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Extrait ajouté par Xiahjunsu 2017-04-07T15:21:43+02:00

C'est facile, le mépris des forts pour les lâches... Encore devrait-on s’inquiéter de connaître les causes profondes de la lâcheté...

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Extrait ajouté par Didie6 2014-09-29T14:05:58+02:00

[...] ... - "Vite ! ... Un crime ... Je ne sais pas ..."

Le chien jaune est entré sur ses talons et s'est couché aux pieds de la fille de salle.

Il y a du flottement, un vague effroi dans l'air.

- "Votre ami, qui vient de sortir ..."

Quelques instants plus tard, ils sont trois à se pencher sur le corps, qui n'a pas changé de place. La mairie, où se trouve le poste de police, est à deux pas. Le douanier préfère s'agiter. Il s'y précipite, haletant, puis se suspend à la sonnette d'un médecin.

Et il répète, sans pouvoir se débarrasser de cette vision :

- "Il a vacillé en arrière comme un ivrogne et il a fait au moins trois pas de la sorte ..."

Cinq hommes ... six ... sept ... Et des fenêtres qui s'ouvrent un peu partout, des chuchotements.

Le médecin, agenouillé dans la boue, déclare :

- "Une balle tirée à bout portant en plein ventre ... Il faut opérer d'urgence ... Qu'on téléphone à l'hôpital ..."

Tout le monde a reconnu le blessé. M. Mostaguen, le principal négociant en vins de Concarneau, un bon gros qui n'a que des amis.

Les deux policiers en uniforme - il y en a un qui n'a pas trouvé son képi - ne savent par quel bout commencer l'enquête.

Quelqu'un parle, M. Le Pommeret, qu'à son allure et à sa voix on reconnaît immédiatement pour un notable.

- "Nous avons fait une partie de cartes ensemble, au Café de l'Amiral, avec Servières et le docteur Michoux ... Le docteur est parti le premier, voilà une demi-heure ... Mostaguen, qui a peur de sa femme, nous a quittés sur le coup de onze heures ..."

Incident tragi-comique. Tous écoutent M. Le Pommeret. On oublie le blessé. Et le voici qui ouvre les yeux, essaie de se soulever, murmure d'une voix étonnée, si douce, si fluette que la fille de salle éclate d'un rire nerveux :

- "Qu'est-ce que c'est ? ..."

Mais un spasme le secoue. Ses lèvres s'agitent. Les muscles du visage se contractent tandis que le médecin prépare sa seringue pour une piqûre.

Le chien jaune circule entre les jambes. Quelqu'un s'étonne.

- "Vous connaissez cette bête ? ...

- Je ne l'ai jamais vue ...

- Sans doute un chien de bateau ..."

Dans l'atmosphère de drame, ce chien a quelque chose d'inquiétant. ... [...]

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Extrait ajouté par Didie6 2014-09-29T14:05:43+02:00

[...] ... - "Ecoutez, Kervidon ... Il faut immédiatement nous analyser le contenu de cette bouteille et des verres ...

- Aujourd'hui ? ...

- A l'instant ! ...

- Quelle réaction dois-je essayer ? ... Qu'est-ce que vous pensez ? ..."

Jamais Maigret n'avait vu poindre aussi vite l'ombre pâle de la peur. Quelques instants avaient suffi. Toute chaleur avait disparu des regards et la couperose semblait artificielle sur les joues de La Pommeret.

La fille de salle s'était accoudée à la caisse et mouillait la mine d'un crayon pour aligner des chiffres dans un carnet recouvert de toile cirée noire.

- "Tu es fou ! ..." essaya de lancer Servières.

Cela sonna faux. Le pharmacien avait la bouteille dans une main, un verre dans l'autre.

- "Strychnine ..." souffla le docteur.

Et il poussa [le pharmacien] dehors, revint, tête basse, le teint jaunâtre.

- "Qu'est-ce qui vous fait penser ... ?" commença Maigret.

- Je ne sais pas ... Un hasard ... J'ai vu un grain de poudre blanche dans mon verre ... L'odeur m'a paru bizarre ...

- Autosuggestion collective ! ..." affirma le journaliste. "Que je raconte ça demain dans mon canard et c'est la ruine de tous les bistros du Finistère ...

- Vous buvez toujours du pernod ? ...

- Tous les soirs avant le dîner ... Emma est tellement habituée qu'elle l'apporte dès qu'elle constate que notre demi est vide ... Nous avons nos petites habitudes ... Le soir, c'est du calvados ..."

Maigret alla se camper devant l'armoire aux liqueurs, avisa une bouteille de calvados.

- "Pas celui-là ! ... Le flacon à grosse panse ..."

Il le prit, le mania devant la lumière, aperçut quelques grains de poudre blanche. Mais il ne dit rien. Ce n'était pas nécessaire. Les autres avaient compris. ... [...]

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Extrait ajouté par anonyme 2014-04-03T17:21:42+02:00

Sa promenade à travers les rues tortueuses de la vieille ville accrut sa bonne humeur. Et, quand il arriva devant la porte de la gendarmerie, surmontée du clair drapeau français, il nota que l'atmosphère, par la magie du soleil, des trois couleurs, du mur ruisselant de lumière, avait une allégresse de 14 juillet.

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Extrait ajouté par anonyme 2014-04-03T17:21:33+02:00

Maigret regarda à travers les vitres. Il ne pleuvait plus, mais les rues étaient pleines de boue noire et le vent continuait à souffler avec violence. Le ciel était d'un gris livide.

Des gens revenaient de la messe. Presque tous avaient Le Phare de Brest à la main. Et tous les visages se tournaient vers l'hôtel de l'Amiral tandis que maints passants pressaient le pas.

Il y avait certes quelque chose de mort dans la ville. Mais n'en était-il pas ainsi tous les dimanches matin? La sonnerie du téléphone résonna à nouveau. On entendit Emma qui répondait :

"Je ne sais pas, monsieur... Je ne suis pas au courant... Voulez-vous que j'appelle le commissaire?... Allô!... Allô!... On a coupé...

- Qu'est-ce que c'est? grogna Maigret.

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Extrait ajouté par anonyme 2014-04-03T17:21:22+02:00

Il y avait en elle une humilité exagérée. Ses yeux battus, sa façon de se glisser sans bruit, sans rien heurter, de frémir avec inquiétude au moindre mot, cadraient assez bien avec l’idée qu’on se fait du souillon habitué à toutes les duretés.

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Extrait ajouté par anonyme 2014-04-03T17:21:13+02:00

Tout est comédie, et toute comédie a eu sa répétition.

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Extrait ajouté par anonyme 2014-04-03T17:21:03+02:00

Mais c’était aussi imprécis, aussi flou qu’un film projeté quand les lampes de la salle sont rallumées. Et il manquait autre chose : les bruits, les voix…

Toujours comme du cinéma : du cinéma sans musique.

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Extrait ajouté par anonyme 2014-04-03T17:20:50+02:00

La peur règne à Concarneau.

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Extrait ajouté par drelin83 2010-03-03T07:42:09+01:00

" Vendredi 7 novembre. Concarneau est désert. L'horloge lumineuse de la vieille ville, qu'on aperçoit au-dessus des remparts, marque onze heures moins cinq. C'est le plein de la marée et une tempête du sud-ouest fait s'entrechoquer les barques dans le port. Le vent dans les rues, où l'on voit parfois des bouts de papier filer à toute allure au ras du sol. Quai l'Aiguillon, il n'y a pas une lumière. Tout est fermé. Tout le monde dort. Seules les trois fenêtres de l'Amiral, à l'angle de la place et du quai, sont encore éclairées... "

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