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Extrait ajouté par ilovelire 2017-06-29T15:18:53+02:00

— Père Céleste, je sais que tu ne m’approuves pas ni la vie que j’ai menée ces dernières années. Et je ne demande pas que tu me pardonnes parce que je ne suis pas sûr d’être désolé. Mais je suis désolé de ce qui est arrivé samedi. Je pense que tu m’as conduit à Jaime pour une raison précise et j’ai tout raté. Je n’aime pas celui que je suis devenu. Je ne veux pas parler de mon homosexualité, et si c’est quelque chose qui te déplaît, je ne peux rien y changer. Mais il y a des choses que je peux changer. Alors je vais faire de mon mieux pour essayer. Et si tu m’as envoyé à Jaime, alors je te demande de me laisser essayer de nouveau. Parce que je sais que j’ai souvent échoué, mais je ne veux pas tout rater avec lui. Amen.

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Extrait ajouté par ilovelire 2017-06-29T15:18:36+02:00

De sa main libre il caressait la joue de l’homme allongé. Il plongeait son regard dans le sien, si troublé. Il voulait le réconforter. Il voulait éloigner tous ses doutes. Sans bien savoir pourquoi, il se pencha au-dessus de lui et déposa ses lèvres sur le front de Lévi. Il sentit qu’il serrait ses doigts alors qu’il l’embrassait, tout d’abord au milieu du front, puis sur un sourcil, puis le second. Il entendit le hoquet de Lévi. Une partie de lui avait envie de continuer à l’embrasser, sans plus s’arrêter, ses paupières et ses joues et probablement aussi ses merveilleuses lèvres. Mais il s’arrêta et plongea de nouveau dans les iris noisette.

— Tu es le meilleur ami que j’aie jamais eu. Et je ne veux pas que ça change, lui dit-il doucement.

Lévi soupira et relâcha ses doigts, Jaime termina son massage, mais il ne parvint jamais à se détendre.

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Extrait ajouté par ilovelire 2017-06-29T15:17:26+02:00

Ça commença par un baiser dans son cou, une caresse sur sa cuisse et quelques murmures au creux de son oreille. Jaime fut surpris de la rapidité avec laquelle son corps réagissait. Il aurait pensé qu’après avoir eu un orgasme une heure plus tôt, il aurait plus de mal à se mettre dans l’ambiance. Mais ça ne semblait pas être le cas. Après tant d’années à restreindre ses besoins sexuels, c’était un soulagement de pouvoir s’y abandonner ainsi.

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Extrait ajouté par ilovelire 2017-06-29T15:16:45+02:00

Le dîner de Thanksgiving fut fantastique. Quand il était gamin, Jaime avait toujours envié les autres enfants qui venaient de grandes familles. Son propre repas de famille avait toujours été solitaire et pathétique. Ce n’était que lui et sa mère, quand elle ne travaillait pas et sa grand-mère, jusqu’à sa mort quand il avait quatorze ans. Et bien entendu, son oncle et sa tante, que Jaime faisait de son mieux pour éviter. Les repas de fêtes n’avaient jamais été de bons moments.

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Extrait ajouté par ilovelire 2017-06-29T15:15:54+02:00

Cette nuit-là, Jaime resta allongé dans son lit à réfléchir. Il avait une douleur sourde au creux de son ventre et il était à demi érigé depuis le début de la soirée. Les avances de Lévi avaient déclenché quelque chose qu’il avait écrasé et ignoré de son mieux : son désir.

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Extrait ajouté par ilovelire 2017-06-29T15:15:42+02:00

Lévi vint voir Jaime deux fois la semaine suivante. Il n’y avait pas le moindre doute, les massages lui faisaient du bien. Les muscles de ses fesses et de sa jambe étaient toujours douloureux, cependant il ressentait une amélioration notable. Mais il y avait un côté nettement moins positif à ces massages qui avaient un tout autre effet sur lui.

Lévi commençait à devenir obsédé par son kiné.

Il ne comprenait pas pourquoi. Jaime était jeune et naïf. Il avait un charme juvénile, mais ce n’était pas le type d’homme qui l’attirait en général. Il était pâle, mince et visiblement coincé.

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Extrait ajouté par ilovelire 2017-06-29T15:15:27+02:00

Jaime Marshall termina son dernier massage à cinq heures et quart comme d’habitude. Une fois son client parti, il retira le drap de la table, mit une machine à tourner avec le linge du jour. Puis prépara la table de massage pour son premier patient du lendemain matin.

Sa chienne Dolly l’attendait avec impatience. En entrant dans l’appartement, elle l’accueillit en sautant autour de lui, agitant la queue frénétiquement et haletant de joie. Elle savait que la petite salle qui lui servait de cabinet lui était interdite, mais également que lorsqu’il en sortait et qu’il éteignait la lumière, fermant la porte à clef derrière lui c’était parce que sa journée de travail était officiellement terminée et qu’elle l’avait tout à elle pour la soirée.

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Extrait ajouté par ilovelire 2017-06-29T15:13:45+02:00

Mais puisqu’il était réveillé, il se dit qu’il pourrait en profiter pour aller à la plage de bonne heure. Il enfila son maillot et sortit sa planche du placard de l’entrée. Lévi possédait deux véhicules, une moto Yamaha VStar 950, rouge vif, qu’il aimait plus que tout au monde et un vieux pick-up Toyota marron qui datait des années 80, et qu’il ne gardait que parce que sa planche de surf rentrait à l’arrière. La camionnette n’avait pas l’air conditionné et Lévi devait descendre les deux fenêtres quand il la conduisait pour aller à la plage. Non pas que ce soit efficace avec l’humidité et la chaleur de la Floride. On était en juin et même à neuf heures du matin on pouvait déjà se rendre compte que la journée allait être d’une chaleur torride.

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Extrait ajouté par ilovelire 2017-06-29T15:13:38+02:00

Son téléphone sonna le lendemain matin sur les coups de huit heures et demie. C’était sa ligne fixe et non son portable, ce qui impliquait qu’il s’agissait certainement de quelqu’un à qui il n’avait pas envie de parler. Il se traîna hors du lit, vaseux et grognon, et jeta un coup d’œil sur le numéro d’appel.

Abraham Binder.

Lévi grogna. Abraham Binder était son père. Il était certain que ce n’était pas lui qui l’appelait. Mais plutôt sa mère, Nancy. Il n’avait aucune envie de lui parler non plus. Il n’y avait qu’elle pour téléphoner aussi tôt un dimanche matin. Elle savait pourtant qu’il travaillait jusqu’à cinq heures du matin les week-ends. Et même gaie, gentille et pleine de bonnes intentions, il savait pertinemment qu’elle l’avait réveillé volontairement.

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Extrait ajouté par ilovelire 2017-06-29T15:13:30+02:00

L’un dans l’autre, la nuit avait été la même que d’habitude à La Zone. La Zone attirait une clientèle assez jeune, et Lévi était le plus âgé des barmans. Et ce soir, il sentait ses trente et quelques années qui pesaient lourd. Il se battait depuis quelque temps avec une douleur qui empirait petit à petit. Elle semblait démarrer du bas du dos, puis descendait lentement le long de sa fesse gauche et quelquefois le matin, s’étendait encore plus. Et vers trois heures du matin, il devait faire un effort surhumain pour ne pas boiter, car ça touchait l’intérieur de sa cuisse gauche, l’endroit le plus douloureux.

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