le trouver). Je trouve que ce tome Ciri est un peu plus mature mais garde quand même son côté "garce". Après Geralt est un peu en retrait dans l'histoire ce qui est un peu dommage. Cependant j'ai quand même apprécié ce livre et je suis pressée de lire la suite !

par _shadow_C
Haut-Royaume, Tome 2 : L'Héritier Haut-Royaume, Tome 2 : L'Héritier
Pierre Pevel   
J'ai préféré ce tome au premier, bien que je continue d'être un peu déçue de cette série qui me paraît moins bonne que d'autres de Pierre Pevel. [spoiler]J'ai l'impression qu'elle tourne plus autour du personnage de Lorn que d'une véritable intrigue, par moments, et comme ce personnage m'est absolument insupportable...[/spoiler]

Certes, il y a des points positifs. L'écriture est bonne et on sent que l'univers est riche - peut-être, malheureusement, un peu trop esquissé, et un peu trop banal sur certains points, même si d'autres sont uniques et très plaisants. Certains personnages sont franchement excellents, mais il s'agit surtout de personnages secondaires.
Le gros point noir de cette série (et aussi de ce second tome), c'est Lorn. Personnage trop cliché, trop prévisible pour moi, qui d'ailleurs ne semble jamais être vraiment remis en question, même lorsqu'il est clairement en tort. On a plutôt l'impression que ce n'est pas de sa faute, que ce sont les autres, encore et toujours. [spoiler]Il est quand même un traître et s'il a été envoyé à Dalroth, ce n'était pas injustifié, alors non, ce n'est pas une victime. En tout cas pas à mes yeux.[/spoiler] Du coup, j'apprécie bien plus les passages où on le voit pas, d'où la bonne surprise de ce tome.

Sur le plan de l'intrigue, si le fil rouge, concernant la succession du roi, est bien respectée, j'ai trouvé que la façon dont les évènements étaient amenés créaient des attentes qui sont finalement déçues. [spoiler]On commence avec le siège d'Arcante et le mariage d'Alissia, et tout se finit par la mort d'un prince-dragon, éclipsant un peu le reste et permettant à Lorn de revenir après avoir été encore désavoué ; et le siège dans tout cela ? il perd en importance, et c'est dommage.[/spoiler]

Bref, c'était agréable à lire, mais sans plus, malheureusement.

par Nepheris
Haut-Royaume, Tome 1 : Le Chevalier Haut-Royaume, Tome 1 : Le Chevalier
Pierre Pevel   
Après avoir dévoré le cycles "Les lames du Cardinal", il me tardait de découvrir un autre roman de Pierre Pevel.
Et j'ai plutôt apprécié ce roman.

Tout de suite, nous sommes plongés dans le contexte plutôt banal d'un Royaume au bord du gouffre, menacé de toute part, aussi bien de l'extérieur que de l'intérieur.

C'est son personnage principal qui apporte du renouveau. Lorn Askarian, jeune homme à qui tout sourit (ami d'un prince, chevalier promis à de grandes choses, fiancé à la fille d'un duc...), sombre du jour au lendemain dans la disgrâce la plus totale. Pourquoi ? Fidèle à sa manière d'écrire, Pierre Pevel nous le révèle d'abord à demi mot, semant les indices ci et là, avant de nous le dévoiler clairement que bien plus tard.
Lorn Askarian est un personnage assez particulier. On a envie de se prendre d'affection pour lui de par son histoire, mais quelque chose nous en empêche. Il n'est ni noir ni blanc, et chacun de ses actes qui semble témoigner d'une grande bravoure et d'une abnégation exemplaire ne serait au final que pur calcul pour servir ses propres intérêts? Si bien qu'on ne sait jamais que penser de lui, on ne peut le cerner. Et je regrette. Je lui préfère de loin certains personnages plus secondaires, mais ceux-ci manquent toutefois d'un peu de panache.

L'intrigue devient très vite intéressante, mais j'ai toutefois été un peu déçue par le découpage du livre. On se retrouve avec des parties qui semblent n'avoir pas de lien entre elles, si bien que certains passages paraissent longs. Mais à la fin du livre, ce petit défaut s'annule grâce à une vision d'ensemble du roman qui permet de voir comment s'emboîtent chaque événement.

La fin de ce premier tome est cependant haute en couleur, et comme l'auteur sait si bien le faire, je n'ai eu qu'un regret : ne pas avoir le tome 2 sous la main !


par Arwinya
Au soleil redouté Au soleil redouté
Michel Bussi   
Les Marquises. Clémence, Martine, Farèyne, Marie-Ambre et Eloïse, cinq lectrices, ont le privilège de gagner un séjour unique dans cet archipel pour participer à un atelier d’écriture. Elles vont y rencontrer Pierre-Yves François, un auteur renommé, et qui les incitera à donner le meilleur d’elles-mêmes pour écrire un roman. Pourtant, tout bascule le jour où Pierre-Yves est porté disparu, et où un premier meurtre a lieu sur l’île. Ce sont Naïma, la fille de Marie-Ambre, er Yann, le compagnon de Farèyne, qui vont mener l’enquête.

Michel Bussi est un auteur que l’on ne présente plus, et pour ma part, lire à chaque fois son nouveau crû, est un réel bon moment de lecture. Ici, ce n’est pas ce récit qui dérogera à la régle, même si j’ai eu tendance à le trouver quelque peu en deçà par rapport à d’autres de ses titres.

