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Extrait ajouté par morganed 2019-08-29T11:23:29+02:00

Quand j'ai eu sept ans, mon père n'est plus revenu à la maison. Bien entendu, ma mère m'accusé d'être un mauvais fils. Elle a dit que mon père était parti à cause de moi et qu'à présent, j'étais l'homme de la maison. Mais je n'ai jamais pu me montrer à la hauteur de ses espérances. Elle exigeait toujours trop de moi et usait davantage du blâme que des éloges à mon égard. J'ai passé plus de temps enfermé dans le placard que les manteaux de la plupart des gens.

Sans le chèque de mon père, ma mère s'est retrouvée à dépendre des aides sociales, qui suffisaient à peine pour vivre, sans parler de boire. Lorsque la société immobilière a récupéré la maison, nous sommes allés vivre chez des parents à Bradfield, pendant un temps, mais leur désapprobation lui pesait. Aussi sommes-nous revenus à Seaford, où elle a travaillé pour la deuxième industrie en plein essor de la ville : la prostitution. Je me suis habitué à ces défilés de marins ivres, dégoutants, qui entraient et sortaient d'un pas trainant de ces successions d'appartement sordides et de studios meublés où nous vivions. Nous étions toujours en retard pour le loyer et déménagions généralement à la cloche de bois, avant que les huissiers ne deviennent vraiment méchants.

Je me suis mis à détester cette affreuse copulation assortie de grognements dont j'étais le témoin permanent, et je passais le plus clair de mon temps dehors, dormant souvent sur les docks. J'ai pris l'habitude de harceler des mômes plus jeunes que moi pour avoir leur argent, afin de pouvoir manger. Je changeais d'école presque aussi souvent que nous changions de maison. Aussi n'ai-je jamais eu de très bons résultats. Pourtant, je me savais plus brillant que la plupart des autres enfants, qui eux étaient simplement bêtes.

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Extrait ajouté par morganed 2019-08-28T22:20:29+02:00

Tony essayait de se persuader qu'il faisait un cauchemar; tant la douleur était violente. Il n'avait jamais réalisé qu'il existait autant de douleurs différentes. Cet élancement sourd dans sa tête, cette brûlure dans sa gorge sèche, cette impression de déchirement de ses épaules, et les crampes, tels des coups de poignard dans ses cuisses et dans ses mollets. Tout d'abord, la douleur bloqua toute autre sensation. Les paupières crispées, il n'était plus qu'un bloc de souffrance absolue.

Peu à peu, il apprit à ruser avec son extrême douleur. Il comprit qu'en portant son poids sur ses pieds, les cambres disparaîtraient lentement et que cette atroce sensation de déchirement dans ses épaules s'apaiserait quelque peu.

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Extrait ajouté par morganed 2019-08-28T22:16:06+02:00

" Dans un meurtre de volupté pure, totalement désintéressé, sans témoin hostile à supprimer, sans butin à gagner, sans revanche à mener à bien, il est clair que se happer serait gâcher la chose."

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Extrait ajouté par morganed 2019-08-28T21:37:59+02:00

" Maintenant, mademoiselle R., supposons que j'apparaisse à votre chevet vers minuit, armé d'un couter à découper, que diriez-vous ?

A quoi la fille confiante a répondu :

Oh monsieur Williams, si c'était qui que ce soi d'autre, j'aurais peur. Mais dès que j'entendrais votre voix, je serais tranquillisée.

Pauvre fille. Le scénario de M.Williams se fût-il réalisé, elle aurait vu quelque chose dans ce visage cadavérique, perçu quelque chose dans cette voix sinistre, qui eût définitivement troublée sa tranquillité."

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Extrait ajouté par morganed 2019-08-27T16:43:09+02:00

"Un homme n'est pas obligé de mettre ses yeux, ses oreilles et ses facultés de compréhension dans sa poche quand il est confronté à un meurtre. S'il ne se trouve pas dans un état comateux, il doit voir, j'imagine, qu'un meurtre est plus ou moins bien réussi, du point de vue du bon goût. Les meurtres ont leurs petites différences et leurs nuances dans le mérite, comme les statues, les tableaux, les oratoires, les camées, et ainsi de suite."

