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Lucien regarda autour de lui.

- Où est Céleste?

Nerveuse, la jeune femme s'avança.

- Ici.

Il la contempla, un sourcil haussé.

- C'était déjà mal de voler mon navire, mais fallait-il que tu prennes aussi le chien?

Elle rougit.

- En fait, ce n'est pas moi. Enfin, c'était...

Elle n'acheva pas sa phrase, ne souhaitant pas mettre Vitala dans l'embarras.

- Un navire, ce n'est que des planches de bois assemblées. Je peux toujours en commander un autre. (Il la considéra d'un oeil sévère.) Ne prends plus jamais le chien.

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- Je t'allongerai sur le sable, dit-il près de l'eau, là où les vagues te chatouilleront les pieds. Je te pénétrerai lentement, pour que tu te sentes totalement comblée.

Le corps de la jeune femme tremblait lorsqu'elle se plaqua contre lui.

- Un jour, répéta-t-il en retirant sa main.

- Maintenant! instita-t-elle.

- Pas en public.

Il remit la robe de Céleste en place pour la couvrir.

- Rayn, tu es vraiment un allumeur!

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- Ce n'est pas de la pierre.

- C'est du soufre. (A son tour, Lucien plongea la main dans la substance et en prit une pleine poignée qu'il contempla avec respect, comme si c'était de la poudre d'or.) Il a été pulvérisé pour avoir cet aspect. Sais-tu où les Inyans se le procurent? Au bord d'un volcan.

- Et quel est le pauvre bougre qui doit s'acquitter de cette tâche ingrate?

Elle n'y connaissait rien en volcans, puisqu'il n'y en avait aucun à Kjall, mais il était de notoriété publique que l'un d'eux avait détruit la nation de Dori.

- Un pauvre bougre bien payé j'espère. Toutefois, les volcans d'Inya sont moins redoutables que ceux de Dori. Les Inyans ont mis au point un système pour les contrôler. Tu demanderas au prince de t'en parler quand tu le verras.

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« Rayn chancela. La tête lui tourna quand il reprit une position verticale. Il avait perdu pas mal de sang – une flaque s’étendait là où il avait été allongé –, mais pas autant que l’autre homme.

Le Guérisseur lui tendit un carreau d’arbalète ensanglanté.

— Un petit souvenir ?

Le prince frémit et repoussa le projectile.

— Qui êtes-vous ? »

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« — Vous voulez de l’amour, insista Rayn. Dans ma langue, il y a un mot pour désigner les gens comme vous.

— Comment ça, « les gens comme moi » ? s’indigna la princesse.

— On appelle cela karamasi.

— Ça veut dire « volcan » en inyan.

— Ça a un autre sens, répliqua Rayn. Karama signifie « feu intérieur ». Ce terme peut désigner une montagne avec du feu dedans – donc un volcan –, ou quelque chose d’autre, comme une personne. Ajoutez le si à la fin et vous avez karamasi : « celui ou celle qui brûle de l’intérieur ».

— Le feu brûle en moi, comme chez Drav ?

Elle était perplexe.

— Non, pas comme chez lui. Son feu est attisé par la colère. Le vôtre est plus tranquille. Je le vois dans votre amour des mathématiques, la façon dont vous observez les étoiles. La loyauté dont vous faites preuve envers votre famille.

— Ce karamasi, dit Céleste, est-ce une bonne chose ?

Rayn lui caressa le bras.

— Une très bonne chose. »

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« — Je comprends que cette proposition de mariage vous ait surpris. Et je sais que vous avez eu une relation avec une autre femme, qui se trouve peut-être à bord de ce navire.

Rayn déglutit et posa sa tasse.

— Ce n’est pas facile pour moi non plus, poursuivit la princesse. J’aimerais être tout à fait honnête. Nous venons tous deux d’une famille royale. Vous comprenez comme moi les privilèges et les obligations de notre rang. Aucun de nous deux ne se mariera par amour.

— Votre Altesse Impériale…, commença Rayn.

— Permettez-moi de finir. (Sans y avoir été invitée, elle s’assit sur une chaise non loin.) Je ne crois pas avoir besoin de souligner les avantages politiques que vous apporterait une alliance avec Kjall. Vous les connaissez déjà. Toutefois, peut-être hésitez-vous car vous me connaissez mal. (Elle déglutit.) J’ai bien conscience de ne pas être aussi séduisante que certaines femmes. Mais je suis intelligente ; je sais à quoi m’attendre avec ce genre d’union – et quoi ne pas en attendre. Je travaille sur un traité de mathématiques. Quand celui-ci sera achevé, j’en commencerai sans doute un autre. Je ne demande pas grand-chose ; seulement un endroit au calme où je puisse continuer à travailler.

Rayn fronça les sourcils. »

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