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Druss se réveilla et vit la lumière de l’aube par la fenêtre ouverte du Tombeau. Il n’avait jamais été aussi heureux de voir un nouveau jour se lever. Sieben vint près de lui et Nosta Khan s’approcha également, bloquant les rayons du soleil.

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— Je pensais à Klay. Comment les gens ont-ils pu se détourner de lui aussi vite ? Après tout ce qu’il avait fait pour eux.

— Parfois, les gens sont de viles créatures, Druss, des égoïstes n’ayant d’égards que pour eux-mêmes. Mais la vraie faute ne leur incombe pas ; elle nous incombe à nous, parce que nous attendions plus d’eux. Lorsque Klay mourra, ils se souviendront tous que c’était un homme bien et ils verseront des larmes sur sa tombe.

— Il mérite mieux, grogna Druss.

— Peut-être bien, convint Sieben en essuyant la sueur de son front à l’aide d’un mouchoir parfumé. Mais en quoi est-ce que ça compte ? Est-ce qu’on a jamais ce qu’on mérite ? Nous obtenons ce que nous gagnons – ce que nous pouvons prendre, que cela soit un emploi, de l’argent, une femme ou des terres. Regarde, toi ! Des pillards t’ont volé ta femme ; ils avaient le pouvoir de la prendre et ils l’ont prise. Malheureusement pour eux, tu avais le pouvoir de les traquer et la détermination féroce de poursuivre ton amour de l’autre côté de l’océan. Mais tu ne l’as pas récupéré par chance ou par la volonté d’une divinité capricieuse. Tu l’as fait à la force de tes bras. Tu aurais pu échouer pour des centaines de raisons, la maladie, la guerre – le vol d’une flèche, la trajectoire d’une épée – une tempête en pleine mer. Tu n’as pas eu ce que tu méritais, Druss. Tu as eu ce pour quoi tu t’es battu. Klay n’a pas eu de chance. Il a pris un carreau d’arbalète qui t’était destiné. C’était ta bonne étoile.

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Gargan fit faire demi-tour à son cheval et rejoignit ses troupes tandis que Premian demandait à ses hommes de monter le camp avant de faire rompre les rangs. La tente de Gargan avait été détruite dans l’incendie, mais on lui en avait construit une nouvelle avec la toile et le tissu qui avaient échappé aux flammes. Le général attendit sur son étalon qu’on la lui monte. Quand elle fut prête, il mit pied à terre et rentra à l’intérieur. Ses chaises avaient brûlé, mais son lit de camp avait résisté. Gargan s’assit, heureux d’être enfin à l’abri du soleil meurtrier. Il retira son casque à panache et défit son plastron pour s’étendre sur le lit.

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Oshikaï courait à toutes jambes. Il traversa le pont et atteignit l’autre rive juste au moment où le Grand Ours tombait dans le vide. La colline noire se dressait devant lui. Il en escalada les flancs en vitesse, ne pensant qu’à Shul-sen. Soudain, il aperçut une porte rectangulaire de pierre noire encastrée dans la colline. Et il sentit la présence de l’esprit de Shul-sen non loin derrière. Oshikaï poussa la porte de toutes ses forces, mais elle ne voulut pas s’ouvrir. Il recula et frappa la pierre avec sa hache en or. Des étincelles jaillirent de la pierre et une fissure apparut. Oshikaï tapa encore deux fois avec Kolmisaï. Au troisième coup, la porte se brisa en quatre morceaux.

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Il se mit à genoux et s’avança, posant ses mains sur la plaque, enfonçant un doigt dans les deux symboles. Quelque chose lâcha sous la pression ; un déclic sourd retentit à l’intérieur. La plaque tomba, révélant une petite niche taillée à même le cercueil où avait été déposée une petite bourse en cuir. Talisman poussa Sieben et prit la bourse. Comme il cherchait à l’ouvrir, le contenu tomba sur le sol poussiéreux. Il y avait deux osselets couverts de symboles noirs, une petite natte de cheveux et un morceau de parchemin plié. Talisman eut l’air déçu.

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Il s’était approché du puits et avait escaladé les barreaux en fer incrustés dans la paroi rocheuse. Au-dessus de lui, il avait vu les étoiles apparaître dans un ciel nocturne. Une boule s’était formée dans sa gorge. Il avait grimpé plus doucement et avait finalement atteint le bord du puits. Il avait passé la tête à l’extérieur pour regarder aux alentours. Il n’avait vu que la caserne des gardes et plus loin les bâtiments où l’on entreposait le minerai. Kzun s’était hissé tant bien que mal et avait commencé à marcher à découvert. Il s’était laissé guider jusqu’aux écuries par l’odeur des chevaux portée par la brise.

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Okaï était sorti des rangs pour gravir les petites marches en bois qui menaient à l’estrade, sous les murmures de l’assemblée. Premian s’était concentré sur le grand visage de Gargan ; les yeux de l’homme s’étaient écarquillés peu à peu et sa mâchoire s’était contractée. Il était resté silencieux, fixant le jeune Nadir sans cacher sa haine.

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orsque Druss se réveilla, Nosta Khan était parti. Le soleil allait bientôt se coucher. Sieben était assis au bord du bassin, les pieds dans l’eau. Druss bâilla et s’étira. Il se leva, ôta son gilet, ses bottes et son pantalon, et se jeta dans le bassin, où l’eau froide fut la bienvenue. Une fois rafraîchi, il sortit et alla s’asseoir à côté du poète

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Les émeutes durèrent trois jours. Elles débutèrent dans les quartiers les plus pauvres et s’étendirent rapidement. Des troupes furent rappelées en ville, et la cavalerie chargea les émeutiers. Le taux de mortalité s’envola et, à la fin du troisième jour, on comptait quelque quatre cents morts et des centaines de blessés.

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Zhusaï était assise tranquillement devant le petit feu de camp, une couverture multicolore passée autour des épaules. Talisman dormait non loin, sa respiration forte et régulière. Lorsque l’un des poneys bougea dans son sommeil et frappa des sabots sur la pierre, Talisman fit un mouvement mais ne se réveilla pas. Zhusaï contempla son visage éclairé par la lune. Ce n’était ni un bel homme, ni un homme laid. Et pourtant tu es attirant, pensa Zhusaï, en se remémorant le doux contact de ses mains, lorsqu’il lui avait passé la couverture autour des épaules, et l’inquiétude visible dans ses yeux après qu’elle se fut remise de cette terrible expérience dans l’eau. Pendant les sept ans où elle était restée avec son grand-père, Zhusaï avait fait la connaissance de nombreux Nadirs. Elle en avait apprécié certains et méprisé d’autres. Mais tous avaient été effrayants, car il y avait toujours dans la personnalité nadire une férocité proche de la surface, une soif insatiable de sang et de violence. Talisman était différent. Il y avait de la force en lui, et une puissance qu’on trouvait rarement chez quelqu’un d’aussi jeune. Mais elle avait le sentiment qu’il n’aimait pas la cruauté ni faire couler le sang sans raison.

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