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Extrait ajouté par Sheilap15 2018-06-12T22:28:35+02:00

- Mon père me faisait apprendre des tirades de Shakespeare jusqu'à ce que je les récite sans fautes. Le barde dans Comme il vous plaira exprime tellement bien cette vérité : "le monde entier est un théâtre, et les hommes et les femmes ne sont que des acteurs; ils ont leurs entrées et leurs sorties. Un homme, dans le cours de sa vie, joue différents rôles." Je vais terminer ma vie d'artistes comme je l'ai commencée : en tant que membre d'une troupe de comédiens, avant d'entamer une nouvelle vie.

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Extrait ajouté par Sheilap15 2018-06-06T10:07:46+02:00

- Mais quelqu’un est allé rapporter au directeur que je n’avais que 15 ans, ajouta-t-elle. Il m’a réexpédiée d’ou je venais sur le champ. Il y avait un règlement, tu comprends, et j’aurais du être a l'école plutôt que de me trémousser en petite culotte devant des regards masculins.

Les yeux de Catriona s’ecarquillerent.

- En petite culotte ! Tu veux dire que tu étais nue!

Poppy s’esclaffa en rejetant la tête en arrière.

- Eh oui ma cocotte. J'étais nue comme un ver, en haut, tout au moins. Seules quelques plumes et paillettes me protégeaient de la pneumonie. Tu ne peux pas a quel point les vestiaires étaient glacés et, les courant d’air sur scène, épouvantables.

L'âge de son auditrice lui revenant tout à coup en mémoire elle s’interrompit.

- c’était le bon temps, murmura-t-elle finalement.

Catriona s'efforça d’imaginer son interlocutrice en petite culotte, parée de plumes et en exécutant un French cancan. Elle se mordit la lèvre, luttant contre le rire qui menaçait d'éclater. Cette histoire incroyable semblait inventer de tout piece.

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Extrait ajouté par anonyme 2013-12-27T15:30:21+01:00

La fillette courut le long du quai, scrutant les wagons. Elle tenait à dire à son amie un dernier au revoir, à la voir une ultime fois avant qu'elle ne quitte sa vie pour toujours. Le destin en avait décidé autrement. Les grandes roues de la locomotive s'ébranlèrent dans un vacarme métallique et prirent peu à peu de la vitesse, entraînant les voitures cahotantes. Catriona, immobile, regarda s'éloigner le convoi sur les rails luisants jusqu'à ce que le dernier wagon ne soit plus qu'un minuscule point dans le lointain. Soudain, le cri lugubre de sa sirène retentit au-dessus des prairies désertes, en guise s'adieu à Toowoomba et à ceux que le train laissait derrière lui.

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Extrait ajouté par anonyme 2013-12-27T15:30:12+01:00

1921

En plein coeur de l'été, six roulottes se balançaient doucement le long de la piste de terre étroite qui serpentait dans les profondeurs de l'outback ; chacune d'entre elles, arborant les mots " SUMMERS' MUSIC HALL " peints en lettres rouge vif, était tirée par un cheval de trait au pied sûr, dont la robe alezane et les fanons plumeux luisaient dans le soleil. La troupe d'acteurs itinérants qu'elles transportaient, constituée depuis plus d'un an, se dirigeait vers Charleville avant de bifurquer vers le nord pour passer l'hiver sur la côte du Queensland.

Assise près de son mari, Viola Summers, que les oscillations et les secousses du chariot rendaient nauséeuse, essayait de soulager la douleur qui lui martelait le dos.

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Extrait ajouté par anonyme 2013-12-27T15:09:17+01:00

Les onze années suivantes consolidèrent le statut de diva internationale de Catriona Summers. Elle fut Tosca à la Scala de Milan, la princesse Turandot au Metropolitan Opera de New York, Mimi à l'Opéra de Paris et Manon Lescaut à Covent Garden. Elle voyagea en Espagne, en Amérique du Sud et aux Etats-Unis, revenant parfois chanter dans les salles moins vastes de Sidney, de Melbourne et d'Adélaïde.

En 1960, elle retourna à Sydney après un triomphe à La Fenice de Venise, où elle avait chanté le rôle-titre complexe et épuisant d'Alcina de Haendel. Elle avait trente-neuf ans.

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Extrait ajouté par anonyme 2013-01-25T18:14:46+01:00

- Les adieux font partie de la vie, ma chérie. Nous accomplissons tous un voyage et rencontrons beaucoup de gens sur notre chemin. Certains nous accompagnent pendant de nombreuses années et d'autres, moins longtemps. Nous nous faisons des amis et des ennemis. Pourtant, chacune des personnes qui nous touche nous apporte quelque chose qui enrichit notre existence ou nous permet de mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons et la raison pour laquelle nous sommes qui nous sommes. "

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Extrait ajouté par anonyme 2013-01-25T18:14:18+01:00

Les onze années suivantes consolidèrent le statut de diva internationale de Catriona Summers. Elle fut Tosca à la Scala de Milan, la princesse Turandot au Metropolitan Opera de New York, Mimi à l'Opéra de Paris et Manon Lescaut à Covent Garden. Elle voyagea en Espagne, en Amérique du Sud et aux Etats-Unis, revenant parfois chanter dans les salles moins vastes de Sidney, de Melbourne et d'Adélaïde.

En 1960, elle retourna à Sydney après un triomphe à La Fenice de Venise, où elle avait chanté le rôle-titre complexe et épuisant d'Alcina de Haendel. Elle avait trente-neuf ans. "

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Extrait ajouté par anonyme 2013-01-25T18:13:47+01:00

" La fillette courut le long du quai, scrutant les wagons. Elle tenait à dire à son amie un dernier au revoir, à la voir une ultime fois avant qu'elle ne quitte sa vie pour toujours. Le destin en avait décidé autrement. Les grandes roues de la locomotive s'ébranlèrent dans un vacarme métallique et prirent peu à peu de la vitesse, entraînant les voitures cahotantes. Catriona, immobile, regarda s'éloigner le convoi sur les rails luisants jusqu'à ce que le dernier wagon ne soit plus qu'un minuscule point dans le lointain. Soudain, le cri lugubre de sa sirène retentit au-dessus des prairies désertes, en guise s'adieu à Toowoomba et à ceux que le train laissait derrière lui. "

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Extrait ajouté par anonyme 2013-01-25T18:13:32+01:00

1921

En plein coeur de l'été, six roulottes se balançaient doucement le long de la piste de terre étroite qui serpentait dans les profondeurs de l'outback ; chacune d'entre elles, arborant les mots " SUMMERS' MUSIC HALL " peints en lettres rouge vif, était tirée par un cheval de trait au pied sûr, dont la robe alezane et les fanons plumeux luisaient dans le soleil. La troupe d'acteurs itinérants qu'elles transportaient, constituée depuis plus d'un an, se dirigeait vers Charleville avant de bifurquer vers le nord pour passer l'hiver sur la côte du Queensland.

Assise près de son mari, Viola Summers, que les oscillations et les secousses du chariot rendaient nauséeuse, essayait de soulager la douleur qui lui martelait le dos. "

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