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Le bal de l'hiver



Description ajoutée par Underworld 2019-07-09T21:26:14+02:00

Résumé

Angleterre, Régence.

Depuis son arrivée à Alvanley Hall, où le comte de Bridgemere donne son traditionnel bal de Noël, Helen ne décolère pas. Pour qui se prend le comte, à traiter si mal ses invités ? Et comment ose-t-il loger sa propre tante dans une tour glaciale du château, sans se soucier de la santé de cette vieille dame ? Helen savait son hôte austère, mais pas à ce point de grossièreté ! Aussi, déterminée à expliquer à ce rustre sa façon de voir les choses, Helen n’hésite pas : elle exige un rendez-vous avec Sa Seigneurie. Mais alors qu’elle se préparait à rencontrer un homme aigri et méprisant, elle a la surprise de découvrir un gentleman infiniment séduisant…

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Classement en biblio - 42 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par anonyme 2012-12-07T21:58:02+01:00

A quoi bon espérer l’impossible ? songea Helen. De toute manière, lord Bridgemere ne l’aimait pas. Cela ne servait à rien d’insister.

Elle retira donc sa main de sa joue, lentement, et la laissa pendre à son côté.

— Dites-moi seulement comment je puis vous rendre heureuse, articula-t-il.

Elle repensa aux émotions qui l’avaient assaillie quand il l’avait embrassée sous le gui. Elle savait qu’il n’agissait ainsi que pour complaire à ses fermiers. Elle avait aussi conscience de la nécessité de rester lucide et de ne pas se laisser aller à la moindre rêverie romantique. En outre, comme pour l’aider à garder son sang-froid, il s’était contenté d’effleurer ses lèvres.

Oui, cela n’avait été qu’une infime caresse… mais elle avait suffi à lui ravager le cœur. Ce baiser fugace, pour peu appuyé qu’il soit, avait coulé sur son âme comme une douce onction, l’attendrissant jusqu’en ses fibres les plus intimes et la purifiant en même temps de la souillure qu’avaient laissée en sa mémoire les privautés de Swaledale.

Tant et si bien que, pour répondre à la question de son hôte, rien n’aurait pu la rendre plus heureuse en cet instant… qu’un autre baiser ! Mais à condition qu’il le lui donne de son plein gré et non parce qu’elle-même ou quelqu’un d’autre le lui aurait demandé.

— Vous ne pouvez rien pour moi, désolée, murmura-t-elle avec un mince sourire.

Finalement, se dit-elle avec tristesse, elle avait satisfait sa curiosité. Elle connaissait désormais le goût des lèvres de lord Bridgemere, nouveau souvenir à ranger dans la malle aux trésors de sa mémoire, pour plus tard.

Elle frémit en songeant de nouveau aux froides années de solitude qui l’attendaient sans lui.

— Nous ne devrions pas rester ici, déclara le comte en se méprenant sur la raison de ce frisson.

Ils s’étaient arrêtés non loin de la grange dont il avait refermé la porte derrière eux. Par la jointure des vantaux sourdaient les échos de la fête qui se poursuivait à l’intérieur ainsi que des rayons échappés des lanternes.

— Vous êtes en train de prendre froid, ajouta-t-il.

Helen était venue jusqu’ici dans la carriole des enfants, les jambes protégées par un plaid épais et les flancs tiédis par les petits corps pressés contre elle. Or elle ne disposait plus maintenant de ces protections et la température avait sensiblement chuté depuis la tombée de la nuit. Les nuages qui avaient rendu la journée si morne s’étaient dissipés et du gel recouvrait la moindre surface visible, si bien que chaque branche, chaque brindille, chaque brin d’herbe et même la vieille porte de la cour des communs scintillaient de mille feux sous la lumière de la lune presque pleine.

Le comte commença à déboutonner son manteau.

— Non ! s’écria la jeune femme, pensant qu’il voulait ôter son vêtement pour l’en recouvrir. Si vous vous découvrez, c’est vous qui risquez de prendre mal. Remettons-nous à marcher. Je suis sûre que je vais finir par me réchauffer.

Il parut hésiter, puis continua résolument à déboutonner son habit.

— J’ai une meilleure idée, rétorqua-t-il. Ne bougez pas.

Ayant ouvert son manteau, il s’avança vers elle et l’enveloppa dans les plis épais du vêtement avant de la serrer tout contre lui.

— Si vous vous tournez un peu et me prenez par la taille, nous pourrons demeurer tous deux à l’abri du froid jusqu’à la maison, précisa-t-il. Ainsi aucun de nous deux n’attrapera-t-il de rhume.

Pendant quelques instants, Helen demeura coite, jouissant du contact tiède de ses bras.

