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Commentaire ajouté par Marie-Helene-7 2020-01-16T20:03:22+01:00
Diamant

Un ouvrage fort, écrit avec simplicité, dans une langue riche et belle, qui, sous forme d’autobiographie, analyse les faits vécus par V. adolescente, une fois que l’auteure est capable de le faire, adulte qui n’est plus sous l’emprise de l’homme qui sous couvert de grands sentiments l’a utilisée sexuellement.

Un livre qui touche, forcément, qui analyse la situation de part et d’autre : ce que l’adolescente ressentait, qui elle était (une jeune déboussolée par la perte de repères puisque son père était aux abonnés absents, à la recherche d’une figure paternelle, d’un adulte qui s’intéresse à elle.)

Un retour en arrière salutaire mais qui blesse : comment sa mère, son père, ont-ils pu ne pas la protéger ? Comment une telle histoire a pu être possible au vu et su de tous, alors qu’elle était dans l’illégalité totale ?

Un ouvrage qui a dû être très difficile à écrire, qui a pu l’être avec le soutien de sa famille, et qui est, on l’espère comme l’auteure, apaisé.

Nous avons ici le point de vue de l'adulte qui livre le ressenti de la jeune fille d'alors, sans embellissements.

Il faudrait bien sûr revenir sur la notion de consentement, car ce titre n'a pas été choisi au hasard.

Ce livre est un cri brut, magnifiquement traduit en mots, à lire absolument.

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Commentaire ajouté par Root 2020-01-16T16:27:13+01:00
Lu aussi

Alignez-moi tout de suite pour diffamation, parce que je n’ai aucune envie de mâcher mes mots. Ce livre m’a mise dans une colère noire.

J’ai choisi de vivre en dehors de l’actualité (exception faite des sorties littéraires), je me suis donc plongée dans cette histoire sans rien savoir du battage médiatique qui entoure la scandaleuse autobiographie de Vanessa Springora – je l’ai découvert par la suite sur les réseaux sociaux. Mais il n’en a pas toujours été ainsi, j’ai longtemps eu les deux yeux rivés sur les journaux, et derrière les initiales G. M., j’ai vite reconnu l’immonde Gabriel Matzneff. Immonde, oui. Ce type m’inspire un profond dégoût, et j’ai bien du mal à croire qu’il a pu s’afficher impunément dans des émissions culturelles (que vous connaissez), et s’y vanter d’avoir des relations sexuelles, moyennant finance et à l’étranger, avec de très jeunes garçons.

Le bonhomme a aussi un goût prononcé pour les jeunes filles. La « petite V. » va avoir 14 ans lorsqu’elle tombe dans les filets de Matzneff, qui en a déjà 50. Blessée par le couple parental qui se déchire à coup d’insultes jusqu’à l’inévitable séparation, Vanessa manque de repères et de modèle masculin. Une nouvelle vie commence pour V. et sa mère, et son père n’en fera pas partie. De cet abandon naissent un besoin d’être regardée, de plaire et un attrait précoce pour la sexualité. Paradoxalement, Vanessa est une solitaire qui se sent plus à l’aise au milieu des livres, ses fidèles compagnons, que des gens. Puis il y aura cette soirée, à laquelle sa mère insiste pour qu’elle l’accompagne. Impressionnée par Matzneff, Vanessa est flattée du regard qu’il pose sur elle. Un regard qu’un quinquagénaire n’est pas en droit de poser sur une ado. Elle répond à ses appels (du pied). Commence alors une relation malsaine, où l’écrivaillon exercera, des années durant, son emprise sur Vanessa, s’érigeant en initiateur et en mentor.

Replaçons les faits dans leur contexte (qui n’est en aucun cas une excuse !). Nous sommes dans le milieu artistique des années 1980, et la révolution de 1968 a libéré les mœurs. S’opposant aux entraves de la morale, tout ce beau monde prend plaisir à provoquer et à défier la bienséance. Où sont les limites ? La mère de Vanessa, ayant découvert sa relation avec Matzneff, ne lèvera pas le petit doigt. Est-ce que je la blâme ? Oui ! Vous laisseriez votre fille entre les mains d’un sal*** de ce genre, devenir officiellement sa maîtresse, abandonner les cours ? Je n’ai pas les idées assez larges, vous m’excuserez. Je ne serai sans doute pas la seule à être outrée par ce récit, et s’il a été écrit, c’est pour être lu.

