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Extrait de Le château des effrois ajouté par bellajessica 2014-09-02T14:30:41+02:00

Comme toujours la princesse de Galles était d’une beauté resplendissante. Vêtue d’une robe de brocart blanc rehaussé de fils argentés et recouvert d’un voile de tulle retenu par des bouquets de plumes blanches d’autruche, elle éclipsait toutes les autres femmes.

« Les Français ont raison de dire que l’Angleterre est un pays où les femmes sont belles », pensa Tatika.

Précédé par le chambellan, lord Kenmare, le cortège se dispersa. Le prince et la princesse de Galles venaient d’ouvrir le bal. Hommes et dames appartenant à la maison royale, éminentes personnalités les imitèrent et se mirent à évoluer avec grâce au rythme cadencé d’un quadrille.

Tatika se tenait debout à côté de sa belle-mère qui était assise sur une banquette recouverte de velours rouge. On ne l’avait pas encore invitée à danser mais elle savait que les premières formalités du bal terminées, elle ne manquerait pas de cavaliers.

— Le marquis de Lorne est très bel homme, commenta l’ambassadrice qui se trouvait à côté de sa belle-mère.

— Et très distingué, renchérit lady Lynch. J’ai toujours admiré le comte de Fyfe. Les Écossais surpassent tout le monde dans des occasions comme celle-ci.

L’ambassadrice se mit à rire.

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Extrait de Le château des effrois ajouté par Marlene2303 2017-08-02T16:36:11+02:00

Sa nature franche la poussait à refuser la seule idée d’être embrassée par quelqu’un pour qui elle n’éprouverait pas de véritable affection. Il était difficile parfois de refréner les ardeurs de ses soupirants subjugués par sa beauté car même sa froideur leur était un défi. Mais Tatika avait fini par apprendre, comme l’avait dit sa belle-mère, à décourager toute tentative de séduction de leur part avant même qu’ils fussent réellement conscient de leur but.

Elle se disait parfois qu’elle avait un don de double vue car dès les premiers regards elle devinait s’ils chercheraient à la séduire ou non. Ce n’était pas seulement la lueur de convoitise qui brillait dans leurs yeux, ni les flatteries qui sous-tendaient leur conversation. Non, il s’agissait d’une sorte d’instinct qui la mettait en garde contre leurs intentions. Elle reculait alors comme l’on recule devant un serpent.

Son plus grand regret était de ne pouvoir fuir cette société de plaisirs vains, de ne pouvoir vivre loin des mondanités telle « une vierge de glace qui refroidit tous ceux qui tentent de l’approcher » avait dit un prétendant dépité.

« Serai-je jamais amoureuse ? » s’était-elle très souvent demandé, désespérée.

Cependant elle était certaine qu’un jour elle rencontrerait celui qu’elle aimerait et qui l’attirerait irrésistiblement. Parfois, le sang russe qui coulait dans ses veines éveillait en elle d’étranges aspirations et des désirs profonds qu’elle était incapable de formuler car elle était trop innocente.

Mais ces désirs étaient là, cachés au fond de son cœur. Ils peuplaient ses rêves et nourrissaient son espoir d’être un jour aimée et d’aimer à son tour. Qu’attendait-elle de son amoureux imaginaire ? Elle l’ignorait. Elle savait seulement qu’elle le rencontrerait et trouverait auprès de lui le bonheur auquel elle aspirait.

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