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Le bug humain



Description ajoutée par TERVERCHANTAL 2019-01-29T11:07:43+01:00

Résumé

Peut-on lutter contre soi-même ? Et si notre cerveau était devenu notre pire ennemi ?

Plus qu'un moment critique nous vivons une véritable tragédie. Surpopulation, surpoids, surproduction, surconsommation, surchauffe, surendettement, nous avons basculé dans l'ère de tous les superlatifs qui mène l'humanité tout droit à sa perte. Si la capacité des ressources de la planète sont comptées, alors nos jours aussi le seront....Inéluctablement.

Mais alors que la situation empire heure après heure, aucune réponse collective tangible ne vient. Nous voyons le mur se rapprocher et nous ne faisons rien. La conscience de ce qui nous attend ne semble avoir aucun effet sur le cours des événements. Pourquoi ?

Sébastien Bohler docteur en neuroscience et rédacteur en chef du magazine Cerveau et psycho apporte sur la grande question du devenir contemporain un éclairage nouveau, dérangeant et original. Pour lui, le premier coupable à incriminer n'est pas l'avidité des hommes ou leur supposée méchanceté mais bien, de manière plus banalement physiologique, la constitution même de notre cerveau lui-même.

Au cœur de notre cerveau, un petit organe appelé striatum régit depuis l'apparition de l'espèce nos comportements. Il a habitué le cerveau humain à poursuivre cinq objectifs qui ont pour but la survie de l'espèce : manger, se reproduire, acquérir du pouvoir, étendre son territoire, s'imposer face à autrui. Le problème est que le striatum est aux commandes d'un cerveau toujours plus performant (l'homme s'est bien imposé comme le mammifère dominant de la planète) et réclame toujours plus de récompenses pour son action. Tel un drogué, il ne peut discipliner sa tendance à l'excès. À aucun moment, il ne cherche à se limiter.

Hier notre cerveau était notre allié, il nous a fait triompher de la nature. Aujourd'hui il est en passe de devenir notre pire ennemi.

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Classement en biblio - 2 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par Biquet 2019-04-03T09:21:06+02:00

La bénédiction du chômage

Parmi les signes caractéristiques de Ia "crise" dans laquelle nous sommes entrés à l'issue des Trente Glorieuses et dont nous ne sommes jamais vraiment sortis, un mot obsédant résonne comme une rengaine : chômage. C’est le problème de fond, obstiné et inévitable de nos sociétés. Depuis un demi-siècle maintenant, on se demande quand la fameuse courbe du chômage va s’inverser. Et depuis un demi-siècle, elle ne cesse de progresser. Le chômage est une épine dans le pied des dirigeants, une plaie pour les personnes qui en sont victime, et un motif d’angoisse sociale généralisée. Mais il y a une chose qu'on ne dit jamais : pour notre cerveau, le chômage est une bénédiction. Le chômage représente, d'un certain point de vue, la plus belle réussite de nos neurones. Car la vérité, c'est que depuis environ 500 millions d'années, enfoui au plus profond de notre encéphale, notre striatum cherche fondamentalement à ne rien faire. Et la raison en est simple : un organisme biologique qui minimise ses dépenses d’énergie dans la recherche de ses moyens de subsistance augmente brutalement ses chances de survie dans un environnement hostile. Alors que, au contraire, un organisme qui doit consentir d'importantes dépenses d'énergie pour se nourrir a un bilan plus fragile et se trouve désavantagé, à moins d'obtenir des ressources plus abondantes. Ce qui compte, c'est le rapport entre l'effort fourni et le résultat obtenu.

Notre cerveau passe son temps à calculer ce rapport. Et vous avez deviné qui s'occupe de cela : notre striatum. Par exemple, lorsque vous lisez ce livre, votre striatum évalue constamment si l'effort fourni pour comprendre les notions parfois pointues de neurosciences se justifie par ce que vous en retirez en termes de connaissances ou d'intérêt. C'est pourquoi j'essaie d'expliquer toutes ces choses de façon pas trop compliquée, mais il se pourrait aussi que vous vous arrêtiez avant la fin, même si je vous promettais que vous apprendrez dans un ou deux chapitres des choses passionnantes. La loi du moindre effort est, juste après la loi de l'alimentation maximale, du sexe à gogo et de la domination, un socle fondamental du comportement animal, et même du comportement d'un animal <<évolué>> comme l'être humain. Et elle est inscrite dans le marbre de votre striatum.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Biquet 2019-04-06T22:53:13+02:00
Bronze

Le cerveau humain a, parmi ses multiples fonctions, une machine à assimiler de l'information. Son appétit pour toute information lui permettant d'améliorer ses chances de survie constitue un ressort qui active ses circuits du plaisir. Les quatre premiers sont la nourriture, le sexe, la réduction de l'effort et le statut social.