Il faut du courage pour se livrer ainsi, et l’on ressent la nécessité de l’auteur, ayant pris un recul suffisant, de mettre des mots sur son histoire pour se réapproprier sa vie. Pour rendre la monnaie de sa pièce à ce vieux dégueulasse qui a osé publier ses correspondances intimes avec les adolescentes qu’il abusait. Ici, pas d’exercice de style. Les mots sont simples, c’est dépouillé, parfois cru, rien n’est là pour faire joli. On énonce, point.

La petite Vanessa me laisse le triste sentiment d’une enfant à qui on a volé son innocence, son discernement, son libre arbitre. Une gamine livrée à elle-même qui est allée chercher l’attention et l’amour dont elle avait besoin au mauvais endroit. Le Consentement est aussi le portrait d’un détraqué manipulateur, qui n’est, hélas, pas un cas isolé, et devrait être lapidé sur la place publique.

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Commentaire ajouté par Julie-176 2020-01-14T19:45:46+01:00
Lu aussi

Véritable raz-de-marée de la rentrée littéraire de janvier 2020, cette autobiographie attirera de nombreux lecteurs pour de bonnes ou moins bonnes raisons. Alors que le phénomène « #Me Too » poursuit sa route et offre au fil des mois de nouvelles révélations, « Le consentement » est bien plus qu’un énième livre sur le sujet, comme tant d’autres publiés.

Comment ne pas être touchée par l’enfance et l’adolescence de Vanessa Springora, si seule, qui décrit sa jeunesse de manière si juste sans tomber dans l’exagération facile. Un père totalement absent, une mère choisissant les solutions de facilité et au milieu de cela une jeune fille qui doit faire ses gammes dans une vie, loin de la normalité. C’est sa mère proche du milieu littéraire des années 80 qui lui fera rencontrer notamment un écrivain, très apprécié de l’époque et de 34 ans son aîné ! L’auteure le surnomme G., ce dernier devenant son amant un an plus tard.

Pour ceux de ma génération mais aussi pour les plus jeunes, le nom de cet écrivain n’évoquait pas grand chose. Depuis l’annonce de la publication du présent livre, les articles à son sujet foisonnent. On y découvre un homme aimant les filles pré-pubères, voyageant de nombreuses fois en Malaisie pour avoir des relations sexuelles avec des petits garçons et tout ça à la vue et sus de tous, sans que cela ne scandalise ses contemporains ! Au contraire, il est invité sur de multiples plateaux de télévision et une seule personne (en l’écrivaine canadienne Denise Bombardier) ne s’est opposée à son discours ignoble notamment lors d’une émission de Bernard Pivot, «Apostrophe », en 1990. Que du contraire puisque le journaliste insiste lors de l’interview de G. sur son goût pour les minettes et les petits garçons ! Le tout avec un ton taquin et des clins d’oeil complices!

Bien entendu, aujourd’hui, nous ne pouvons qu’être choqués par ce type de comportement. Pourtant, il garde son sérail de protecteurs et de mécènes le considérant, encore aujourd’hui, comme l’un des auteurs les plus doués de son temps. Pour ma part, je stipule que je n’ai lu aucun de ses livres et même si je pouvais lui trouver un quelconque talent, je trouverais odieux d’en faire son éloge et de lui crier louange.

Que sa vie personnelle ne concerne en rien sa vie professionnelle est une chose, mais la façon dont il en fait l’exposé dans ses livres me donne tout simplement l’envie de vomir. C’est comme si finalement, M. D., pédophile belge notoire de son état et meurtrier de nombreux enfants et jeunes filles belges, se mettait à écrire sa prose et que le monde littéraire se prosternait devant lui en lui reconnaissant du talent !…. La comparaison est facile et pourtant, on est dans le même domaine de l’abject.

Vanessa Springora ne règle pas ses comptes : elle met simplement des mots sur son vécu, sur les traumatismes dont elle a essayé de se défaire mais qui l’ont marquée au plus profond d’elle-même la traumatisant à tout jamais. Narcissique pervers, en plus de son emprise physique, G. s’est plu à la manipuler intellectuellement durant des mois afin d’exercer au mieux sa maîtrise sur la fragilité de Vanessa et en devenir son Pygmalion….

