Livres
451 237
Membres
396 518

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Le Chant du tambour



Description ajoutée par bremond 2018-08-31T08:55:59+02:00

Résumé

Alors que sévit la Grande Guerre en Europe, un jeune Algonquin de treize ans doit entreprendre sa quête de vision. Cependant son père, homme-médecine, a d’autres projets. Il l’envoie en mission pour interpeller ceux qui menacent son peuple et pour que s’accomplissent les prophéties. Il doit pour cela faire un tambour, c’est en le battant qu’il trouvera sa destination. Commence alors un voyage initiatique et périlleux dans les couleurs des quatre points cardinaux, le jaune, le rouge, le noir et le blanc, avec comme guide le chant du tambour. Nouvelle Description

Afficher en entier

Classement en biblio - 4 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par bremond 2018-10-01T09:19:06+02:00

Après avoir pénétré la zone du parc jusqu’alors inter- dite, les détenus franchirent le grand portail pour se retrou- ver au sein d’un complexe de bâtiments et de monuments insolites. Ils observèrent, impressionnés, une grande arche en pierres sculptées, elle ouvrait sur une cour où s’élevait une grande habitation aux murs transparents reflétant le soleil, un rayonnement aveuglant. S’étalant vers le levant, au pied du palais de verre en construction, reposait un jar- din de plantes vertes soigneusement alignées, d’arbustes taillés au carré. Les représentants des premières Nations furent étonnés. Pourquoi les Blancs cherchaient-ils ainsi à

domestiquer les éléments ? La troupe d’indigènes poursui- vit son excursion. Elle croisa une grande statue de bronze, environnée de palmiers et de mimosas odorants. Cortez, le conquistador des terres du Sud, qui s’était approprié les richesses en massacrant ses habitants, avait à ses pieds des aigles sculptés. De voir son esprit protecteur ainsi figé dans la pierre, dans l’impossibilité de voler, troubla Achachak.

Les prisonniers passèrent sous un arc de triomphe et des- cendirent une large avenue. Ils traversèrent les quartiers animés de San Francisco, maisons basses, à cinq étages, villas nues ou fleuries, bassins et fontaines. Escaladant les nombreuses collines dominant la grande baie, les fau- bourgs s’étalaient à perte de vue vers la haute falaise et coulaient entre deux caps flottant sur l’océan Pacifique.

Les Natifs marchèrent avec émotion sur le sable brûlant et s’avancèrent religieusement dans l’eau tiède et limpide.

Certains avaient retiré leurs vêtements et n’avaient gardé

que le pagne ou le langota, d’autres restaient couverts de la tête aux pieds. Des mois durant, ils avaient entendu les rouleaux de la mer sur la plage, écouté les oiseaux crier dans le ciel, maudit leur détention arbitraire, sans procès, sans verdicts, ni même un mot pour les rassurer, ils retrou- vaient enfin la liberté. Ils se mirent à pleurer. Ne sachant pas nager, Achachak se contenta de tremper ses pieds dans l’eau salée. Effrayé par la succion que produisait le retrait des flots sur le sable mouillé, il fixa avec envie quelques téméraires qui crawlaient comme s’ils voulaient gagner au plus vite le large et disparaître à jamais. Son regard se perdit sur la multitude d’îles émergées, les voiliers et les bateaux

à vapeur libérant leurs fumées. Cherchant dans le ciel pur l’aigle afin de s’y accrocher, il ne vit que des goélands, des oies qui revenaient des contrées plus chaudes où elles avaient hiberné.

Les représentants des divers continents restèrent sur la plage la journée entière, sans rien faire d’autre que de respi- rer l’air marin, s’imprégner de soleil, s’étendre sur le rivage.

N’osant bouger de peur que leurs geôliers ne changent d’avis et les enferment à nouveau, ils ne touchèrent pas à la nourriture qu’on leur avait préparée, préférant jeûner pour remercier les ancêtres, les esprits, les âmes, les divinités, le tout autre de les avoir gardés. Les petits, en revanche, se précipitèrent sur les sandwichs et les boissons, puis ils cou- rurent retrouver leurs châteaux de sable, leurs îles secrètes ou bien l’eau tempérée. En remplissant de rires les longues journées de captivité, ils avaient permis à leurs aînés de survivre au découragement, la mélancolie, ils leur avaient donné la force de patienter, l’espoir de retourner dans leurs huttes, wigwams, riads ou casbah. Les enfants ne devaient pas dépérir, ils devaient être protégés.

Afficher en entier

Ajoutez votre commentaire

Ajoutez votre commentaire

Commentaires récents

Commentaire ajouté par ChristieFO 2019-02-13T15:08:06+01:00
Lu aussi

L’histoire parle de Achack, 13 ans, jeune Algonquin qui doit partir pour sa quête de vision, et devenir adulte. Cependant son monde est en plein changement avec l’homme blanc qui met en péril la culture et les traditions de son peuple, commence alors un voyage plus grand pour Achack.

L’histoire est très belle, très poétique, elle nous entraîne dans les rites et la culture méconnue du peuple Algonquin. L’écriture est douce avec un vocabulaire riche.

[...]

