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Liste des extraits

Extrait ajouté par Didie6 2015-02-27T16:17:09+01:00

Le moindre laisser-aller dans l'accomplissement du service donnait à Agilulfe une envie furieuse de tout contrôler,de surprendre négligences ou bévues dans le travail du voisin. Il ressentait une irritation douloureuse devant tout ce qui a été fait de travers,mal à propos.;;

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Extrait ajouté par Didie6 2015-02-27T16:16:50+01:00

Les vautours sont redescendus: alors commence le grand festin. Il faut qu'ils se dépêchent, car bientôt vont arriver les fossoyeurs, qui disputent aux oiseaux ce qu'ils abandonnent aux vers.

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Extrait ajouté par Didie6 2015-02-27T16:16:36+01:00

Si la puissance d'une armée se mesure au chahut qu'elle mène, certes la retentissante milice des Francs apparaît dans toute sa force quand sonne l'heure du rata. Le bruit se répercute à travers plaines et vallons, très loin pour se confondre avec l'écho d'un autre charivari, qui provient des marmites infidèles. L'ennemi aussi, à la même heure, s'applique à ingurgiter une exécrable soupe aux choux. La bataille d'hier était moins assourdissante. et surtout moins nauséabonde.

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Extrait ajouté par Didie6 2015-02-27T16:16:12+01:00

Nous non plus, nous ne savions pas que nous étions au monde ... Même exister, cela s'apprend.

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Extrait ajouté par Didie6 2015-02-27T16:15:57+01:00

Ainsi, depuis toujours, le jeune homme court vers la femme: mais qui l'entraîne ainsi? Est-ce bien l'amour qu'elle lui inspire? N'est-ce pas plutôt l'amour qu'il se porte à lui-même, la quête d'une assurance d'exister que seule la femme peut lui fournir?

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Extrait ajouté par Didie6 2015-02-27T16:15:42+01:00

Voyons : il me faut maintenant représenter les terres traversées dans leurs pérégrinations par Agilulfe et son écuyer. Tout doit tenir dans cette page : la grand-route poudreuse, la rivière ; sur la rivière, un pont ; Agilulfe vient précisément de le franchir,sur son cheval au sabot léger : toc-toc, toc-toc... Il ne pèse pas lourd ce chevalier sans corps, sa monture peut parcourir des lieues et des lieues sans se lasser ; quant au maître il est increvable. Tiens, sur le pont, voici que passe un lourd galop : toutoutoum! C'est notre Gourdoulou, qui fonce, accroché à l'encolure de son cheval ; leurs deux têtes sont tellement rapprochées que c'est à se demander si c'est le cheval qui pense avec la tête de l'écuyer ou l'écuyer avec la tête du cheval ...je trace sur mon papier une ligne droite, avec par-ci par là quelques brisures : c'est le trajet d'Agilulfe. Et puis cette autre ligne, toute en tortillons et en zigzags: ça c'est la route de Gourdoulou. Sitôt qu'il voit voleter un papillon, il pousse son cheval à sa suite et se figure qu'il est en selle non du cheval mais du papillon, alors il s'égare et s'en va flanant par les prés. Pendant ce temps, Agilulfe tient son cap et s'avance, droit comme un i

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Extrait ajouté par Didie6 2015-02-27T16:15:29+01:00

... mais la guerre, après tout, n'est-elle pas cet art de se passer de main en main des objets chaque fois un peu plus cabossés ?

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Extrait ajouté par Didie6 2015-02-27T16:15:17+01:00

- Ainsi je devrai tenir pour mon égal cet écuyer, ce Gourdoulou qui ne sait mêle pas s’il y est ou s’il n’y est pas ?

- Il apprendra lui aussi… Nous non plus, nous ne savions pas que nous étions au monde… Même exister, cela s’apprend.

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Extrait ajouté par Didie6 2015-02-27T16:15:06+01:00

Tout alentour, dans la forêt, apparaissaient, disparaissaient des chevaliers cheminant à pas lents, la bouche ouverte, les yeux écarquillés, escortés par des cygnes dont ils caressaient de temps en temps le moelleux duvet. Certains, brusquement, ouvraient tout grands les bras et se mettaient à trottiner en poussant un bruyant soupir.

Torrismond ne put s'empécher de questionner l'ancien qui se trouvait de nouveau dans les parages.

- Mais ceux-là, qu'est-ce qu'il leur prend ?

- Ce qu'il leur prend ? répliqua le vieillard. C'est l'extase : autant dire une chose que jamais tu ne connaîtras, distrait et curieux comme tu es. Ces frères ont enfin atteint le stade de parfaite communion avec tout ce qui existe.

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Extrait ajouté par Didie6 2015-02-27T16:14:24+01:00

Cette besogne des vautours est loin d'être chose simple. Sitôt que le combat tire à sa fin,les voilà qui descendent :seulement,le terrain est parsemé de corps vêtus de cuirasses d'acier contre lesquelles les becs des oiseaux de proie cognent,cognent en vain;pas moyen de faire brèche.

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