— Euh… oui, chuchota-t-elle quand elle n’eut plus aucun prétexte pour prolonger ce moment. Je… je crois que c’est en effet la solution la plus pratique.

— Absolument, acquiesça-t-il sur le même ton. Même si je doute que nous soyons capables de nous déplacer bien vite de cette façon.

Comme elle pivotait pour plaquer son flanc contre le sien, il rabattit sur eux les deux pans du vêtement, les enveloppant l’un et l’autre dans ses plis.

— En effet, convint-elle alors qu’il s’efforçait d’accorder son pas à sa démarche un peu chancelante.

S’accrocher de la sorte au comte pendant qu’il la maintenait contre lui était de la dernière inconvenance, elle s’en rendait bien compte. Mais qui le saurait ? Ils étaient seuls dehors. Et même si on les surprenait dans cette posture, quelle importance ? Pour une fois, elle n’allait en faire qu’à sa tête — et au diable les conséquences !

Lentement, enlacés tels des amants, ils reprirent leur chemin entre les ornières verglacées de l’allée. Dès qu’ils se furent un peu éloignés de la grange, le silence profond de la nuit d’hiver retomba sur eux. La jeune femme n’avait que trop conscience du complet isolement qui était le leur sous l’immense voûte étoilée du ciel. Et aussi de l’intime proximité qu’ils partageaient dans la tiédeur du manteau qui les recouvrait. Il n’était pas jusqu’à leurs souffles qui ne se mêlent sous leurs yeux avant de s’élever et de disparaître dans la froidure.

L’un comme l’autre restait muet. Helen avait peur de briser le charme de cet instant privilégié qui semblait comme volé au temps de la fête. Régulièrement elle coulait un regard discret vers lord Bridgemere qui, de son côté, paraissait concentré sur les endroits où il posait les pieds. Il n’avait pourtant pas l’air de vouloir presser l’allure. Et cela lui suffisait — pour l’instant, du moins. Elle ferma brièvement les paupières pour mieux goûter, sous ses doigts, la souplesse avec laquelle le comte pliait la taille à chaque pas.

Bien trop tôt à son goût, ils parvinrent dans la cour des communs dont ils traversèrent l’étendue pavée. Puis lord Bridgemere déplia un bras pour ouvrir la porte de l’office. Elle était toujours enveloppée de son manteau et il la tenait encore par les épaules quand ils se glissèrent dans le vestibule sombre de l’entrée de service.

La porte se referma derrière eux avec un grincement sourd, leur masquant le clair de lune et les plongeant dans la plus parfaite obscurité.

— On dirait que personne n’a songé à laisser ici une lanterne allumée, remarqua finalement lord Bridgemere.

— Sans doute, repartit Helen, parce que vos gens connaissent avec précision l’emplacement des lampes et qu’ils n’ont pas besoin de s’éclairer pour les retrouver.

— Non, je ne crois pas que ce soit ça. Je pense plutôt que, s’ils n’en ont pas besoin, c’est qu’en règle générale, il y a toujours du monde et de la lumière ici.

Cette nuit-là, cependant, les domestiques étaient tous partis danser avec les villageois dans la grange du château. Quant aux invités de Sa Seigneurie, ils ne descendaient jamais à l’office et devaient poursuivre la soirée dans les salons de l’étage. En d’autres termes, Helen et son hôte étaient complètement seuls.

Et, bizarrement, alors qu’ils n’étaient pourtant pas plus isolés ici qu’ils ne l’avaient été dehors, se retrouver entre quatre murs avec le comte, dans le noir le plus total, donnait à la jeune femme un sentiment d’intimité encore plus intense que précédemment. Et une certaine appréhension, aussi. D’autant qu’ils n’avaient plus aucune excuse pour prolonger ce contact physique.

Elle commença donc, non sans réticence, à retirer son bras de sa taille.

Il inspira dans l’obscurité. Elle le sentit sursauter.

— Non, dit-il tout en pivotant, de sorte qu’elle demeure avec lui prisonnière du vêtement.

Ils se trouvaient maintenant face à face, sans être plus capables de se voir qu’auparavant. Helen percevait toutefois la chaleur de son souffle sur sa joue, si bien qu’elle s’aperçut qu’il penchait la tête vers elle dès qu’il esquissa ce mouvement. Dans le même temps, la main du comte quittait son épaule pour venir se caler au creux de ses reins et la serrer doucement contre lui. Ce n’était qu’une infime pression, mais elle suffit à encourager la jeune femme à poser la tête contre son torse. Les boutons de son veston étaient froids contre son visage, mais elle n’en avait cure. Car lord Bridgemere avait placé son autre bras autour d’elle.

