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Extrait ajouté par CarolinaBouquine 2018-04-03T22:23:21+02:00

Si mal soit-elle – « Comment une mère peut-elle déprimer lorsque la vie lui offre le bébé parfait ? » -, Anne aime sa fille plus que tout au monde. Mais la fatigue l’a écrasée. Cora est un nourrisson agité, sujet aux coliques, plus exigeant que la moyenne. Quand Marco a repris le travail, les journées ont commencé à paraître intolérablement longues à Anne. Elle faisait de son mieux pour patienter, mais elle se sentait esseulée. Tous les jours ont commencé à se ressembler. Elle ne pouvait plus imaginer une existence différente. Dans son brouillard de manque du sommeil, elle ne se rappelait plus la femme qu’elle avait été lorsqu’elle travaillait à la galerie. Elle ne savait plus ce que c’était d’aider des clients à ajouter des pièces à leur collection, avait oublié la joie de découvrir un nouvel artiste prometteur. Pour tout dire, elle se rappelait à peine à quoi elle ressemblait avant d’avoir son bébé et de rester à la maison.

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Extrait ajouté par CarolinaBouquine 2018-04-03T22:22:50+02:00

Anne sent une bile acide bouillonner dans son estomac et lui remonter dans la gorge ; la tête lui tourne. Elle a trop bu. Cynthia n’a cessé de remplir son verre. Elle comptait s’en tenir à une certaine limite, mais elle a perdu le fil – de toute manière, elle ne voyait pas bien comment endurer la soirée autrement. À présent, elle serait incapable de dire quelle quantité d’alcool elle a absorbée au cours de ce dîner interminable. Elle est bonne pour tirer son lait et le jeter demain matin.

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Extrait ajouté par Maks 2017-10-15T21:32:07+02:00

La maison qu'elle aimait tant lui fait désormais l'effet d'une crypte. Elle se sent enterrée vivante.

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Extrait ajouté par Khiad 2017-10-10T14:41:27+02:00

Tandis qu’ils s’éloignent, Anne reste silencieuse, les yeux perdus au loin. Elle ne comprend pas comment les journalistes peuvent être aussi cruels. Ils n’ont donc pas d’enfants, ces gens-là ? Ils ne peuvent pas imaginer, ne serait-ce qu’un instant, ce que c’est que de ne pas savoir où est son bébé ? De rester éveillé la nuit en se languissant de son petit, en voyant son petit corps, inerte, mort, chaque fois qu’on ferme les yeux ?

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Extrait ajouté par Khiad 2017-10-10T12:26:52+02:00

L’inspecteur Rasbach regarde le fossé entre eux deux s’agrandir. La tension qu’il avait détectée juste après la découverte de la disparition de leur fille a déjà donné naissance à autre chose : les reproches. Le front uni qu’ils présentaient dans les premières minutes, les premières heures de l’enquête commence à s’éroder. Comment pourrait-il en être autrement ? Leur bébé a disparu. Ils subissent une pression intense. La police est chez eux, la presse tambourine à leur porte. Rasbach sait que, s’il y a quoi que ce soit à découvrir ici, il le trouvera.

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Extrait ajouté par Khiad 2017-10-10T12:12:12+02:00

Chaque fois qu’il est appelé sur une affaire, il ignore à quoi s’attendre. Et pourtant, lorsqu’il en démêle les fils, il n’est jamais surpris. Sa capacité d’étonnement s’est évaporée. Cependant, il a gardé sa curiosité intacte.

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Extrait ajouté par Khiad 2017-10-10T11:52:02+02:00

Anne ne l’écoute pas. Déjà, elle est à l’intérieur, dans l’escalier, dans le couloir du haut. Marco est sur ses talons.

Lorsqu’elle entre dans la chambre et voit le berceau vide, elle se met à hurler.

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Extrait ajouté par MelieGrey 2017-09-19T11:17:13+02:00

— Et si elle était morte ? Si notre petite fille était déjà morte ?

A ces mots, elle éclate en sanglots.

— Si on ne la retrouvait jamais ?

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Extrait ajouté par ilovelire 2017-06-26T11:14:56+02:00

Rasbach ajoute à son café le lait et le sucre que Marco a laissés à sa disposition, puis fait une pause sur le seuil de la pièce, tasse en main. De là où il se tient, il voit la table de salle à manger et la desserte la plus proche de la cuisine ; toutes deux anciennes. Au-delà, il aperçoit le canapé, capitonné de velours vert sombre, et l’arrière des têtes d’Anne et de Marco. À leur droite, une cheminée en marbre et, au-dessus, un grand tableau peint à l’huile. Rasbach ne saurait dire ce qu’il représente. Le canapé fait face à la fenêtre qui donne sur la rue, mais juste devant il y a une table basse et, en face, deux fauteuils moelleux.

Rasbach rejoint le salon et reprend sa place face au couple, dans le fauteuil le plus proche de la cheminée. Il note que les mains de Marco tremblent toujours lorsque celui-ci porte sa tasse à ses lèvres. Anne tient simplement la sienne entre ses paumes sur ses genoux, comme si elle avait oublié son existence. Elle a cessé de pleurer, pour le moment.

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Extrait ajouté par ilovelire 2017-06-26T11:14:44+02:00

Rasbach regagne l’intérieur pendant que Jennings fait le point avec les agents dans la rue. En entrant, il voit Anne qui sanglote au bout du canapé, une femme agent de police accroupie près d’elle, un bras posé sur son dos. Marco n’est pas à ses côtés.

Attiré par une odeur de café frais, l’inspecteur se dirige vers la cuisine, à l’arrière de la longue maison étroite. Cette pièce a visiblement été refaite assez récemment ; tout y est très haut de gamme, lui semble-t-il, entre les placards blancs, la robinetterie de luxe et les plans de travail en granit. Marco est là, à côté de la cafetière électrique, la tête baissée, en train d’attendre que le café soit passé. Il relève les yeux à l’arrivée de l’inspecteur, puis se détourne, peut-être gêné par cet effort flagrant pour se dessoûler.

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