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Extrait ajouté par Loulouiise 2017-05-07T16:01:27+02:00

"- C'est la guerre qui gagne. Et elle continue à gagner, encore et toujours."

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Extrait ajouté par ilovelire 2016-02-07T20:42:02+01:00

« Evelyn. »

Quelqu’un l’appelle.

« Evelyn, éteins ce satané réveil, tu veux ? Ça fait des heures qu’il nous casse les oreilles. »

Evelyn ouvre les yeux dans l’obscurité.

Elle sort un bras de la couverture et cherche à tâtons le réveil sur sa table de nuit. Il y a un brusque silence choquant, jusqu’à ce que Doreen grogne de l’autre côté de la porte :

« Merci. »

Evelyn se recroqueville sur le côté, se mord le poing, tandis que les pas empantouflés de Doreen battent en retraite.

Une fois de plus elle faisait ce rêve.

Elle reste allongée encore un moment, puis retire son poing de sa bouche, s’assied et repousse les rideaux. Une fine lumière se pose sur le cadran du réveil. Les réalités immuables du matin se dévoilent. Il est huit heures. On est dimanche, c’est l’anniversaire de sa mère et il faut qu’elle soit dans l’Oxfordshire d’ici l’heure du déjeuner.

Nom de Dieu.

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Extrait ajouté par ilovelire 2016-02-07T20:41:41+01:00

De retour dans l’arène, elle passe en revue la foule, soulagée de constater que l’homme de haute taille a disparu. Il n’y a pas trace de Gus non plus, et quand elle le repère enfin, son crâne chauve luisant ballotte encore dans la file du bar. À la table, Di et Humphrey n’ont pas bougé. Peut-être sont-ils juste un peu plus près l’un de l’autre. Les propos de Humphrey font s’esclaffer Di. De toute évidence une interruption ne serait pas bienvenue. L’espace d’un instant, alors qu’elle se tient seule là, debout, sa fragile résolution menace de vaciller. Mais il se passe quelque chose, là-bas sur la piste de danse. Les gens ont arrêté de gesticuler, les musiciens ralentissent, leurs instruments se taisent l’un après l’autre, jusqu’à ce qu’il ne reste plus que le batteur, lequel maintient le rythme avec son seul tambour à timbre qui frémit. Puis, lui aussi s’arrête, immobilisant d’une main les disques en bronze, et le silence se fait dans le club. À leur table, Di et Humphrey lèvent les yeux.

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Extrait ajouté par ilovelire 2016-02-07T20:41:23+01:00

Hettie frotte sa manche contre la vitre embuée du taxi et scrute au-dehors. Elle ne discerne pas grand-chose, en tout cas rien qui ressemble à un night-club, seulement des rues vides et obscurcies. Jamais on n’aurait cru qu’elles ne se trouvaient qu’à quelques secondes de Leicester Square.

« Là, s’il vous plaît, lance Di au chauffeur, penchée en avant.

— Ça fera une livre, alors. »

Il allume son enseigne lumineuse, le moteur ronronne.

Hettie donne sa contribution de dix shillings. Un tiers de sa paie. Son estomac se serre quand l’argent est passé à l’avant. Mais le taxi n’est pas un luxe, pas à cette heure-là : les bus ne roulent plus et le métro est fermé.

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Extrait ajouté par ilovelire 2016-02-07T20:41:11+01:00

Le sol gelé signifie que la boue est dure et permet un cheminement relativement aisé, toutefois le soldat reste prudent : la terre est criblée de métal tordu et de trous, parfois profonds. Il sait que le sol est truffé d’obus qui n’ont pas explosé. Dans les casernes, on organise souvent les funérailles d’ouvriers chinois amenés ici pour débarrasser les champs des cadavres et des pièces d’artillerie. Il y a eu cinq morts rien que la semaine dernière, tous couchés en rang d’oignons. Ils finissent enterrés dans les cimetières mêmes qu’ils sont venus creuser.

Malgré le froid et l’incertitude, le soldat commence à s’amuser. C’est excitant de se retrouver là-dehors dans cette obscurité, où les arbres pourris menacent et où le danger semble proche. Il pourrait presque s’imaginer en train de participer à une autre mission. Quelque chose d’héroïque. Quelque chose dont il pourrait parler dans les lettres qu’il envoie à la maison. Quoi qu’il se passe, c’est mieux que les églises et les écoles.

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Extrait ajouté par ilovelire 2016-02-07T20:40:37+01:00

Trois militaires émergent de leur caserne à Arras, dans le nord de la France. Un colonel, un sergent et un simple soldat. Minuit est proche, il fait un froid mordant. Les hommes se dirigent vers une ambulance de l’armée garée à côté du portail d’entrée ; le colonel s’assied à l’avant avec le sergent, le soldat monte à l’arrière. Le sergent démarre le moteur et une sentinelle ensommeillée leur signifie d’un geste de passer puis de s’engager sur la route.

Comme la camionnette s’élance en cahotant sur l’asphalte défoncé, le jeune soldat s’accroche à une sangle qui pend du toit. Il est agité, et le tressautement n’arrange rien. Cette soirée exécrable a un goût de punition : quand on l’a réveillé, il y a quelques minutes, on lui a simplement intimé de s’habiller et de sortir. Autant qu’il puisse en juger, il n’a rien fait de mal, mais l’armée est retorse. Durant les six mois qui ont suivi son arrivée en France, on ne lui a souvent expliqué qu’après coup comment et pourquoi il avait contrevenu.

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Extrait ajouté par Sunlove 2018-10-30T17:33:47+01:00

《 Je parie que vous adorez ce boulot, hein ? Montée là sur vos grands chevaux.

- Évidemment, répond-elle en s'adossant. Et vous voulez savoir pourquoi ?

- Pourquoi ? 》

Elle se penche de nouveau en avant.

《 Parce que je suis une sadique.》

Il ouvre la bouche, la referme.

《 Salope 》, marmonne-t-il dans sa barbe en se levant, les pieds de sa chaise raclent le sol.

《 C'est ça, Mr Yates. Je suis une salope sadique.》

Sur ce elle tend la main et, sans lever les yeux, repose la fiche rose sur la pile à remplir.

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Extrait ajouté par Jolin 2018-01-26T18:11:44+01:00

Elle devait rentrer. Cuisiner un plat pour le dîner, sinon pour le deuxième soir consécutif il n’y aura rien à manger. Mais rien que d’y penser, Jack et elle face à face en silence de part et d’autre de la table de la cuisine, elle pourrait crier. Pourquoi aucun d’eux ne fait-il rien pour y remédier ? Simplement se lever et hurler dans le silence : « Ça suffit ! Je refuse de continuer comme ça. »

Dire l’indicible, larger les accusations, laisser les explosions tout faire sauter.

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