Elle le prit par la taille à son tour et le plaqua contre elle. L’espace d’un instant, cela sembla les contenter tous deux. Ils se tenaient étroitement unis dans la nuit, comme si aucun des deux ne supportait l’idée de lâcher l’autre. Puis Helen entendit la respiration du comte s’altérer.

— Vous croyez qu’il y a du gui accroché au-dessus de cette porte ? s’enquit-il.

Comme il faisait bien trop sombre pour distinguer quoi que ce soit dans la pièce, elle ne vit pas l’utilité de lever la tête pour le vérifier.

— Peut-être, murmura-t-elle.

— Si c’est le cas, me permettriez-vous de vous embrasser de nouveau ?

Sous sa joue, la jeune femme sentait le cœur de son hôte battre à tout rompre. Et puis il soufflait fort, comme s’il venait de courir et non de cheminer lentement en l’étreignant contre lui telle une fragile et précieuse pièce de porcelaine.

Alors, comme ils étaient seuls dans le noir et que dans la tête d’Helen s’écoulaient inexorablement les minutes la séparant de son départ, elle répondit de la seule manière possible.

— Oui, articula-t-elle, je suis certaine qu’il y a du gui au-dessus de nous. Et pour l’autre question, c’est oui aussi.

Elle n’avait pas eu l’audace de lui avouer tout de go : « Oui, je veux que vous m’embrassiez. » Il la comprit néanmoins à demi-mot car dès l’instant où elle releva la tête de sa poitrine, la bouche du comte fondit sur la sienne.

Cette fois-là, il ne la gratifia pas d’un simple effleurement, comme au sortir de la grange, alors que tous ses gens les observaient. Il faisait trop sombre pour qu’on puisse les surprendre — ou qu’ils puissent eux-mêmes se distinguer l’un l’autre — et la jeune femme eut l’impression que les ténèbres avaient comme levé toutes les réserves de son hôte. Ses lèvres se plaquèrent avec fièvre contre les siennes, les goûtant et les mordillant tour à tour. Puis leur baiser s’approfondit et, comme elle laissait échapper un soupir, il en profita pour rendre cette caresse plus intime encore. Plus vorace.

Helen était si émerveillée qu’elle répondit de toute son âme à son ardeur, lui rendant baiser pour baiser, se régalant de sa bouche comme il se repaissait de la sienne. Ses lèvres et sa langue glissaient sur les siennes avec la suavité pétillante du cidre dont ils s’étaient rafraîchis au bal. Ses joues, en revanche, lui parurent rêches, bien qu’il eût l’air, au clair de lune, de s’être rasé avant le bal. Mais le contact de sa peau râpeuse contre son visage ne lui déplaisait pas. Cela ne la rendait que plus consciente de sa virilité.

Tous ses sens lui paraissaient avoir acquis une acuité singulière, compensant ainsi l’obscurcissement de sa vision. Elle percevait par exemple un changement subtil dans l’odeur du comte. Peut-être était-ce parce qu’il avait dansé, mais il émanait de lui des senteurs plus vives, plus musquées que d’habitude. Il lui semblait respirer dans la chaleur même de son corps à laquelle, par ailleurs, se mêlaient les fragrances plus familières de l’eau de Cologne et du linge frais qu’elle associait d’ordinaire à sa personne.

L’obscurité la libérait elle-même des contraintes qu’elle s’imposait en plein jour, lui inspirant assez de hardiesse pour qu’elle finisse par se lover littéralement contre lui. Il l’encouragea en la serrant plus fort contre sa poitrine, comme s’il voulait fondre son corps dans le sien.

Un frisson d’excitation parcourut la jeune femme quand il fit glisser ses mains plus bas encore et qu’il se mit à suivre les contours de sa silhouette au travers de sa cape. Elle n’avait plus du tout froid. Au vrai, elle se sentait même brûlante aux endroits les plus sensibles : dans le creux de son ventre, à la pointe de ses seins et, à son grand atterrement, jusque dans les plis secrets de sa féminité.

Ses doigts quittèrent la taille du comte pour palper son dos sous le manteau, puis ses flancs et le profil en V de son torse. Il émit un grondement sourd et, lui étreignant les fesses à pleines paumes, la plaqua contre lui.

Lorsqu’elle perçut, au niveau de ses hanches, la virilité durcie du comte, elle fut enivrée de constater qu’il avait envie d’elle avec une intensité aussi brute, aussi primaire.

Il appuya son ventre contre le sien, ses doigts caressant sa chair au rythme des ondulations de ses hanches. Les jambes de la jeune femme manquèrent se dérober sous elle.

