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Or

Robert Larousse me le confirme, « Baptême : plonger dans un liquide ». Lors de votre baptême, on vous a plongé la tête dans l'eau, si vous êtes étudiant, ce sera dans la bière pour le bizutage en règle.

Ici, pour votre baptême, vous plongerez dans le sang et la tête la première dans des ténèbres épaisses, profondes et sinistres.

Ténèbres au sens figuré puisque vous aurez un aperçu de l'âme tourmentée d'un serial killer particulièrement réussi et au sens propre, étant donné que les souterrains de la ville et la faune qui y grouille n'auront plus aucun secret pour vous.

La plume de l'auteur est magique puisque, malgré une narration au présent que je déteste, j'ai mis du temps à m'en rendre compte, tant le style de son écriture, acéré comme un scalpel, m'avait agrippé dès le départ.

Il est comme ça le monsieur, il couche des mots sur le papier et comme il y met toute son âme, toutes ses tripes, toutes ses connaissances de certains milieux, et bien, ça vous accroche, ça vous scotche et ça ne vous lâche plus.

Bon sang, on se croirait dans un récit « vrai » et pas une « fiction », comme si on lisait les mémoires d'une commissaire de la section d'élite de l'OCRVP.

On plonge fort bas dans les ténèbres, on les explore, on tremble, on sue et on serre les fesses.

Son premier roman m'avait emporté dans une maelstrom d'émotions, le second aussi. D'un genre différent puisque pas d'alternance de personnages dans les chapitres, mais il m'a permis de mieux faire connaissance avec un de ses personnages, Cécile Sanchez, la commissaire de police spécialisée en criminologie, en analyse comportementale et en interprétation du langage non verbal, dirigeante de la section d'élite de l'OCRVP.

Pourtant, j'avoue avoir eu un peu peur quand, peu après la page 100, la commissaire nous annonçait déjà le nom du criminel… Là, je me suis demandée comment on allait pouvoir meubler les 300 pages restantes.

Franchement, l'auteur aura le droit de me taper sur l'épaule et de me dire, en me faisant des gros yeux (si je le croise un jour) : « Tu n'as pas honte d'avoir mis en doute mon talent, femme de peu de foi ? ». Oui, « shame on me » d'avoir eu cette idée qui m'a traversé l'esprit.

Non seulement l'auteur nous tient en haleine tout en nous donnant le nom du coupable, mais en plus, il nous entraine à sa poursuite à tel point que les pages défilent sans que l'on s'en rende compte. Pour les 90 dernières, c'est de l'adrénaline pure.

La tension est toujours présente, le suspense aussi, sans en ajouter et sans abuser des codes du thriller. Gilberti joue avec nos nerfs et notre claustrophobie (si vous l'êtes) comme un chat avec une souris.

Les personnages sont bien torchés, j'apprécie de plus en plus Cécile et le criminel était réussi, bien que j'aurais aimé entrer dans sa tête durant les crimes. Bon, je ne vais pas faire ma chieuse, niveau psychologique, on est bien servi.

Niveau scènes de crimes, les amateurs de hard seront servi, les autres déglutiront un bon coup et inspireront profondément (si je puis me permettre ce mot, vu les mises à mort). Je précise que les descriptions un peu hard sont nécessaires et sans voyeurisme « gratuit », la commissaire étant un personnage qui a de l'empathie et du respect pour ces pauvres femmes.

Malgré tout le plaisir que j'ai eu à lire ce roman, je pense coller un procès à monsieur Gilberti pou l'augmentation de mon rythme cardiaque, pour ma tension artérielle qui a monté en flèche, pour mes mains qui sont devenues moites, pour ma déglutition qui s'est parfois coincée, pour mes jambes qui se sont serrées, malgré moi.

Indemnités pour ma claustro qui est revenue, pour ma respiration qui s'est accélérée et pour le fait que par deux fois j'ai failli louper mon arrêt de métro !! Sans la présence de mon mari, j'étais en route pour le terminus.

Procès aussi parce que maintenant, je dois attendre pour le troisième opus afin de découvrir de nouvelles aventures.

Les romans de Gilberti, c'est une plume acérée, un récit rythmé, des personnages taillés à la serpe, avec de la profondeur, un méchant psychologiquement travaillé et un travail titanesque afin de blinder toutes les parties du récit pour que l'ensemble soit cohérent et vraisemblable.

Bref, un put*** d'excellent roman policier/thriller dont la couverture trouve son explication dans le récit.

« Quand tu regardes l'abîme, l'abîme regarde aussi en toi. » J'ai intérêt à me plonger dans ma collection de Petzi, à présent.