Cela reste tout de même une excellente lecture, et j’ai retrouvé avec plaisir la manière de procéder de Michel Bussi. En effet, il a le don pour offrir un cadre géographique exceptionnel à ses intrigues. Ici, ce sera direction les Marquises, et comme toujours, l’auteur réussit à immerger totalement son lecteur. On sent à chaque fois un grand travail de Michel pour coller au mieux avec la réalité et nous donner ainsi une palette détaillée des coutumes. C’est fait avec brio, et c’est un dépaysement garanti.

L’intrigue est quant à elle rondement menée. Elle m’a paru aboutie mais si je dois émettre un bémol, c’est que Michel prend trop de temps à en poser les bases. Il se perd parfois en digressions qui ont tendance à ralentir le suspense. Il est vrai tout de même que l’intrigue étant alambiquée, il est nécessaire de tout expliquer à son lecteur. Il ne faut donc pas se laisser décourager, puisque, une fois bien dedans, ce roman deviendra très difficile à lâcher.

Ce récit n’est pas sans rappeler le mécanisme de certaines intrigues d’Agatha Christie. Sous forme de huis clos, et sous une forme classique, Michel Bussi déroule une intrigue qui tiendra en haleine son lecteur. Lorsque toutes les bases sont posées, cela prend forme et Michel entraîne le lecteur dans des révélations surprenantes. La fin est très réussie, et je me suis vraiment fait avoir.

La plume de l’auteur est comme à son habitude fluide et entraînante. Les chapitres alternent les points du vue des personnages, et cela fait monter la tension au fur et à mesure. Clémence s’adresse à son lecteur comme si elle écrivait son propre roman, et Naïma s’exprime à la façon d’un journal intime. C’est très original.

Dans un décor somptueux, l’auteur nous livre une très bonne intrigue, qui, même si elle est parfois longue à se mettre en place, tiendra son lecteur en haleine, jusqu’à la révélation finale inattendue et surprenante. Une belle découverte.

par Waterlyly
voyage à Ravicka voyage à Ravicka
Renee Gladman   
Lorsqu’une voyageuse-linguiste atterrit à Ravicka, elle découvre une ville sous le coup d’une crise de nature indéfinie, qui pousse ses habitants à fuir. Bien qu’elle parle couramment le ravic, la linguiste peine à trouver ses repères, trouvant difficilement le mot juste, et surtout le geste juste, pour nouer des contacts avec les habitants.
Désireuse de trouver l’origine de cette érosion qui menace Ravicka de disparition, elle erre dans la ville, en quête de ce qui lui est familier : des paroles, des monuments, des vieux amis…

Dans ce premier volume de la tétralogie qu’elle consacre à cette ville-État imaginaire, Renee Gladman développe une brillante méditation sur l’architecture urbaine, le rapport aux autres, la langue et la vie.
Une interrogation servie par une réflexion toujours perspicace, souvent teintée d’humour dans sa mise à nu des rapports humains et du fonctionnement des sociétés urbaines contemporaines.
tout ce bleu tout ce bleu
Percival Everett   
Artiste peintre noir américain, Kevin Pace, la soixantaine, se consacre depuis plusieurs années à un tableau très grand format qu’il dissimule jalousement aux regards de tous, gardant le secret sur ses avancées comme il garde secrets bien des épisodes de sa vie. Mais aujourd’hui, c’est à sa fille de dix-sept ans de lui demander de garder un nouveau secret, le sien.
À partir d’une réflexion fondamentale sur l’ombre et la lumière, les mutations des sentiments, les couleurs changeantes du bonheur, Percival Everett livre un roman sur le geste créateur dans tous ses états et change littéralement de registre pour offrir à son lecteur une incursion plus narrative dans sa mythologie personnelle d’homme et d’artiste.
Ecrits stupéfiants Ecrits stupéfiants
Cécile Guilbert   
Ce livre offre un formidable voyage dans le temps et l’espace à travers toutes les substances psychotropes et leur imaginaire : de l’Inde védique à l’époque contemporaine des drogues de synthèse, des pharmacopées antiques et moyenâgeuses à la vogue moderne des psychostimulants en passant par l’opiophagie britannique, le cannabis romantique, l’opiomanie coloniale, la morphine et l’éther fin-de-siècle, l’invention du « junkie » au XXe siècle et la révolution psychédélique des années 60. S’il révèle une pratique universelle, il peut aussi se lire comme une histoire parallèle de la littérature mondiale tous genres confondus puisqu’on y trouve des poèmes, des récits, des romans, des nouvelles, du théâtre, des lettres, des journaux intimes, des essais, des comptes rendus d’expériences, des textes médicaux et anthropologiques…
Précédée d’un prologue autobiographique de l’auteur, cette somme se divise en quatre grandes parties : Euphorica (opium, morphine, héroïne), Phantastica (cannabis, plantes divinatoires, peyotl et mescaline, champignons hallucinogènes, LSD), Inebriantia (éther, solvants), Excitantia (cocaïne et crack, amphétamines, ecstasy, GHB). Pour chaque drogue, à la suite d’un développement sur son histoire sacrée, médicale et culturelle, est proposée une anthologie chronologique de textes précédés d’introductions détaillées. Avec plus de 300 textes signés par 220 auteurs où les grands classiques obligés et les expérimentateurs célèbres côtoient des signatures moins connues tout aussi fascinantes et d’autres désormais oubliées, cette entreprise jusque-là inédite en français et sans équivalent dans une autre langue propose autant de récits d’expériences qui, comme l’écrit Cécile Guilbert, sont « à l’image de la vie même, tout à la fois joueuse et risquée, traversée d’effrois et d’extases, illuminée par la connaissance par-delà le bien et le mal, la culpabilité et l’innocence ».