Livres
394 493
Comms
1 385 542
Membres
288 783

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ajouter un extrait


Liste des extraits

Puis Jamie se pencha vers moi pour m’embrasser. Il avait manifestement compté m’effleurer chastement les lèvres dans un baiser formel, mais sa bouche était chaude et douce et je me serrai instinctivement contre lui. J’eus vaguement conscience d’exclamations enthousiastes et viriles autour de nous, m’abandonnant totalement à la chaleur réconfortante de notre étreinte.

Afficher en entier

Laissons parler les baisers langoureux

Qui s’attardent sur nos lèvres

Mille et cent fois repris,

Cent et mille fois encore.

Afficher en entier

"Tu es la sang de mon sang,

La chair de ma chair.

Je te donne mon corps pour que nous ne fassions qu'un.

Je te donne mon âme jusqu'à la fin des jours."

Afficher en entier

Un enfant – que Mme FitzGibbons avait appelé « le petit Alec » – vint me chercher pour me conduire au dîner qui se tenait dans une grande salle rectangulaire avec deux rangées de tables courant sur toute sa longueur. De chaque côté, en un flot continu des valets entraient et sortaient par deux grandes portes voûtées, les bras chargés de victuailles, de coupes et de brocs. Les hautes fenêtres étroites laissaient filtrer les derniers rayons de soleil de ce début d’été. Partout, de grandes torchères de bronze fichées dans les murs attendaient d’être allumées.

Afficher en entier

La nuit suivante, nous campâmes sur le flanc de la vallée du loch Ness. Revoir ce paysage me fit une impression étrange. Rien ou presque n’avait changé… « n’allait » changer, devrais-je dire. Les mélèzes et les aulnes étaient d’un vert plus sombre, car nous étions en été et je les avais d’abord vus au printemps. Les fleurs de mai, rosés et blanches, avaient cédé la place au jaune des genêts et des ajoncs. Le ciel était, lui aussi, d’un bleu plus soutenu, mais la surface du loch était la même : une vaste étendue bleu-noir où se reflétait la végétation des berges, leurs couleurs étouffées comme derrière une vitre fumée.

Afficher en entier

J’étais assise à une table dans la salle commune, le nez plongé dans une tasse de lait, luttant contre les vagues de nausée qui m’envahissaient.

Lorsque j’avais descendu les escaliers, soutenue par le jeune caporal, Dougal avait croisé mon regard, puis il avait grimpé les marches d’un pas décidé et claqué la porte du bureau de Randall. Le plancher et les portes de l’auberge étaient épais, mais pas assez pour étouffer les échanges orageux à l’étage au-dessus.

Je portai la tasse à mes lèvres, mais dus renoncer à boire car mes mains tremblaient trop.

Afficher en entier

Les deux jours qui suivirent furent marqués par une activité frénétique. Les préparatifs allaient bon train et le château était sens dessus dessous. En revanche, mon dispensaire était pratiquement désert. Les victimes de l’intoxication alimentaire s’étaient remises et les autres n’avaient pas le temps de tomber malades. Mis à part quelques échardes aux doigts des garçons chargés de transporter le bois et les brûlures des filles de cuisine surchargées de travail, il n’y eut pas d’accidents.

Le jour du grand soir, je ne tenais moi-même plus en place. Mme FitzGibbons m’avait expliqué que tous les hommes du clan en état de se battre se réuniraient dans le hall pour prêter le serment d’allégeance à Colum. Avec une cérémonie de cette importance à l’intérieur du château, j’étais sûre de ne trouver personne aux écuries.

Afficher en entier

Profitant d’un moment de répit où le château semblait désert, j’explorai les étages supérieurs, jetant un œil dans les chambres vides et les innombrables escaliers en colimaçon, dressant grossièrement une carte des lieux dans ma tête. La disposition des pièces était pour le moins fantaisiste. Au fil des générations, des ailes avaient été ajoutées ici et là, au point que l’on pouvait se demander si le château avait jamais eu un plan au départ. Par exemple, dans le couloir où je me trouvais, on avait creusé une alcôve dans le mur sous l’escalier sans aucune raison apparente, si ce n’était pour combler un espace vide trop petit pour accueillir une vraie chambre.

Afficher en entier

Aussi incroyable que cela paraisse, j’étais vraisemblablement tombée dans un lieu où les us et coutumes de la fin du XVème siècle étaient encore en cours. Il aurait pu s’agir de quelque fête ou rituel en costume, s’il n’y avait eu les blessures du jeune homme appelé Jamie. En outre, les hommes dans le cottage n’avaient pas l’air de jouer la comédie. Leurs coutelas et leurs épées étaient bien réels.

Afficher en entier

Quand je les aperçus, les hommes n’étaient qu’à quelques dizaines de mètres de là où je me trouvais. Ils filaient comme des lapins à travers une petite clairière. Ils n’étaient que deux ou trois, vêtus de kilts. Au loin, j’entendis une détonation que, dans ma torpeur, j’interprétai comme un coup de feu.

Lorsque apparurent à leur suite six hommes portant une veste rouge, des hauts-de-chausses et brandissant des mousquets, je ne doutai plus d’être en proie à une hallucination. J’écarquillai les yeux, me giflai les joues, tendis deux doigts devant moi. Pas de doute, je comptai bien deux doigts, j’y voyais encore clair. Je reniflai le parfum acre et printanier des arbres, perçus la senteur d’un bouquet de trèfles à mes pieds. Mon odorat fonctionnait normalement.

Afficher en entier