Merci, Ghislain pour ce roman magnifique, tu peux être fier de ton travail. Moi, les mots me manquent pour rendre hommage à ton récit.

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Commentaire ajouté par LOANDRE 2019-02-01T13:28:08+01:00
Argent

J'ai retrouvé avec plaisir la commissaire Cécile Sanchez, que j'avais découverte dans "Le festin du serpent". J'ai adoré toute la première partie, jusqu'à a moitié du livre, qui nous entraine sur la piste d'un tueur dont les pratique de torture sont des plus insoutenables. Ensuite,l'auteur nous entraine dans un descriptif des sous sols parisiens et région parisienne, et j'avoue m'être perdue dans ses dédales. Toute la seconde partie est essentiellement consacrée à la traque du tueur dans ces bas-fonds. Je salue le travail de recherche de l'auteur que l'on ressent tout au long du livre et particulièrement dans cette seconde partie, mais cela m'a éloigné de l’intérêt du sujet. Cela reste un bon thriller.

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Commentaire ajouté par noemiek 2017-08-24T20:25:56+02:00
Diamant

Une Perfection !!

Encore un livre où Ghilsain Gilberti nous amène au plus profond des ténèbres... Dans une traque tellement incroyable, stressante, qui fait froid dans le dos... Plonger dans le cerveau d'un être des plus malsain... Les descriptions des meurtres ne sont pas gore mais juste incroyablement sombre et tordu...

A lire absolument !

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Commentaire ajouté par Itchi 2017-08-24T18:43:18+02:00
Diamant

Une bombe !! Gys démontre une nouvelle fois sont talent immense ... Il n'y a aucun temps mort, aucun répit pour le lecteur, tout y est et ça nous tiens jusqu’à la délivrance qui est fabuleuse.

Sans en dire trop, la traque du tueur est tellement sublime !!

C'est gore mais ça aurais pu l'être encore plus, on reste toujours dans quelque chose de correct, c'est jamais sale.

C'est un super livre !!

Gys est un auteur à lire absolument :)

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Commentaire ajouté par HELENE45 2017-08-13T20:54:20+02:00
Or

Après "Le festin du serpent" que j'avais dévoré, fini "Le Baptême des Ténèbres", encore du très lourd ;)

Mr Ghislain Gilberti "Le Bal des ardentes" commandé !!

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Argent

Le baptême des ténèbres est un thriller à ne pas mettre entre toutes les mains. Ce livre fait vraiment froid dans le dos. Je ne suis pourtant pas une débutante en matière de polar, j’en ai lu de toutes sortes : sanglants, glauques, soft, des mauvais, des bons… mais celui-ci m’a véritablement sortie de ma zone de confort. Le tueur est d’un sadisme et d’une cruauté à faire faire pâlir d’effroi les plus grands tueurs en série. Les descriptions des meurtres sont à la limite du soutenable. A tel point que lors de ces passages, j’ai dû, plus d’une fois, stopper ma lecture et respirer un bon coup ! Pourtant, pas une seule fois j’ai songé à ne pas terminer ce livre.

Cela tient évidemment à l’histoire, mais aussi aux personnages. Le commissaire Cécile Sanchez pour commencer. Une femme de caractère, forte et sûre d’elle. Il y a toute l’équipe qui mène la traque de ce tueur sans pitié. Et puis il y a le tueur, terriblement dérangeant mais fascinant. A travers la traque psychologique de ce tueur (dont on connait le nom dès le 155ème page) on entre dans son esprit tortueux, malade et perverti par le mal.

Le récit, écrit au présent (une narration dont je ne suis pas friande habituellement) est finalement un bon choix pour cette histoire. Je trouve que cela rajoute à l’angoisse que l’on ressent dans cette chasse à l’homme. C’est comme si l’on suivait l’enquête en direct, on est complètement immergé dans le livre.

Et puis arrivent les 100 dernières pages qui sont écrites à un rythme effréné. Une fois commencé cette dernière partie de l’histoire, il est impossible de poser le livre. C’est angoissant, stressant et oppressant (claustrophobes prenez garde). Je crois bien avoir terminé ce livre en apnée.

Je ne peux pas dire que j’ai adoré ma lecture, certaines descriptions m’on bien trop dérangée pour ça, mais ce qui est sûr c’est que ce livre est terriblement addictif. De plus, on sent qu’il y a un gros travail de recherches de la part de l’auteur (travail sur la psychologie humaine entre autres), ce qui est un vrai plus à l’histoire.

Lecteurs, vous voilà donc prévenus. Vous entrez dans le monde de Ghislain Gilberti à vos risques et périls. Maintenant, excusez-moi, mais j’ai besoin de relire un de mes livres doudou pour oublier toute cette noirceur ;-)

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