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Liste des commentaires

Commentaire ajouté par Razmoket 2020-10-17T23:29:26+02:00
Bronze

Un très bon roman qui nous fait réfléchir sur la condition des femmes à l'époque dans une société patriarcale. Nous sommes plongés au cœur de la Salpetriere de 1880, hopital psychiatrique féminin et nous côtoyons les aliénées et une infirmière revêche, Geneviève.

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Commentaire ajouté par Sane27 2020-09-24T06:01:37+02:00
Bronze

J'ai bien aimé, lecture agréable. Mais je trouve que l'histoire est superficielle, entrer en contact avec des esprits le laisse dubitative. J'aurais aimé un livre plus "historique" sur la psychanalyse, connaître le déroulement des scéances avec Charcot pour l ensemble des personnages évoqués,...une analyse plus profonde des personnages. Tout au long du livre on nous parle de ce "bal des folles" mais finalement il ne se passe pas grand chose ....je n ai pas réussi à m'attacher aux personnages même si j ai été sensible à leur internement, et à la condition de la femme au XIX ème.

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Commentaire ajouté par ladydascaly 2020-09-20T15:53:44+02:00
Diamant

Un roman poignant, qui fait souvent grincer des dents de part l'injustice de la société qui y est dépeinte. Nous sommes en France, au XIXème siècle, à une époque où il suffisait à une femme d'être différente, en marge de la norme pour être internée. Il est donc ici question de ces femmes, qui subissent et combattent comme elles peuvent l'oppression masculine qui les accable. Féminisme, spiritisme, optimisme, cet ouvrage est incroyable.

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Commentaire ajouté par acsjg 2020-09-19T21:52:21+02:00
Argent

Où commence la folie ? Le bal des folles de Victoria Mas nous propose à la fois une réflexion sur cette question, mais nous permet aussi de comprendre que la folie a longtemps été une excuse pour contrôler les femmes, les museler, les enfermer ...

Je m'attendais à un coup de cœur pour ce livre mais au final ça sera juste une bonne lecture. J'ai aimé en apprendre plus sur la Salpêtrière et les méthodes de Charcot, connaître l'histoire de ces femmes enfermées et le personnage de Geneviève.

J'ai été cependant déçue par le personnage d’Eugénie qui m'a semblé peu crédible, par tout le côté spiritisme auquel je ne suis pas sensible et par la rapidité du récit pour les parties qui m'intéressaient le plus.

Je pensais lire un livre beaucoup plus féministe et ancré dans le réel, et au final ça m'a déstabilisée de ne pas trouver ce à quoi je m'attendais. J'ai donc eu du mal à continuer ma lecture parfois.

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Commentaire ajouté par Irene-Adler 2020-08-17T22:30:20+02:00
Or

Avant, lorsqu'on voulait se débarrasser d'une femme, c'était très facile : on l'emmenait à la Salpêtrière et on la faisait déclarer folle.

Même pas besoin de soudoyer un médecin pour un faux certificat médical, la parole d'un homme suffisait puisque les possesseurs de bananes-kiwis avaient le pouvoir absolu.

Nous les femmes, nous avions juste le droit de fermer notre gueule, de ne pas marcher hors des sentiers délimités pour notre sexe, fallait éviter à tout prix les envies de révoltes et même en restant dans le carcan étroit qui nous était dévolu, le mâle (père, mari) ou une belle-mère pouvait nous faire interner.

Effectivement, ce roman met à nu les conditions de la femme à la fin du 19ème siècle (1885) et force est de constater, une fois de plus, que nous revenons de loin et qu'il y a un peu plus de 100 ans, il était possible de faire disparaître une femme dans un asile d'aliéné sans qu'un bilan de santé soit établi.

La Salpêtrière, ce n'est pas Bedlam (Bethlem Royal Hospital à Londres) mais tout de même, les droits n'existent pas.

Au travers de différents regards, que ce soit des patientes ou d'une infirmière, l'auteure nous fait déambuler dans les couloirs, à quelques semaines du fameux bal des folles où la bourgeoisie va venir voir les aliénées danser, en espérant qu'une fera une crise, afin d'avoir des sujets de conversations jusqu'à la fin de l'année.

Si je regrette un peu que le portrait dressé de Charcot soit minime, les portraits des femmes croisées sont des plus réussis.

Que ce soit Eugénie, jeune fille d'une bonne famille qui voit et entend les morts, ou Louise, qui rêve de son amoureux, persuadée qu'elle va sortir de là et Geneviève, infirmière aussi rigide qu'un corset métallique qui va se réchauffer un peu, ces femmes ont une histoire que l'auteure va mettre en scène et nous les faire aimer.

Une fois de plus, je suis tombée sur une petite pépite littéraire qui bien que mettant en scène un sujet lourd, grave et ayant existé, ne sombre pas dans le pathos ou le larmoyant.

On ne rigole pas, certes, mais c'est addictif, on veut connaître le destin de nos différentes femmes et les émotions sont perpétuellement en voyage, dans cette lecture puisque l'on passe de l'indignation à la tendresse, avant d'avoir envie de hurler devant l'étroitesse d'esprit de certains personnages face à ce qui est autre que leurs croyances ancrées.

Un peu plus de pages n'auraient pas nui à l'histoire car l'épisode du fameux bal est assez court. de plus, quand on aime un roman, on a toujours envie d'en avoir un peu plus.

Un roman historique qui lève le voile sur ce qu'on appelait la folie en 1885 et où la majorité des patientes n'étaient pas folles du tout. Un roman humaniste, une petite pépite qu'on lit avec gourmandise en pestant sur nos sociétés phallocratiques (la banane) où tout le pouvoir était dans les mains des hommes.

C'est bouleversant.

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Commentaire ajouté par booksaddict11 2020-08-16T18:32:43+02:00
Commentaire ajouté par Lisly 2020-08-07T21:56:37+02:00
Lu aussi

http://lislysworld.fr/le-bal-des-folles-de-victoria-mas/

L’intrigue et la réflexion

Vous l’aurez compris, Le bal des folles traite des femmes à la Salpêtrière au 19ème siècle. A cette époque, elles pouvaient avoir été internées pour folie mais aussi pour diverses raisons inventées par leur famille car elles étaient sorties des bonnes mœurs. J’ai trouvé la façon dont Vicotia Mas dépeignait ces injustices vraiment percutante. On s’attache facilement à ces jeunes femmes prisonnières plus que malades et on ne peut que compatir à leur situation.

On les suit à travers Geneviève, l’infirmière endurcie au fil d’années à travailler en ce lieu et Eugénie, la jeune bourgeoise dont le chemin va croiser celui du célèbre hôpital. Même si elles ne sont pas les uniques personnages principaux de ce roman, c’est vraiment à travers leur regard et leurs sentiments qu’est déroulée l’histoire. De plus, l’auteure nous permet de comprendre leur psychologie et tisse un lien véritablement intéressant entre elles deux qui apporte beaucoup à l’histoire.

Elle nous donne vraiment les clés pour comprendre le fonctionnement de l’hôpital et le dysfonctionnement de la société qui y envoie les femmes qui les embêtent.

Le style de l’auteure

Bon, c’est là que ça pèche. Si l’intrigue et le propos de Le bal des folles valent carrément le détour et sont vraiment intéressants, j’ai eu un petit peu de mal avec l’écriture.

Pour faire court, ce roman condense ce que je n’apprécie pas dans la littérature dite « adulte ». Les énumérations et figures de style à chaque page, le ton parfois condescendant et plein de jugement, l’aspect totalement détaché entre le narrateur et les personnages qui découle d’un manque d’empathie.

Lorsque certains sujets sont abordés on a parfois l’impression de relire la même litanie sur les injustices ou la monotonie de la vie des femmes internées ainsi que la magie du fameux bal, alors même que les actes et les actions dépeignent tout ça de façon beaucoup plus prenante. Je l’avoue : au fur et à mesure de ma lecture, j’ai parfois sauté quelques lignes d’un texte qui se perd de temps à autres dans des énumérations trop répétées.

Après il s’agit vraiment d’un avis très personnel et si je n’adhère pas à ce style d’écriture, je comprends qu’on puisse apprécier cela et je sais que ce roman en question a été largement saluée par la critique.

Le ton de l’histoire

Je me permets un petit Trigger Warning qui, même si on se doute que ce roman n’est pas des plus joyeux, aurait pu à mon avis être ajouté sur la quatrième de couverture ou au début du roman :

TW : viol, agression sexuelle, suicide

Parce que oui, ce roman est passionnant mais je pense que ça vaut le coup de rappeler que l’histoire est plutôt dure (par rapport aux injustices et à ce que subissent ces femmes). Et la légère touche fantastique à la façon de Maupassant qui se glisse entre les pages alourdit plus l’ambiance qu’autre chose. Donc bien qu’étant une lecture réellement intéressante, je vous conseille de la garder pour le bon moment car elle n’en est pas moins difficile !

En conclusion

Un roman vraiment fascinant derrière lequel on sent le travail de recherche de l’auteure, et qui semble dépeindre avec beaucoup de justesse la situation des femmes qu’elle met en lumière à travers l’histoire. Si le style de Le bal des folles est parfois trop travaillé et manque de naturel, l’histoire et le propos sont vraiment intéressants et en font un roman à lire !

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Commentaire ajouté par Jenna95 2020-07-24T23:03:35+02:00
Or

Un moment que ce livre me faisait de l'oeil, et vraiment je ne suis pas déçue.

