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Le feu brûlait doucement, dégageant un parfum doux de bois de noyer. La chaleur l'envahit, étirant une couverture de sommeil jusque sous ses oreilles, débloquant tous les petits verrous de son esprit, laissant toutes ses pensées et ses impressions de la journée se déverser en tas colorés.

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- Tu es belle me murmura-t-il.

- Si tu le dis...

- Tu ne me crois pas ? T'ai-je déjà menti ?

- Ce n'est pas ça. Je voulais dire que, à partir du moment où tu le dis, ça devient vrai. C'est ton regard qui me rend belle.

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D'une certaine manière, elle était plus la fille de Jamie que la mienne. Elle avait son courage, sa grande tendresse, mais c'était un courage de guerrier, une tendresse brutale qui pouvait vous broyer si elle le décidait.

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- Tu n'as pas trouvé d'invités évanouis dans les buissons ? demanda-t-elle la bouche pleine de vol-au-vent.

Elle déglutit, puis reprit plus distinctement :

- Je veux dire, quand papa t'a demandé d'aller faire un tour, cet après-midi.

Il émit un grognement désabusé tout en sélectionnant une saucisse posée sur une rondelle de potiron séché.

- Tu connais la différence entre un mariage écossais et un enterrement écossais ?

- Non.

- L'enterrement compte un ivrogne de moins.

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Ce n'était pas tant nos ébats amoureux qui me manquaient - même si je n'aurais certainement pas dit non si l'occasion s'était présentée-, que le contact de son corps contre le mien, de pouvoir étendre mon bras dans le noir et poser ma main sur le long renflement de sa cuisse, de rouler vers lui le matin et de sentir la courbe ferme et lisse de ses fesses contre mon ventre, de presser ma joue contre son dos et de sentir l'odeur de sa peau en m'endormant.

Je frottai brièvement mon front contre les plis de sa chemise et inhalai avec envie le mélange d'amidon et d'odeur de mâle en marmonnant :

- Crotte ! Tu sais, si ta tante et Duncan n'ont pas besoin du grand lit, on pourrait peut-être ...

- Ah ! ah ! J'avais raison. Toi aussi, cette question t'intéresse !

- Pas du tout ! me défendis-je. Et puis, en quoi ça te regarde ?

- En rien, mais on est venu quatre fois depuis ce matin pour me demander si je pense qu'ils vont le faire ou s'ils l'ont déjà fait. Ce qui, au fond, est plutôt flatteur pour ma tante, non ?

Le fait était. L'idée que Jocasta, malgré sa soixantaine bien tassée, partage sa couche avec un homme n'avait rien d'incongru. J'avais rencontré bon nombre de femmes qui, dès la ménopause, avaient abandonné avec soulagement tous rapports sexuels. Jocasta n'en faisait pas partie. Parallèlement ...

- Ils ne l'ont pas encore fait, déclarai-je. Phaedre me l'a confié hier.

- Je sais. Duncan vient de me le confirmer, lui aussi.

Il fronça un peu les sourcils. Je suivis son regard vers la terrasse, où la tache rouge vif du tartan de Duncan apparaissait entre les deux grandes vasques en pierre.

- Ah oui ? dis-je surprise.

Un soupçon m'envahit soudain.

- Tu ne lui as pas demandé, n'est-ce pas ?

Il me lança un regard réprobateur.

- Bien sûr que non ! Pour qui me prends-tu, Sassenach ?

- Pour un Ecossais. Vous ne pensez tous qu'à ça. Du moins, c'est ce qui me semblerait à vous entendre aujourd'hui.

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