C’est un livre qui mérite d’être lu pour réveiller les consciences de ces biens-pensants et je suis contente de la déferlante médiatique qui l’entoure car les gens pourront comprendre toute la qualité qui entoure ce livre émouvant, légitime et fort.

Lu dans la cadre du Grand Prix des Lectrices Elle 2020, catégorie « Document » faisant partie de la sélection soumise au jury du mois de mars.

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Commentaire ajouté par leslectures-desarah 2020-01-14T17:13:54+01:00
Or

Une très bonne lecture pour moi. Une histoire poignante et bouleversante que nous présente ici Vanessa Springora avec une plume d'une fluidité extraordinaire.

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Commentaire ajouté par Aelurus 2020-01-12T11:47:57+01:00
Diamant

Lecture difficile par son thème mais connaître l'histoire de cette enfant devenu une femme est indispensable à connaître.

Les différentes phases de sa chute, les étapes de sa reconstruction et surtout ce bourreau qui l'a enfermé durant des années dans un rôle qui n'est pas le sien.

Une histoire touchante et bouleversante qui permet de se poser bon nombre de questions et nous interroge sur notre vie, nos choix et ceux de notre entourage.

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Commentaire ajouté par Waterlyly 2020-01-07T22:42:47+01:00
Or

Vanessa Springora, éditrice de renommée, a été, n’ayons pas peur des mots, une femme brisée. Lorsqu’elle avait 14 ans, elle est tombée sous l’emprise du célèbre écrivain Gabriel Matzneff, âgé alors de 50 ans. De fil en aiguille, une relation qu’elle pensait d’amour va se tisser entre eux. Certes, elle ne le cachera pas, et ce du titre jusqu’au dernier mot de son témoignage, elle était consentante. Mais quel libre arbitre pouvait bien avoir une jeune adolescente abandonnée par son père et vivant auprès d’une mère totalement dépassée ?

C’est avec un grand bouleversement que j’ai refermé ce livre. Vanessa a été admirable de courage. D’aucuns diront qu’elle a agi bien trop tard et s’interrogeront sur le pourquoi elle ne réagit que maintenant. Sincèrement, peu m’importe cela. Ce qui compte et ce qui ressort, c’est la revanche qu’a prise Vanessa. Elle l’a fait lorsqu’elle s’est sentie prête et elle fait montre d’un courage indicible.

Vanessa va nous narrer du mieux qu’elle pourra les événements qui l’on conduite sous l’emprise de celui qu’elle surnommera l’ogre. Elle le fait avec beaucoup de pudeur et ce témoignage, en plus d’être une revanche, est un exutoire. Elle a tant souffert que son récit en devient terrible à découvrir.

Je suis passée par beaucoup d’émotions, mais s’il y en a une qui a pris le dessus tout au long de ma lecture, c’est l’incompréhension. En effet, Vanessa va nous montrer à quel point la société de laquelle elle a été contemporaine durant son adolescence, se montrait complaisante face à l’abomination. Elle soulèvera une question importante. La littérature excuse-t-elle tout ?

J’ai tour à tour vu une mère dépassée par les événements et qui n’a pas su prendre les directives pour sortir Vanessa de cette aura dévastatrice, vu des présentateurs de débats littéraires complaisants et vu des personnes qui ne réagissaient pas. Cela semble très choquant de nos jours.

La plume de Vanessa est sans fioriture. Elle va tenter de tout nous raconter mais sans jamais rentrer dans des détails, afin d’éviter de tomber ainsi dans le pathos et la complaisance. Bien évidemment, ce témoignage est relaté à la première personne.

Un roman choc qui servira d’exutoire à l’auteure et dans lequel elle va nous raconter avec beaucoup de pudeur comment les contes de fées desquels elle était si friande étant petite peuvent se transformer en véritable cauchemar, le prince charmant laissant ainsi le champ libre à l’ogre. Bouleversant mais chapeau au courage de Vanessa.

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Commentaire ajouté par vlaisoup 2020-01-05T17:11:55+01:00
Or

Ce livre nous amène à faire une réflexion sur le fondement et l’impunité.

L’auteur fait le lien en parlant de l’impunité avec les membres du clergé.

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