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« Il ne reste plus que quelques dizaines de familles comme la nôtre, dit Jacarun en balayant la plaine de son bâton de berger. Nous avons renoncé à la guerre maintenant, à moins que vous n’appeliez guerre le fait de repousser des loups avec des bâtons. 

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Je levai les yeux vers un grand aigle royal qui planait dans l’air de la montagne. « Il n’y a rien de mauvais dans ces créatures, Maram. Si elles nous observent, c’est seulement parce qu’elles ont peur de nous, lui dis-je. 

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La steppe qui devenait de plus en plus sèche à mesure que nous nous éloignions des Montagnes du Croissant, se fit bientôt complètement aride. L’herbe verte prit des nuances de jaune, d’ambre et d’autres tons plus sombres. De nouveaux arbustes poussaient en grand nombre dans ce sol plus caillouteux, en particulier des digitales et des plantes à l’aspect rustique que Kane appela sauge. Elles abritaient des lézards, des moqueurs et des moineaux des bois, et d’autres animaux que je n’avais jamais vus. Tandis que derrière nous, le soleil continuait sa courbe descendante dans le ciel avant la nuit, la température montait légèrement au lieu de baisser. Nous parcourûmes de nombreux milles, mais pas autant que les quatre après-midi précédents. Devinant peut-être qu’ils trouveraient moins d’eau et de nourriture à l’est, les chevaux avaient commencé à ralentir comme pour économiser leurs forces. Quant à nous, à l’approche des terres que Jacarun nous avait conseillé d’éviter, nous tournâmes notre regard vers l’intérieur à la recherche de nos propres forces.

Juste avant le crépuscule, alors que le soleil dardait ses rayons les plus longs sur une terre d’un rouge incandescent, nous atteignîmes un minuscule cours d’eau que Kane appela Parth. De ses rives sablonneuses, nous apercevions au loin les rochers saillants de Yarkona. Je priai le ciel pour que nous y trouvions le but de notre voyage et ce que notre cœur désirait plus que tout.

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chapitre 1

Poussés par un fort vent arrière, il ne nous fallut qu’un jour et une nuit de navigation rapide pour traverser le détroit du Dragon jusqu’à Surrapam. Le lendemain matin, nous fîmes nos adieux au capitaine Kharald et à la Chouette blanche à Artram. C’était le dernier port libre de Surrapam et il était encombré de navires qui allaient et venaient dans ses docks animés. Quand les chevaux eurent été amenés sur le quai, le capitaine s’approcha pour nous communiquer les nouvelles qu’on venait de lui apporter.

« Le roi Kaiman résiste près d’Azam à seulement quarante milles d’ici, nous dit-il. Apparemment, ils ont terriblement besoin de notre blé. »

J’observai les dockers de Surrapam, maigres et faméliques, qui déchargeaient les sacs de blé des cales de la Chouette blanche. Dans les rues affairées d’Artram, on entendait monter des forges voisines le bruit des marteaux sur l’acier et la clameur qui accompagne les préparatifs de guerre.

« Ils auraient terriblement besoin de vos épées aussi, ajouta-t-il. Seriez-vous prêts à les tirer contre cet ennemi que vous prétendez combattre ? »

Je me rappelai la demande que Thaman avait faite aux Valari dans le château du duc Rézu ; depuis, au fil des mois, la situation de son peuple s’était grandement détériorée.

« Combattre l’armée hespéruk avec ça ? demandai-je en lui montrant l’épée en bois que je m’étais taillée.

— Certains seraient prêts à la combattre à mains nues, fit-il sombrement en jetant un coup d’œil aux habitants désespérés de Surrapam. Mais il me semble que vous avez une arme meilleure que ce morceau de bois. »

La veille, au moment où nous rejoignions le bateau, un coup de vent inattendu avait soulevé ma cape et les yeux vifs du capitaine Kharald étaient tombés sur la garde ornée de pierreries d’Alkaladur. Depuis, j’avais pris grand soin de la dissimuler.

« Vous ne m’avez pas raconté ce qui s’était passé sur l’île, et ce n’est pas mon affaire, me dit-il. Mon affaire à moi, c’est d’aider à sauver le royaume si je le peux. »

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— Le plus sûr serait de passer par Madhvam, expliqua Rinald en citant le domaine immédiatement à l’est de l’endroit où nous nous trouvions. Ils ont de quoi s’opposer au comte Ulanu ; leurs chevaliers iraient bien se battre aux côtés de Khaisham s’ils n’étaient pas en lutte avec Sarad. Hélas, ce conflit occupe toute leur attention. En revanche, je n’ai jamais entendu dire qu’ils s’en prenaient aux pèlerins. 

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Cette nuit-là, nous dormîmes d’un sommeil agité et Kane, lui, ne dormit pas du tout. Il monta la garde pendant des heures cherchant des lions dans l’ombre des rochers rougis par la lune et des ennemis approchant dans la plaine obscure. Alphanderry qui ne pouvait pas dormir non plus sortit son luth et chanta pour lui tenir compagnie. Invisible à ses yeux, Flick tournoyait sans conviction au son de la musique. Il semblait vouloir fuir la lune sanglante au-dessus de nous

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J’aurais pu m’écrouler de rire devant la fausse béatitude de mon ami, mais les ours restent des ours. Je n’arrivais pas à comprendre comment celui-ci avait pu se faufiler dans les buissons au-dessus de Maram sans que Kane et les chevaux s’en rendissent compte. Et comme c’était l’été, je craignais qu’elle n’ait des petits dans les environs

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Nous engloutîmes tous d’énormes quantités de la délicieuse viande de bouquetin et de miel, en particulier Maram. Quand il eut fini de se remplir la panse, il s’endormit sur des fougères humides de rosée près d’un massif épais que Kane appela spirée rose. Les rayons du soleil jouant sur son visage barbouillé de miel révélaient un homme heureux

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« Bien, dit Maram, si les vieilles cartes ne se trompent pas, nous avons soixante milles de montagne à traverser avant d’atteindre Eanna. Il vaudrait peut-être mieux y aller avant que les ours ne flairent notre odeur. 

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Après deux heures de trajet sur un chemin de terre montant progressivement, nous arrivâmes devant une faille entre deux collines où la route semblait disparaître derrière un grand mur de verdure. Jaetan tendit le doigt vers elle : « C’est la vieille route de l’est, annonça-t-il. On dit qu’elle mène à Eanna, mais personne n’en est vraiment sûr car plus personne ne l’emprunte

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