Elle oscilla en arrière ; il accompagna son mouvement, leurs bouches toujours soudées l’une à l’autre, leurs pieds trébuchant dans le noir sur le carrelage du corridor, leurs corps unis dans cette danse du désir. Il la relâcha sitôt qu’elle heurta le mur du dos, mais ce ne fut que pour ouvrir sa cape et plonger les mains dans sa tiédeur. Ses paumes brûlantes se refermèrent doucement sur ses seins.

Elle était égarée. Désorientée. Toutefois, malgré les questions qui rôdaient encore et toujours en marge de sa conscience, elle était trop prise par les sensations que lui prodiguait lord Bridgemere pour y accorder encore de l’intérêt, d’autant qu’il avait entrepris de lui embrasser le cou et que ses lèvres, après s’être posées un instant sur ses épaules, étaient descendues jusqu’à la naissance de sa poitrine. Sa robe ayant une encolure carrée, il n’eut aucune peine à dégager un de ses seins pour en aspirer le mamelon.

Elle émit un hoquet extasié. Le plaisir que lui procurait cette caresse était si fort qu’elle finit de perdre toute notion de temps et de lieu. Elle se mit à caresser les épaules du comte tandis que celui-ci baisait sa poitrine en en flattant la rondeur à pleines paumes. Elle se surprit à onduler contre lui.

Sans cesser de lui embrasser le mamelon, il coula une main entre ses jambes et referma le poing sur sa jupe, retroussant l’habit jusqu’à ce qu’il puisse glisser les doigts dessous. Elle hoqueta de nouveau quand il toucha sa chair nue, au sommet de ses bas.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par 04Affy26 2015-06-28T14:56:40+02:00
Or

Un bon moment de détente avec ce roman très léger et divertissant.

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Commentaire ajouté par flavia 2014-05-22T18:56:04+02:00
Bronze

un livre très divertissant qui m'a bien fait rire vraiment pour son scénario où on lit se que les personnages ressentent.

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Commentaire ajouté par emmatom06 2013-08-21T18:24:37+02:00
Bronze

http://emmatom.skyrock.com/3174229767-Le-bal-de-l-hiver-d-Annie-Burrows.html

Alors je n'ai qu'une chose à dire : Plat. Affreusement plat. J'ai mis un peu de temps à le lire étant légèrement éparpillée dans ma vie personnelle. Mais bref. J'ai pas vraiment aimer.

Helen est une jeune femme au caractère bien trempé et la fille adoptive de sa "Tante" Bella, qui a depuis toujours voulu garder son indépendance. Cependant, après quelques années sans rien devoir à personne ni demander quoi que ce soit Tante Bella finit ruinée. Et sera bien obligé d'aller demander de l'aide au seul membre de sa famille éloignée qui a les moyens de l'aider.

La rencontre entre Helen et Lord Bridgemere .. Et bien on ne s'en rend pas vraiment compte en fait ! Je vous laisse le découvrir si ça vous tente de le lire sinon ... Tant pis.

Lord Bridgemere apparait comme un homme austère,froid et guindé. Pourtant c'est un homme au charme certain, qui appréciera beaucoup la franchise et le caractère de feu de la jeune femme qu'est Helen.

Une romance,plate. Oui affreusement plate. Elle tombe amoureuse de cet homme qu'on ne découvre que très peu au fil du roman. Helen est ... la tête de turc des invités de Lord Bridgemere de part son statut d'enfant adopté. Bref, une romance qui ne vient qu'à la fin du roman. Encore une fois. Un livre à lire quand on s'ennuie en fait ...

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Commentaire ajouté par scorpionne 2013-03-04T03:18:20+01:00
Argent

J'ai passé d'agréables moments avec Helen et son séduisant hôte, le comte de Bridgemere.Un belle histoire d'amour tout en sensibilité...

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Commentaire ajouté par alexandra76810 2013-02-19T17:05:52+01:00
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histoire très bien a lire !!!

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Commentaire ajouté par Book-Attitude 2012-12-31T16:07:13+01:00
Or

j'ai trouvé ce livre très doux. Pas de péripéties rien de tout ça, une histoire d'amour qui se tisse doucement ... Très bon livre

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Commentaire ajouté par Maya91 2012-12-30T17:19:04+01:00
Bronze

Je suis d'accord avec ArabellaDarcy. On s'attend à plus mais c'est une bonne histoire qui nous montre certaines facettes de la dur société d'autrefois.

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Date de sortie

Le bal de l'hiver

  • France : 2012-12-01 (Français)

Activité récente

Titres alternatifs

  • A Countess by Christmas - Anglais

Évaluations

Les chiffres

Lecteurs 42
Commentaires 7
Extraits 1
Evaluations 7
Note globale 8 / 10

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