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Le Cardinal Dubois



Description ajoutée par Melenda 2019-05-15T14:27:43+02:00

Résumé

À Dubois, Saint-Simon a taillé un costume pour l'éternité : avarice, débauche, perfidie, flatterie, impiété… Ce fut le règne de la Bête. Dubois n’était pas plus amoral ni moins vorace que Richelieu et Mazarin. Le scandale se trouve, pour l’aristocratie traditionnelle, dans la trajectoire exceptionnelle de ce fils d’apothicaire de Brive-la-Gaillarde, parti de presque rien et devenu presque tout. Cette ascension, Guillaume Dubois, né en 1656, la doit à son énergie et à son intelligence. De brillantes études parisiennes et un sens inné de l’intrigue font de lui, dès 1683, un précepteur de Philippe de Chartres, plus tard duc d’Orléans. Dès lors, il se place dans le sillage du futur Régent, qui le comble de bienfaits sitôt sa prise de pouvoir en 1715. L’abbé Dubois, qui n’est pas prêtre, devient ainsi secrétaire d’État aux Affaires étrangères en 1718, archevêque de Cambrai en 1720, cardinal en 1721, principal ministre en août 1721. Il ne le reste qu’un an, emporté par un atroce abcès de la vessie, qui réjouit fort ses ennemis, en août 1722. Cet homme de grande culture, travailleur acharné, ami de Fénelon et de Mme de Maintenon, parvint, par une diplomatie persévérante exercée de façon parfois romanesque, à nouer pour la France de solides alliances avec l’Angleterre, puis la Hollande, l’Espagne et la Russie. D’une grande brutalité de manières, d’ailleurs calculée, avide d’argent et d’honneurs, Dubois parvint à se rendre indispensable à la Couronne et fut, tous comptes faits, un bon serviteur de l’État, et surtout un pionnier de l’entente européenne.

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Classement en biblio - 1 lecteur

Extrait

Extrait ajouté par Melenda 2019-05-15T23:01:34+02:00

… tous les partenaires de l’Alliance voulaient parler à la première personne — nationalisme, orgueil royal ou impérial obligent — et ne rien concéder qui ne fût le fruit d’un calcul et ne flattât ce que j’appellerais le national-narcissisme.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Melenda 2019-05-15T23:17:57+02:00
Pas apprécié

Chaussinand-Nogaret charge ici nombre d'historiens et mémorialistes, il est vrai datés voire dépassés, tout en faisant l'éloge de l'idée européenne et de la diplomatie pacifiste dans une hypocrisie confondante. Cet auteur qui pourtant a un style envolé et lyrique, ce qui n'est pas incompatible avec de réelles capacités, me déçoit énormément non seulement en présentant comme une biographie sérieuse ce qui n'est qu'un mélange peu ragoûtant entre une hagiographie et un pamphlet dont la haine fatigue, et pire encore, il critique tout historien ou mémorialiste d'un autre avis que lui. Parmi des foules d'expressions imagées plus insultantes les unes que les autres, celle qui a vraiment été de trop pour moi est l'une des plus anodine : il traite Bourgeois (un historien de la fin du XIXe siècle) de « fanatique, pamphlétaire plus qu’historien ». Une mauvaise foi aussi évidente alors que je me résignais à revoir mes critères d'évaluation pour jauger un pamphlet, justement, plutôt qu'un essai, m'a fait je l'avoue sortir de mes gonds.

L'édition est en effet présentée comme un écrit sérieux mais ne l'est pas. L'auteur ne cite que rarement explicitement ses sources, les notes sont rares ; il insulte ses sources mais ne les critique pas scientifiquement ; il balaye tout ce qui a été fait avant lui mais ne donne aucun texte bien établi pour lui permettre d'asseoir sa propre vérité. Comme il le dit, « ce qui s’affirme sans preuve, se réfute sans preuve », de son propre avis son ouvrage ne doit donc surtout pas être pris pour un essai véridique. Il s'embrouille et se contredit lui-même, notamment au sujet de la vie sexuelle libertine de son sujet qui le met mal à l'aise et embarrasse sa tentative de panégyrique. Il méconnait les rapports de force dans le système de la polysynodie rapidement voué aux orties comme mettant au pouvoir des incapables, car naturellement tout autre que le cardinal Dubois, dans ce pamphlet, est un incapable. Il multiplie les anachronismes à force de chercher la comparaison avec la deuxième moitié du XXe siècle et ne comprend pas les enjeux entourant le Parlement, et notamment le lit de justice qu'il utilise dans une nouvelle charge sans en faire une analyse historicisée précise. Il mélange les termes, comme coup d'Etat pour coup de majesté, et n'hésite pas à parler sans nuancer son propos de perestroïka au XVIIIe et alors que la Russie est bien loin de Paris.

En un mot, ne le lisez pas. Même le compte-rendu de Blanquie dans les Cahiers Saint-Simon dit qu'on peut s'en passer.

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