Pour le cerveau humain, un stimulus contient une information utile dès l'instant où il signale la présence de quelque chose d'intéressant. Et par intéressant il faut comprendre : une source de nourriture, la présence d'un partenaire sexuel potentiel, ou au contraire la présence d'un danger, par exemple un prédateur. Tout cerveau capable de repérer ces signaux dispose d'un avantage pour survivre mieux que les autres, pour transmettre ses gènes de façon plus étendue, ou encore pour échapper à des dangers. Par conséquent, de génération en génération, tout gène contribuant à façonner un cerveau attiré par l'information va se répandre dans la population. Et de façon corollaire, si deux gènes sont en concurrence, celui qui sous-tend la plus grande soif d'information est sélectionné au détriment de l'autre. Cette loi n'a pas dévié depuis les origines de notre espèce.

Lorsque cette information est bénéfique, le cerveau émet de la dopamine afin de répandre un état de plénitude, de satisfaction. Cette dopamine n’est donc tout compte fait qu’un des nombreux neurotransmetteurs comme l’est la sérotonine. La partie du cerveau qui s’occupe de ce processus est le striatum ce qui constitue ce qu’ailleurs on appelle le cerveau reptilien.

Je suis surpris par l’influence différenciée de la dopamine quand il s’agit du genre. En ce qui concerne les femmes, l’auteur avait déjà intelligemment expliqué que l’addiction par le mâle pour les vidéos érotiques pouvait se sublimer chez les femmes en la contemplation de vidéos mettant en scène des chats. Néanmoins il me semble qu’il y a également une autre différence quand il s’agit de prendre en compte la recherche d’une amélioration du statut social. Je n’ai pas vu assez d’analyse dans ce sens, dommage. Il semblerait également que le plus grand altruisme, la plus grande empathie manifestés par le sexe féminin ne seraient que le résultat de son conditionnement social. Je n’ai pas vu assez d’analyse dans ce sens, une deuxième fois dommage.

J’ai vainement cherché une relation entre la dopamine et le plaisir de l’art. Comment expliquer que l’on arrête tout pour écouter du Mozart, pour battre la mesure durant les variations Goldberg de Bach, que l’on reste suspendu aux silences dans le trio à clavier de Chostakovitch, que l’on contemple longuement un coucher de soleil ou un tableau de Van Gogh. Ces moments suspendus font un bien fou. Où reste la dopamine dans ce plaisir, est-ce assimilable à de la pleine conscience ?

La dopamine et Parkinson, pourquoi le médicament « L-dopa » est-il administré aux patients souffrant des signes avant-coureurs de Parkinson ? J’aurais aimé savoir.

Plus souvent qu’à son tour l’auteur fait œuvre de sociologue.

Il est fort aimable de faire référence à un travail produit dans l’université Gand mais même en flamand cela s’écrit « Gent », ville belge où on parle le flamand. Ghent avec « H » c’est de l’anglais, même mon correcteur orthographique de WORD le sait !

Je trouve qu’il a loupé l’occasion de mettre quelques subjonctifs. Mais peut-on le lui reprocher, cette forme temporelle tombe graduellement en désuétude mais elle est tellement euphonique.

Ces remarques ne sont que des billevesées, ce livre est excellent et très instructif.

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Date de sortie

Sortie récente

"Le bug humain" est sorti 2019-02-07T00:00:00+01:00
background Layer 1 07 Février

Date de sortie

Le bug humain

  • France : 2019-02-07 (Français)

Activité récente

Les chiffres

Lecteurs 2
Commentaires 1
Extraits 3
Evaluations 1
Note globale 8 / 10

Évaluations

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