Livres
403 373
Membres
306 192

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ajouter un extrait


Liste des extraits

L'artiste avait réussi ce à quoi nous aspirons tous : capturer le temps et l'immobiliser.

Afficher en entier

" Lorsque la vérité fait voler en éclats les illusions, le talent est enfin libre de s'exprimer. "

Afficher en entier

Mes yeux me brûlaient. Le jardin était plein des parfums et des rumeurs du printemps. Eclairés par la lune, les premiers arbres en fleurs brillaient d'un éclat limpide et fragile. Leur pureté me perça le coeur. Comment le monde pouvait-il être à la fois si beau et si cruel?

Afficher en entier

C'était un après-midi doux et humide de Septembre. La lumière était pâle et opalescente. L'eau ruisselait dans les bassins...

Lentement, le monde des Otori commençait à prendre forme.

Afficher en entier

Je ne savais rien des guerres opposant les clans, ni de leurs codes rigides et de leurs inimitiés féroces. J’avais passé ma vie entière parmi les Invisibles, auxquels il est interdit de tuer, et qui ont pour doctrine de pratiquer le pardon mutuel. Mais en cet instant, la vengeance fit de moi son disciple. Je la reconnu tout de suite et appris aussitôt ses leçons. Elle était exactement ce que je désirais.

Afficher en entier

— J’ai entendu dire que sire Iida s’est fait fabriquer un parquet qui chante comme un rossignol, dit-il un jour. Mais à quoi bon faire chanter un parquet comme un oiseau, alors qu’il possède déjà son propre chant ?

— À quoi sert un tel parquet ? s’enquit sire Shigeru d’une voix apparemment indifférente.

— Le seigneur a peur d’être assassiné. Ce parquet est pour lui une protection supplémentaire. Personne ne peut passer dessus sans réveiller le rossignol.

— Comment est-il fabriqué ?

Le vieillard prit un morceau de parquet à moitié terminé et expliqua comment les lambourdes étaient agencées de manière à faire craquer les planches.

— À ce qu’on m’a dit, on en fait grand usage dans la capitale. La plupart des gens veulent un parquet silencieux. Si les planches font du bruit, ils demandent qu’on corrige ce défaut. Mais Iida ne ferme pas l’œil de la nuit. Il a peur que quelqu’un n’entre chez lui sans qu’il l’entende. Désormais, il restera éveillé de peur d’entendre son parquet chanter ! conclut Shiro en ricanant.

Afficher en entier

Les assassins avaient empilé avec soin leurs vestes contre un pilier. Je vis distinctement l'emblème de la triple feuille de chêne. C'étaient des hommes du clan des Tohan, venus d'Inuyama, leur capitale. Je me souvins d'un voyageur qui avait fait étape au village, à la fin du septième mois. Il avait passé la nuit dans notre maison et quand ma mère avait dit la prière avant le repas, il avait tenté de la faire taire.

- Ignorez-vous que les Tohan haïssent les Invisibles et projettent de nous attaquer? Le seigneur Iida a juré de nous exterminer, avait-il chuchoté.

Afficher en entier

Le vent agitait les feuillages des cèdres antiques, les insectes faisaient toujours retentir la nuit de leur chant obsédant. Je me dis qu'il en serait ainsi à jamais : été après été, hiver après hiver, la lune disparaîtrait vers l'occident, rendant le ciel nocturne aux étoiles qui à leur tour, une ou deux heures plus tard, baisseraient les armes devant l'éclat du soleil.

Le soleil s'avancerait au-dessus des montagnes, et les ombres des cèdres s'allongeraient dans son sillage jusqu'à l'instant où il déclinerait de nouveau derrière les collines. Tel était le monde, et l'humanité continuait d'y vivre de son mieux, entre l'ombre et la lumière.

Afficher en entier

Elle haïssait le château lui-même, avec ses fondations de pierres massives, son étage aux salles sombres et oppressantes où les poutres tordues du toit semblaient refléter ses propres sentiments et aspirer désespérément à se libérer de la contrainte qu'on leur imposait pour s'enfuir et retrouver l'abri de leur forêt natale.

Afficher en entier

— Comment t’appelles-tu, mon garçon ?

— Tomasu.

— C’est un nom typique des Invisibles. Il vaut mieux que tu t’en débarrasses.

Il resta un instant silencieux puis reprit d’une voix brève, dans l’obscurité :

— Tu pourras prendre le nom de Takeo.

Et c’est ainsi qu’entre la cascade et le sommet de la montagne je perdis mon nom, reçus une nouvelle identité et unis mon destin au clan des Otori.

Afficher en entier