Conclusion :

Je n’ai pas d’avis particulier sur ce livre mais si l’on aime les parcours initiatiques il y a de grandes chances qu’il plaise. J’ai buté sur les descriptions mais ce n’est qu’une questions de goût. La critique est courte car j’estime avoir dit ce qu’il y avait à dire, j’ai tenté le récit spirituel de Achack et je ne l’ai ni aimé ni détesté, la seule chose que je retiens c’est la magnifique plume de l’auteur qui garde sa poésie et sa douceur du début à la fin.

La critique complète --> http://www.christiefo.com/2018/12/27/le-chant-du-tambour-sp/

Afficher en entier
Commentaire ajouté par bremond 2019-02-03T10:45:04+01:00

Le commentaire de Cathy :

Achack est un jeune indien Algonquin, l'année de ses 13 ans comme tous les adolescents de sa tribu, il doit entreprendre sa quête de vision. Il va partir en mission pour voir ce qui se passe dans le pays et rencontrer d'autres personnes. Il a aussi pour mission de se confectionner un tambour, commence alors son voyage initiatique. Ce roman est d'un genre que je lis très rarement et je vais vous dire que cette lecture à été pour moi un réel coup de cœur. J'ai adoré découvrir le périple de ce jeune Indien, la plume de l'auteur m'a complètement embarquée, j'ai eu l'impression de voyager au côté d'Achack. Ce roman est plein de poésie, de beauté malgré les épreuves que va devoir traverser ce jeune adolescent. L'auteur a une très belle plume, un style avec lequel je me suis senti de suite à l'aise. Merci Jean-Luc Bremond pour le moment de lecture que vous venez de m'avoir fait vivre, je ne suis pas prête d'oublier Achack et son fameux tambour.

Les mille et une pages

Afficher en entier
Commentaire ajouté par bremond 2019-02-03T10:37:56+01:00

Ce livre est aussi en version numérique

Afficher en entier
Commentaire ajouté par bremond 2018-12-11T17:30:34+01:00

article sur le chant du tambour dans l'hebdomadaire numérique Horizon Pyrénées

Culture

Le chant du tambour, voyage initiatique au pays des

Algonquins et de la spiritualité amérindienne

Le roman de Jean-Luc Brémond, publié par une maison d’édition alternative, est une ode bouleversante à la culture et à la spiritualité des premiers habitants de l’Amérique du Nord.

Achachak, un jeune algonquin, quitte sa tribu et sa fiancée pour se lancer à la recherche de sa vision, rituel initiatique de passage vers l’âge adulte. Mais son père, homme-médecine, espère surtout qu’il entrera en relation avec les Blancs pour les dissuader de mettre en péril l’avenir de son peuple. Au cours de son long périple à travers le continent américain, Achachak effectue de nombreuses découvertes. Sa confrontation avec le monde des Blancs est violente. Mais, avec l’aide de deux musiciens tibétains, il retrouve la veine prophétique de son peuple et la capacité à transmettre l’espoir et la dignité, grâce au chant du tambour.

Ce roman de Jean-Luc Brémond nous plonge au cœur de la culture et de la spiritualité des Amérindiens. L’écriture subtile et poétique de l’auteur nous éveille à la vision du monde que partageaient les premiers habitants du continent américain, avant d’être submergés par l’invasion européenne. Un récit pétri d’humanisme et de respect envers la nature.

Jean-François Courtille

Afficher en entier
Commentaire ajouté par diamelee 2018-10-22T19:57:56+02:00
Or

Tout commence par une loi. Celle du changement. Changement de traditions. De modes de vie. De coutumes. De l'interdiction. Interdiction de sortir d'un territoire attribué. La vie change autour des Algonquins. Quel sera leur avenir sur la terre de leurs ancêtres? Quel sera le destin de ce peuple qui vit en harmonie avec la nature qui l'entoure? plus rien ne sera comme avant. Que d'inquiétude! Cette ancienne vie qui s'en va avec le départ de l'un des leurs vers le monde des esprits. La fin d'un monde respectueux de rites millénaires préservant la nature.

Achack a, entre ses mains, le destin de son peuple. La quête se déroule en douceur, entre leçons de vie, questionnements, conseils des plus âgés. Le lecteur découvre avec bonheur les rituels Algonquins, leur lien à la nature à laquelle ils s'identifient. Aux coutumes et traditions si respectueuses de la vie en général. Cette quête est initiatique et l'initiation est une quête qui mènera Achack au plus profond de lui, de ses desseins. Le tambour devient symbole. Devient le lien entre la vie et la mort. Symbole de cet éternel recommencement. Achack arrivera t-il à avoir des visions? Pourra t-il aller au bout de sa mission? Cette dernière portera t-elle les fruits escomptés? A quel prix?

Le chant du tambour est un superbe roman. Un roman de sagesse. Sagesse du peuple Algonquin. Peuple qui arrive à la fin d'un cycle de vie. Doucement, lentement, au rythme de la nature, de l'éveil de la maturité d'un homme-enfant, nous avançons page par page à la découverte de deux peuples, au choc de leur rencontre, de leur destin si éloigné l'un de l'autre mais si lié. Destins liés rien que pour le pire. Le chant du tambour est le roman des vies aussi résonnantes que le tambour. C'est un très beau roman où le destin d'un peuple lié à la nature basculera définitivement vers une fin inexorable. Une ode à la nature porteuse de vie, de beauté, d'espoir foulés au pied. Par une loi.

Afficher en entier

Activité récente

Les chiffres

Lecteurs 4
Commentaires 6
Extraits 3
Evaluations 1
Note globale 9 / 10

Évaluations

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode