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Il y a une chaleur sur terre si atroce qu’elle vous enfonce des clous brûlants dans les poumons et fait presque pocher votre cerveau dans son liquide. Au-delà de ce degré de souffrance, il ne peut pas faire plus chaud, car si c’était le cas, l’homme mourrait

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Je me tus pour chercher dans les profondeurs obscures et brillantes Shavashar et Elianora, Ayasha, Yarashan et Asaru et les autres étoiles qui m’appelaient avec la voix des morts de ma famille. Je leur répondis en murmurant leurs noms : « Karshur, Mandru, Ravar, Jonathay… »

Ma voix tremblait de nostalgie. En l’entendant, je m’en voulus. Je dis à Atara : « Il n’y a pas un seul nuage dans tout le ciel. Tout est si parfaitement limpide – plus limpide même que ton cristal.

— Vraiment ? Dis-moi ce que tu vois dans le ciel, alors.

— Le triomphe. Une grande lumière dévoilée. Et à la fin de tout ça, la terre entière célébrant ce que nous avons fait. Je vois celui que nous cherchons. Je te vois toi, me regardant comme tu le faisais autrefois. Tu retrouveras la vue, je le sais. »

En entendant cela, elle eut un petit rire, non pas de joie, mais de tristesse. Puis elle répondit doucement : « Je pense que tu mens. Mais je t’aime d’essayer de me le faire croire. »

Elle posa un baiser sur ma main et se leva pour se diriger vers la rangée de tentes. Je dus l’aider à redescendre dans le noir pour lui éviter de trébucher sur les rochers. Bien qu’elle n’ait rien dit sur notre futur, je savais qu’avant de remporter un quelconque triomphe, si nous y parvenions jamais, il nous faudrait supporter de nombreux jours de terreur et de souffrance sous une chaleur accablante.

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 On a l’impression de respirer du feu ! » dit Maram d’une voix entrecoupée à deux ou trois heures de l’après-midi. Il gisait en sueur sur ses fourrures, incapable de dormir. « On a l’impression d’être dans un four ! » Maître Juwain, Daj, Kane et moi étions vautrés sur nos fourrures à côté de lui. Mes vêtements formaient une masse de laine trempée qui m’étouffait

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Pendant quelques heures, tandis que nous nous frayions un passage dans les montagnes, nous avançâmes pratiquement dans le noir. Puis les premiers rayons du soleil illuminèrent les collines d’un éclat rouge doré. Autour de nous les rochers parurent s’embraser.

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« S’il y avait un orage, on serait effectivement emporté, lui dit Maidro. Et si on avait des ailes, on pourrait quitter cet endroit en volant. On pourrait même traverser tout le désert en volant. 

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Les yeux de Maram se mirent à luire et une force nouvelle l’envahit. Stupéfait, je le regardai se lever brusquement pour commencer à s’habiller. Nos gelstei avaient peut-être des pouvoirs insoupçonnés, mais apparemment, les bouteilles d’eau-de-vie aussi

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Maître Juwain donna quelques explications supplémentaires sur la fabrication et l’utilisation des gelstei, c’est-à-dire les quelques informations qui avaient été transmises à travers les âges. Puis il ajouta : « Ce qui était autrefois considéré comme de l’art est aujourd’hui, à tort, appelé sorcellerie. Toutefois, si vous souhaitez appeler sorcellerie l’utilisation maléfique de ces cristaux, je n’y vois pas d’inconvénient. 

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Maître Juwain s’éloigna pour aller récupérer son cristal qu’il laissa tomber dans sa poche la plus profonde comme s’il ne voulait plus jamais le revoir. Il revint avec un tampon d’ouate et le pressa dans la blessure nouvellement creusée de Maram avant de le fixer en entourant son torse d’une longue bande de coton. En guise d’explication, il nous dit : « Plus jamais. J’ai failli tuer Maram et le Seigneur des Mensonges a failli me transformer en goule. 

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Je me souvins qu’entre autres pouvoirs, le silustria pouvait servir d’écran de protection contre diverses énergies : l’énergie vitale, l’énergie mentale et même l’énergie physique. Lâchant maître Juwain, je dégainai mon épée. Je l’abaissai dans la flamme verte et la maintins sans bouger, obligeant le feu à s’abattre dessus. Pareille à un miroir, sa surface brillante réfléchit la lumière de la varistei et la lui renvoya. Le cristal de maître Juwain retrouva son calme et en un instant seulement, le sortilège fut brisé

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Mais maître Juwain paraissait ne pas pouvoir enlever sa pierre. Ses doigts étaient crispés autour d’elle et il regardait fixement Maram tandis qu’une lumière horrible se répandait dans ses yeux gris. Pendant ce temps, le feu atroce continuait à jaillir de son cristal et à brûler toujours plus profondément la poitrine de Maram. « Arrêtez ! Je vous en prie ! Mais arrêtez ! Vous êtes en train de me tuer ! 

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