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Extrait ajouté par misslim 2021-11-15T02:57:53+01:00

– Parce que je t’ai manqué, Auréa ?

– Autant que la souffrance manque à une âme pour se sentir vivante.

Ses sourcils se froncent tandis qu’il ramène l’une de ses paumes pour l’étaler contre ma gorge qu’il enserre ensuite délicatement.

– Et moi ? demandé-je dans un souffle, je t’ai manqué ?

– Autant que la lumière manque à une âme pour se sentir vivante, me répond-il aussitôt.

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Extrait ajouté par Matoline 2021-11-11T08:41:53+01:00

Chapitre 7 :

Auréa

«…Tandis qu’il se dirige vers la Vespa, j’enroule mes doigts dans le bas de son tee-shirt, sous sa veste ouverte. Immédiatement, il se bloque. J’en profite pour le ramener doucement à moi.

– Néoh… qui a dit que je jouais ?

Ignorant ses iris enténébrés, je le relâche, puis regagne notre véhicule. Un sourire éclatant sur les lèvres, j’ajoute :

– On y va ?

Tendu, il ne s’exécute pas tout de suite. Son regard s’obscurcit davantage, presque menaçant, alors que, de nous deux, c’est lui qui devrait se sentir menacé, parce qu’à cette seconde précise, je me fais une promesse : je retrouverai une partie de l’homme que j’ai connu. Quitte à plonger mes mains dans son torse pour l’en extraire. ...»

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Extrait ajouté par Matoline 2021-11-11T08:37:34+01:00

Chapitre 3 :

Auréa

«… – Pourquoi tu es partie de Chicago ? demande-t-il soudain.

Sa voix fend l’air comme une lame tant elle semble lourde, presque métallique.

– Une envie de… plus. J’en avais marre des cours, de Brown et de cette compétition quasi permanente. Alors j’ai décidé de prendre une année pour souffler, pour… savoir ce que je veux vraiment faire de ma vie. Et puis, Énes me manquait…

Un long silence me répond, s’étire. Silence durant lequel Néoh enfonce ses deux billes onyx dans mes yeux avec… une certaine agressivité.

– Menteuse, lâche-t-il dans un murmure obscur.

Un sourcil arqué, je rétorque.

– Qu’est-ce que tu en sais ? Tu crois pouvoir lire en moi comme avant ? Tu ne me connais pas, Néoh. Pardon, tu ne me connais plus. Comme moi, visiblement, je ne te connais plus. Parce que celui que j’ai en face de moi en cet instant n’a plus rien à voir avec ce garçon qui, en compagnie de mon frère, menaçait mes petits copains de représailles s’ils me brisaient le cœur.

Un rictus s’empare de sa bouche, barre son visage d’un trait sournois et froid.

– Visiblement, c’est toi qui ne m’as jamais cerné. Il faut croire que l’ado que tu étais m’a un peu trop idéalisé. Tu as changé, Auréa. Pas moi.

Soufflée, je demeure muette durant quelques secondes, avant de sourire à mon tour.

– Menteur.

Sans émettre un seul son, il se décolle de l’îlot d’un coup de hanche, comble l’espace entre nous pour s’immobiliser à quelques ridicules millimètres de mon corps soudain à vif. D’un geste brusque, il jette le polystyrène dans l’évier, me faisant sursauter. Puis, sans me toucher, il se penche, me recouvre jusqu’à venir chuchoter à mon oreille, d’un ton tranchant :

– Comme tu l’as si justement précisé, tu n’as plus 15 ans, Auréa. Aussi, sois mignonne et habille-toi un peu plus lorsque je suis dans les parages.

Néoh se redresse, me bombarde d’un regard polaire qui, paradoxalement, enflamme mes nerfs. Tandis qu’il opère une volte-face pour rejoindre sa chambre, quelque chose enfle sous ma poitrine.

Oh, que non, il ne me connaît pas ! Sinon, il saurait… que je me nourris de provocations. ...»

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Extrait ajouté par MarinaRose 2021-11-02T21:57:25+01:00

J’ignore s’il le fait exprès, s’il s’en rend seulement compte, mais son bassin se soulève soudain, écrasant une érection tendue contre mon entrejambe. Allumant un tel feu dans mes veines que j’en reste saisie. Avant qu’une véritable gifle me coupe le souffle. Parce que là, c’est trop réel. Trop prégnant, comme il dit. Trop intense. Et… mal. Enfin, je crois… ça devrait l’être, en tout cas. Un maelström d’émotions, de sensations, surtout, ainsi que de souvenirs tourbillonne sous mon crâne, au cœur de ma poitrine, avec tant de puissance que j’en ai le vertige. Tremblante, je bondis sur le sol, le cloue d’un regard meurtrier.

– Je t’ai prévenu, Néoh, sifflé-je entre mes dents serrées, ne pense pas gagner par la provocation.

La tête penchée sur le côté, il rehausse le coin de sa bouche en un sourire matois absolument détestable.

– Et moi, je t’ai prévenue : lâche-moi, Auréa. Et évite de me prendre pour un con, je sais pertinemment que tu as attiré l’attention de l’Italienne pour m’emmerder.

– L’Italienne ? Tu n’es même pas foutu de dire son prénom !

– Quant à jouer avec moi, regarde-toi, petite chose tremblotante, tu ne tiendrais même pas la distance, siffle-t-il, éludant ma remarque tout se redressant sur ses jambes pour me surplomber.

Une rage sans nom me broie tout à coup les tripes. M’aveugle temporairement.

– Fais attention à ce que tu tentes, piccolina. Je rends coup pour coup, qu’importe le passé que tu penses avoir partagé avec moi.

D’une douceur abominable tant elle pue l’agression, il caresse ma joue du revers de la main, lâche un rire, puis me plante au beau milieu du salon. Au beau milieu du cataclysme qu’il a déchaîné sous ma peau.

Coup pour coup, hein ?

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