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Extrait ajouté par queenregina 2017-08-25T13:56:08+02:00

Mais ce genre de phénomène étant rarissime, même ailleurs dans le monde, j'étais loin d'imaginer qu'une telle créature répugnante à deux têtes puisse exister dans​ notre pays. Et jusque dans mes pires cauchemars, je n'avais jamais vu d'enfer comparable à cette situation incroyablement étrange, où l'un des jumeaux est un homme, et l'autre une femme, et où le premier éprouve une passion obsessionnelle à l'égard de sa sœur, qui elle le déteste à mort.

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Extrait ajouté par queenregina 2017-08-25T13:55:12+02:00

Je profitai d’une occasion, à l’insu des autres, pour dérober sur la plaque de fer une poignée de cendres, une partie de ma fiancée dont l’apparence avait tragiquement changé. (Ah ! Comme j’ai honte de ce que je suis en train d’écrire !) Puis je m’échappai jusqu’à un vaste champ des alentours et, tel un fou, hurlant toutes sortes de paroles d’amour, j’introduisis ces cendres, j’introduisis ma fiancée dans mon estomac...

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Extrait ajouté par queenregina 2017-08-25T13:54:06+02:00

Finalement, je lui racontai tout, depuis la première fois où j’avais adressé la parole à Hatsuyo Kizaki jusqu’à sa mort suspecte. Miyamagi voulut examiner le croquis de la plage apparue à Hatsuyo en rêve, ainsi que le registre généalogique qu’elle m’avait confié ; comme ceux-ci se trouvaient justement dans la poche intérieure de ma veste, je les lui montrai. Il sembla les étudier pendant un long moment, mais je regardais ailleurs pour cacher mes larmes et ne prêtai pas attention à ses expressions…

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Extrait ajouté par queenregina 2017-08-25T13:53:31+02:00

Je me précipitai vers la tête de Miyamagi et la secouai à deux mains mais, pareille à celle d'une poupée, elle ne fit qu'osciller d'un côte à l'autre. Je me hâtai de creuser au niveau de la tache sur sa poitrine ; apparut dans l'épaisse couche de sable le manche blanc d'un petit poignard. Le sable tout autour était devenu visqueux, mêlé de sang coagulé. Je creusai davantage : le poignard était profondément planté en plein coeur.

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Extrait ajouté par queenregina 2015-07-21T18:26:15+02:00

Et pourtant, cher lecteur, le diable n’avait en aucun cas failli à sa promesse. Il avait déjà assassiné quelqu’un dans une maison hermétiquement close, et à présent, sur cette plage qui s’étendait à perte de vue, au beau milieu de plusieurs centaines de personnes et sans qu’une seule ne s’alarme, sans laisser aucune trace il était bel et bien parvenu à tuer un homme. Même pour un démon, son habileté n’était-elle pas extraordinaire ?

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Extrait ajouté par queenregina 2015-07-21T18:22:43+02:00

Par où diable ce cambrioleur était-il entré, et par où s’était-il enfui ? Tout d’abord, cette maison comportait trois issues normales : la porte à claire-voie de la façade, l’entrée de service de derrière – une double porte coulissante – et la véranda de la chambre de Hatsuyo. Cela mis à part, ne restaient que des murs et des fenêtres solidement grillagées. Les trois accès avaient bien été verrouillés la veille au soir. Même la porte de la véranda se fermait à l’aide de plusieurs verrous, qu’il fallait tous tirer si l’on voulait entrer. En somme, il était tout à fait impossible pour le voleur de passer par les accès ordinaires.

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Extrait ajouté par queenregina 2015-07-21T18:21:58+02:00

Cependant, quels que soient les faits à raconter, je ne possède aucune connaissance en matière d’écriture. J’aime les romans et j’en ai lu beaucoup, mais depuis que j’ai appris la rédaction en première année d’école technique, l’occasion ne s’est jamais présentée de rédiger autre chose que des lettres administratives. Pourtant, lorsqu’on lit les romans d’aujourd’hui, on dirait qu’il suffit de s’épancher à longueur de plume sur le papier et d’y coucher tout ce qui vous passe par la tête ; pourquoi n’en serais-je pas capable moi non plus ? De plus, il s’agit dans mon cas d’un événement que j’ai moi-même vécu, et non d’une fiction, ce qui devrait rendre l’exercice encore plus facile ; sous-estimant ainsi les difficultés, j’ai commencé d’écrire, mais je me suis rendu compte peu à peu que les choses n’étaient pas si simples. D’abord, contre toute attente, la véracité des faits rend l’exercice affreusement pénible. Étant peu familiarisé avec l’écriture, je ne parviens pas à manier habilement les mots : ce sont eux qui me manipulent, me faisant introduire des détails inutiles alors que je n’arrive pas à écrire ce qui est indispensable ; du coup, les événements authentiques paraissent avoir été inventés, de manière pire encore que dans le plus ennuyeux des romans. Je découvrais alors seulement à quel point il est difficile de reproduire la réalité avec réalisme.

Le seul début m’a coûté de l’écrire vingt fois et autant de fois de le déchirer.

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