Il y a une ambiance toute particulière, une reconstitution historique impressionnante du Paris du 19e siècle, et de la conditions des patientes en psychiatrique, et forcément, il ne m'en faut pas plus. Les personnages sont fascinants, et bien que simple, l'histoire reste convaincante : à la fois terriblement vraisemblable et addictive. Le ton reste assez léger, drôle, audacieux. Une réflexion à la fois sur la condition des femmes, la liberté, mais surtout l'acceptation (ou la non acceptation) de la folie cette société qui rejette les "folles". C'est à la fois horrible de se dire que certaines ont dû vivre tout ça, et le final tellement bien trouvé qui conclut superbement ce roman.

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Commentaire ajouté par Voltera 2020-07-23T18:55:30+02:00
Or

A l’heure où on s’habille tous pareil, où l’originalité se perd, ce livre nous montre la chance que l’on n’a, nous les femmes de s’exprimer comme l’on veut, d’être nous-mêmes. Je n’ai pas lâché ce livre. Il m’a emporté à une autre époque avec humanité. Bravo à l’écrivain.

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Commentaire ajouté par anne58 2020-07-23T11:28:02+02:00
Diamant

La plume de l'auteure est nouvelle pour moi, je l'ai beaucoup aimé, fluide, légère, parfaite pour ce sujet si lourd finalement. Les "héroïnes" sont attachantes et je crois qu'il est difficile de ne pas compatir, d'éprouver de l'empathie pour ces femmes brisées, qu'elles arrivent a se reconstruire ou pas.

Maintenant, vous l'aurez compris avec le titre, que vous en ayez entendu parlé ou pas, le sujet risque d'être féminin.

On aborde la psychiatrie, de loin certes mais tout de même, on est amené à réfléchir dessus évidemment mais c'est loin d'être le principal. Ce livre ne fait qu 'une cent soixantaine de pages, pourtant la réflexion qu'elle invite y est dense. On se situe au temps de Charcot ponte d'entre les pontes dans le Paris du 19é s, qui exerce à La Salpêtrière.

On y parle d'enfermement de femmes, utilisées comme cobayes, manipulées psychiquement et physiquement par des gens qui se veulent soignants. On y suit des femmes qui sous l'influence d'un homme se voit privées de toutes libertés, qui sous prétexte qu'elles sont femmes se révèlent finalement pour certaines plus en sécurité ainsi enfermées. On rencontre Eugénie qui parce qu'elle risque de faire déshonneur au nom de son père se retrouve enfermé, poussée a la faute, pas de présomption d'innocence psychique ici, si vous êtes là c'est qu'il y a une raison et faite confiance à ces médecins pour la trouver.On assiste impuissants à de nombreux abus de pouvoir, favorisé par un système qui nie l'humanité des sujets quand cela arrange.

En le lisant j'ai pris conscience encore plus durement que les choses ont peut être évolué mais pas tant que ca. Un bébé qui sert de cobayes aux internes en médecine car à l’examen clinique il présente une particularités, il est dur de s'y opposer. C'est fatiguant et difficile de le faire a chaque fois. Les médecins sont plus humains me direz vous, oui et non car si certains ont des dispositions particulières à l'empathie, parler avec les infirmier(e)s et les sages femmes qui les "encadrent" vous montrera à quel point leur insuffler du respect du patient, de cet autre humain dans le besoin est souvent laborieux.

Les femmes ont des droits? Oui et non, il n'y a qu'a voir les violeurs non condamnés car sachant jouer sur les mots, les parcours des combattants qu'elles peuvent devoir suivre parfois lors d'un suivi gynécologique d'un suivi de grossesse ou d'un suivi pour avoir une grossesse. Les regards sexualisés récurrents et les jugements faciles sur leur sexualité. Quel regard supporte toutes ces femmes qui n'ont pas d'enfant par choix ou hasard? La santé des femmes loin des préoccupation en France fait même partie des moins "bonne " de l'Europe, et il n'y a pas que l'Europe du Nord devant nous. En fait c'est quasiment toute l'Europe c'est dire.

Je vous fais grâce de retour de ma profession de sage femme qui s'est tellement reconnu dans cette infirmière ("cadre " on dirait maintenant) qui se rend compte, qu'en réalité on ne lui permet pas d'exercer ces compétences pour prendre soin de ces patientes. Tant qu'elle reste dans l'ombre de l'homme tout va bien , qu'elle ose penser et même pire s'exprimer... J'en frémis rien que d'y penser.

Eugénie jeune bourgeoise entrée par erreur dans ce milieu va faire douter ce roc de soignante au point de la faire quitter son poste de soignante. Et là encore j'ai l'impression d'entendre cette moitié de mes collègues qui pensent et veulent très rapidement quitter la maïeutique écœurée comme le décrit si bien l'auteur avant le laisser aller si réparateur.

Un livre qui m'a prit au tripes et que j'ai eu du mal à lire. Car si l'histoire est romancé les faits qui l'encadrent sont réels , assez proches historiquement, avec un petit gout d'actualité dans les sujets de fond.

Pour moi il est tombé tellement juste, qu'il risque de me falloir du temps pour m'en remettre.

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