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Extrait ajouté par morganed 2019-08-27T16:01:33+02:00

" En déchiffrant ses actes au moyen des traces muettes qu'il a laissées derrière lui, la police a compris que ces derniers temps, il a dû flâner sur les lieux du crime. Et la raison pour laquelle il agit est surprenante. Parce qu'il apparaît immédiatement que le meurtre n'était pas seulement pour lui un moyen d'arriver à ses fins, mais également une fin en soi. "

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Extrait ajouté par morganed 2019-08-27T15:27:51+02:00

" Très peu d'hommes comment un crime pour des raisons philanthropiques ou patriotiques… La majorité des meurtriers sont des personnages très incorrects. "

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Extrait ajouté par morganed 2019-08-27T14:11:54+02:00

" Mais qui était la victime à présent, vers quelle demeure se hâtait-il ? Car il n'était assurément pas fou au point de s'embarquer dans une croisière pour trouver quelqu'un à tuer. Non ! Il s'était trouvé la victime idoine quelques temps auparavant, un vieil ami intime."

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Extrait ajouté par morganed 2019-08-27T14:05:44+02:00

Extrait d'une disquette de trois pouces et demi intitulée : Sauvegarde 007 - Dossier amour 011

Lorsque Gareth eut pour moi une ébauche de sourire dans le tram, je pensai que mes rêves étaient sur le point de se réaliser. Suite à une surchauffe soudaine à mon travail, et à cause de toutes les heures supplémentaires que cela avait impliqué, je n'avais pu le suivre que pendant une semaine.

Son image avait bercé toutes mes soirées, avant que je m'endorme. Quelle que fût l'heure à laquelle je rentrais, sa voix résonnait dans mon oreille, pleine de désir. Mais il fallait que je le voie, en chair et en os. J'avais réglé mon réveil pour avoir tout le temps de rester devant chez lui avant qu'il ne sorte pour aller travailler, mais mon épuisement était tel que j'avais dormi sans entendre la sonnerie. Lorsque je me réveillai, je compris que ma seule chance était de rattraper son tramway et de monter dedans une ou deux stations après lui.

Le tram stoppait quand j'arrivai à l'arrêt. Je scrutai la foule du premier wagon d'un regard avide, mais je ne le vis pas. L'angoisse monta dans ma gorge comme de la bile. Puis je l'aperçus. Il était assis près de la porte, dans le deuxième wagon. Je me frayais un chemin dans la foule, poussant des voyageurs, et je réussis à me placer à côté de lui. Mes genoux touchèrent les siens. A ce contact, il leva la tête. Ses yeux gris se plissèrent à chaque coin, un sourire flotta sur ses lèvres. Je lui rendis son sourire et lui dis :

- Excusez-moi.

- Je vous en prie, dit-il. Ce tram est bondé.

Je voulais poursuivre la conversation, mais pour une fois, je ne trouvai rien à dire. Il se replongea dans son Guardian, et je dus trouver un bon angle pour l'avoir dans mon champ de vision, tout en donnant l'impression de regarder le paysage. Ce n'était pas grand chose, je le sais, mais c'était un début. Il savait que j'existais. A quoi je ressemblais. A présent, ce ne pouvait plus être qu'une question de temps.

Shakespeare avait raison quand il disait : " La première chose à faire, c'est de tuer tous les avocats. " Ainsi il y aurait moins de menteurs en liberté, et ce serait déjà ça. A quoi m'attendais-je de la part d'un homme qui, un jour, déblatère au bénéfice de la victime, et le lendemain défend l'accusé ?

Je me garai à la première intersection après la maison de Gareth. De là, je pourrais le voir rentrer chez lui sans qu'il me repère, grâce aux vitres teintées du 4X4. Il n'y avait pas de haies autour de sa maison, aussi pouvais-je voir son salon depuis mon poste d'observation.

Je connaissais ses habitudes, à présent. Il arrivait chez lui à 18 heures passées de quelques minutes. Il allait dans la cuisine prendre une cannette de Grolsh. Puis il retournait dans le salon, où il buvait sa bière et regardait la télé.

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Extrait ajouté par morganed 2019-08-27T12:44:14+02:00

" En général, messieurs, les gens adorent la violence ; et tout ce qu'ils veulent, dans un meurtre, c'est une belle effusion de sang ; un spectacle tapageur leur suffit. Mais le connaisseur éclairé a des goûts plus raffinés. "

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